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Publié : 08 sept. 2006, 14:18
par Alter Egaux
sceptique a écrit :
Demesure :
Si vous avez des arguments pour défendre votre thèse, je serai heureux de les entendre. C'est un point qui me tient à coeur car je pense que la mondialisation rend l'économie plus robuste par une meilleure circulation des biens et des capitaux, PAS moins.
Malgré mes erreurs de date, citées de mémoire, il n’en reste néanmoins vrai que des cracks boursiers ont eu lieu périodiquement. Les dates que je reprécise de manière documentées ici sont 1975, 1987, 1991, 2000, 2002
miniTAX :
la mondialisation rend la société humaine beaucoup plus robuste, et certainement pas moins. Par la libre circulation des capitaux et des biens
Ce sera des ajustements douloureux, mais des chocs financiers, ils y en a eu pleins (1975, 1991, 2000, 2003 ...). Si tu n'es pas habitué à l'économie, t'en as eu connaissance ?
A noter les petits pb de mémoire 
Bravo sceptique. Tu es très fort pour démasquer. Je me suis bien marré à la lecture de ce fil.
Publié : 19 sept. 2006, 18:46
par mrlargo
Ils continuent... persistent et signent...
europe2020
Hausse durable du prix du pétrole
LEAP /E2020, 15/04/2006 :
« Pour l’équipe LEAP/E2020, la vraie nouveauté de cette semaine, c’est la prise de conscience par un nombre croissant d’acteurs économiques et financiers de deux réalités qu’ils ignoraient (ou voulaient ignorer) jusqu’à présent, à savoir :
1. que le prix du baril de pétrole ne redescendra plus en dessous des 50$
2. que l’inflation est désormais au rendez-vous au Japon, aux Etats-Unis et dans l’Union européenne rendant les hausses de taux d’intérêt inéluctables, et en conséquence les déficits américains ingérables (car totalement hors de tout contrôle). » (GlobalEurope Anticipation Bulletin N°4, 15/04/2006)
FMI, 13/09/2006 :
« Dans le scénario de référence, il est prévu que le cours du pétrole atteindra en moyenne 75 dollars le baril en 2007, soit un niveau proche du record atteint début août (appendice 1.1). Comme on l’a souligné dans des éditions antérieures des Perspectives, l’économie mondiale a pu jusqu’à présent absorber plutôt bien l’envolée des cours du pétrole, car — dans une large mesure — celle-ci a été tirée par la croissance vigoureuse de la demande plutôt que par des contraintes affectant l’offre, et les banques centrales ont été suffisamment crédibles pour pouvoir mettre l’accent sur l’inflation de base et non sur l’inflation globale. La baisse de l’intensité énergétique de la production mondiale par rapport aux années 70 a contribué aussi à limiter l’effet de la montée des cours pétroliers. Cependant, les capacités inutilisées étant très faibles récemment, les facteurs affectant l’offre jouent un rôle croissant dans la montée des cours et une perturbation majeure dans un gros pays producteur ou une nouvelle escalade des problèmes de sécurité au Moyen-Orient pourrait bien entraîner un nouveau bond des cours. » (Perspectives de l’Economie mondiale, 13/09/2006)
Publié : 19 sept. 2006, 19:33
par pat43
en meme temps, ils rappelent des evidences. remarquez, c'est toujours bien.

Publié : 16 oct. 2006, 15:34
par mrlargo
Je sais, je vais encore faire mon pénible, mais ils insistent vraiment.
voir ici
De plus, il y a un élément que j'avais raté concernant l'explication, selon eux de la baisse actuelle du prix du brut :
Au cœur de cette opération d’ « euphorisation » de l’électeur américain, on trouve en particulier la banque d’affaires Goldman Sachs. Cette dernière, dont l’ancien président, Henry Paulson est l’actuel ministre des finances américain, est ainsi à l’origine de la décision technique qui a provoqué artificiellement la chute des cours du pétrole ces dernières semaines, à savoir la modification de la part de l’essence dans la composition de son index GSCI (Goldman Sachs Commodity Index) qui fait référence sur le marché des matières premières de Chicago, et a conduit, en Août et Septembre 2006, les traders a devoir brutalement vendre 100 milliards de dollars US de « futures » pétroliers.
si un MadMax (ou autre érudit dans le domaine économico-financier) pouvait me confirmer ou m'infirmer cette explication...

Publié : 16 oct. 2006, 23:55
par MadMax
C'est vrai que cette baisse du baril tombe bien pour les Républicains, de là à dire qu'elle est provoquée, c'est possible, mais il y a d'autres éléments qui jouent (le ralentissement de l'immobilier, saison)...
Sinon, on peut constater l'envolée du Dow Jones, malgré qques mauvaises surprises dans les résultats des entreprises. Il pourrait bien dépasser les 12 000 pts, mais pour combien de temps ?
Pour résumer, nous y verrons plus clair après les élections (comme en France quoi

).
Publié : 17 oct. 2006, 08:46
par Tiennel
Je ne vois pas comment la modification d'un index peut faire chuter les cours. En France, quand une société quitte le CAC40 par exemple, au profit d'une autre qui y rentre, son cours ne bouge pas.
Il est par contre plus probable que Goldman Sachs, bien au fait de la situation des marchés pétroliers (étroits liens avec BP, cf la newsletter ASPO de septembre), a modifié son index avant la chute des cours pour que ledit index ne s'effondre pas et ne provoque pas un vent de panique sur l'ensemble des commodités.
Publié : 17 oct. 2006, 10:03
par Environnement2100
MadMax a écrit :C'est vrai que cette baisse du baril tombe bien pour les Républicains, de là à dire qu'elle est provoquée, c'est possible, mais il y a d'autres éléments qui jouent (le ralentissement de l'immobilier, saison)...
Sinon, on peut constater l'envolée du Dow Jones, malgré qques mauvaises surprises dans les résultats des entreprises. Il pourrait bien dépasser les 12 000 pts, mais pour combien de temps ?
Pour résumer, nous y verrons plus clair après les élections (comme en France quoi

).
Je préfèrerais parler de "stabilisation" du prix du baril : à 60 USD, la facture reste salée.
Pour moi les éléments déterminants sont
- le non-effondrement des PIB US et japonais suite à la hausse générale des MP
- la faible inflation induite constatée jusqu'à présent
- les résultats excellents des grandes compagnies US dans ce contexte
Dans ces conditions, et avec une stabilisation des taux US, le Dow Jones ne pouvait que manifester sa bonne humeur ; cette bonne humeur n'a rien à voir avec les élections US.
On a déjà pas mal souligné sur le forum que la "stabilisation" est au moins en partie due à la politique de l'OPEC ces derniers temps.
Ce qui ne veut pas dire que les Républicains pavoisent : entre l'Irak et le scandale Foley, ils ne sont pas à la fête.
Publié : 21 oct. 2006, 22:53
par pat43
Environnement2100 a écrit :
Dans ces conditions, et avec une stabilisation des taux US, le Dow Jones ne pouvait que manifester sa bonne humeur ; cette bonne humeur n'a rien à voir avec les élections US.
On a déjà pas mal souligné sur le forum que la "stabilisation" est au moins en partie due à la politique de l'OPEC ces derniers temps.
Ce qui ne veut pas dire que les Républicains pavoisent : entre l'Irak et le scandale Foley, ils ne sont pas à la fête.
la satisfaction du dow jones a une cause tres prosaïque : un deluge de liquidité, à savoir,
- rachat de fannie mae (actions et obligations par la banque centrale),
- monetarisation de la dette federale (1423 milliards fin juin, peut etre plus),
- soutien de meme ordre à gm et ford (en septembre ford annonce 7 milliards de pertes et voit son cours... grimper de 20% etonnant non ? quand à gm qui est plombé par une dette colossale, elle rompt ses pourparlers avec renault-nissan).
le tout est de savoir combien de temps le soutien specialement chinois à l'economie americaine, au dollar durera. ce soutien a été fort long, mais commence à en agacer certains.