Superus a écrit :
Après tout il y a crise, on le sait, le soucis c'est que c'est une crise avant tout financière (même si le passage d'un baril de 20$ à 100$ n'a pas aidé), et donc potentiellement une crise résolvable par la seule action humaine (on peut s'imaginer qu'on laisse tomber les différentes dettes entre nous, décider de ne pas rembourser, et après un chaos produit par une telle décision continuer dans le bon monde de la croissance infinie). Jusqu'à présent on parle de pire crise financière depuis 1929, rien d'étonnant que le niveau de vie se dégrade et que l'état perde du pognon (et certainement pas dans les mêmes proportions qu'en 1929).
Certainement, c'est une grosse erreur que certains ont fait ici de vouloir à toute force la relier au PO(même si les prix du pétrole ont évidemment joué un rôle dans son déclenchement).
yvesT a écrit :
Et sur le fait que si les "crises" (ou baisses sérieuses de croissance) des seventies étaient/sont qualifiées de chocs pétroliers, pourquoi, messieurs les économistes, n'est ce pas le cas aujourd'hui :
La crise actuelle n'est pas du tout "avant tout financière" c'est plutôt un double choc pétrolier :
- du fait du prix du baril pour l'aspect flux/comptes d'exploitation (comme pour les deux premiers)
- du fait des montagnes de dettes héritées de la période post deux premiers chocs (pour retrouver la croissance d'avant), ce qui résulte dans l'adjectif financier souvent utilisé pour la crise actuelle.
Par rapport à la question posée: le graphique pertinent est celui du prix du pétrole par rapport à la richesse produite:

Il s'agit de u prix du pétrole en fonction du Pib par habitants en france. On voit très bien qu'on est en dessous des années 70.
Autre point: si cette crise est un choc pétrolier, pourquoi n'a-t-on pas une crise similaire à celle des années 70, mais plutôt un schéma classique de crise comme en a connu le capitalisme?
Ouaip, mais explications a posteriori.
Il faut aussi regarder les ordres de grandeur. C'est assez facile, j'avais fais le calcul un jour. Comparer le cout du credit paye' par les americains par les subprimes et le surcout depense' par les automobilistes du monde entier suite a l'augmentation du baril.
Non, des gens comme Nouriel Roubini avait expliqué ce qui se passait bien avant.
Le problème des subprimes, ce n'est pas ce que les américains ont payés, mais ce qu'ils n'ont pas payé!
L'augmentation du prix du baril, c'est de l'argent qui reste dans l'économie(les compagnies réinvestissent, les propriétaires dépensent leur fric), les subprimes, c'est de l'argent qui de l'argent qui part en fumée. La bulle immobilière aux USA a été la plus grande bulle immobilière de l'histoire, c'est connu, et toute les bulles font des dégâts lorsqu'elles sautent.
LeLama a écrit :Oui, c'est bien ca. J'avais fait le calcul. Le cout du credit= le montant des contrats de subrime * taux du credit. Le montant des crontats se trouve sur le net ainsi que des estimations du taux reel. Je n'ai plus ca en memoire mais on retrouve facilement. Pour le surcout du petrole, on fait une evaluation du nombre de vehicules dans le monde * le nombre de kms parcourus par an * cout essence au km en se basant sur une conso moyenne * augmentation du prix a la pompe en pourcentage.
Le calcul me donnait un rapport tres superieur a 10. Je ne peux plus citer le chiffre exact car je ne m'en souviens pas. C'est a dire qu'au niveau mondial, les changements de consommation induits par la hausse du prix du petrole ont ete beaucoup plus importants que les changements de conso dus a l'argent perdu dans le paiement des interets des subprime. Et pour cela, on ne compte que l'augmentation lie' aux vehicules personnels. Si on ajoute le chauffage, les couts indirects dans toute l'economie, les subprimes deviennent alors franchement negligeables.
Tu ne sembles pas comprendre comment les subprimes ont affecté l'économie: il ne s'agit pas des "habitudes de consommations", mais du système bancaire, et au final du crédit. Je ne connais pas le détail de tes calculs(mais j'ai quelques doutes) mais de toute façon, il est à côté de la plaque, tu compares des choses qui ne sont pas comparables.
Sinon, je suis surpris de ceux qui disent qu'on n'a pas l'effondrement attendu. Je ne sais pas ce qu'il vous faut. C'est juste le debut et on a des taux de chomage affolants en Grece ou en espagne, des pbs monetaires tres difficiles a resoudre dans quasi-toutes les economies....
On est quand même dans une situation moins grave que la crise des années 30.
On pourra certes objecter que ces gaz de schistes ne dureront qu'un temps. Certes. Mais les "libéraux" répondent : on trouvera en temps et en heure.
Rappel du discours "de gauche" classique sur Oleocene depuis 10 ans :
Les USA vont bientôt s'effondrer. Par contre l'Europe en général et la France en particulier vont s'en sortir mieux.
Il suffit de constater la réalité.
Il y avait un peu de vrai dans ce discours: la crise est partie des USA. Ils s'en sortent mieux parce qu'ils ne sont pas englués par les politiques restrictives que s'imposent l'Europe.