Libye

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Libye : un nouveau gazoduc entre en phase d’essai pour limiter les pertes de gaz

Agence Ecofin 15 avril 2026

La Libye cherche à accroître ses exportations de gaz en limitant le torchage. Selon la Banque mondiale, pour chaque baril de brut produit en 2023, 15,2 m³ de gaz ont été brûlés, contre 14,0 m³/baril en 2022. La Libye figure parmi les neuf pays où le torchage est le plus répandu dans le monde.

En Libye, la société publique du pétrole (NOC), a lancé mardi 13 avril, la phase d’essai d’un gazoduc destiné à réduire le torchage associé à l’exploitation du pétrole brut. Cette opération technique, préalable à la mise en service de cette infrastructure, doit permettre d’améliorer l’efficacité globale du réseau gazier national.

La NOC explique que ce gazoduc d’un diamètre de 42 pouces et long d’environ 130 km, permettra de récupérer jusqu’à 150 millions de pieds cubes de gaz par jour. Jusqu’ici, ce gaz était brûlé sur place, faute de moyens pour le transporter. Le projet doit aussi supprimer certains blocages techniques qui freinent la production sur plusieurs sites.

Ce projet infrastructurel, conçu pour relier le champ gazier Intisar A/103 au réseau de distribution de Brega, était resté bloqué pendant plus de 16 ans avant d’être achevé récemment. Sa finalisation, tout comme les opérations techniques nécessaires à sa mise en service, sont conduites par des équipes libyennes de la Sirte Oil Company et de Zueitina Oil Company.

Plusieurs médias locaux rappellent que ce projet s’inscrit dans les efforts de la Libye pour optimiser l’utilisation de ses ressources gazières. Il vise aussi à soutenir l’évolution de son secteur énergétique dans un contexte de découvertes de nouveaux gisements gaziers notamment dans le bassin de Ghadamès, par Sonatrach et en offshore par Eni, annoncées le 8 avril.

Des infrastructures anciennes sous pression

À Brega, dans l’est de la Libye, le gaz occupe une place centrale dans le système énergétique national. Dans un article consacré au gaz libyen publié en mars 2026, l’International Gas Union (IGU) indiquait que ce hub constitue avec Mellitah l’un des deux principaux pôles du pays, au cœur du réseau de Syrte qui alimente centrales électriques, raffineries et infrastructures côtières.

Ce réseau s’appuie notamment sur le gazoduc offshore Greenstream, long d’environ 510 kilomètres entre Mellitah et Gela en Italie. Toujours selon cette source, cette infrastructure, coexploitée par la NOC et Eni, représente la principale voie d’exportation du gaz libyen vers l’Europe.

Sur le plan domestique, la majeure partie du gaz est consommée localement. D’après une analyse publiée par Petroleum Economist, citant le président de la NOC, Masoud Suleiman, environ 85 % de la production est destinée à la production d’électricité. Une dépendance qui renforce la pression sur les infrastructures existantes dont plusieurs sont vieillissantes et d’autres à l’arrêt souffrent de problèmes récurrents de pression.

Dans ce contexte, la société publique multiplie les interventions avec notamment en mars dernier, le lancement de la première phase du pipeline Farigh-Brega, long d’environ 30 kilomètres, pour améliorer l’approvisionnement.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... tes-de-gaz
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