Re: BP : marée noire en Louisiane
Publié : 12 mai 2010, 22:26
http://www.geo.arizona.edu/xtal//group/ ... 9_1208.pdf
Les papiers scientifiques en open archive sont tézamis.
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Site dédié à la fin de l'âge du pétrole
https://www.oleocene.org/phpBB3/

http://www.rigzone.com/news/article.asp?a_id=93308BP Pursues Riser Insertion Tube Before Small Cofferdam
BP was trying Thursday to thread a smaller tube through the ruptured Gulf of Mexico well pipe, the latest attempt to at least contain oil as engineers try to seal off the well for good.
If the smaller tube can be forced tightly into the larger damaged pipe 1.6 kilometers under the heaving Gulf surface, BP can start siphoning the crude oil and gas to a tanker up top.
That would help reduce the amount of oil - estimated at 5,000 barrels a day - spewing since April 20 into the Gulf waters and threatening the ecology and economy of coastal Louisiana, Mississippi, Alabama and Florida.
http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=113176Golfe du Mexique : La marée noire prend des proportions alarmantes
Et si le gros de la pollution consécutive au naufrage, le 22 avril, de la plateforme Deepwater Horizon, ne se trouvait pas en surface, mais au fond du golfe du Mexique ? Samedi, le New York Times a rapporté que des scientifiques, travaillant à partir du navire de recherche Pelican, ont découvert la présence, à grande profondeur, de gigantesques plaques de pétrole. Selon le quotidien américain, certaines mesureraient une quinzaine de kilomètres de long pour 5 kilomètres de large, leur épaisseur atteignant une centaine de mètres ! Cette découverte tendrait à prouver que les fuites d'hydrocarbures sont bien plus importantes que les estimations fournies jusqu'ici (800.000 litres par jour). « Il y a une quantité abominable de pétrole dans les profondeurs en comparaison avec ce vous voyez à la surface. Il y a une énorme quantité de pétrole sur plusieurs couches, qui s'étagent sur trois, quatre ou cinq niveaux », explique une chercheuse dans les colonnes du New York Times. Selon certains scientifiques, la situation est « alarmante », ces nappes sous-marines pouvant littéralement asphyxier la faune et la flore marines.
Outre les profondeurs du golfe du Mexique, la marée noire continue, évidemment, de menacer le littoral américain. Alors que l'inquiétude grandi, des boulettes de pétrole sont arrivées sur certaines plages de la Louisiane, de l'Alabama et du Mississippi. Mais, pour l'heure, le gros de la pollution en surface reste au large, où près de 200 navires sont mobilisés pour la contenir et récupérer le plus de pétrole possible. Le groupe britannique BP, pour le compte duquel le Deepwater Horizon était exploité, continue de son côté ses tentatives pour colmater les fuites sur la tête de puits, à partir desquelles les hydrocarbures s'échappent. Après l'échec du couvercle de confinement, BP a entrepris ce week-end d'insérer une conduite (riser) dans la tête de puits, située à 1500 mètres de profondeur, afin de pomper le pétrole et le ramener à la surface. Hier, les opérations de mise en place étaient en cours, des robots télé-opérés (ROV) tentant d'effectuer le branchement du riser.
http://www.lemonde.fr/planete/article/2 ... _3244.htmlGolfe du Mexique : le pétrole commence à être siphonné
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters
Pour la première fois depuis le début de la marée noire, le groupe BP a réussi à pomper du pétrole s'échappant du puits situé dans le golfe du Mexique. Le géant britannique dit avoir "testé avec succès" dans la nuit de samedi à dimanche un système de siphonnage : un tube de 15 cm de large a été inséré dans le puits d'une cinquantaine de cm de diamètre, "recueillant un certain volume de pétrole et de gaz". Le pétrole a été aspiré et stocké à bord d'un navire se trouvant à 1 500 m du plancher océanique, tandis que le gaz naturel a été brûlé à la surface.
BP a dit avoir bon espoir d'arrêter le flux de pétrole de manière définitive d'ici une semaine environ, mais l'administration de Barack Obama émet des doute quant à l'efficacité de ce système. "Cette technique n'est pas la solution au problème et on ignore dans quelle mesure cela peut réussir", ont déclaré dans un communiqué commun la secrétaire d'Etat à la sécurité intérieure, Janet Napolitano, et le secrétaire d'Etat à l'intérieur, Ken Salazar.
La pose du conduit ne permettra vraisemblablement pas de récupérer tout le pétrole qui se déverse chaque jour dans les eaux du golfe. Et les autres solutions sont loin de faire l'unanimité. La polémique enfle à propos du recours à des dispersants pour désintégrer le pétrole. Depuis l'explosion de la plate-forme Deepwater Horizon, le 20 avril, BP déverse des tonnes de produits chimiques à la surface de l'eau, et vendredi l'Agence de protection de l'environnement a donné son feu vert pour en répandre dans les abysses, notamment autour du puits.
"Cela va entraîner un effondrement des pêches, a dit Clint Guidry, président de l'Association des pêcheurs de crevettes de Louisiane. Ils monnaient une invisibilité à court terme, contre un désastre à long terme." "Cela pourrait avoir de graves répercussions sur la vie animale", abonde Aaron Viles, membre du Réseau de protection du golfe, un regroupement d'associations environnementales.
Il évoque (sans dire son nom) le peak oil."C'est la fuite en avant. Une fuite qui nous conduira droit dans le mur". L'homme qui parle ainsi de la recherche pétrolière lui a consacré plus de 50 ans de sa vie. Géologue de formation, Walter Ziegler a parcouru le monde entier à la recherche de pétrole pour les plus grandes compagnies. Son interview.
Golfe du Mexique : BP dit récupérer désormais 2.000 barils par jour
La firme pétrolière BP a annoncé mardi qu'elle arrivait désormais à récupérer 2.000 barils de pétrole par jour grâce au tube d'1,6km de long utilisé pour limiter la fuite d'un puits dans le Golfe du Mexique.
Dans un communiqué, BP annonce que les volumes récupérés chaque jour ont désormais doublé par rapport au début des opérations dimanche. Le directeur opérationnel de BP Doug Suttles a dit que la compagnie espérait pouvoir récupérer ainsi environ la moitié du pétrole qui s'échappe du puits depuis l'explosion du plate-forme de forage le 20 avril dernier.
BP estime que l'équivalent de 5.000 barils s'échappe chaque jour du puits, même si les autorités américaines juge qu'il s'agit au mieux d'une estimation approximative. Des chercheurs qui ont étudié des images de la fuite craignent que le volume ne soit bien supérieur.
Dimanche, les équipes ont posé un tube d'1,6km de long pour collecter, d'abord lentement puis en quantités de plus en plus importantes, le pétrole craché par le puits.
AP
Obama to Name Panel to Probe Spill
http://www.rigzone.com/news/article.asp?a_id=93449In total over 19,000 personnel from BP, other companies and government agencies are currently involved in the response to this incident.
Petit calcul : je compte une nappe de 10 km de long pour 3 km de large sur 50 m d'épaisseur (en deçà de ce qui est annoncé). Cela fait donc :energy_isere a écrit :Golfe du Mexique : La marée noire prend des proportions alarmantes
Et si le gros de la pollution consécutive au naufrage, le 22 avril, de la plateforme Deepwater Horizon, ne se trouvait pas en surface, mais au fond du golfe du Mexique ? Samedi, le New York Times a rapporté que des scientifiques, travaillant à partir du navire de recherche Pelican, ont découvert la présence, à grande profondeur, de gigantesques plaques de pétrole. Selon le quotidien américain, certaines mesureraient une quinzaine de kilomètres de long pour 5 kilomètres de large, leur épaisseur atteignant une centaine de mètres ! Cette découverte tendrait à prouver que les fuites d'hydrocarbures sont bien plus importantes que les estimations fournies jusqu'ici (800.000 litres par jour). « Il y a une quantité abominable de pétrole dans les profondeurs en comparaison avec ce vous voyez à la surface. Il y a une énorme quantité de pétrole sur plusieurs couches, qui s'étagent sur trois, quatre ou cinq niveaux », explique une chercheuse dans les colonnes du New York Times. Selon certains scientifiques, la situation est « alarmante », ces nappes sous-marines pouvant littéralement asphyxier la faune et la flore marines.
sceptique a écrit : Petit calcul : je compte une nappe de 10 km de long pour 3 km de large sur 50 m d'épaisseur (en deçà de ce qui est annoncé). Cela fait donc :
10 000 * 3 000 * 50 = 1.5 milliard de m3 ou encore, en gros, 10 milliards de baril !
Ou bien sachant que cela fuit depuis à peu près 30 jours 350 Mb/j !
Même Ghawar dans sa phase "éruptive" initiale n'a pas atteint et de loin de tels chiffres.
Pareil pour les chiffres annonçant une nappe en surface de 1000 km2. Avec, par ailleurs, un débit de 5 kb/j, soit 150 kb (à peu prés 20 000 m3) en 30 jours. C'est quand même 66 000 fois moins que ci dessus !
Cela fait donc 20 m3 par km2 soit 20 microns d'épaisseur moyenne. En réalité, il doit y avoir de sacrés trous dans la nappe. Et même plus de trous que de nappe !
Je dirais donc qu'il y a du bidonnage (de 1 baril) dans l'air. Ou plutôt dans l'eau.
Moralité : les journalistes n'ont pas le niveau CM2 en calcul élémentaire ... Quant à la chercheuse ...
Aura-t-on un jour des chiffres à peu près réalistes ? A un facteur 10 près ?
Au fait, dans la littérature pétrolière quel est le plus gros débit "éruptif" connu ? Et pendant combien de temps ?
Un estimation du débit a peu prés réaliste pourrait être faite par l'analyse des images de la fuite en considérant la viscosité du brut en cause, sa vitesse à la sortie du pipe et en connaissant le diamètre du pipe.GillesH38 a écrit :c'est clair que si c'est au fond, ça ne peut pas etre du pétrole pur. Les hydrates de méthane (et d'hydrocarbures en général) sont aussi plus lourds que l'eau, contrairement à la glace. Est ce que ça pourrait pas etre une espèce de soupe infame d'eau salée, d'hydrocarbures, de glace, de produits chimiques.... dans lequel la proportion de pétrole est faible?
mobar a écrit :Un estimation du débit a peu prés réaliste pourrait être faite par l'analyse des images de la fuite en considérant la viscosité du brut en cause, sa vitesse à la sortie du pipe et en connaissant le diamètre du pipe.GillesH38 a écrit :c'est clair que si c'est au fond, ça ne peut pas etre du pétrole pur. Les hydrates de méthane (et d'hydrocarbures en général) sont aussi plus lourds que l'eau, contrairement à la glace. Est ce que ça pourrait pas etre une espèce de soupe infame d'eau salée, d'hydrocarbures, de glace, de produits chimiques.... dans lequel la proportion de pétrole est faible?
en tous cas comme dit Gilles les chiffres annoncés paraissent complétement loufoques pour un seul point de fuite.