th a écrit :@ktche, gilles, Alter, ... On arrive au noeud de notre difference de point de vue.
[…]
Je pense que, dans le monde tel qu'il est aujourd'hui, il est possible de reduire les emissions de GES grace à l'action politique, les energies alternatives etc.
Moi aussi, mais nous n’avons peut être pas partager nos points de vue stratégique et tactique.
th a écrit :Il est possible, et necessaire, d'agir tout de suite, sans attendre un "grand soir" qui permetra au monde entier de changer de point de vue, ou un pig crunch lié au peak oil.
Il faut agir dans le monde tel qu'il est, pas tel qu'on voudrait qu'il soit...
Entièrement d’accord. C’est pour cela que je suis plus « ouvert » sur les solutions possibles, en prenant consciencieusement les héritages nationaux du passé. Probablement, il n’y aura pas de grand soir. Je crois plutôt à une masse critique qui vienne de la base et qui reprenne la main sur le développement local, et qui, par force de persuasion, rencontrera une réponse aux niveaux des élites politiques (puisqu’une certaine prise de conscience voit le jour : Bayrou, Le page, Bové, Montebourg, Buffet, attac, la décroissance, etc…).
th a écrit :Ce n'est pas exclusif... on peut vouloir changer le monde, sortir de ce modele economique etc et agir pour reduire les emissions. Critiquer le PIB, certaines privatisations, la malboufe, la mondialisation .... et être pour le nucleaire.
Ok. Il ne faut pas prendre nos différences comme étant des divergences. Nous avons tous une même et seule stratégie. Les tactiques divergent, mais à notre échelon, ce n’est pas à nous de décider. Transition avec le nucléaire ou pas, qu’importe. Dans 30 ans, quoi qu’il arrive, il y aura encore du nucléaire en France, même si on décidait d’en sortir aujourd’hui.
L’important est aujourd’hui d’avoir une masse critique, il est temps de nous regrouper pour ne même stratégie.
Mais th, la question devra être posée, si nous voulons que le débat sur les énergies soit de qualité : quelle transition énergétique, et donc, quand devrons sortir du nucléaire (fission) ?
Car le nucléaire, c’est comme avoir un peine de prison : la société doit un jour se demander quand le condamné sortira, et dans quel condition et avec quel accompagnement.
Refuser de se poser la question est aussi dogmatique que d'en faire une priorité.
ktche a écrit :j'ai entamé une démarche volontaire et raisonnée où les critères de choix entre différentes solutions sont en permanence révisables.
Cette démarche est là pour couper court au cercle vicieux de la "réussite" dans lequel j'aurais pu m'embarquer avec la meilleure bonne foi du monde.
Jamais je n'ai autant eu le sentiment de reprendre le contrôle de la situation que lorsque j'ai pris conscience que le problème était peut-être dans les "solutions" qu'on me proposait pour accomplir quoi que ce soit.
Bravo, ktche, j’applaudie des deux mains, …, sauf que c’est largement insuffisant à l’échelle locale, régionale et nationale. De plus, le contexte de tes propres choix se réduit : privilégies-tu les circuits courts pour, par exemple, tes vêtements ?
Ce que je veux dire, c’est que tu penses reprendre le contrôle de la situation, personnellement, alors que nous la perdons globalement, jour après jour.
En d’autre terme, l’important est de changer le contexte, pour tous, et pas pour quelques uns.