GillesH38 a écrit : 25 oct. 2021, 13:13
en théorie la fusion produit de l'hélium et n'en consomme pas. Mais il en faut d'énormes quantités (He liquide) pour maintenir très froid les aimants supraconducteurs, et les pertes sont inévitables, et une fois dans l'atmosphère, il est irrécupérable - donc en pratique les réacteurs vont surement en consommer beaucoup, et ses réserves sont limitées, puisqu'actuellement il n'existe que mélangé au gaz naturel ....donc on n'est pas sorti de l'auberge.
C'est bien dommage de ne pas avoir trouvé des supraconducteurs qui doivent se trouver proche du zéro absolu et ne peuvent pas se contenter d'azote liquide, ou mieux, de glycol.
Il me semble que ça existe pourtant. Enfin, si l'hélium a été chois, c'est surement parce que c'est l'optimum économique.
Concernant l'hélium, c'est là que ce n'est pas clair : il y a de la production et de la consommation en même , on ne nous donne pas les chiffres pour savoir si l'un peut compenser l'autre.
Si si ce n'est pas le cas, combien ça consomme, puis à multiplier à comparer avec la production mondiale actuel, ou la production mondiale qu'on peut espérer.
Entre autre ressource limitante. Car on peut laisser de coté le climat et se focaliser uniquement sur les ressources consommables.
Pour ce qui est de capter l'énergie issue de la fusion d'atomes, ce qui marche aussi c'est de couvrir des surfaces de photovoltaique, qui est fiable et dont le coût est connu et à la baisse. On capte le flux photonique et non pas le flux neutronique converti en chaleur
Voir cela :
http://oleocene.org/phpBB3/viewtopic.ph ... 9#p2327910
certes on a des milliers de fois moins d'énergie par m² mais c'est pas les déserts qui manquent sur Terre.
Pour pallier à l'intermittence, on prend plusieurs déserts sur divers fuseaux horaires, interconnectés par des cables à très très haute tension (ou supraconducteur?). Il y a toujours au moins un désert éclairé en Eurasie, on peut pousser jusqu'en Amérique.
Certes, il n'y a pas de ligne à haute tension sur de telles distances pour le moment, mais ce genre de ligne électrique, c'est une petite extrapolation de ce qu'on fait déjà. Au contraire du réacteur à fusion, qui requiert un saut technologique incertain. Je ne vois pas de limite techno-économique majeur à instaurer ce genre de système (photovoltaïque sur quelques déserts interconnectés entre eux, et aux lieux de consommation ).
Dans les deux cas, on cherche pour un approvisionnement fiable en électricité sans trop de problème d'intermittence, ni déchets nucléaire, ni CO2 (ou peu).
C'est à compléter avec un peu de production et du stockage local d'électricité.
La question qui se pose est la disponibilité en métaux pour cela.
ça demande une bonne dose de coopération internationale mais c'est précisément aussi ce qui a lieu avec ITER, et ce qui est vanté, avec raison.
Le commerce international et l'interdépendance générale existe déjà pour bien d'autres sujets.
Concernant le bilan économique et utilisation de matériaux, je n'ai pas les moyens de calculer ce qui est le plus avantageux entre quelques milliers de réacteur à fusions et quelques millions de km² de PV + gros câbles. Quand on voit la taille d'Iter ( et qui est encore un peu trop petit pour être surunitaire) et tout ce qu'il faut, on peut se demander s'il y a assez de métal pour généraliser cela.
Mais il manque peu de chose pour faire cette estimation.
Le projet Iter donne une idée de la consommation de matériaux pour faire de l'énergie avec de la fusion. Il y a quelques mois, j'avais donné un graphique donnant la quantité de matériaux à extraire pour chaque moyen de production (charbon/gaz/pétrole/éolien/nucl/PV).., plus moyen de mettre la main dessus, mince.
Les personnes bien informées pourront ajouter la fusion nucléaire sur ce graphique.