Production pétrolière en Norvège

Impact de la déplétion sur la géopolitique présente, passée et à venir.

Modérateurs : Rod, Modérateurs

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 106517
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Production pétrolière en Norvège

Message par energy_isere »

Norway Moves to Extend the Life of Europe’s Most Important Oil Field

By Jan-Thore Bergsagel - Jun 16, 2026

Norway is moving ahead with the next phase of development at Johan Sverdrup, a project designed to help maintain production from the oil field that has become one of Europe's most important sources of crude supply.

According to Equinor, new discoveries in the Johan Sverdrup area have laid the foundation for Phase 4 of the giant North Sea field. Preliminary estimates indicate resources of around 20 million barrels of oil and approximately 30 million barrels of oil equivalent, with production expected to begin in 2029.

The volumes are modest compared to Johan Sverdrup's overall resource base. Yet the significance of the project extends far beyond the additional barrels themselves.

Producing around 755,000 barrels per day, Johan Sverdrup accounts for roughly one-third of Norway's oil production and ranks among the largest producing oil fields in Europe. Since coming on stream in 2019, the field has become a cornerstone of Norwegian oil exports and an increasingly important source of supply for European refiners.

That role has become more important in recent years.

Europe has spent much of the last four years reshaping its energy system following the loss of large volumes of Russian energy supplies. While much of the discussion has focused on natural gas, crude oil remains essential for transportation, refining, petrochemicals, and industrial activity across the continent.

At the same time, oil production from several mature European basins continues to decline, increasing the importance of stable non-OPEC supply sources.

Norway has emerged as one of the continent's most reliable energy suppliers, and Johan Sverdrup is arguably the single most important asset behind that position.

Phase 4 is therefore not primarily about adding 30 million barrels of oil equivalent to the market.

It is about slowing the natural production decline of a field that already delivers hundreds of thousands of barrels every day. For mature superfields, maintaining production can be just as important as discovering new resources.

The project also highlights a broader trend emerging across the Norwegian Continental Shelf.

Future production growth is increasingly expected to come from improved recovery rates, infill drilling, and tie-back developments rather than the discovery of entirely new giant fields. Operators are focusing on extracting more value from existing infrastructure, extending field life, and maximizing recovery from already-developed reservoirs.

In that sense, Johan Sverdrup Phase 4 represents more than another field development project.

It is part of a wider effort to preserve one of Europe's most important sources of reliable oil supply at a time when energy security remains high on the political and economic agenda.

The additional volumes may be relatively small. The value of keeping Johan Sverdrup producing at high levels for longer is not.
https://oilprice.com/Energy/Crude-Oil/N ... Field.html
Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 106517
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Production pétrolière en Norvège

Message par energy_isere »

Norway's Oil Output Beats Forecasts as Hormuz Traffic Stays Near Crisis Lows

By Jan-Thore Bergsagel - Jul 21, 2026

Norway's crude oil production beat official forecasts in June as offshore fields returned from seasonal maintenance, delivering a stronger-than-expected increase in supply at a time when global markets remain focused on disruptions to Middle Eastern exports.

According to preliminary figures released Tuesday by the Norwegian Offshore Directorate (SODIR), Norway's crude oil production averaged 1.827 million barrels per day (bpd) in June, exceeding the agency's official forecast while rising sharply from 1.677 million bpd in the same month last year.

The stronger-than-expected output reflects the return of key fields from seasonal maintenance and continued strong operational performance across the Norwegian Continental Shelf, reinforcing Norway's position as one of Europe's most reliable oil suppliers.


Including natural gas liquids (NGL) and condensate, Norway's total liquids production reached 2.022 million bpd, up from 1.909 million bpd in May, marking a month-on-month increase of approximately 113,000 bpd.

Natural gas production also recovered after seasonal maintenance. Gas sales totaled 10.0 billion standard cubic meters (Sm³) in June, up from 9.4 billion Sm³ in May, as Norwegian exports continued to underpin Europe's energy security following the sharp decline in Russian pipeline gas deliveries.
https://oilprice.com/Energy/Crude-Oil/N ... -Lows.html
Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 106517
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Production pétrolière en Norvège

Message par energy_isere »

suite de ce post du 23 avril 2026 : viewtopic.php?p=2423719#p2423719
160 milliards d’euros au premier semestre : les profits du fonds souverain de la Norvège battent des records

Par Enguerrand Bedez Publié le 12/08/2026 lefigaro

L’intégralité du déficit annuel de la France, environ 160 milliards d’euros, engrangé en trois mois d’investissement. Le fonds souverain de la Norvège (GPFG en anglais), le plus important au monde, a annoncé ce mercredi avoir enregistré un gain de 1 753 milliards de couronnes (160 milliards d’euros) depuis le début de l’année, soit un rendement de 9,4 %, la plus forte performance en couronnes de son histoire. Un chiffre exceptionnel qui s’explique par un fort rebond au deuxième trimestre, après une perte de 58 milliards d’euros sur les trois premiers mois de l’année, signe d’une volatilité considérable des marchés mondiaux. Fin juin, la valeur totale du fonds atteignait 22.683 milliards de couronnes, soit 2071 milliards d’euros, l’équivalent de plus de deux tiers du total de notre dette nationale.

«Le résultat s’explique par les bonnes performances des marchés actions, en particulier des valeurs technologiques asiatiques», a déclaré le directeur du fonds Nicolai Tangen dans un communiqué. En tête, les semi-conducteurs taïwanais de TSMC (+60 % en bourse en 2025), indispensables à l’écosystème qui fait fonctionner le cloud et l’IA, domaines qui ont connu ces dernières années une croissance hors du commun. À tel point que la production n’arrive plus à suivre la demande. De telle sorte que l’investissement des entreprises de la tech, initialement prévu à 530 milliards pour 2026 et 615 milliards pour 2027, a déjà dépassé les 700 milliards de dollars.

Un risque de disparition du fonds

Au total, le fonds souverain norvégien détient des participations dans près de 7100 entreprises, et contrôle en moyenne 1,5% de chaque société cotée sur la planète. Alimenté par les revenus pétroliers de l’État norvégien, le fonds était investi à hauteur de 72,1 % en actions à travers le monde fin juin, et 25,8 % en obligations. La Norvège détient pour rappel 5 milliards de barils de pétrole et environ 1200 milliards de mètres cubes de gaz de réserve. L’idée du fonds est simple : profiter d’une énergie non renouvelable pour économiser un maximum d’argent avant l’épuisement de la ressource ou l’achèvement de la transition écologique. L’État norvégien peut, chaque année, prélever une partie du profit (près de 45 milliards d’euros en 2025).

Malgré ces chiffres exceptionnels, Nicolai Tangen a rappelé mardi qu’« aucune fortune de cette ampleur» n’avait jamais été «conservée durablement dans l’histoire», évoquant le risque d’une « disparition » du fonds qui ne serait « pas totalement improbable ». Et cette prudence n’est pas feinte. Le vertige des chiffres nourrit déjà bel et bien les craintes d’une « bulle IA », pour reprendre les termes de Nicolai Tangen, susceptible de provoquer une crise semblable à celle de 1929. Selon une étude du cabinet Bain en septembre 2025, l’industrie de l’intelligence artificielle accuserait un déficit de 800 milliards de dollars annuels entre les investissements engagés et les revenus effectivement générés d’ici la fin de la décennie. OpenAI, dont les revenus annuels avoisinent 13 milliards de dollars, prévoit à elle seule de consommer plus de 100 milliards de trésorerie d’ici 2029.

Selon Bank of America, la frénésie de construction des data centers absorbe désormais entre 100 % et 115 % du flux de trésorerie (cash-flow) d’exploitation des géants du cloud (estimation pour la période 2026 - 2028), un niveau jamais atteint, y compris lors du déploiement de la 4G ou de la 5G, où la barre des 70 % n’avait jamais été dépassée. La martingale norvégienne, aussi vertigineuse soit-elle, reste donc suspendue à la capacité bien réelle de ces entreprises à transformer, un jour, ces promesses en profits.
https://www.lefigaro.fr/conjoncture/le- ... e-20260812
Répondre