sceptique a écrit :Il se peut quand même que certains pays choisissent l'option révolutionnaire (en gros à bas le capitalisme). Je crains le pire pour ceux là : une descente catastrophique.
L'option "national socialisme" est aussi à envisager, sceptique, ne crois tu pas ?
En d'autres termes l'option fasciste. Tu as tendance à oublier que c'est le choix de la plupart des pays européens en crise dans les années 20-40. D'autant qu'une période néolibérale prépare largement un état à ce type de régime : le "chacun pour soit" virant "au sauve qui peut", avec son lot de petites lâchetés et de grandes dénonciations.
L'option "révolutionnaire" souvent planifiées avec soin (1864 à Londres pour la 1er international) type "à bas le capitalisme" sont finalement assez marginales et se situent plutôt dans les années 1910 en vue de renverser des sociétés impériales (russe et chinoise).
Bref, je trouve ton "option" forcément bien sortie de son contexte, et difficile à retranscrire dans notre contexte actuel.
En clair, s'il y a révolution dans des pays "démocratiques", ce sera une prise de pouvoir d'un régime fasciste, ou une contre révolution keynésienne (type De Gaulle ou Roosevelt), en opposition à la révolution néoconservatrice des années 1980-2000 (qui probablement finie par la crise financière actuelle).
Est ce encore un vestige de l'anticommunisme primaire de la guerre froide qui poussent les libéraux a avoir cette peur phantasmatique du communisme, bien plus que la menace réelle du fascisme inscrit dans les gènes des états en déliquescence, état propice aux récessions ?
Ou tout simplement à occulter une partie de notre mémoire commune démontrant que les affaires marchent, surtout en période de société fasciste (le Chili de Pinochet par ex). Autrement dit, une société fasciste est plus profitable qu'une société sous dictature du prolétariat.
Tout ceci m'a toujours rendu perplexe, voire sceptique (ce n'est pas un jeu de mot) sur les bons sentiments des libéraux, qui dans les faits, sont assez rarement du coté des résistants (je précise, je ne parle pas des libertaires).
Ceci n'empêche pas une critique du capitalisme, mais la bête à la peau dure, et je suis d'avis que ce système ne s'effondrera pas avec de l'énergie encore bon marché et abondante.
Est ce la première vague ?
Je penche plutôt à un point de bascule de l'Occident. Le vase du crédit a débordé, et les créanciers ne sont plus les états-uniens à la sortie de la seconde guerre mondiale. Une point de bascule économique et géopolitique.
Reste que l'objectif de consommer 2 planètes en 2030 me parait "légèrement" compromis.