mrlargo : ok je crois que je commence à comprendre le sens de ta démarche. Quelque chose comme :
étape 1 : définissons des objectifs à l'échelle de l'humanité et identifions les problèmes qui s'y opposent.
En plus tu voudrais passer moins d'une décennie à finir l'étape 1 je suppose ?

Objectif évident mais flou :
favoriser l'accès au bien-être pour tous les humains de la planète qui le souhaitent. Cela revient à identifier les besoins essentiels de l'homme ; ça recoupe les préoccupations de tout futur parent puisque bébé compte sur nous pour ça. Même si on oublie certains besoins on aura déjà pleins de problèmes avec les besoins les plus immédiats et ainsi tu pourras tester la démarche de ton copain (ton objectif).
Besoin 1 : boire = eau potable. Pour simplifier adoptons une définition officielle d'eau potable (le chlore n'est pas mauvais pour la santé sous un certain seuil etc.).
Besoin 2 : manger = nourriture saine en quantité suffisante. C'est quoi sain ? Je propose : suffisamment de fruits / légumes frais (crus), des céréales, des légumineuses, du poisson, des huiles vierges, des fruits à coque (noix etc.), des produits animaux. Certains peuples ont fait sans certains ingrédients mais on peut soupçonner l'adaptation génétique (inuits) ou douter de leur bonne santé. Le poisson semble presque indispensable pour l'EPA/DHA nécessaire à la bonne croissance du système nerveux, mais peut-être qu'un organisme bien nourri par ailleurs et non empoisonné arrive vraiment à le synthétiser, ou peut-être pourra-t-on contourner la disparition des poissons en en synthétisant chimiquement ; inversement peut-être y a-t-il des éléments bénéfiques inconnus dans le poisson. Autre inconnue, la place possible à accorder aux larves / insectes. On peut se passer complètement de produits animaux (hormis les insectes broyés dans la farine) mais c'est difficile. Bref, il faut fixer une définition plus ou moins arbitraire de ce besoin si l'on veut progresser, quitte à évaluer plus tard la sensibilité des solutions aux choix faits ici.
Besoin 3 : se vêtir
Besoin 4 : un logement. C'est bien meilleur pour le très jeune enfant que le logement soit bien chauffé et pas étouffant : il peut être peu habillé, donc libre de ses mouvements, et commencer à développer sa musculature (dont la respiration : prévention des maladies respiratoires) en rampant par terre (besoin d'un sol un minimum glissant : parquet par exemple). De nombreux peuples font sans, et il faut bien comprendre que l'être humain normal (nous !) est un handicapé par comparaison à ce que deviennent des enfants correctement élevés. Quoique ceci n'est pas en soi une barrière au bien-être, je mettrais quand même dans mes objectifs que les parents aient la possibilité d'élever autre chose que des handicapés en batterie.
Besoin 5 : être reconnu dans son droit de vivre et dans ses émotions : besoin très fréquemment non rempli ; on n'en meurt pas physiquement (sauf si le besoin n'est vraiment pas du tout rempli), mais on fait des envies suicidaires, des angoisses existentielles, des réactions émotionnelles incontrôlées, etc. Un exemple : le besoin de pleurer (systématique chez le bébé). Si bébé pleure parce qu'il en a besoin, il faut l'accompagner, pas le distraire ou le nourrir etc !
Je vais arrêter là pour les besoins et la définition de l'objectif. Passons aux problèmes.
Le besoin 5 est intéressant : bien qu'il soit bien identifié depuis au moins 30 ans, il n'est toujours pas reconnu du grand public ; il n'y a aucune barrière économique ou énergétique à ce qu'il soit rempli, mais une barrière culturelle ou sociale qu'il serait très intéressant d'identifier clairement. Un chercheur en sciences sociales ou psychologie cognitive svp ? Moi je ne peux qu'émettre des hypothèses de comptoir, non validées par l'expérimentation : manque de confiance en soi = crainte du regard des autres = angoisse de se remettre en question = grégarisme et respect strict des traditions.
Les besoins 1 à 4 se prêtent à l'analyse énergétique, la question étant : combien d'être humains peuvent voir leurs besoins satisfaits et avec quelle technologie ? Qu'est-ce qu'on fait si la réponse est inférieure à 9 milliards ?
Problème : même si on a une réponse à proposer qui permette de remplir l'objectif, il ne va pas y avoir une adhésion mondiale à la solution technique ; on l'a bien observé avec les recyclages des déchets, qui pourtant ne demandent qu'une petite modification des habitudes de vie. Il faut d'abord qu'il y a un besoin de solution, c'est-à-dire conscience d'un problème ;
il faut que le maintien des habitudes de vie soit perçu comme plus risqué que le changement proposé. Je ne sais pas du tout comment on fait ça...