Tiennel a écrit :La polémique naît du fait que les deux parties ne parlent pas de la même chose. L'une parle de la cible (les EnR) en soulignant que c'est technolgiquement réalisable (ce qui est vrai) et qu'une fois les fossiles épuisés ou interdits, il n'y aura rien d'autre (ce qui est également vrai). En fait, sur ce sujet, la messe est dite.
Reconnaitre que les énergie renouvelables ont le potentiel pour remplacer les énergies sales utilisées actuellement est déjà un énorme pas en avant.
L'autre partie parle de la trajectoire , en émettant des doutes sur la possibilité d'effectuer une transition sans heurt et dans l'échelle de temps adéquate. Sur ce sujet-là, par contre, c'est beaucoup plus complexe car il y a des interactions permanentes entre économie, industrie, politique, géopolitique, démographie, idéologie, enjeux sociétaux...
Oui, la question du temps est essentielle. Reconnaitre que nous avons les moyens technologiques pour effectuer cette transition en 20-30 ans est un second pas en avant. Par contre, il est vrai qu'il y a 4 obstacles :
- le poids des lobbys des énergies sales,
- l'inertie des politiques
- le degré d'ignorance à tous les niveaux de la population
- la pollution idéologique
La plupart de ceux qui viennent sur ce forum veulent parler de la trajectoire. Qu'on leur assène la cible en réponse à leurs interrogations sur la trajectoire a généralement pour effet de les énerver

Je ne parle que de trajectoire (intégration du facteur temps) depuis le début. Et le fait que j'argumente pour montrer que cette trajectoire (Société basée sur les Energies sales - > Société basée sur les énergies renouvelables avec le même niveau de confort) est technologiquement possible (nous disposons de technologies simples déployables en masse très rapidement : CSP-CLFR etc.) agace quelques internautes : J'avais remarqué
Si on se focalisait sur les 4 vrais obstacles (comment les contourner ou comment les réduire), on serait bien plus efficaces.
Il est possible (rien de certain) que nous ne parvenions pas à surmonter ces 4 obstacles.
Il est possible qu'une partie des gens continue de croire (imprinting idéologique) que nous n'avons pas les moyens technologiques pour nous orienter rapidement vers les énergies propres.
Il est possible que les groupes des énergies sales refusent de se reconvertir rapidement.
Il est possible que les politiques n'aient pas la forcer de mener les politiques qui s'imposent.
Je fais le pari inverse.