Jaguar75 a écrit :Je suis parfaitement d'accord avec cela mon point n'était pas de défendre le 160 mais de m'interroger sur la non-baisse de la consommation dans ce cas précis.
Une seule chose de certaine : entre 160 et 120 la force de résistance aérodynamique a baissée de (160/120)^2. Soit un facteur de 1.78. La résistance due aux frottements est restée constante. Mais à ces vitesses là elle est "minoritaire" (3 à 10 fois plus faible que la résistance aérodynamique).
Les besoins en énergie ont donc baissé disons d'un facteur 1.50 (pour tenir compte des frottements).
La consommation, toutes choses égales par ailleurs, aurait dû baisser de 18 à 12 litres.
Dans les essais des revues spécialisées (genre Auto-Journal) on voit d'ailleurs des courbes de consommation. Et pour des grosses voitures anciennes on note justement 12 litres à 120 et 18 litres à 160. Ce qui colle à la théorie.
D'où vient donc ta constatation ?
1) les conditions de trafic. Les ralentissements et reprises font varier la consommation.
2) La mesure de la consommation : elle a été probablement faite d'un plein à l'autre. L'erreur est potentiellement grande. Selon la chaleur, la pompe, la forme de la goulotte on peut mettre plusieurs litres en plus ou en moins dans un réservoir. Par exemple, lors de l'essai à 120 km/h on est parti avec un plein incomplet de 3 litres. Sachant que l'essai a été fait sur une centaine de km soit une quinzaine de litres une erreur de 3 litres est énorme.
3) La non objectivité de l'expérimentateur. Cela te fait "plaisir" de voir que rouler à 160 ne consomme pas plus qu'à 120. Donc, tu va biaiser l'expérimentation (par exemple, en "oubliant" une petite partie en ville avant l'autoroute). On constate cela dans plein de domaines. C'est pour cela que l'on fait appel à un huissier quand on veut officialiser des mesures. Pour éviter ces biais.
4) La boîte de vitesse. Selon les rapports de démultiplication, surtout sur une boite auto de conception ancienne, surtout sur une américaine , on peut avoir des phénomènes de "glissement" préjudiciable.
5) La température joue un rôle important. En gros entre 0°C et 20-25°C la consommation baisse de 10% uniquement à cause de la baisse de densité de l'air entraînant une moindre résistance de l'air. De plus, sur une vieille voiture le refroidissement trop fort ou trop faible entraîne des variations de conso.
6) La présence ou l'absence d'une excroissance aérodynamique : barres de toit, fenêtres entrouvertes, porte-vélos. la variation de conso peut atteindre plusieurs litres.
Maintenant, il suffirait de refaire l'expérimentation avec un témoin "neutre" qui jouerait le rôle d'huissier (surveillance du plein, du compteur, de la moyenne, du kilométrage, des accélérations ...) ! Et, sur une distance d'au moins 400 km (un plein complet plutôt) pour éviter (limiter plus précisément) le biais du remplissage. Et tu constateras le rapport de 1.50 entre 120 et 160. Ou encore avec un réservoir de disons 80 litres le passage sur la réserve à 400 km (160) ou 600 km (120). Le mieux étant de laisser le volant à un conducteur disons "économique" à 120 km/h pour éviter le biais "conducteur".
Par exemple, si tu fais 400 km avec un plein à 160 km/h, un "oléocénien" en fera 600 à 120 km/h.