lorsque ça devient vraiment inhabitable et ben ... personne ne va y habiter
Comme c'est facile dit comme ça.
Des exemples de mouvement massifs, il y en a : sous Staline pour inciter à coloniser la Sibérie, ou encore avec la partition de l'Inde en 1947.
Et si le problème devient général, on fuit où?
[...]
je ne vois pas de raison a priori pour que les baisses à certains endroits (auquel on peut s'adapter aussi en changeant de culture !!) ne seraient pas compensées par des hausses à d'autres
Je ne vois pas pourquoi ça compenserait, ou dépasserait les pertes. On sait ce qu'on quitte comme climat, on sait pas où on va. Même si certains, M.Mobar notament sur ce forum, ne doute pas que la production végétale va augmenter (ça se peut bien avec un climat plus chaud, mais c'est encore autre chose de voir la production agricole suivre), on ne voit pas comment construire une certitude scientifique là-dessus.
Bien sûr, il faut supposer aussi qu'on peut déménager des dizaines de millions de gens par an sur des milliers de km, aménager la Sibérie et le Canada dans le même délai pour les accueillir, transformer les taïga en plaines cultivées en court délai.
Voyons cela encore cela :
beaucoup de belles cartes sur
http://acces.ens-lyon.fr/acces/thematiq ... e-mondiale
à des endroits, l'action de l'homme augmente la productivité végétale (notament s'il agit de prendre l'eau du Nil pour arroser le désert au lieu qu'il aille bêtement vers la mer, ok.) (Au passage, la population de l’Égypte s'est sérieusement emballée, le pays est importateur de blé, j'aimerai pas être à leur place), mais en général la productivité agricole est généralement plus basse que la productivité végétale de quelques dizaines de % : on simplifie l'ecosystème en ne prennant que ce qui nous intéresse.
Comparons donc deux cartes :
production végétale avec l'impact de l'homme

(dommage qu'il n'y ait pas une meilleure résolution)
Pas de surprise : c'est assez bien corrélé à la densité de population

avec quelques exceptions : en Amérique du Sud, on fiche encore un peu la paix à la forêt. Au coeur de l'Afrique aussi, POUR L'INSTANT. En papouasie aussi.
De toute façon, l'homme vient de la savane, pas de la jungle. L'agriculture aussi. La savane est plus facile à domestiquer que les zones de l'anarchie végétale.
à l'inverse, des zones sont surpeuplés par rapport à ce qu'elle peuvent accueillir, il y a transfert de nourriture pour nourrir des gens sur place : pour les mines et gaz de sibérie, pétrole du moyen-orient. Ces cas sont minoritaires.
La productivité végétale varie facilement d'une facteur 1 à 10, et les densité de population aussi, dans une plus grande ampleur même . Le nord de la Sibérie accueille bien moins de 100 fois moins d'humain par km² que les zones les plus productives.
Il y a 12000 ans, avant modifications par des forces géologiques, l'europe avaient un climat semblable au nord de la sibérie et n'aurait pas pu nourrir plus de quelque millions d'humains.
ces discours catastrophistes oublient totalement l'adaptabilité de l'être humain qui lui a fait coloniser des milieux qui différent de 40 °C en température moyenne annuelle
avec 100 fois moins de monde dans les zones les plus froides, où sont les Inuits.
plus globalement,
à vu de nez, j'ai pas les moteur de calcul et ça serait intéressant de l'établir

je dirai que plus de 80% de la population est sur des zones où la température moyenne annuelle est entre 10 et 25°C, les autres zones ne peuvent pas nourrir beaucoup de monde, ce qui est beaucoup moins que 40°C de plage.
L'homme serait une nouvelle force géologique qui modifie le climat en modifiant la composition de l'atmosphère. Avec une carte de productivité végétale modifiée, si on ajoute à ça qu'il faudra du temps de nouvelle agricultres selon des territoires, et des zones qui deviennent inhabitables aux humains (même si elle le restent pour les plantes), ça se passera pas sans drame (si on nomme ainsi un impact à la baisse non volontaire sur le niveau de population des événements à venir pour donner dans la litote et la périphrase) le changement de climat, même modéré.