Re: [Uranium] Ressources, production et consommation mondiale
Publié : 25 juil. 2026, 11:52
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https://www.agenceecofin.com/actualites ... -au-malawiUranium : après des revers, l’australien Lotus vise des levées de fonds pour sa mine au Malawi
Agence Ecofin 24 juillet 2026
Près d’un an après sa remise en service au Malawi, la mine d’uranium Kayelekera peine encore à boucler sa montée en puissance. Entre revers opérationnels et techniques, Lotus Resources multiplie les reports dans le calendrier fixé pour l’atteinte du régime de croisière sur le site.
Dans une note publiée jeudi 23 juillet, la compagnie minière australienne Lotus Resources a dévoilé la structure d’un montage financier destiné à soutenir la montée en puissance de sa mine d’uranium Kayelekera, au Malawi. Comprenant notamment une levée de fonds par émission d’actions de 60,1 millions de dollars australiens (41,9 millions USD), ce dispositif intervient après une série de revers opérationnels enregistrés ces derniers mois sur le site, qui ont ralenti la montée en régime de l’exploitation.
Restées suspendues pendant plus d’une décennie, les opérations minières ont repris à Kayelekera en août 2025. Lotus Resources visait alors une montée en puissance rapide, avec l’ambition d’atteindre dès le début de 2026 la capacité nominale de la mine, fixée à 2,4 millions de livres d’uranium par an, soit environ 200 000 livres par mois. Un objectif qui demeure toutefois hors de portée à ce stade, la mine n’ayant par exemple livré que 155 900 livres sur l’ensemble du deuxième trimestre 2026.
Cette montée en régime a été freinée par des difficultés, allant d’un incident enregistré en avril dernier à des problèmes d’approvisionnement en acide sulfurique et au niveau de l’usine d’acide, un intrant indispensable au traitement du minerai d’uranium.
Désormais attendu d’ici fin 2026, cet objectif nécessitera des investissements supplémentaires pour optimiser les performances du site. Outre la levée de fonds par émission d’actions, le dispositif annoncé à cette fin prévoit une émission obligataire de 35 millions de dollars australiens, ainsi qu’une facilité de 30 millions USD garantie par un accord de commercialisation conclu avec le négociant suisse Mercuria. « Le site de Kayelekera est désormais en mesure de franchir les dernières étapes de la montée en puissance jusqu’à atteindre un régime de production nominal, et ce financement parachève l’assainissement du bilan », a déclaré le directeur général de Lotus, Greg Bittar.
Pour la société, l’enjeu dépasse le seul financement. Atteindre la capacité nominale constitue un jalon essentiel pour tout projet minier, puisqu’elle atteste de son fonctionnement au niveau de production retenu dans les études économiques ayant servi à justifier sa rentabilité. Lotus cherche ainsi à réunir les conditions nécessaires pour franchir cette étape et mieux honorer, à terme, ses engagements commerciaux. Cette trajectoire bénéficie d’un environnement de marché plus favorable. Selon Cameco, les prix à terme de l’uranium sont passés d’une moyenne de 89 USD la livre en janvier à 95,5 USD en juin 2026.
Les financements annoncés restent toutefois soumis à plusieurs étapes réglementaires devant s’étaler jusqu’en septembre prochain. Leur concrétisation sera suivie de près au Malawi, où Kayelekera figure parmi les projets appelés à soutenir le développement de l’industrie minière nationale. L’État qui détient 15 % du capital de la mine, doit également percevoir une redevance de 5 % sur les revenus générés par son exploitation.