Re: La facture énergétique française
Publié : 22 oct. 2012, 10:01
Remundo, tu n'envisages pas une seconde que nous ayons juste dépassés depuis 40 ans les rendements décroissants ?
Site dédié à la fin de l'âge du pétrole
https://www.oleocene.org/phpBB3/
Hum, je ne crois pas, c'est juste une question de précisions.Remundo a écrit :je parlais du budget de l'Etat et de sa position monétaire et bancaire, et j'esquissais quelques causes politiques et sociétales ayant amené à cette situation. C'est fort différent.


http://energie.lexpansion.com/prospecti ... -7690.htmlCommerce extérieur de la France : l'énergie reste un boulet
08 Fev 2013 l' Expansion
Le déficit du commerce extérieur de la France pour l'année 2012 a reculé de 7 milliards d'euros pour atteindre 67 milliards contre 74 milliards en 2011. Si l'on enlève la facture de l'énergie, le déficit s'est même réduit quasiment de moitié passant de 29 à 15 milliards d'euros.
Mais tout est dans le "si". La facture énergie n'a jamais été aussi haute : elle augmente de 7 milliards d'euros sur l'année, pour arriver à 69 milliards, soit plus que le déficit lui-même.
La hausse de la facture suit très exactement la hausse du prix du baril de pétrole. Le taux de l'euro par rapport au dollar, qui a baissé depuis 2008, joue aussi un rôle négatif, les transactions s'effectuant en dollars.
En dix ans, la facture énergétique de la France a triplé...
energy_isere a écrit :Si j' en crois ces data, ça fait 47.7 milliards d' € de déficit du aux importation énergies en 2013.
2013 donc a prioriPremier constat: la facture énergétique –toutes énergies confondues– a atteint 65,6 milliards d’euros l’an dernier.
http://www.leblogenergie.com/2014/09/15 ... rettyPhotoBaisse de 5 milliards à fin Juillet de la balance énergétique de la France
Le 15 Septembre 2014
Ce n’est pas un scoop, les Français consomment moins, ils paient dans l’allégresse générale et partagée, leurs impôts, fraîchement revus et corrigés par une Administration pléthorique, dispendieuse et redistributrice sous le regard médusé de la classe politique, impuissante à corriger ces dérives.
Cet impact, tout naturellement se répercute sur le solde exportateur du commerce extérieur qui apparaît, selon les Douanes, en cumulé sur les douze derniers mois à fin Juillet 2014, en déficit de près de 61 milliards d’euros. Rappelons que ce solde avait atteint un déficit de plus de 74 milliards à fin 2011 alors qu’il était encore excédentaire à mi-2004, période à partir de laquelle les prix du pétrole s’étaient subitement revalorisés.
Effectivement, ce solde exportateur du commerce extérieur est étroitement imbriqué dans celui des produits énergétiques importés (TAB.) dont notre pays dépend pour leur quasi-totalité de par la nature des sous-sols explorés jusque-là et de la volonté politique farouche de nos élus de ne surtout pas modifier cet état de fait.
Des importations de pétrole brut en baisse, limitées par la marche bancale des raffineries, des importations de produits raffinés limitées par la stabilité des consommations de carburants routiers annoncée par l’UFIP, une baisse des consommations de gaz naturel en raison d’un hiver doux, une baisse des cours des produits pétroliers en raison de la solidité du dollar voici les ingrédients essentiels qui participent à l’explication de cette décroissance bienvenue de la valeur de notre solde énergétique.
http://www.leblogenergie.com/2014/11/07 ... rettyPhotoRéduction de 7 milliards d’euros de la facture énergétique de la France sur les trois premiers trimestres 2014
Raymond Bonnaterre leblogenergie Le 7 Novembre 2014
Comme prévu, le mois de Septembre 2014 a enregistré, avec la baisse des prix du pétrole, une baisse des dépenses énergétiques de la France. Le solde énergétique du commerce extérieur, illustré par le panel habituel (TAB.), fait apparaître en cumulé à fin Septembre une baisse de déficit de 7 milliards d’euros par rapport à la même période en 2013.
Ce résultat est obtenu malgré une légère hausse des consommations de carburants routiers sur la période.
Compte tenu de la baisse très rapide des cours du pétrole enregistrée durant le mois d’Octobre et ce début du mois de Novembre, il me semble raisonnable de pronostiquer qu’en 2014 le solde du déficit énergétique de la France sera réduit de 10 milliards d’euros au-moins par rapport à celui de 2013.
Lié à la semaine de 5 jours ?energy_isere a écrit :une légère hausse des consommations de carburants routiers sur la période.
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014 ... etrole.phpLa France profite de la baisse du pétrole
28 Nov 2014 Le Figaro
La chute de 30 % des cours de l'or noir en six mois apporte une bouffée d'oxygène aux entreprises.
Les politiques n'ont pas le monopole des plans de relance. Sans que les gouvernements européens aient eu à lever le petit doigt, leurs économies bénéficient aujourd'hui d'un coup de fouet efficace grâce à la baisse des cours du pétrole. Une chute spectaculaire: le prix du baril (brent) qui s'élevait encore à plus de 100 dollars avant l'été est tombé sous les 78,50.
La glissade de 30 % en à peine six mois reste impressionnante - de plus de 20 % - si on la calcule en euros. Elle résulte à la fois d'un tassement de la demande, d'une explosion de la production américaine et d'un jeu de go géopolitique complexe entre l'Arabie saoudite, les États-Unis, la Russie, l'Iran…
Mais qu'importent les raisons. Vu de Paris, l'essentiel, c'est l'impact de cette bouffée d'oxygène inespérée. Après plusieurs mois de recul, la nouvelle réalité des cours du pétrole commence à être assimilée par les agents économiques et ses effets commencent à se faire sentir.
L'effet pétrole semble ainsi désormais manifeste dans les enquêtes de moral des chefs d'entreprise. L'indice du climat des affaires de l'Insee vient ainsi de regagner 3 points (novembre 2014) pour la première fois depuis plus d'un an. On est évidemment encore loin de l'euphorie, mais au moins la chute est-elle enrayée, et le pétrole (avec la baisse de l'euro et la politique de taux d'intérêt très bas) y est pour beaucoup. Le constat est similaire de l'autre côté du Rhin où le baromètre Ifo du moral des entrepreneurs est aussi reparti à la hausse ce mois-ci. Le pétrole moins cher commence aussi à se faire ressentir dans les comptes des sociétés: le baromètre des trésoriers d'entreprises reflète lui aussi une inversion de tendance, avec un début d'amélioration.
Pas une bonne nouvelle pour tout le monde
Il faut dire que l'impact macroéconomique du reflux du prix de l'or noir est potentiellement massif. Au niveau mondial, le FMI le chiffre à 0,2 % de PIB en rythme annuel. Citigroup le traduit sous la forme d'un stimulus pour l'économie mondiale de quelque 1100 milliards de dollars! En France, selon l'institut COE-Rexecode, c'est 1,2 point de marge qui pourrait être restitué à l'économie sur l'ensemble de l'année 2014. Certains secteurs d'activité sont évidemment particulièrement bénéficiaires, à commencer par le transport qui pourrait récupérer jusqu'à 11 points de marge.
De façon générale, l'industrie (non énergétique) pourrait y gagner près de 3 points d'excédent brut d'exploitation. C'est plus que ce que lui apportera le CICE (crédit d'impôt compétitivité emploi)! Autre bonne nouvelle: le déficit commercial français, lesté par la facture énergétique de notre pays, devrait s'améliorer d'environ 5 milliards d'euros. Autant de facteurs qui devraient dynamiser la croissance économique et qui expliquent peut-être déjà en partie la progression de 0,3 % - plutôt inattendue - du PIB français au troisième trimestre.
Un pétrole moins cher crée en effet un cercle vertueux, puisqu'il abaisse les coûts de production de l'industrie et les frais de transports. Mieux, il crée une pression sur les prix d'autres matières premières: gaz, minerai de fer, cuivre, acier… Reste à savoir qui en profite précisément dans la chaîne de valeur. Du producteur au consommateur final, tout le monde ne constate pas une baisse de 20 % de la composante énergie de sa facture. L'effet peut donc être dilué, surtout pour les particuliers, dont les achats à la pompe notamment sont toujours autant taxés.
Enfin, le pétrole à 80 dollars n'est pas une bonne nouvelle pour tout le monde. Vu des pays producteurs et de l'industrie pétrolière, le tableau est évidemment moins réjouissant. Et toute la filière industrielle qui vit des investissements du secteur commence à souffrir sérieusement de la situation. La vitesse de la chute du brut réveille aussi de mauvais souvenirs, ceux de 2008, quand l'effondrement du prix du baril avait précédé celui de la planète financière.
De plus, en Europe, le phénomène a aussi un effet pervers: il alimente la baisse des prix qui peut elle-même renforcer les comportements déflationnistes - le décalage des achats dans l'attente de prix plus bas - là où l'on espérerait au contraire un coup de pouce à la consommation. Autant dire que ce serait une erreur que de ne compter que sur l'or noir à bon prix pour relancer l'économie, en France en particulier.