parisse a écrit :
Peux-tu nous indiquer ce que ça donne en masse de charbon/masse de produit fini pour les 2 cas 1/ recyclage, 2/ nouveau matériau?
la limite thermodynamique est exactement la meme pour le Fe2O3 qui vient de ferrailles rouillées et celui de l'oxyde de fer naturel, vu que c'est la meme réaction chimique.
En théorie, ça fait un minimum absolu de 3/2C = 18 g de C pour 2 Fe = 112 g soit environ 15 % de la masse de fer produite. C'est une limite totalement irréductible. Ca correspondrait à environ 0,5 t de CO2 par t d'acier; En réalité voila ce qu'on peut lire par exemple ici
http://www.internet-pro.fr/indicateurs- ... /acier.asp
La sidérurgie est l'une des industries les plus productrices de CO2 (1,6 tonnes de CO2 / tonne d'acier). Ces 40 dernières années, la consommation d'énergie et la génération de CO2 dans la sidérurgie communautaire ont diminué de respectivement 50 % et 60 %. Au cours des années 1990, la sidérurgie communautaire a enregistré une baisse de 18 % des émissions de CO2. Aujourd'hui, les émissions de CO2 par tonne d'acier représentent presque la limite théorique du procédé.
il y a donc des pertes inevitables qui conduisent uniquement à 30 % de rendement (je suppose que l'équilibre chimique n'est pas total). Si meme les pros disent qu'on est à peu près là la limite, ça veut dire qu'il ne faut pas trop compter sur des améliorations énormes à l'avenir.
Sauf que la quantité de charbon à mobiliser pour produire des installations EnR par rapport à une combustion directe est incomparablement moindre (pour le panneau solaire, d'un facteur 50 environ). Donc lorsque le cout du charbon augmentera, cela impactera énormément plus le prix du chauffage direct que le prix du chauffage solaire.
sauf que le prix de l'acier flambera tout autant, parce qu'il est soumis aux mêmes lois de l'offre et de la demande, et donc que ton zinzin en acier coutera aussi beaucoup plus cher. Tous ces appareillages (comme la géothermie ) sont extremement sensibles aux prix des métaux, et on a vu qu'ils pouvaient flamber exactement comme le pétrole.
Sur ton message suivant: bien sur que le prix du panneau solaire thermique va diminuer, c'est sans doute déjà le cas depuis que j'ai acheté les miens, tout simplement parce que c'est assez récent et qu'il y a certainement plus d'optimisations pas encore faites que dans des secteurs plus matures. En 20 ans, il ne me parait pas ridicule de parier sur un facteur 2.
tu oublies juste qu'il n'y a pas encore de dépletion de fossiles, et donc on fonctionne à coût de la ressource constante, en ne bénéficiant que des améliorations technologiques; ce n'est en aucune manière utilisable pour prédire ce que ça va couter en période où toutes les ressources vont devenir de plus en plus chères.
Ensuite sur l'alimentation moins carnée, oui c'est une baisse du niveau de vie, mais je ne pense pas du tout que ça puisse engendrer de graves crises sociales. Si on passe de 100kg/Français et par an à 50kg, ça fait encore une tranche de viande par jour, on est déjà beaucoup à trouver tout ça parfaitement normal..
mais on n'a aucune raison de baisser de 100 à 50 si on est en moyenne pas plus pauvres, et les crises sociales viennent de ce que la pauvreté croissante est tres inégalement répartie.
Tu fais comme si la réduction de la consommation se faisait de manière uniforme; mais ce n'est pas du tout comme ça que ça se passe en réalité quand la consommation baisse. Les riches continuent à consommer (eventuellement ils epargnent un peu moins mais les riches gagnent en général bien plus que ce qu'ils consomment directement donc ça n'impacte pas vraiment leur consommation), mais c'est simplement qu'il y a plus de pauvres (chomeurs, exclus, etc...).
Ce que tu dis , c'est que SI les riches acceptaient de beaucoup moins consommer, alors ça en laisserait plus pour les pauvres.
C'est indéniable, mais y a juste un minuscule probleme : si les riches avaient envie de faire ça, pourquoi ne le font ils pas dès maintenant ? y a deja assez de pauvres pour qu'on puisse le faire , en France et dans le monde !
il suffit là encore d'aller dans le Tiers monde pour voir que les riches des pays pauvres consomment pareil que les riches des pays riches. C'est juste qu'il y a moins de riches et plus de pauvres, c'est tout. Ce ne sont pas les habitudes de consommation individuelle, pour un revenu donné, qui changent, c'est la répartition de revenus dans la population.