Les constellations de satellites

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Re: Les constellations de satellites

Message par energy_isere »

L'opérateur de satellites chinois SpaceSail accélère son déploiement en Afrique
Après les infrastructures terrestres, la Chine veut désormais renforcer sa présence en Afrique depuis l’espace. Son opérateur de satellites SpaceSail accélère son déploiement sur le continent pour concurrencer Starlink, le réseau d’internet satellitaire d’Elon Musk. Une bataille technologique, mais aussi géopolitique.

RFI le : 27/06/2026

Starlink règne aujourd’hui presque sans partage sur internet par satellite en Afrique, avec des services déjà disponibles dans plusieurs dizaines de pays du continent. Mais un concurrent chinois tente désormais de se faire une place : SpaceSail. Soutenue par le gouvernement chinois, l’entreprise multiplie les démarches sur le continent.

Elle a déjà déposé plusieurs marques en Afrique du Sud et cible des pays où Starlink a suscité des critiques, notamment après plusieurs hausses de prix. L’enjeu est considérable. Dans de nombreux pays africains, les réseaux terrestres restent insuffisants pour connecter les zones rurales. L’internet satellitaire apparaît donc comme une solution clé pour réduire la fracture numérique.

200 satellites en orbite

Avec près de 200 satellites déjà en orbite, SpaceSail prévoit de lancer ses premières offres grand public avant la fin de l’année. Son objectif est ambitieux : déployer jusqu’à 15 000 satellites d’ici 2030. Au-delà de la concurrence commerciale, cette offensive illustre aussi la montée en puissance de la Chine dans les infrastructures numériques africaines.

Après les routes, les ports ou encore les réseaux télécoms, Pékin veut désormais compter parmi les acteurs majeurs de la connectivité spatiale du continent.
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260627- ... en-afrique
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Re: Les constellations de satellites

Message par energy_isere »

suite de ce post du 07 juin 2026 : viewtopic.php?p=2424624#p2424624
SpaceX a déjà réalisé 60 lancements Starlink en 2026, mettant en orbite 1 589 satellites, soit 100 de plus qu’à la même date en 2025.
La constellation dépasse désormais 12 400 satellites, soit plus de 60 % des satellites actifs en orbite.

Image
https://x.com/XploraSpace/status/2071472031162364050
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Re: Les constellations de satellites

Message par energy_isere »

Amazon Leo est « prêt » à concurrencer Starlink : 396 satellites sont désormais en orbite

2 juillet 2026

Amazon Leo, la constellation de satellites du géant du web, compte désormais 396 satellites en orbite basse. De quoi, selon Amazon, lancer un service commercial cette année et concurrencer Starlink. Le problème est qu’Elon Musk dispose de plus de 10 000 satellites et en veut toujours plus : Amazon Leo a encore beaucoup de fusées à lancer.

Dans la nuit du 1er au 2 juillet 2026, une fusée Atlas V de United Launch Alliance a déployé un nouveau lot de satellites Amazon Leo, autrefois connu sous le nom de projet Kuiper. La constellation de satellites du géant du e-commerce atteint désormais 396 satellites en orbite terrestre basse, un seuil qu’Amazon juge suffisant pour ouvrir un premier service commercial.

« Les derniers lancements ont été importants pour Amazon Leo, ils nous amènent à plus de 390 satellites déployés, assez pour assurer un service continu sur les premières latitudes », a écrit Chris Weber, vice-président en charge du business et du produit chez Amazon Leo, sur le réseau social X. Il précise qu’il reste « beaucoup de travail », mais que l’entreprise est pour la première fois capable de commercialiser son service.

Amazon Leo, la seule vraie alternative à Starlink ?

Amazon Leo poursuit le même objectif que Starlink : offrir une connexion à Internet partout sur la planète, y compris là où la fibre et la 5G n’arrivent pas. Le principe repose sur des milliers de petits satellites en orbite terrestre basse, entre 590 et 630 kilomètres d’altitude pour Amazon, qui créent une constellation géante à faible latence.

Cette proximité fait toute la différence avec le satellite « classique », dit géostationnaire, situé à 36 000 kilomètres. À cette distance, le signal doit parcourir 72 000 kilomètres aller-retour, avec une latence de plus de 600 millisecondes qui rend l’usage grand public pénible. En orbite basse, le trajet est divisé par plusieurs dizaines et la latence tombe autour de 20 à 40 millisecondes, de quoi jouer en ligne ou passer un appel vidéo sans gêne.

Plus les satellites sont bas, plus ils voient une petite portion de la Terre. Un satellite géostationnaire reste fixe au-dessus d’un point du globe, un satellite en orbite basse file à environ 27 000 km/h et passe en quelques minutes. Pour qu’un utilisateur ait toujours un satellite au-dessus de sa tête, il faut donc une constellation dense. Amazon prévoit à terme 3 232 satellites pour sa première génération, quand Starlink en revendique désormais plus de 10 000.

Sans vrai concurrent aujourd’hui, Starlink n’a qu’Amazon dans son rétroviseur. Le géant du web a multiplié les annonces ces derniers mois : présentation des antennes, accord avec Delta pour équiper 500 avions dès 2028, rachat de l’opérateur satellite Globalstar et accord avec Apple pour devenir le fournisseur principal des services satellitaires des iPhone… À cette liste s’ajoutent des partenaires comme JetBlue, AT&T, Verizon, Vodafone ou la NASA : Amazon Leo fait le nécessaire pour rivaliser avec SpaceX.

Reste l’étape la plus difficile : avoir un bon réseau. Elon Musk ne se gêne jamais pour tailler son rival : le patron de SpaceX répète qu’Amazon Leo n’arrivera jamais à offrir la qualité de service de Starlink. Le milliardaire joue de ses relations pour bloquer Amazon, mais l’entreprise avance petit à petit.

Le calendrier d’Amazon dépend aussi de ses lanceurs. L’entreprise compte sur ULA, Arianespace, SpaceX et surtout sur Blue Origin, la société spatiale de Jeff Bezos. Or, la fusée New Glenn de Blue Origin a explosé lors d’un essai au sol en mai 2026, ce qui devrait retarder de plusieurs mois sa mise en service et compliquer la cadence de déploiement.

Amazon Leo est-il vraiment prêt ?

Amazon revendique qu’il peut lancer un service, mais il faut tempérer les attentes. Au démarrage, la couverture visera d’abord des bandes de latitudes dans les hémisphères nord et sud, là où les infrastructures au sol sont déjà installées, avant de s’étendre vers l’équateur au fil des lancements.

Starlink, à son lancement en bêta en 2020 avec près de 900 satellites, n’avait pas une très bonne connexion. Il faudra beaucoup plus que 396 à Amazon pour rivaliser avec les 10 000 de Starlink, mais l’entreprise semble vouloir mettre les moyens.
https://www.numerama.com/tech/2289739-a ... rbite.html
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Re: Les constellations de satellites

Message par energy_isere »

Taïwan ne dispose pas de satellites et dépend de câbles sous-marins pour communiquer: le Parlement veut ouvrir la voie à une collaboration avec Starlink de SpaceX

BFM Business ER avec AFP 17juillet 2026

La loi impose aujourd'hui aux opérateurs télécom d'avoir un président taïwanais et limite la participation étrangère à 49%. Les députés souhaitent la modifier pour permettre un processus d'examen au cas par cas, qui pourrait faire exempter des entreprises comme Starlink.


Le Parlement taïwanais prévoit d'amender, ce vendredi 16 juillet, une loi pour permettre à Starlink de développer son réseau Internet par satellites sur l'île afin de diversifier et sécuriser ses moyens de communication en cas de conflit avec la Chine.

Pékin considère Taïwan comme partie intégrante de son territoire et n'exclut pas de recourir à la force. Le gouvernement actuel de Taipei estime au contraire que l'île est un Etat souverain. Taïwan ne dispose pas de satellite en orbite et dépend de câbles sous-marins pour se connecter au reste du monde.

"Pour le dire clairement, si un conflit éclatait entre les deux rives du détroit et que le PCC (Pékin) coupait tous les câbles sous-marins de Taïwan (...) Taïwan se retrouverait en théorie sans aucun moyen de communiquer avec le monde extérieur", a expliqué le député du Kuomintang (KMT), le principal parti d'opposition, Huang Chien-hao.

Starlink, utilisé par Washington contre l'Iran

L'opérateur taïwanais Chunghwa Telecom a conclu des accords avec des entreprises de satellites étrangères pour prendre le relais en cas de guerre ou de catastrophes naturelles, mais pas avec Starlink. L'entreprise d'Elon Musk domine le secteur des communications par satellites, avec des milliers d'engins en orbite et des activités dans des dizaines de pays.

"Nous avons également constaté, lors des récents conflits, notamment la guerre entre l'Iran et les Etats-Unis, la guerre entre l'Ukraine et la Russie, ainsi que lors des premières manifestations en Iran, qu'une grande partie des informations parvenues au monde extérieur avait été transmise via le satellite Starlink", a observé Huang Chien-hao. Au plus fort de la répression à Téhéran, Washington aurait en effet fait rentrer clandestinement des milliers de terminaux Starlink pour connecter l’Iran et les manifestants au reste du monde.

L'entreprise n'a pas manifesté à ce stade d'intérêt particulier pour le marché taïwanais, mais les parlementaires veulent supprimer les obstacles légaux à son implantation.

Une dépendance trop marquée ?

La loi impose aujourd'hui aux opérateurs d'avoir un président taïwanais et limite la participation étrangère à 49%. Les députés souhaitent la modifier pour permettre un processus d'examen au cas par cas, qui pourrait faire exempter des entreprises comme Starlink.

Les modifications ont déjà été approuvées par une commission parlementaire, avec le soutien du KMT et du Parti populaire de Taïwan (TPP) - qui contrôlent le parlement - et du Parti démocrate progressiste (DPP) du président.

"Taïwan devrait pouvoir se connecter à n'importe quelle constellation de satellites, car c'est un endroit qui a plus que tout besoin d'une connexion Internet suffisante pour garantir notre sécurité", a estimé le député du KMT Ko Ju-chun.

Mais certains mettent en garde contre une dépendance trop marquée à Starlink, après qu'Elon Musk a admis avoir bloqué une attaque ukrainienne contre un navire russe en coupant l'accès à Internet. Le milliardaire entretient d'importants liens commerciaux avec Pékin et a déclaré que Taïwan devait faire partie de la Chine, suscitant la colère sur l'île.

Selon Huang Chien-hao, le gouvernement devrait conclure des accords avec Starlink pour assurer la continuité de ses services "en cas de catastrophes ou d'urgences".

"La décision finale resterait un choix commercial de SpaceX"

Mais ces changements législatifs pourraient ne pas suffire pour susciter l'intérêt de l'entreprise. "L'amendement lèverait un obstacle juridique majeur, mais la décision finale resterait un choix commercial qui reviendrait à Space X", estime Cathy Fang, analyste politique à l'Institut de recherche pour la démocratie.

"Les opérateurs devraient tout de même se pencher sur les questions d'accès au spectre, d'infrastructures au sol, de déploiement des terminaux, de cybersécurité et de gouvernance des données, ainsi que sur la taille du marché et la viabilité commerciale", a déclaré Cathy Fang à l'AFP.

Starlink a indiqué au gouvernement que son intérêt pour le marché taïwanais n'était "pas particulièrement élevé", a reconnu lundi le ministre des Affaires numériques, Lin Yi-jing.
La couverture de la population taïwanaise par la 4G et la 5G dépassant déjà 99,9%, Starlink estime que "le potentiel commercial est limité" sur ce marché, a-t-il précisé.

Mais le président de Chunghwa Telecom, Alex Chien, a assuré mardi que la société taïwanaise était disposée à devenir "l'agent exclusif" de Starlink ou à former une coentreprise. "Nous n'excluons aucune possibilité. Tout dépend de la partie adverse", a-t-il déclaré.
https://www.bfmtv.com/tech/taiwan-ne-di ... 70172.html
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