Le tout est de séparer le constat , qui me semble correct ou légèrement surévalué (je ne connais pas assez le problème) des solutions d’ingénierie qui me semblent farfelues....
qui marche juste pour booster les bénefs de sa boite, tout comme les campagnes de pub greenwashing des Carrefour et autres grands groupes, mon pauvre Phyvette, tu en es parfois attendrissant tellement tu peux etre naif ...
voila Phyvette qui prend des commerciaux d'une boite d'ingénierie qui ont tout intérêt à faire tourner leur business pour des grands scientifiques !
On va se calmer.
D'une part, la distribution statistique des événements exceptionnels est simplement insuffisamment connue pour tirer des conclusions certaines sur l'évolution du risque inondation. Les lois de distributions employées sont calées sur les évènements connus, donc au delà d'une période de retour supérieure au siècle, et en cas de modification de régime des pluies, on serait bien en mal d'en dire quelque chose.
En vrai, il n'est pas exclu qu'une approche en limite sur les événements exceptionnels permette de caper les crues par un "pire possible" d'un temps de retour très important, ce qui permettrait de modéliser la population concernée. A ma connaissance, une telle approche n'existait pas quand je bossais sur ces sujets là.
Que soient potentiellement exposés, à des degrés divers, 17 millions de pinpins, ne me semble pas fou, surtout quand on sait qu'il y a plus de 5 millions de personnes HABITANT en zone inondable. Pour autant, il ne s'agit que d'une somme de risques répartis sur le territoire et qui ne sont corrélés qu'à l'échelle du bassin versant (autant dire qu'on ne parle pas d'apocalypse, loin de là), et il faut voir ce qu'on appelle être touché par le risque inondation.
Après sur les "vilains commerciaux" des intérêts privés, il faut arrêter de se draper dans "sa pudeur de gazelle" :
1. L'article est plutôt pas con, mais n'est effectivement qu'une pub
2. Ces mecs vendent des "parapluies" qui servent une fois tous les 20 ans, et bcp de maires et de collectivités ne pensent à eux qu'une fois l'eau dans leur bottes, un peu de comm' ne tue personne, l'absence de prise en compte de ce risque si.
3. C'est bien l'état qui s'est préoccupé de ces sujets, et fait qu'aujourd'hui ces gars font un taff plutôt technique et honorable, et bossent aujourd'hui majoritairement pour les collectivités, des dossiers loi sur l'eau, des PPRi, et pour des aménageurs (souvent des SEM). On est très loin d'un boulot de prédateur capitaliste à la carrefour.
4. J'ajouterai, que M. GNOUMA (que je ne connais pas personnellement, mais avec lequel j'ai des "accointances académiques" on va dire...) comme beaucoup de gars dans le domaine, est quelqu'un de pointu, docteur, qui a bossé dans le public avant d'aller dans le privé. C'est pas franchement un vendeur de voiture...mais plutôt le symptôme d'une raréfaction des deniers publics pour pas mal de labos et d'institutions en France.