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Publié : 01 oct. 2007, 16:33
par fastolfe
C.Mandil dans l'Usine Nouvelle
sur la question des disponibilités des ressources, nous sommes très modérés, nous ne sommes pas partisans de la théorie du peak oil. (...) Le pétrole n'est pas comme le vin, on ne sait jamais ce qu'il reste au fond du tonneau.
il est vrai que l'essentiel des réserves résiduelles se trouve dans des zones géographiques difficiles, comme l'Arctique, ou dans des zones politiquement difficiles, la Russie, le Moyen-Orient... Il y a donc certainement un problème de peak oil pour les compagnies pétrolières... Shell, Total, Exxon, ont du souci à se faire.

Je ne suis pas très optimiste sur une baisse des prix.
Publié : 01 oct. 2007, 17:03
par Lansing
C'est ce qui s'appelle une analyse à la con, bravo M. Mandil. Vous aurez relevé l'antinomie des 3 phrases entre elles, très fort le gars, devrait se relire.
Patrick
Publié : 01 oct. 2007, 17:27
par Tiennel
energy_isere a écrit : Quelqu' un sait il qui l' a remplacé ? c'est encore un Français ou pas ?
Le Japonais Nobuo Tanaka va succéder en septembre prochain au Français Claude Mandil à la tête de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), devenant le premier non-européen à diriger cette institution qui défend les intérêts des pays consommateurs.
L'annonce en a été faite jeudi par le conseil exécutif de l'AIE, réuni à Sydney, et confirmé à Tokyo par le gouvernement japonais.
Le mandat de M. Mandil comme directeur exécutif de l'AIE expire fin août 2007. Il avait été nommé à ce poste en février 2003.
Ancien haut fonctionnaire du ministère japonais du Commerce, Nobuo Tanaka, 56 ans, est directeur chargé de la science, la technologie et l'industrie à l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) depuis août 2004.
Auparavant, il avait été l'un des principaux négociateurs de Tokyo à l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC).
"C'est la première fois qu'un non-européen est désigné à ce poste", a précisé l'AIE dans un communiqué.
Le Japon est le deuxième contributeur financier à l'AIE, après les Etats-Unis. La deuxième économie mondiale, qui ne possède pratiquement aucune ressource naturelle, est fortement dépendante des importations pétrolières.
http://www.aujourdhuilejapon.com/breves ... rticle=168
Publié : 01 oct. 2007, 19:24
par energy_isere
Merci Tiennel.
Ca va étre interessant d' entendre les premiéres déclarations de ce monsieur, à savoir si c' est dans la continuité de Mandil, ou si ca s' inflechit vers un discours peak oil.
Publié : 01 oct. 2007, 21:46
par jimfells
Claude Mandil a écrit :
Il est urgent d'économiser l'énergie.

Quel visionnaire
.
Publié : 11 oct. 2007, 13:21
par energy_isere
Pétrole: l'AIE attend de voir l'impact de la crise sur la demande
L'Agence internationale de l'énergie maintient ses prévisions de demande mondiale de pétrole pour 2007 et 2008.
L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a maintenu ses prévisions de demande mondiale de pétrole pour l'ensemble de 2007 et 2008 mais a légèrement abaissé son estimation pour le 4ème trimestre de cette année.
L'AIE, qui défend les intérêts énergétiques des pays consommateurs, a laissé inchangées à 85,9 et 88 millions de barils par jour (mbj) ses prévisions de demande respectives pour 2007 et 2008, dans son rapport mensuel publié jeudi.
Elle a toutefois revu à la baisse de 0,2 mbj sa prévision de demande au 4ème trimestre, en raison d'une plus faible demande attendue aux Etats-Unis, "partiellement à cause d'une modération de l'activité économique", a expliqué à l'AFP David Fyfe, analyste de l'AIE.
L'Agence, qui dépend de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), pourrait ajuster ses prévisions de demande plus à la baisse si les conséquences de la crise financière affectaient la croissance mondiale. Elle attend notamment les nouvelles prévisions du Fonds monétaire international (FMI), qui seront publiées la semaine prochaine.
"Il est trop tôt pour se prononcer. En août la situation semblait mauvaise mais depuis nous avons eu une baisse des taux d'intérêt et des injections de liquidités par les banques centrales, ce qui tend à restaurer la confiance et à soutenir la croissance", a souligné Lawrence Eagles, chef analyste de l'AIE, interrogé par l'AFP.
L'Agence note par ailleurs que l'offre mondiale a augmenté de 415.000 barils par jour en septembre pour atteindre 85,1 mbj, grâce à une hausse de la production en Amérique du Nord, en Chine et dans les pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).
En septembre, la production de l'Opep a augmenté de 245.000 barils pour atteindre 30,7 mbj, principalement grâce à l'Irak. En outre, les dix pays (sur douze) du cartel soumis au système des quotas ont décidé le mois dernier d'augmenter leur production d'un demi-million de barils à partir du premier novembre à 27,2 mbj.
L'AIE a revu légèrement à la baisse son évaluation de ce que l'Opep devrait selon elle mettre sur le marché pour répondre à la demande ("call on Opec") au troisième trimestre à 31,2 mbj mais la relève à 32,5 mbj au quatrième trimestre, soit 1,8 mbj de plus qu'actuellement.
L'Agence met aussi en avant l'effet négatif d'un baril de brut à 80 dollars sur la demande: "Il y a eu une forte substitution du pétrole vers le gaz naturel ces derniers mois, et c'est un effet du prix" record du brut mais aussi des cours plus faibles qu'anticipés du gaz naturel, note M. Eagles.
L'AIE craint également toujours une insuffisance des stocks pour répondre à la demande hivernale.
"Quelles que soient les prévisions que vous prenez, il y a un consensus total sur le fait que les stocks vont baisser au quatrième trimestre", souligne M. Eagles, insistant sur le fait que "même l'an dernier alors que nous avions eu un hiver doux la demande avait augmenté de 1,4 mbj entre le 3ème et le 4ème trimestres".
"Le marché a besoin d'être rassuré sur le fait que les stocks vont être approvisionnés", insiste l'analyste, dans un message à destination de l'Opep.
Le rapport note que les prévisions de demande tablent sur des températures hivernales normales: l'évolution des températures dans les mois à venir pourrait modifier les prévisions si elles s'avèrent plus douces ou plus rigoureuses que prévu.
La production hors Opep est revue à la hausse de 155.000 barils par jour pour 2007, à 50,2 mbj, et d'une même ampleur pour 2008 à 51,2 mbj, grâce à une hausse de la production des pays de l'ex-Union soviétique, du Brésil et de biocarburants.
La capacité de production excédentaire du cartel est elle toujours évaluée par l'AIE à 2,7 mbj.
Boursorama
Publié : 11 oct. 2007, 14:28
par fastolfe
la demande dépasserait donc l'offre l'année prochaine ? (cette année ??)
Publié : 11 oct. 2007, 21:55
par nemo
La production des US augmente légérement en 2007 et 2008 dans le lien que tu donne fbreuls. Y a pas une erreur?
Publié : 11 oct. 2007, 22:20
par GillesH38
cette page est une version rénovée du site de l'EIA (et pas l'AIE, il faut changer de fil !!) que j'utilisais pour les prédictions. Maintenant on peut avoir les prédictions mois par mois, ou par trimestre, ou par année. La montée de 2008 est dans le droit fil de ce que l'EIA a toujours annoncé : ça va remonter dans 6 mois !
ceci dit, soyons fair play : pour la première fois depuis bien longtemps, la production est remontée de 0,4 Mb/jour en repassant au dessus de 85. Record de juillet 2006 pas encore battu, mais big oil gratte au maximum pour maintenir la production. Rappelons nous quand meme que l'ASPO et plusieurs études comme Srebowski prevoient encore une montée vers 90 Mb/j en 2010-2012. Il n'est pas impossible que la mise en production de plusieurs gisements en 2008 redonne un peu d'air à la production mondiale pendant quelques années...
Publié : 12 oct. 2007, 20:13
par energy_isere
C'est le 7 Novembre 2007 que l' IEA va rendre public son nouveau annual World Energy Outlook.
Environement2100 avait commenté le 8 Nov 2006 la livrée 2006 :
http://forums.oleocene.org/viewtopic.php?p=93211#93211
Ici :
http://www.theglobeandmail.com/servlet/ ... columnists il y a un article qui annonce cette sortie, et qui fait un apparté sur les oil sand du Canada, et qui dit que l' IEA dira que ca changera pas grand chose par rapport au besoin réel mondial.
Cet article est en conformité avec ce qui a été déja rapporté sur le forum : production actuelle des oil sands Canadien : 1.2 million baril/jour
prévu pour 2020 : 4 million baril/jour.
Publié : 07 nov. 2007, 14:54
par energy_isere
energy_isere a écrit :C'est le 7 Novembre 2007 que l' IEA va rendre public son nouveau annual World Energy Outlook.
Il a du sortir , car je viens de trouver ca sur Boursorama :
Le monde doit agir sans attendre pour assurer son avenir énergétique (AIE)
Le monde doit investir dès maintenant pour combler ses besoins futurs en énergie, et la décennie qui vient sera cruciale pour éviter une possible crise énergétique, a déclaré mercredi à Londres le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'Energie (AIE).
"On ne peut plus se permettre d'attendre" et "les dix prochaines années seront cruciales" pour assurer l'approvisionnement en énergie de la planète, a déclaré Nobuo Tanaka, en présentant lors d'une conférence de presse le dernier rapport annuel de l'AIE sur les perspectives énergétiques mondiales (World Energy Outlook).
"Nous ne sommes pas à court d'énergie, ni à court d'argent, mais nous sommes à court de temps", a renchéri Fatih Birol, directeur des études au sein de l'Agence.
"La question clé est de savoir à quel rythme les économies chinoise et indienne vont croître", a encore déclaré M. Birol, rappelant que "tout le monde avait sous-estimé la croissance chinoise" ces dernières années.
L'AIE prévoit un bond de 55% de la demande énergétique mondiale d'ici 2030, tirée par la Chine et l'Inde, qui aura des "conséquences alarmantes" sur l'environnement et la sécurité énergétique, à moins de nouvelles mesures, selon son rapport annuel publié mercredi.
Le bond de la demande mondiale proviendra à 74% des pays en développement, dont 45% pour la Chine et l'Inde, estime l'Agence.
L'AIE table sur un prix du pétrole à 108 dollars nominaux en 2030, soit 62 dollars d'aujourd'hui si l'on soustrait l'inflation. Cette hypothèse relativement optimiste prend en compte sur une augmentation des capacités de production dans le monde.
Mais sans les investissements nécessaires, évalués à 22.000 milliards de dollars par l'AIE, une crise énergétique accompagnée d'une envolée des prix est possible, d'après le rapport.
"L'AIE table sur un prix du pétrole à 108 dollars nominaux en 2030, soit 62 dollars d'aujourd'hui si l'on soustrait l'inflation. "
Mais comment peut on dire de pareilles bétises ......

Publié : 07 nov. 2007, 15:22
par Glycogène
Publié : 07 nov. 2007, 15:36
par Petrokrach
energy_isere a écrit :L'AIE table sur un prix du pétrole à 108 dollars nominaux en 2030, soit 62 dollars d'aujourd'hui si l'on soustrait l'inflation.
Comment peut-on balancer un baril à 62$ pour 2030, alors qu'on est déjà presque à 100$ !!
ça serait censé redescendre???
INTOX

Publié : 07 nov. 2007, 16:17
par Fish2
Moi ce qui m'épate, c'est surtout comment on peut connaître le taux d'inflation jusqu'en 2030
Bien que je ne sois plus très naïf sur le mode de calcul de ce taux ...
Publié : 07 nov. 2007, 16:27
par Environnement2100
Il est en effet sorti, la
version courte est gratuite.
On se demande par qui, ou par combien d'auteurs, cette note a été écrite : certains paragraphes disent exactement le contraire de ce que laisse entendre le sous-titre.
Comme energy_isere, j'ai du mal à encaisser leur prétendu prix de 60 USD sur longue période ; mais j'ai encore plus de mal à encaisser qu'un paragraphe intitulé "World oil resources are judged to be sufficient to meet the projected growth in demand to 2030, with output becoming more concentrated in OPEC countries", en français simplifie :"Les ressources pétrolières sont suffisantes jusqu'en 2030", alors que le paragraphe qui suit explique exactement le contraire :
"Although new oil-production capacity additions from greenfield projects are expected to increase over the next five years, it is very uncertain whether they will be sufficient to compensate for the decline in output at existing fields and keep pace with the projected increase in demand. A supply-side crunch in the period to 2015, involving an abrupt escalation in oil prices, cannot be ruled out."
En gros à nouveau :"Il n'est pas exclu que la production ne compense pas le déclin des puits existants".
C'est donc du charabia écrit à 12 mains. Je suppose que la version longue est un peu plus intéressante (?).
Quoi qu'il en soit, la mission de cette agence n'est pas de prédire l'avenir, mais de peser sur les producteurs pour qu'ils acceptent de produire. Il me semble que l'accent est mis sur le développement de l'Inde et de la Chine, deux pays qui se développent sur une base charbon et non pétrole : c'est à mon avis l'inverse de l'effet escompté.
Je serais tenté de dire que les jours de l'AIE sont comptés.