Publié : 01 juin 2005, 17:28
On parle beaucoup des villages, mais qu'en sera-t-il des cités dortoir de nos villes. Je vois mal comment tout le monde pourra émigrer vers la campagne...
Site dédié à la fin de l'âge du pétrole
https://www.oleocene.org/phpBB3/
il y a un site mentionné quelque part sur le forum, dans les documents à lire je crois, qui suggère que les effets du peak oil seront pires à la campagne qu'en zone urbaine.jerome a écrit :On parle beaucoup des villages, mais qu'en sera-t-il des cités dortoir de nos villes. Je vois mal comment tout le monde pourra émigrer vers la campagne...
Les émeutes en Amérique Centrale ont eu lieu parce qu'ilexiste encore une société, du pétrole, et quelque chose à défendre ou surtout à gagner... après le pétrole ce ne sera plus le cas donc une émeute n'aura pas de sens. Deux alcoolos ne vont pas se battre pour récupérer une bouteille... vide.Les émeutes récentes en Amérique Centrale suite à la hausse du prix du baril ne me semblent pas laisser présager d'une transition "en douceur"
On parle beaucoup des villages, mais qu'en sera-t-il des cités dortoir de nos villes. Je vois mal comment tout le monde pourra émigrer vers la campagne...
pas sûr que ce soit systématique, comme je disais plus haut il y a risque émeute pour récupérer quelque chose, et dans ce cas effectivement il y aura pillage pendant cinq minutes. Ensuite il n'y a plus rien et quel serait l'intérêt de faire une émeute ? en plus en l'absence de tout autre moyen de communication que le bouche à oreille ?Alors, que se passe-t-il quand le peuple mange moins? Des émeutes, et c'est systématique!
Oui, c'est comme un autre l'a dit ailleurs, "le prix du pétrole augmentant, les gens seront forcés de l'utiliser moins et donc la transition douce sera possible"... Ce serait possible, si une société comme la nôtre pouvait seulement se permettre d'en consommer moins tout en fonctionnant...Geispe a écrit :D'ailleurs la fin du pétrole sera un changement non-violent de société et de système : une panne sèche n'est pas violente, la voiture s'arrête simplement et on continue autrement...
On utilisera les transports en commun comme au début du XXième siècle. La SNCF rouvrira toutes les petites lignes régionales qu'elle n'a pas cessé de fermer depuis 30 ans. Le Peak Oil c'est un peu la fin de la voiture individuelle mais ce n'est pas la fin de tous les modes de transports ...Renaud a écrit : Oui, c'est comme un autre l'a dit ailleurs, "le prix du pétrole augmentant, les gens seront forcés de l'utiliser moins et donc la transition douce sera possible"... Ce serait possible, si une société comme la nôtre pouvait seulement se permettre d'en consommer moins tout en fonctionnant...
Pour l'instant et sans doute pour longtemps, rien ne remplace les transports. Une fois qu'ils deviennent trop chers, c'est la paralysie qui gagne l'ensemble de la société.
De plus, l'image de la "panne sèche" me fait plutôt l'effet d'un événement relativement brutal...
On ne peut pas arrêter la voiture et continuer à pieds, justement !
Non, pas la fin, mais combien de jobs vont tout de même se retrouver à la trappe ? Déjà le mien c'est sûr, je suis amené à me déplacer... Et puis attention à l'interdépendance dans notre société... Une paralysie locale, et les effets boule de neige, domino et consorts vont pulluler là où on ne les attendra pas...nopasaran a écrit :On utilisera les transports en commun comme au début du XXième siècle. La SNCF rouvrira toutes les petites lignes régionales qu'elle n'a pas cessé de fermer depuis 30 ans. Le Peak Oil c'est un peu la fin de la voiture individuelle mais ce n'est pas la fin de tous les modes de transports ...Renaud a écrit : Oui, c'est comme un autre l'a dit ailleurs, "le prix du pétrole augmentant, les gens seront forcés de l'utiliser moins et donc la transition douce sera possible"... Ce serait possible, si une société comme la nôtre pouvait seulement se permettre d'en consommer moins tout en fonctionnant...
Pour l'instant et sans doute pour longtemps, rien ne remplace les transports. Une fois qu'ils deviennent trop chers, c'est la paralysie qui gagne l'ensemble de la société.
De plus, l'image de la "panne sèche" me fait plutôt l'effet d'un événement relativement brutal...
On ne peut pas arrêter la voiture et continuer à pieds, justement !
Tout à fait. Mais justement, c'est là le problème. La société est construite pour qu'on soit obligés de se déplacer en voiture à tout bout de champ... (ou de faire se déplacer des gens).Il faudrait connaitre la part des transports nécessaire au fonctionnement de l'économie et celle lié aux déplacements individuels (à mon avis la seconde est beaucoup plus grande).
Je suis d'accord... j'émettrai quand même une dernière réserve : je ne suis pas sûr du tout qu'on puisse comparer l'Occupation avec une situation de Peak Oil qui interviendrait de nos jours. L'industrialisation et l'urbanisation ont pas mal galopé depuis (des arguments bancals, ok, mais je ne suis pas calé, en même temps) aggravant notre dépendance intrinsèque et multiple aux mamelles de la société moderne (ouh, mon style se relâche, là !Tiennel a écrit :Durant l'Occupation, la France devait être dans des conditions de type Peak Oil + quelques années. Que je sache, les grandes villes étaient loin d'être désertes, et on continuait de voyager - cf 120, rue de la Gare, de Léo Malet.
Plus problématique est le sort de tous ceux qui aujourd'hui, habitent une banlieue résidentielle mal desservie par les transports en commun, où la voiture s'impose dès qu'on doit aller acheter du pain. Même dans l'hypothèse où le prix de l'essence monte lentement et donc rend progressif l'abandon de la voiture, voilà des villes entières dont la valeur immobilière va s'effondrer du jour au lendemain. Impossible, pour ceux qui se sont endettés pour acheter la maison de leurs rêves, de récupérer leur mise et de migrer vers un habitat similaire plus adapté à la pénurie pétrolière.
Ces banlieues seront la version moderne des villes minières fantômes du Far West...
C'est le pétrole qui disparait et la nourriture qui manque : quand bien même il ne resterait qu'un crouton de pain, on se battrait pour le récupérer : c'est naturel ; l'intérêt c'est la survie.Geispe a écrit :pas sûr que ce soit systématique, comme je disais plus haut il y a risque émeute pour récupérer quelque chose, et dans ce cas effectivement il y aura pillage pendant cinq minutes. Ensuite il n'y a plus rien et quel serait l'intérêt de faire une émeute ? en plus en l'absence de tout autre moyen de communication que le bouche à oreille ?Alors, que se passe-t-il quand le peuple mange moins? Des émeutes, et c'est systématique!
Ils avaient déjà trouvé une solution (toute relative) à l'époque à la pénurie de pétrole pour les véhicules : le gazogène.Tiennel a écrit :Durant l'Occupation, la France devait être dans des conditions de type Peak Oil + quelques années. Que je sache, les grandes villes étaient loin d'être désertes, et on continuait de voyager - cf 120, rue de la Gare, de Léo Malet.
La grande différence avec aujourd'hui c'est qu'il n'y a plus des millions de paysans dans les campagnes pour subvenir aux besoins alimentaires de tout le monde. Et le pétrole n'a jamais manqué tout à fait sinon il n'y aurait pas eu de guerre de ce type.Tiennel a écrit:
Durant l'Occupation, la France devait être dans des conditions de type Peak Oil + quelques années. Que je sache, les grandes villes étaient loin d'être désertes, et on continuait de voyager - cf 120, rue de la Gare, de Léo Malet.
Ils avaient déjà trouvé une solution (toute relative) à l'époque à la pénurie de pétrole pour les véhicules : le gazogène.
Ah mais si:Les émeutes en Amérique Centrale ont eu lieu parce qu'ilexiste encore une société, du pétrole, et quelque chose à défendre ou surtout à gagner... après le pétrole ce ne sera plus le cas donc une émeute n'aura pas de sens. Deux alcoolos ne vont pas se battre pour récupérer une bouteille... vide.