Publié : 17 mars 2006, 15:34
Le problème du forcené du fast-food (indépendamment de son syndrome de Tourette) ne viendrait-il pas d'une incohérence de principes conduisant à un manque d'audace ?
En effet, au milieu des propos qui fusent comme des balles de mitraillettes, j'identifie deux problématiques récurrentes qui semblent former le socle de son argumentaire :
D'une part, un attachement à une certaine approche de la liberté en tant qu'exercice d'un retrait vis à vis d'organisations suspectées de mettre en oeuvre des politiques confiscatoires. La cible de ce soupçon étant, à priori, toute forme étatique et la confiscation se matérialisant dans l'impôt alimentant la gabegie.
D'autre part, un haut niveau de confiance dans la capacité de la croissance à résoudre ses propres contradictions, confiance qui ne peut s'établir qu'en faisant pour cela l'impasse sur multiples limites incontournables qui ne font malheureusement pas partie de sa culture épistémologique.
Or, il faut être bien aveuglé pour ne pas percevoir que cette croissance est un mécanisme qui est fondamentalement basé sur un processus confiscatoire. Il est vrai que les acteurs n'en sont pas (systématiquement) les pouvoirs constitutionnels, mais qu'ils sont marqués par leur hétérogénéité, leur association implicite, parfois leur confrontation explicite, et surtout leur disposition en rhisome. Il suffit de se pencher sur les grandes manoeuvres en cours autour des politiques de brevetage (vivant, logiciel...). Il y a aussi confiscation de la dote entropique vis à vis des générations futures et il prend la forme d'un gaspillage de nos vies.
C'est donc un sacré manque d'audace, à la limite de la tartufferie, que de se réclamer d'une liberté dont on userait de manière sélective et arbitraire.
En effet, au milieu des propos qui fusent comme des balles de mitraillettes, j'identifie deux problématiques récurrentes qui semblent former le socle de son argumentaire :
D'une part, un attachement à une certaine approche de la liberté en tant qu'exercice d'un retrait vis à vis d'organisations suspectées de mettre en oeuvre des politiques confiscatoires. La cible de ce soupçon étant, à priori, toute forme étatique et la confiscation se matérialisant dans l'impôt alimentant la gabegie.
D'autre part, un haut niveau de confiance dans la capacité de la croissance à résoudre ses propres contradictions, confiance qui ne peut s'établir qu'en faisant pour cela l'impasse sur multiples limites incontournables qui ne font malheureusement pas partie de sa culture épistémologique.
Or, il faut être bien aveuglé pour ne pas percevoir que cette croissance est un mécanisme qui est fondamentalement basé sur un processus confiscatoire. Il est vrai que les acteurs n'en sont pas (systématiquement) les pouvoirs constitutionnels, mais qu'ils sont marqués par leur hétérogénéité, leur association implicite, parfois leur confrontation explicite, et surtout leur disposition en rhisome. Il suffit de se pencher sur les grandes manoeuvres en cours autour des politiques de brevetage (vivant, logiciel...). Il y a aussi confiscation de la dote entropique vis à vis des générations futures et il prend la forme d'un gaspillage de nos vies.
C'est donc un sacré manque d'audace, à la limite de la tartufferie, que de se réclamer d'une liberté dont on userait de manière sélective et arbitraire.