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Re: Changement climatique : role du soleil
Publié : 24 août 2009, 19:20
par Seiya
energy_isere a écrit :Seiya, aurais tu des documents sérieux sur le sujet ?
Le site de Henrik Svensmark
Par exemple, une de ses études récentes :
Cosmic ray decreases affect atmospheric aerosols and clouds (31/05/2009)
Henrik Svensmark, Torsten Bondo, Jacob Svensmark a écrit :"Les décroissances des rayons cosmiques modifient les aérosols atmosphériques et les nuages"
"Les éjections de masse de la couronne solaire sont détectées sur la terre par les décroissances de Forbush des rayons cosmiques.
Nous trouvons que les nuages de basse altitude contiennent moins d'eau liquide à la suite d'un événement de Forbush et, pour les événements les plus prononcés, le contenu liquide de l'atmosphère océanique peut décroître jusqu'à 7%. Le contenu en eau des nuages mesuré par le SSM/I (détecteur spécial micro-onde/imageur) atteint un minimum environ 7 jours après le minimum de Forbush de rayons cosmiques, tout comme le font la fraction de nuages de basse altitude vue par le MODIS (Spectro-radiomètre imageur à moyenne résolution) et par l'ISCCP (Projet international satellitaire d'étude des nuages). Une observation, menée en parallèle par le réseau robotisé chargé de l'étude des aérosols AERONET montre une chute dans l'abondance relative des particules aérosols fines qui, dans des circonstances normales, auraient pu évoluer en noyaux de condensation pour les nuages.
Ainsi, l'existence d'un lien entre le soleil, les rayons cosmiques, les aérosols et la quantité d'eau liquide contenue dans les nuages, est apparent à l'échelle du globe. "
Les expériences
CLOUD et
SKY.
Et une belle image pour la route :

Re: Changement climatique : role du soleil
Publié : 24 août 2009, 19:27
par Seiya
energy_isere a écrit :l' article ne fait que mentionner la puissance émise par le soleil à la fréquence de 2.8 GigaHertz. OK. Et alors ca entraine quoi sur le climat ? L' article en parle absolument pas.
Oui. Les posts se sont croisés, voir les liens ci-dessus.
Le principe : le champ magnétique du soleil module le nombre de rayons cosmiques frappant la Terre (plus le flux est fort, plus il les repousse). Ces rayons sont à l'origine de noyaux de condensations qui forment des nuages de basse altitude. Ces nuages refroidissent le climat.
Plus il y a de taches solaires, plus le soleil est actif au niveau magnétique. Donc il fait chaud. Dans ses périodes calmes, il y a plus de nuages bas, il fait donc plus froid.
Re: Changement climatique : role du soleil
Publié : 24 août 2009, 19:31
par Seiya
Re: Changement climatique : role du soleil
Publié : 24 août 2009, 19:38
par energy_isere
Seiya a écrit :energy_isere a écrit :l' article ne fait que mentionner la puissance émise par le soleil à la fréquence de 2.8 GigaHertz. OK. Et alors ca entraine quoi sur le climat ? L' article en parle absolument pas.
Oui. Les posts se sont croisés, voir les liens ci-dessus.
Le principe : le champ magnétique du soleil module le nombre de rayons cosmiques frappant la Terre (plus le flux est fort, plus il les repousse). Ces rayons sont à l'origine de noyaux de condensations qui forment des nuages de basse altitude. Ces nuages refroidissent le climat.
Plus il y a de taches solaires, plus le soleil est actif au niveau magnétique. Donc il fait chaud. Dans ses périodes calmes, il y a plus de nuages bas, il fait donc plus froid.
Tu réponds à coté de la question.
"Le principe : le champ magnétique du soleil module le nombre de rayons cosmiques frappant la Terre (plus le flux est fort, plus il les repousse)."
ceci est possible avec un champs magnétique quasi constant.
Pas à 2.8 GHz !
Essaye donc de devier une boussole avec les ondes de ton portable.
(en étant sur que le portable améne pas par ailleurs une contribution autre que l' onde à 0.9, 1.8 ou 1.9 GHz surimposée au fonctionnement du portable).
Donc, argumente sur le champs magnétique de la terre et du soleil, mais pas avec des ondes radio à 2.8 GHz.
Re: Changement climatique : role du soleil
Publié : 24 août 2009, 19:40
par Seiya
energy_isere a écrit :et en quoi un champs magnétique sur une fréquence dévirait t' il les particules cosmiques ?
Un champs magnétique quasi constant ou a quelques Hertz, je veux bien que ca dévie une particule cosmique sur des distances kilométriques ou plus, mais pas avec un champs à 1 GigaHertz. Désolé la physique que je connais autorise pas ca.
Parce qu' avec un champs à 2.8 GHz la particule cosmique incidente va étre déviée dans un sens pendant moins de 0.2 ns et dans l' autre pendant les 0.2 ns suivantes. Bilan : une particule qui picolé un coup de trop.
Plus exactement : "les particules ionisantes venues de l'espace sont plus ou moins déviées par les éruptions solaires". Donc le champ n'est pas constant, c'est les "bourrasques" qui poussent. Ça marche mieux ?
Après, il y a plein de courbes qui montrent la corrélation entre flux solaire et couverture nuageuse, donc il y a bien un effet.
energy_isere, je t'invite à te plonger dans les papiers scientifiques, tu seras plus compétent que moi.

Re: Changement climatique : role du soleil
Publié : 24 août 2009, 19:46
par Seiya
Par exemple, il y a ces données qui montrent le lien :

Après, le mécanisme physique derrière doit être connu, mais pas par moi...
Re: Changement climatique : role du soleil
Publié : 24 août 2009, 19:52
par energy_isere
Seiya a écrit :energy_isere a écrit :et en quoi un champs magnétique sur une fréquence dévirait t' il les particules cosmiques ?
Un champs magnétique quasi constant ou a quelques Hertz, je veux bien que ca dévie une particule cosmique sur des distances kilométriques ou plus, mais pas avec un champs à 1 GigaHertz. Désolé la physique que je connais autorise pas ca.
Parce qu' avec un champs à 2.8 GHz la particule cosmique incidente va étre déviée dans un sens pendant moins de 0.2 ns et dans l' autre pendant les 0.2 ns suivantes. Bilan : une particule qui picolé un coup de trop.
Plus exactement : "les particules ionisantes venues de l'espace sont plus ou moins déviées par les éruptions solaires". Donc le champ n'est pas constant,
c'est les "bourrasques" qui poussent. Ça marche mieux ?
Après, il y a plein de courbes qui montrent la corrélation entre flux solaire et couverture nuageuse, donc il y a bien un effet.
energy_isere, je t'invite à te plonger dans les papiers scientifiques, tu seras plus compétent que moi.

Si c' est des "bourrasques" comme tu dit, la on est bien d' accord. une "bourrasque" au regard de 2.8 GHz c' est quasiment constant ! Une "bourasque" c' est moins du Hertz. Ca peut meme faire quelques secondes, et alors c' est des dixiémes de Hertz.
Sinon, merci pour le lien sur l' expérience CLOUD du CERN. Je vais jeter un coup d' oeil sur ce document de janvier 2002 :
http://cloud.web.cern.ch/cloud/document ... y_iaci.pdf
Re: Changement climatique : role du soleil
Publié : 24 août 2009, 19:56
par Seiya
Wikipédia a écrit :Une éruption solaire est un événement primordial de l'activité du Soleil. Elle se produit à la surface de la photosphère et projette au travers de la chromosphère un jet de matière ionisée qui se perd dans la couronne à des centaines de milliers de km d'altitude. En plus des particules et des rayons cosmiques, l'éruption s'accompagne d'un intense rayonnement (UV, rayons X, etc.) qui perturbe les transmissions radioélectriques terrestres (orage magnétique) et provoque l'apparition des aurores polaires.
"un jet de matière ionisée" : si je comprends bien, ce jet n'est pas neutre, il est donc capable de dévier les rayons cosmiques dans tout le système solaire ?
Il faudrait rajouter une étape :
Fort flux magnétique > nombreuses éruptions solaires > fréquentes déviations des rayons cosmiques.
Re: Changement climatique : role du soleil
Publié : 24 août 2009, 20:08
par Seiya
Trouvé d'autres infos
ici :
Wikipédia a écrit :Le vent solaire est un flux de plasma constitué essentiellement d'ions et d'électrons qui sont éjectés de la haute atmosphère du Soleil. Ce flux varie en vitesse et en température au cours du temps en fonction de l'activité solaire.
Le vent solaire dévie une partie des rayons cosmiques arrivant dans l'atmosphère terrestre. Les variations de l'activité solaire entraînent une modulation du flux des rayons cosmiques provenant de l'espace. Ces modulations entraînent à leur tour une variation du taux moyen de carbone 14 sur Terre.
Les rafales de vent solaire particulièrement énergétiques provoquées par des éruptions solaires, des éjections de masse coronale et autres phénomènes sont appelées tempêtes solaires. Pendant une éruption solaire, le nombre de particules atteignant l'atmosphère terrestre est de 10 000 (à comparer à 10 particules en l'absence d'éruption).
Re: Changement climatique : role du soleil
Publié : 24 août 2009, 20:24
par energy_isere

la , il y a rien à redire.
Re: Changement climatique : role du soleil
Publié : 24 août 2009, 20:36
par energy_isere
je reposte l' image de Soho, car je m' apercois que le lien que j' ai donné (page précedente du fil) est un lien qui se met à jour en automatique.
Voici l' image figée pour ce jour déposée sur imageshack.us :
on pourra comparer quand il y aura une nouvelle tache éruptive.
Merci de le signaler si cela arrive.
Re: Changement climatique : role du soleil
Publié : 24 août 2009, 20:55
par Seiya
Pendant qu'on y est : voici une autre théorie solaire, avec
Nicola Scafetta, chercheur statisticien des systèmes complexes au département de Physique de l'Université Duke (
conférence avec vidéo et slides en pdf).
Il a étudié
l'influence sur le climat de la vitesse du soleil par rapport au centre de gravité du système solaire (CGSS).
Jupiter et Saturne, les deux mastodontes du système solaire, font bouger le soleil, d'une distance de l'ordre de deux fois son diamètre. Les mouvements sont complexes mais cycliques.
Scafetta a fait une analyse spectrale de la température du Globe (données du HadCrut) et de la vitesse du soleil par rapport au CGSS :
Il a retrouvé la période de 60 ans (pic à droite) présente dans les cycles océaniques PDO et AMO ! Enorme. On commence (peut-être) à trouver un coupable aux mystérieuses fluctuations naturelles.
Il a appliqué sa modélisation de 1850 à 2100 :
Excellent accord avec les données passées ! 
(un autre bon point)
Pour le futur :
- dans le scénario haut : stagnation pendant 20 ans et dans les +1,25°C en 2100.
- scénario bas : tendance à la baisse arrivant à +0.2°C en 2100.
Re: Changement climatique : role du soleil
Publié : 24 août 2009, 22:19
par parisse
A Seiya sur l'influence sur le climat de la vitesse du soleil par rapport au centre de gravité du système solaire.
Ca me parait hautement fantaisiste. On a un peu l'impression de quelqu'un cherchant une corrélation à tout prix. Ca a du sens de chercher des correlations pour confirmer l'existence ou/et l'ampleur d'un phenomene physique.
On voit une echelle logarithmique en ordonnée et un max de 100 pour la température, qui signifie quoi, ce n'est pas clair. Est-ce une norme de FFT?
Ensuite, en quoi la vitesse du Soleil par rapport au centre de gravité du système solaire pourrait avoir une influence sur la température terrestre (d'autant qu'elle ne doit pas varier beaucoup autour des valeurs dues a Jupiter seul dont l'excentricité est faible)? C'est la distance Terre-Soleil qui en a clairement une... et de toutes façons l'influence de Jupiter ou des autres planètes sur la distance Terre-Soleil (via les paramètres de l'orbite keplerienne) a des périodicités beaucoup plus grandes.
Re: Changement climatique : role du soleil
Publié : 24 août 2009, 22:40
par Seiya
parisse a écrit :On voit une echelle logarithmique en ordonnée et un max de 100 pour la température, qui signifie quoi, ce n'est pas clair. Est-ce une norme de FFT?
Je vais chercher.
parisse a écrit :Ensuite, en quoi la vitesse du Soleil par rapport au centre de gravité du système solaire pourrait avoir une influence sur la température terrestre (d'autant qu'elle ne doit pas varier beaucoup autour des valeurs dues a Jupiter seul dont l'excentricité est faible)? C'est la distance Terre-Soleil qui en a clairement une... et de toutes façons l'influence de Jupiter ou des autres planètes sur la distance Terre-Soleil (via les paramètres de l'orbite keplerienne) a des périodicités beaucoup plus grandes.
Dans son mouvement (cycle 180 ans), le soleil va accélérer et freiner à cause des forces gravitationnelles des planètes. Il va aussi subir des effets de marée. Tout cela va influencer son activité magnétique (ajouté à des facteurs internes au soleil j'imagine ?), et donc, là on rejoint la théorie de Svensmark : l'activité magnétique va agir sur les nuages de basse altitude.
Tiré de
cette page :
Le Soleil a une rotation sur lui même différentielle car ces couches externes ne tournent pas comme un corps solide : alors que sa surface effectue une révolution tous les 25,40 jours à l'équateur, il ne lui faut pas moins de 36 jours aux pôles. Cette rotation est responsable de l'activité. En tournant sur lui-même il crée un champ magnétique 5.000 fois plus intense que celui de la Terre.
...
La perturbation des courants de convection dû aux planètes, aurait des effets sur l'activité solaire car plus les courants de convection sont lents, plus faible est l'activité solaire et plus ils sont rapides plus l'activité solaire est importante. Selon la théorie et l'observation des courants de convections, leurs vitesses prévoient l'intensité de l'activité solaire environs dans les 20 ans avenir.
Résumé du chapitre :
Le mouvement des planètes gazeuses fait varier l'élan angulaire du Soleil autour du barycentre du Système Solaire. Tout les 179 ans l'élan angulaire du Soleil varie très rapidement comme ca été le cas lors du minimum de Maunder ce qui ralentie les grand courants de convection du Soleil. Donc l'activité solaire baisse.
Lors d'une activité solaire faible le diamètre du Soleil est plus important, et sa vitesse de la rotation est plus faible d'environs 3% que la vitesse actuelle. Lorsque l'activité solaire faiblie la luminosité fait de même comme ça été le cas lors du minimum de Maunder puisque la luminosité aurait été plus faible d'environs 0,2 à 0,3% que maintenant. Plus l'activité solaire faiblie, plus le champ magnétique et le vent solaire faiblie et donc plus l'extension du champs magnétique terrestre est réduit. Ceci permet à plus de rayons cosmiques d'entrer dans l'atmophère. Et donc la nébulosité augmente car les rayons cosmiques favorisent la formation des nuages à basse altitude se qui augmente l'albédo et donc réduit aussi la luminosité et radiation du Soleil sur Terre.
Pendant le Minimum de Maunder l'irradiance solaire totale longtemps appelé « la constante solaire » était plus faible de 0,25% par rapport à maintemant soit de 4W/m² ce qui a pour effet de baisser la température 0.25°C. Bien que les ultraviolets (UV) sont des radiations qui ne représentent qu'environ 1 % de la production radiative solaire leur variation est plus important que de l'irradiance solaire totale. Lors d'une variation 0,25% l'irradiance solaire totale par rapport à maintemant l'UV varie au alentour de 10%. L'UV a beaucoup d'effet sur l'atmosphère. L'augmentation de la température de l'ionosphérique est d'environs 300% entre le minimum et le maximum du cycle de l'activité solaire de 11 ans. Donc lors d'une variation importante comme entre le Minimum de Maunder et maintenant, l'UV a dû varier tellement que cela a dû avoir assez d'effet sur la chimie de la stratosphère (la couche d'ozone...) et sa dynamique.
Donc lors d'une variation importante de l'activité solaire, la variation de la radiation solaire, de l'UV, de la luminosité, du champ magnétique, du vent solaire (rayons cosmique), sont la cause de l'évolution de la température dans l'atmosphère terrestre lors des cycles des variations du cycle solaire Suess.
Re: Changement climatique : role du soleil
Publié : 24 août 2009, 22:56
par Seiya
parisse a écrit :On voit une echelle logarithmique en ordonnée et un max de 100 pour la température, qui signifie quoi, ce n'est pas clair. Est-ce une norme de FFT?
L'unité est sans dimension (amplitude de la raie spectrale).
Légende de cette courbe :
Maximum entropy spectral estimates (with 1000 poles) of the global surface temperature (top) and of the velocity of the Sun relative to CMSS (bottom) in function of the period calculated with monthly data since 1860.
Cycle #7 refers mostly to the orbital period of Jupiter, which is 11.86 years;
Cycle #9 refers mostly to the synodic period of Jupiter and Saturn, which is about 19.86 years;
Cycle #10 refers mostly to the orbital period of Saturn, which is 29.42 years;
Cycle #11 is about twice the orbital period of Saturn and five times that of Jupiter and is close to the third higher harmonic of the 178.7 solar cycle periodicity.