phyvette a écrit :Le mer 10 Mai, 2006 Sceptique a écrit :les cours du pétrole monteraient brutalement à 100-150-200 $. L'adaptation ne pourrait pas se faire, provoquant la faillite de beaucoup d'entreprises, une récession mondiale, une baisse légère de la demande de pétrole, et au final un effondrement du pétrole à, pourquoi pas, 30$ le baril. Un remake de 1980 en somme. Sachant que cette fois la rémission ne durera pas 20 ans.
Plus bas sceptique a écrit : - si le PO est loin, le prix actuel est artificiel, spéculatif donc on garde comme base un prix de référence de 20-30$ pour nos investissements. A ce prix là, les seules zones rentables à explorer sont inaccessibles politiquement (Moyen-Orient par exemple). De plus, la surchauffe actuelle peut dégénérer en récession : on n'investit pas au plus haut (proverbe boursier).
On a donc un deuxième visionnaire sérieux et attesté par les faits sur le forum, en plus
"des" Aérobar.

Voici le forum d'oléocène qui tombe au niveau d'un plaidoyer pour l'astrologie ou la voyance...
Je m'explique: régulièrement ces mages et autres devins délivrent des pronostics en tout genre, de temps en temps, ils ont un certain rapport lointain avec la réalité, et bien sûr, en masquant les détail qui nous correspondent pas, on crie au miracle.
C'est exactement ce que fait Phyvette.
Rappelons les propos de sceptique:
Globalement tout va donc bien, et de mieux en mieux, pour l'économie libérale mondialisée. Tant pis pour les pauvres.
Un problème apparaît cependant : en cas de conflit avec l'Iran par exemple, les cours du pétrole monteraient brutalement à 100-150-200 .L'adaptation ne pourrait pas se faire, provoquant la faillite de beaucoup d'entreprises, une récession mondiale, une baisse légère de la demande de pétrole, et au final un effondrement du pétrole à, pourquoi pas, 30$ le baril. Un remake de 1980 en somme. Sachant que cette fois la rémission ne durera pas 20 ans.
Notons: 1) Les choses n'allaient pas de mieux en mieux dans l'économie libérale mondialisée, les déséquilibres pointés du doigt depuis pas mal de temps par un certain nombre d'observateurs(déficit commercial US, croissance par endettement, instabilité financière chronique...) ont fini par produire leurs fruits.
2) La monté vers les 150$ n'est pas liée à un évènement provoquant une hausse brutale, mais s'inscrivait dans le mouvement depuis 2005, avec certes une accélération sur la fin, mais cette dernière n'a en rien provoqué la crise des subprimes puisque cette dernière a éclaté au grand jour début 2007.
3) Comme je venais de le rappeler, ce n'est pas la hausse du prix du baril qui a entrainé des faillites d'entreprises, c'est le tarissement du crédit.
4) Enfin, et là je suis en accord avec sceptique, la baisse n'est qu'une rémission et l'interprétation de ses propos dans une optique anti-PO est tendancieux.
Aerobar a écrit :Tant que les voitures ne sauront pas brûler d'essence virtuelle, la consommation restera toujours inférieure à la production, aux variations de stock près.
Une fois rappelé ce fondamental, on peut s'intéresser à la relation entre la consommation et le prix, ce que certains théorisent comme étant l'élasticité-prix de la demande :
Source : changement d'attracteur
Comme précisé dans le lien ci-dessus, on est actuellement revenu dans un schéma prévu par la théorie classique, qui veut que la consommation augmente quand le prix baisse, ce qui est le cas
aux Etats-Unis.
Encore une fois, on ne peut faire une estimation de l'elasticité avec ce genre de diagramme, car l'élasticité ne peut se comprendre que "toute chose égale par ailleurs", c'est à dire lorsque les autres paramètres économiques ne changent pas. Ce n'est très clairement pas le cas entre 1990 et 2008. Si la consommation augmente, ce n'est pas lié au prix du baril mais à la croissance écconomique. Une estimation moins fausse de l'élasticité essaierait de prendre appui sur la consommation par point de PIB.