Re: [Chiffres] Ça monte ! (en dollar)
Publié : 07 févr. 2013, 19:58
pas de pétrole à 400 alors ? je suis déçu

Site dédié à la fin de l'âge du pétrole
https://www.oleocene.org/phpBB3/
Et si [mode provoc] c'était la finance qui était devenue sage, avant les politiques? Ce qui s'est passé après 2008 c'est une allergie à la prise de risque. Pendant un temps les banques ne se prêtaient même plus entre elles. Ce blocage passé elles ont repris leur rôle économique mais avec beaucoup plus de prudence. Plus question de s'en tenir aux théories des cycles et de croire aveuglément que sur le long terme la croissance sera toujours là, partout, pour tout le monde, et qu'au bout du compte le prêteur sera toujours gagnant. On demande de plus en plus de garanties, on prête au compte-goutes, on investit après mûre réflexion, on n'hésite pas à se retirer pour limiter les pertes.Alter Egaux a écrit :Finalement, le prix est de plus en plus stable, depuis plusieurs années, malgré l'instabilité économique
Et si les poules avaient des dents? Enfin comme du l'as dis c'était le mode provoc...epe a écrit :Et si [mode provoc] c'était la finance qui était devenue sage, avant les politiques? Ce qui s'est passé après 2008 c'est une allergie à la prise de risque. Pendant un temps les banques ne se prêtaient même plus entre elles. Ce blocage passé elles ont repris leur rôle économique mais avec beaucoup plus de prudence. Plus question de s'en tenir aux théories des cycles et de croire aveuglément que sur le long terme la croissance sera toujours là, partout, pour tout le monde, et qu'au bout du compte le prêteur sera toujours gagnant. On demande de plus en plus de garanties, on prête au compte-goutes, on investit après mûre réflexion, on n'hésite pas à se retirer pour limiter les pertes.Alter Egaux a écrit :Finalement, le prix est de plus en plus stable, depuis plusieurs années, malgré l'instabilité économique
Et ces mêmes financiers font pression sur les états pour qu'eux aussi cessent de croire que ça ira mieux demain et poussent aux budgets à l'équilibre, même si c'est invendable électoralement.
Du coup plus d'explosion de la demande et des prix en remontée de cycle et plus d'effondrement de la demande et des prix en descente de cycle, les ondulations perdent de l'amplitude. Cela permet au système de tenir le coup. Ce qui consomme le plus sur un trajet ce sont les accélérations/décélérations. On consomme plus en ville ou en montagne que sur autoroute même avec une vitesse moyenne très inférieure. Une accélération progressive ou encore mieux une décélération progressive permettent d'aller beaucoup plus loin avec la même quantité d'énergie.
Je ne crois pas que ce soit le discours ambiant du forum. En revanche, ce n'est pas parce que la finance doit être mieux régulée que cela exclut les problèmes liés au pétrole. Certains ici avaient évoqué la possibilité que la ressource soit occultée des raisons des crises successives parce qu'à chaque fois c'est un maillon différent qui lâche : subprimes, obligations d'état, le prochain restant à venir.epe a écrit :Ça fait des années qu'on dit ici que la fin de l'énergie bon marché va faire très mal, que la société dans son fonctionnement économique et social va se prendre le mur, que tout le monde va en baver... mais non, quand ça commence à arriver, quand l'énergie est devenue durablement chère, quand on commence à en souffrir personnellement, alors le discours change.
Ce n'est plus la faute du peak oil mais la faute des banques, de la finance, des politiques, de l'Europe, de la Chine, ... qu'il suffit de changer tout ça et tout ira bien comme avant si pas mieux. Tout ça me semble manquer de cohérence.
Le Brent est à $118.86 aujourd'hui. On dirait que ça monte presque d'un dollar par jour en ce moment. Malgré la récession.energy_isere a écrit :WTI en dollars : 96.0 $
Brent en dollars : 118.2 $
On y est. Mais dans le meilleur des cas on aura de l'énergie chère (ce qui vaut mieux que la pénurie d'énergie), donc, de toute façon, adieu la croissance, et même la prospérité.ni chaud ni froid a écrit :Pour l'économie (pas forcément pour nos sociétés à long terme), il vaudrait mieux des prix durablement élevés pour permettre l'investissement dans des ressources chères à exploiter.
Ces explications manquent de cohérence en effet, mais je pense savoir pourquoi on les voit fleurir un peu partout en ce moment. J'ai l'impression que beaucoup de gens sont dans la phase du déni, en ce qui concerne le pic pétrolier :epe a écrit :Ce n'est plus la faute du peak oil mais la faute des banques, de la finance, des politiques, de l'Europe, de la Chine, ... qu'il suffit de changer tout ça et tout ira bien comme avant si pas mieux. Tout ça me semble manquer de cohérence.
En fait, de mon point de vue, c'est plutôt, une bonne nouvelle. Nier le pic pétrolier, c'est la première étape, nécessaire, de l'acceptation de la triste réalité : 7 milliards d'êtres humains, dont 2 milliards mangent de la viande tous les jours et se promènent en voiture individuelle, ça ne peut pas durer longtemps, parce que nous sommes en train d'épuiser les ressources non renouvelables, et de consommer au-delà de leur seuil de renouvellement les ressources renouvelables.Selon Elisabeth Kübler-Ross (1969), après un diagnostic de maladie terminale, on observe « cinq phases du mourir » (Five Stages of Grief)12. Kübler-Ross a initialement appliqué ces étapes à toute forme de perte catastrophique (emploi, revenu, liberté). Cela comprend également la mort d'un être cher, le divorce, la toxicomanie, ou l'infertilité.
Déni (Denial). Exemple : « Ce n'est pas possible, ils ont dû se tromper. »
Colère (Anger). Exemple : « Pourquoi moi et pas un autre ? Ce n'est pas juste ! »
Marchandage (Bargaining). Exemple : « Laissez-moi vivre pour voir mes enfants diplômés. », « Je ferai ce que vous voudrez, faites-moi vivre quelques années de plus. »
Dépression (Depression). Exemple : « Je suis si triste, pourquoi se préoccuper de quoi que ce soit ? », « Je vais mourir… Et alors ? »
Acceptation (Acceptance). Exemple : « Maintenant, je suis prêt, j'attends mon dernier souffle avec sérénité. »
Vu les révolutions et autres mouvements sociaux en cours, je dirais que pas mal de monde est passé au stade de la colèreVilko a écrit : Ces explications manquent de cohérence en effet, mais je pense savoir pourquoi on les voit fleurir un peu partout en ce moment. J'ai l'impression que beaucoup de gens sont dans la phase du déni, en ce qui concerne le pic pétrolier :
Oui, mais la colère ne porte pas sur l'objet (le coût de l'énergie et ses causes) mais sur de épiphénomènes certes dramatiques mais dans le chapitre des conséquences (licenciements, fermeture,... notemmment dans l(automobile et la sidérurgie.mahiahi a écrit : Vu les révolutions et autres mouvements sociaux en cours, je dirais que pas mal de monde est passé au stade de la colère
Plus maintenant, le vrai prix de référence du baril c'est dorénavant le Brent côté à Londres sur l'ICE, c'est lui qui fait le marché.CP3 a écrit :c' est d' avantage le prix du baril de new-york qui sert de référence aussi bien d' un point de vue financier que d' un point de vue de la representation qu' on se fait du prix du baril.
bonjour Tortue.La tortue a écrit :Quand ce basculement a t il eu lieu ?
Depuis que les raffineurs US indexent les cours de l'essence aux États-Unis sur le prix marginal de l'essence importée d'Europe.La tortue a écrit :A partir de quel moment à t on considèré Londres comme référence et non NY ? Merci .