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Publié : 07 août 2006, 18:29
par Geispe
troisième édition : je suis chaque fois déconnecté quand je veux envoyer mon message...

alors je raccourcis...
pour la récolte j'attends que tout soit mûr et je rase tout...
doryphores : toujours là et peu de dégats. Expérience intéressante j'en ai cueilli et balancés sur le chemin où circulent de grosses fourmis. Elles emportent les petites larves mais n'arrivent pas à traîner les grosses... mais c'est déjà pas mal

du coup je vais continuer de secouer mes plants de patates pour que les larves de doryphores tombent par terre car il a des fourmis un peu partout : faut juste qu'elles trouvent le filon et la technique.
Sinon j'ai des problèmes avec un couple de pics épeiche qui se sert d'un outil qu'il a inventé, une "forge" : un petit trou dans le tronc d'un saule juste à côté du noisetier. De quoi y coincer une noisette et tranquillement la casser dans son étau puis la déguster... Ils font du travail à la chaîne.
Comme quoi y a pas que les bonobos qui sont intelligents...

Publié : 07 août 2006, 18:38
par energy_isere
Geispe a écrit :Sinon j'ai des problèmes avec un couple de pics épeiche qui se sert d'un outil qu'il a inventé, une "forge" : un petit trou dans le tronc d'un saule juste à côté du noisetier. De quoi y coincer une noisette et tranquillement la casser dans son étau puis la déguster... Ils font du travail à la chaîne.
Comme quoi y a pas que les bonobos qui sont intelligents...

et moi ce que j'ai vu à la plage de Houlgate (mer du Nord) m'a sidéré :
les mouettes (ou enfin un oiseau de ce genre, je suis par ornithologue) savent ouvrir des coques en les laissant choir d'une hauteur d' environ 10 métres. Je suppose que sur le choc la coque s'ouvre un peu, ensuite la mouette casse avec son bec et mange l' intérieur.
J'ai vu ce manége se répeter 3 fois de suite pour arriver au résultat (tenance l'animal !).
De plus l' oiseau se met face au vent de sorte que l'oiseau monte quasiment tout seul à la verticale.
J'ai observé ca sur au moins 5 oiseaux en moins de 1/2 heure.
Une fois l'oiseau à pas retrouvé la coque car il cherchait dans la direction oposée. Trés rigolo.
Publié : 07 août 2006, 19:02
par fabinoo
les mouettes (ou enfin un oiseau de ce genre, je suis par ornithologue) savent ouvrir des coques en les laissant choir d'une hauteur d' environ 10 métres.
C'est courant, ossifraga (le casseur d'os) en Corse et en Italie désigne plusieurs oiseaux différents selon les régions : des mouettes ou goélands au bord de la mer, divers rapaces, dont le gypaete, en montagne. Et effraie, la chouette, vient aussi d'ossifraga ou osfraye, via orfraie.
Publié : 09 août 2006, 22:13
par pat43
fabinoo a écrit :J
Concernant, la sécheresse, j'ai arrosé copieusement une fois par semaine en moyenne en juin et juillet.
Je n'ai mis ni engrais, ni fumure, ni compost. De plus, c'était des patates de récupération, toutes fripées au moment de la plantation. Pourtant je suis très satisfait de mes récoltes, j'aurais pu en avoir plus si je les avais laissées un peu plus, et elles étaient vraiment très bonnes.
L'année prochaine, je ferai encore mieux.
pour la secheresse, une fois la pousse sortie, tu peux mettre de l'ecorce fraiche : l'interet est double, il empeche les mauvaises herbes de pousser, hydrate et donc rend l'arrosage inutile, mais l'important est tu l'as dit de se faire une experience. la main verte s'acquiere.
Publié : 10 août 2006, 13:14
par n.g
fabinoo a écrit :Il semble les nourrir (jusque-là, rien d'étonnant, c'est une fégumineuse), mais aussi les protéger des aléas climatiques.
Tu veux dire qu'il les rend plus résistantes aux aléas climatiques? C'est bon à savoir. As-tu comparé les mêmes variétés avec et sans fénu?
fabinoo a écrit :Pour fenugrec, sarrasin, luzerne, l'idée est de les utiliser en engrais vert, puis de les donner aux animaux. A priori, ils se débrouilleront eux-mêmes pour en extraire les grains, voire boufferont tout, non ?
Pour ça on peut leur faire confiance. Par contre c'est pour renouveler les semences que ça me semble laborieux, et encore plus s'il s'agit d'en extraire un bon volume pour en avoir à faire germer.
Geispe a écrit :après avoir coupé mes céréales... il reste du béton et les restes des céréales...
À ce point? Tu penses que ce sont les céréales qui contribuent à compacter le sol? Chez moi j'ai plutôt observé le contraire. D'ailleurs une céréale comme le seigle peut par exemple être cultivée comme engrais vert car elle est réputée pour ameublir le sol en profondeur, en plus de fournir de la biomasse.
fabinoo a écrit :Et conséquence pour les paillages, faudra passer au BRF.
Et à avoir assez de place si tu veux autoproduire ton petit-bois. Cette année j'ai dû élaguer deux grands chênes dans mon jardin (à vue de nez septuagénaires/octogénaires) et j'ai récupéré en plus du bois de taille de pas mal d'arbustes et arbres fruitiers (dont un grand pommier), ce qui m'a permis de faire un paillage de brf pour une surface totale de 80 à 90 m2 (pour le reste je fais avec du précompost), ça n'a pas empêché qu'il fallait quand même que j'arrose à certains moments : poivrons, certaines tomates, courges, melons, certains pieds d'amaranthes, et la culture qui a le plus souffert de la sécheresse, bien qu'avec paillage de BRF, le fénugrec (tu parles d'un engrais vert). Et avant que j'aie autant de bois à élaguer je peux être patient. Cette automne je vais quand même essayer du 100% ronce, je verrai si je peux faire plus de brf avec des ronces qu'avec des arbres, mais je préfère quand-même compter aussi sur l'herbe et la paille comme couverture du sol. La paille ayant d'ailleurs l'avantage de protéger les semis face aux merles qui adorent gratter dans le brf (et dézinguer ce qui vient d'y germer par la même ocasion) mais ne le font pas quand on met de la paille, formée d'éléments plus durs à déplacer pour leurs petites pattes.
Sinon, comme alternative aux céréales, quelqu'un a-t-il déjà essayé de cultiver le quinoa? J'ai fait un essai cette année ça a lamentablement raté. Si quelqu'un a des astuces ça m'intéresse.
Publié : 10 août 2006, 13:35
par fabinoo
Pour cette année, ce qu'on a fait est malheureusement exempt de toute rigueur scientifique. ON n'avait pas les surfaces, ni les semences, ni le temps, ni les compétences nécessaires pour faire quelque chose de sérieux.
Ce sera pour l'an prochain.
Cependant, j'ai bien l'impression que le fenugrec agit comme une très bonne couverture au pied des tomates. Il pousse à environ un quart de leur hauteur, 20-30 cm, et malgré les grosses chaleur de juillet, et une plantation beaucoup trop serrée (20 cm entre les pieds, mais c'est pas ma faute, j'étais pas là quand ça a été planté), les tomates sont en pleine forme, et donnent modérément.
Ce serait donc à tester plus sérieusement.
Pour l'instant, je me dis que la question des semences n'est pas absolument urgente. Bien sûr, elle est essentielle, et je m'en soucierai rapidement, mais dans tous les cas, on peut dans un premier temps assurer avec le stock existant (deux ou trois ans). Donc, en cas de crise brutale, je pense qu'il vaudra mieux avoir fait des stocks de semences équivalent à leur durée de vie, et ne pas se soucier de ça les premières années. Tout simplement parce que ces années-là seront déjà très difficiles même avec les semences toutes prêtes et sélectionnées par les meilleurs semenciers.
Pour le BRF, ça dépend évidemment du lieu où on se trouve. Perso, je vise d'aller m'installer quelque part soit dans le maquis, soit dans la garrigue, ou dans des zones forestières de moyenne montagne méditerranéenne. Des zones où le débroussaillage est considéré comme une corvée, et où il sera même probablement possible de se faire payer pour aller couper des broussailles chez les gens.
Ailleurs, dans les régions céréalières, la paille sera plus accessible. Il faut s'adapter au lieu où on se trouve. A Montreuil, par exemple, on récupère maintenant le fumier de la police montée...
Mais il serait bon partout de replanter des haies assez serrées dès maintenant.
Publié : 10 août 2006, 13:53
par Geispe
après avoir coupé mes céréales... il reste du béton et les restes des céréales...
À ce point? Tu penses que ce sont les céréales qui contribuent à compacter le sol?
non, pas vraiment : je les ai cultivées sur de l'argile extrait lors du creusement d'un étang...

je compte rajouter du compost en couverture pour ameublir, à la longue.
BRF et engrais vert, après le pétrole, je n'y crois pas trop en n'aura plus de broyeur et besoin du bois pour autre chose... et l'engrais vert demande à cultiver spécialement déjà pour avoir les semences pour en faire et ensuite de détruire ce qui pousse et qui se mange... m'étonnerait qu'on s'amuse à çà.
Sinon, comme alternative aux céréales, quelqu'un a-t-il déjà essayé de cultiver le quinoa? J'ai fait un essai cette année ça a lamentablement raté. Si quelqu'un a des astuces ça m'intéresse.
pas essayé car un peu compliqué effectivement. Il semblerait qu'il faut faire une sorte de "stratification" (mettre un long moment au frigo après l'avoir humidifié mais faut pas que çà germe ni que çà pourrisse... puis semer sur terrain réchauffé...)
Publié : 10 août 2006, 14:03
par Geispe
En prévision de l'après-pétrole il faudrait encore tenir compte de diverses choses comme la qualité et l'état du terrain disponible :
- personnellement je suis dans un endroit (fond de vallée forestière) où il n'y a pas de terrain agricole déjà travaillé ; il est donc particulièrement fastidieux de démonter des friches et des prés pour rendre la terre cultivable... d'où la possibilité que j'ai de n'augmenter que très progressivement mes surfaces vu que je fais tout à la main...
- présence de terrains agricoles divers mais essentiellement dénudés et épuisés par de l'agriculture industrielle ; il faudra donc arriver à réadapter et rendre vivants ces terrains qui sans entrants chimiques ne donnent rien... je pense que ce sera probablement la situation la plus courante si l'agriculture industrielle tombe en panne, et il faut donc envisager les différentes méthodes possibles pour enrichir la terre, même dès la première année de production...
Publié : 11 août 2006, 09:05
par Perchou
Tout à fait d'accord avec toi Geispe.
Comme tu en témoigne, défricher à la main est un boulot de titan !
Quant aux terrains agricoles vidés de leur MO (matière organique), la seule solution, c'est la culture intensive... de la microflore et de la microfaune du sol. Et même avec cela, faire remonter le niveau d'activité biologique du sol est relativement faisable mais faire remonter le taux d'humus est vraiment un boulot à long terme. Rotations rapides, apports de MO réguliers et équilibrés en C/N et déjà, au bout d'un an, la texture s'assouplit et on retrouve des lombrics. Par contre, pour redonner au sol ses capacités de stockages d'eau et de nutriments... c'est un peu plus long.
Publié : 16 août 2006, 23:30
par pat43
Geispe a écrit :présence de terrains agricoles divers mais essentiellement dénudés et épuisés par de l'agriculture industrielle ; il faudra donc arriver à réadapter et rendre vivants ces terrains qui sans entrants chimiques ne donnent rien.
te casse pas le cul pour la terre devastée par l'agriculture industrielle : laisse la reposer et se renouveller toute seule, elle se reboisera et redemerrera.
Publié : 17 août 2006, 07:59
par Geispe
et on mange quoi en attendant ?
Publié : 17 août 2006, 13:02
par pat43
le tout c'est d'etre au courant du comestible. c'est assez phenomenal le nombre de plantes comestibles.
Publié : 17 août 2006, 13:12
par rammstein
Sans compter toutes les bestioles comestibles : insectes, oiseaux, poissons, animaux de compagnie, belles-mères...
Rammstein
Publié : 17 août 2006, 13:55
par Sylvain
[HORS_SUJET]
Personnellement, j'aurai mis la belle-mère
avant les insectes.

[/HORS_SUJET]
Publié : 17 août 2006, 14:16
par Geispe
le tout c'est d'etre au courant du comestible. c'est assez phenomenal le nombre de plantes comestibles.
en été oui, en hiver... moins...