parisse a écrit :
Je précise: pour moi, sur les 0.4 de réchauffement entre 1900 et 1945, il est plausible qu'il y ait 0.1 de solaire direct (donc probablement pas loin de 0.2 avec les rétroactions), à peu près autant d'anthropique, et le reste en autres fluctuations naturelles. Les 3 étant en phase, ca provoque la hausse du début du 20ème, ensuite de 45 à 65 la T stagne voire baisse un peu parce que les 3 ne sont plus en phase (seul le RC anthropique monte). Mais en tout cas, le RC anthropique n'est pas "branché" en 1970, il existe avant, simplement il n'est pas encore assez fort pour dominer.
De 70-80 à 2000, le RC devient plus fort et est à nouveau en phase avec les autres fluctuations naturelles (dont le soleil) amenant un réchauffement plus important, puis après 2000, l'activité solaire décroit à nouveau compensant presque le RC anthropique sur 6 ou 7 ans (mais contrairement à 1950-60 la T ne baisse pas cette fois).
bon, ça laisserait 0,1 anthropique jusqu'en 1940, et environ 0,4 entre 1940 et maintenant, soit 0,5 °C anthropique au total en 100 ans. A 0,15°C par décennie on serait toujours à 2°C en 2100, y a pas de quoi fouetter un chat. Ou alors faut que ça accélère mais c'est pour quand cette accélération?
je ne comprends pas ça, l'influence volcanique n'est pas assez longue pour avoir une influence, sur les moyennes trentenaires en tout cas.
justement je ne comprends pas très bien non plus comment ils arrivent à avoir un forçage naturel à peu près nul en utilisant les volcans ....
Je pense que si on portait la pente des modèles (lissée sur 20 ou 30 ans par exemple), au lieu de la valeur de l'anomalie, et qu'on comparait à ce qui a été observé, l'accord paraitrait moins bon.
entre quoi et quoi?
entre les pentes des modèles et les pentes des données.
oui, évidemment on peut imaginer un cycle naturel de durée caractéristique longue, supérieure à 200 ans. Mais si la T continue d'augmenter, tu pourras toujours dire que ça peut être une fluctuation naturelle de durée caractéristique plus longue et d'amplitude plus grande, même si c'est bien le RC anthropique qui en est la cause dominante. C'est pour ça que je te demande si tu peux proposer un test d'invalidation du RC anthropique, test qu'il faut pouvoir effectuer avant qu'il ne soit trop tard pour réagir si c'est bien le RC anthropique la cause dominante. Et c'est indispensable à mon sens pour contester le RC anthropique étant donné que tu ne proposes aucun modèle explicatif ni prédictif sur la durée caractéristique et sur l'ampleur des fluctuations naturelles censées dominer le réchauffement depuis 1900.
epistémologiquement, c'est à celui qui propose une théorie de l'accompagner de tests d'invalidation si il veut justifier qu'elle est falsifiable. Si ce n'est pas possible de l'invalider actuellement, ça veut dire qu'elle ne fait pas de prédictions assez fortes pour être - éventuellement - contredite. Ca reste donc une hypothèse possible, sans plus. On ne peut pas maintenir qu'elle est prouvée sans accompagner cela d'une explication de comment elle AURAIT pu etre contredire. Alors aurait-elle pu etre contredite, et comment ?
Enfin, je reviens sur ton activisme sur la question que je ne comprends pas, car je ne vois pas quel est l'avantage pour le PO de ne pas appliquer des mesures anti-RC anthropiques?
y a aucun inconvénient à économiser des fossiles, dans aucun des cas, quel que soit la sensibilité climatique , et même si elle était nulle. Comme j'ai fait remarquer souvent, économiser des fossiles veut en réalité dire en consommer moins pour le même service, c'est à dire produire plus de richesse avec une quantité donnée de fossiles. Difficile de dire que c'est mauvais ! simplement
* ça ne résout pas sur le long terme le probleme de remplacer les fossiles quand ils auront disparu. Ca ne fait que le retarder, au mieux.
* si comme je le pense on n'arrivera jamais à s'en passer totalement pour maintenir le niveau de vie comparable à l'actuel, alors ça ne changera pas non plus l'intégrale totale des fossiles consommés, puisque arrêter prématurément leur exploitation voudrait dire renoncer prématurément au niveau de vie moderne, alors qu'on pourrait encore le prolonger.
Ca serait contradictoire avec le principe de maximisation des richesses à la base de la stratégie d'économiser les fossiles. autrement dit les raisons pour lesquelles on trouve bon d'économiser les fossiles sont exactement les mêmes que celles pour lesquelles on n'arrêtera surement pas de les exploiter avant d'avoir fini !
sinon, ce serait aussi paradoxal que de faire des économies, pour ensuite ne pas toucher à son compte en banque...
le seul cas où on ne les exploiterait pas complétement, c'est qu'il deviennent totalement inutiles parce qu'on a trouvé bien mieux ailleurs, comme l'huile de baleine a perdu tout interêt avec le pétrole (le coup des silex qui n'ont pas disparu..etc...) . Bon, mais je ne vois vraiment pas actuellement ce qui pourrait rendre le pétrole, ni les autres fossiles, totalement inutile...