https://www.ladepeche.fr/2026/09/13/la- ... 548173.phpLa récolte de pommes s'annonce "historiquement basse" cette année à cause de la sécheresse, en baisse d'environ 30 % par rapport à l'an dernier
La Dépêche du Midi le 13/09/2026
Dans les vergers, le constat est brutal pour les arboriculteurs. Déjà lancée dans de nombreuses exploitations françaises, la récolte de pommes se poursuivra jusqu'en décembre dans un climat très lourd. Le bilan s'annonce désastreux, victime des vagues de chaleur et de la sécheresse qui ont grillé les vergers. Selon l'interprofession des Cidres de France, interrogée vendredi 11 septembre par franceinfo, le volume récolté doit chuter d'environ 30 % par rapport à l'an dernier.
"Une récolte historiquement basse"
Pour les 15 000 acteurs de la filière, les 9 000 hectares de vergers dédiés à la pomme subissent de plein fouet les conséquences du climat. Les arbres risquent de produire moins de 200 000 tonnes de pommes à cidre et à jus cette année, soit un tiers de moins que l'an dernier. "On va être dans une récolte historiquement basse, peut-être la plus basse des quinze à vingt dernières années", déplore son directeur, Jean-Paul Benassi.
Cette chute de la production va très rapidement se répercuter sur les prix lors des prochaines négociations avec la grande distribution. Aujourd'hui, un litre de jus de pomme ou de cidre coûte en moyenne autour de deux euros. Mais la donne va changer dans les rayons. "La hausse des prix est un peu inévitable pour pouvoir rémunérer les producteurs", estime-t-il.
Un problème qui touche aussi les légumes
Le problème dépasse d'ailleurs le cadre des seuls vergers. Depuis la fin de l'été, de nombreux fruits et légumes coûtent nettement plus cher. Là encore, la faute revient à la succession des canicules et à la sécheresse, qui ont réduit les récoltes alors que la demande reste forte.
Dans un communiqué, la fédération Légumes de France souligne que pour tout ce qui est "mâche, jeunes pousses, salades, carottes, poireaux, échalotes, ail, oignons, les pertes s’élèvent en milliers de tonnes par produit", ajoutant qu'à cause des épisodes caniculaires "les pertes pour certaines filières pourraient atteindre 50 % des tonnages annuels en France".
La France a connu son été le plus chaud jamais enregistré et les sols étouffent. Selon le bulletin du BRGM au 1er septembre, 61 % des nappes phréatiques affichent un niveau inférieur aux normales et 90 % sont en baisse. La flambée actuelle pourrait donc se prolonger en 2027.
L'industrie agricole française.
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Re: L'industrie agricole française.
Il y a des solutions pour freiner l'effondrement ...mais pas avec l'agro-industrie :
https://reporterre.net/C-est-vivant-en- ... es-humides
Les canicules et la sécheresse n’ont pas empêché ces agriculteurs d’avoir de l’eau pour leurs vaches. La raison : les zones humides qu’ils préservent sur leurs parcelles. Elles sont de véritables alliées face au chaos climatique.
Montigny-Montfort (Côte-d’Or), reportage
Le long de la départementale pour atteindre Montigny-Montfort (Côte-d’Or), le paysage défile en une suite de champs jaunis, grillés par le soleil et le manque de pluie. Mais sur les terres louées depuis cinq ans par Jérôme Coucheney, quelques tâches vertes subsistent.
Debout sur un talus, Jérôme pointe du doigt les méandres du ru de la Louère, le ruisseau qui traverse ses 15 hectares de prairies permanentes. « C’est là qu’il y a eu les travaux de restauration écologique », explique l’éleveur, devant ses 27 limousines couleur caramel rassemblées à l’ombre d’une rangée d’arbres. Cirses des marais, touradons de carex, joncs diffus ou scrofulaires aquatiques poussent encore çà et là. « Les vaches devaient être contentes cet été ! Parce qu’il a fait tellement chaud… Regardez, ici, elles ont le gîte et le couvert », lance Marie-Françoise Chargasse, agricultrice
https://reporterre.net/C-est-vivant-en- ... es-humides
Les canicules et la sécheresse n’ont pas empêché ces agriculteurs d’avoir de l’eau pour leurs vaches. La raison : les zones humides qu’ils préservent sur leurs parcelles. Elles sont de véritables alliées face au chaos climatique.
Montigny-Montfort (Côte-d’Or), reportage
Le long de la départementale pour atteindre Montigny-Montfort (Côte-d’Or), le paysage défile en une suite de champs jaunis, grillés par le soleil et le manque de pluie. Mais sur les terres louées depuis cinq ans par Jérôme Coucheney, quelques tâches vertes subsistent.
Debout sur un talus, Jérôme pointe du doigt les méandres du ru de la Louère, le ruisseau qui traverse ses 15 hectares de prairies permanentes. « C’est là qu’il y a eu les travaux de restauration écologique », explique l’éleveur, devant ses 27 limousines couleur caramel rassemblées à l’ombre d’une rangée d’arbres. Cirses des marais, touradons de carex, joncs diffus ou scrofulaires aquatiques poussent encore çà et là. « Les vaches devaient être contentes cet été ! Parce qu’il a fait tellement chaud… Regardez, ici, elles ont le gîte et le couvert », lance Marie-Françoise Chargasse, agricultrice
L'Homme succombera tué par l'excès de ce qu'il appelle la civilisation. ( Jean Henri Fabre / Souvenirs Entomologiques)