Re: La croissance est-elle condamnée ?
Publié : 07 janv. 2008, 18:20
C'est malheureusement travailler plus pour pouvoir frimer plus. Non j'ai pas parlé d'un ex top model ...tolosa a écrit :travaillez plus pour gagner plus
Site dédié à la fin de l'âge du pétrole
https://www.oleocene.org/phpBB3/
C'est malheureusement travailler plus pour pouvoir frimer plus. Non j'ai pas parlé d'un ex top model ...tolosa a écrit :travaillez plus pour gagner plus
PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il souhaitait modifier les instruments de mesure de la croissance française, pour "prendre en compte la qualité et pas seulement la quantité".
"Nous ne pouvons pas espérer changer nos comportements et nos façons de pensée si nos critères de la richesse restent les mêmes", a déclaré le chef de l'Etat lors de sa conférence de presse de rentrée.
"Nous avons besoin de prendre en compte la qualité et pas seulement la quantité pour favoriser un autre type de croissance. Il faut changer notre instrument de mesure de la croissance", a-t-il ajouté, sans donner plus de détails.
Du blabla et encore du blabla. " Bon alors avec le PIB on va mettre un indice de pouvoir d'achat ". C'est bon on a mis en place notre politique de civilisation. Alléluia. Il veut nous la jouer humaniste ce comique car il commence à craindre les vrais humanistes.SuperCarotte a écrit :Sarkozy veut un nouvel instrument de mesure de la croissance![]()
PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il souhaitait modifier les instruments de mesure de la croissance française, pour "prendre en compte la qualité et pas seulement la quantité".
"Nous ne pouvons pas espérer changer nos comportements et nos façons de pensée si nos critères de la richesse restent les mêmes", a déclaré le chef de l'Etat lors de sa conférence de presse de rentrée.
"Nous avons besoin de prendre en compte la qualité et pas seulement la quantité pour favoriser un autre type de croissance. Il faut changer notre instrument de mesure de la croissance", a-t-il ajouté, sans donner plus de détails.
Tout en n'étant pas altermondialiste, Joseph Stiglitz collabore avec les forums sociaux et partage certaines analyses : il est ainsi partisan d'une taxe (Tobin ou équivalente) sur les transactions financières et pour une régulation de la mondialisation. En Bolivie, Il a également approuvé la nationalisation (ou la réappropriation) des hydrocarbures, qu'il a décrit comme un processus de « restitution de biens »
exactement comme le Grenelle de l'environnement : que du blabla creux, que de l'affichage... dans le concret, pas grand-chose de révolutionnaire : comment s'en étonner puisque réduire l'impact sur l'environnement impliquerait réduire le chiffre d'affaires de ses amis ?Du blabla et encore du blabla. " Bon alors avec le PIB on va mettre un indice de pouvoir d'achat ". C'est bon on a mis en place notre politique de civilisation. Alléluia.
Il faut lire le livre d'Hervé Kempf: " Comment les riches détruisent la planète" ...Turanil a écrit :Excellent article.
En lisant je me suis d'abord demandé "arrivé" ?, arrivé où ?, je ne comprend pas ce qu'il veut dire... Et puis voilà, j'ai compris ce dont il s'agissait. On vit dans une société tellement malade, qu'il n'est même plus besoin de préciser ; le chemin, pour tout le monde, ne peut qu'être celui de l'ascension sociale par l'argent, et être arrivé au stade où le problème n'est pas d'être riche pour le confort ou le plaisir, mais pour pouvoir se considérer supérieur à autrui... (la droite bling bling ?) Affligeant. (Bon, c'est pas nouveau dans la race humaine, mais toujours aussi lamentable.)Il y a trois mois, le Financial Times a publié un article sur la façon dont les grands magasins s’efforcent de satisfaire “le client qui est vraiment arrivé”. Mais son sujet implicite est que personne n’“arrive”, car la destination ne cesse de changer. Le problème, explique un cadre de Chanel, est que le luxe s’est “surdémocratisé”. Les riches doivent donc dépenser de plus en plus pour sortir du lot : aux Etats-Unis, le marché des biens et services destinés à les y aider pèse près de 1 000 milliards d’euros par an. Si vous voulez être certain que l’on ne peut vous confondre avec un être inférieur, vous pouvez désormais acheter des casseroles en or et diamants chez Harrod’s.
Hey, c'est pas ce que cherche à faire les indices comme l'Indice de Développement Humain ou le "Happy Planet Index"?SuperCarotte a écrit :Sarkozy veut un nouvel instrument de mesure de la croissance![]()
Dans le même sens, http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=33999AJH a écrit :Il faut lire le livre d'Hervé Kempf: " Comment les riches détruisent la planète" ...Turanil a écrit :Excellent article.
En lisant je me suis d'abord demandé "arrivé" ?, arrivé où ?, je ne comprend pas ce qu'il veut dire... Et puis voilà, j'ai compris ce dont il s'agissait. On vit dans une société tellement malade, qu'il n'est même plus besoin de préciser ; le chemin, pour tout le monde, ne peut qu'être celui de l'ascension sociale par l'argent, et être arrivé au stade où le problème n'est pas d'être riche pour le confort ou le plaisir, mais pour pouvoir se considérer supérieur à autrui... (la droite bling bling ?) Affligeant. (Bon, c'est pas nouveau dans la race humaine, mais toujours aussi lamentable.)Il y a trois mois, le Financial Times a publié un article sur la façon dont les grands magasins s’efforcent de satisfaire “le client qui est vraiment arrivé”. Mais son sujet implicite est que personne n’“arrive”, car la destination ne cesse de changer. Le problème, explique un cadre de Chanel, est que le luxe s’est “surdémocratisé”. Les riches doivent donc dépenser de plus en plus pour sortir du lot : aux Etats-Unis, le marché des biens et services destinés à les y aider pèse près de 1 000 milliards d’euros par an. Si vous voulez être certain que l’on ne peut vous confondre avec un être inférieur, vous pouvez désormais acheter des casseroles en or et diamants chez Harrod’s.
Pour ma part, tout en restant très critique sur les applications que pourra faire Sarko des éventuelles propositions de Stiglitz et de Amartya Sen, je suis ravi qu'un dirigeant prenne enfin en main cette réflexion au plus haut niveau... comme je suis ravi qu'il sache écouter un de mes "maîtres à penser" (je veux parler d'Edgar Morin)
Nous avons la preuve permanente que notre représentation actuelle de la richesse, et l'usage contre-productif que nous faisons de la monnaie, aggrave les problèmes auxquelles nos sociétés sont confrontées au lieu de nous aider à les résoudre. Dans la plupart des dossiers qui ont été au cœur des débats publics de ces derniers mois, de la vache folle à l'Erika, de l'amiante aux accidents de la route, des conséquences de la grande tempête de décembre 1999 à la crise des carburants de l'automne 2000, il y a toujours un élément commun que l'on oublie curieusement de rappeler : ces catastrophes sont des bénédictions pour notre Produit Intérieur Brut , ce chiffre magique dont la progression s'exprime par un mot qui résume à lui seul la grande ambition de nos sociétés matériellement développées et éthiquement sous développées : LA CROISSANCE !
Plus de destructions = plus de PIB
Car les centaines de milliards que coûtent à la collectivité ces destructions humaines et environnementales ne sont pas comptabilisées comme des destructions mais comme des apports de richesse dans la mesure où elles génèrent des activités économiques exprimées en monnaie. A supposer que nous n'ayons aucun accident matériel ou corporel, ni morts ni blessés sur les routes de France l'année prochaine, notre PIB baisserait de manière significative, la France perdrait une ou plusieurs places dans le classement des puissances économiques et l'on verrait nombre d' économistes nous annoncer d'un ton grave que la crise est de retour.
Les activités bénévoles font baisser le PIB
Dans le même temps, toutes les activités bénévoles qui, grâce en particulier aux associations loi 1901, dont nous nous apprêtons à fêter le centenaire, ont permis d'éviter ou de limiter une partie des effets de ces catastrophes, par exemple en allant nettoyer les plages polluées ou en aidant gratuitement des handicapés, n'ont, elles, permis aucune progression de richesse et ont même contribué à faire baisser le produit intérieur brut en développant des activités bénévoles plutôt que rémunérées. Autant dire que nous marchons sur la tête et que dans le même temps où l'on va célébrer le rôle éminent des associations, nous continuerons à les traiter comptablement, non comme des productrices de richesses sociales mais comme des "ponctionneuses de richesse économiques" au titre des subventions qu'elles reçoivent.
Il est temps de changer de représentation
Il est donc plus que temps de nous atteler à ce chantier considérable du changement de représentation de la richesse et de la fonction que joue la monnaie dans nos sociétés. Définir l'évaluation comme une délibération sur les valeurs, La question des "indicateurs" qui relève des outils ne peut donc être dissociée de celle des "critères" qui relève du débat sur les fins. "Oui à l'économie de marché, non à la société de marché" Il s'agit, on l'a compris, de retrouver, à l'aube de ce siècle, la force originelle du principe associatif , celle qui cherche, à travers et au delà l'économie, à substituer la logique coopérative des jeux gagnants/gagnants à la logique guerrière des jeux gagnants/perdants. "
Les indicateurs de développement humain
La philosophie générale des "rapports mondiaux sur le développement humain" vise à rétablir le lien entre l'économie et l'éthique à rebours du mouvement historique que nous avons relaté dans la première partie de ce rapport. Ils sont nourris, depuis 1990, par un indicateur composite, l'IDH, indicateur de développement humain .
L'introduction du rapport de 1996 situe bien la triple perspective du projet : (*PNUD, Rapport mondial sur le développement humain, 1996.)
- "le développement humain est une fin dont la croissance économique est le moyen";
- " les dernières décennies montrent on ne peut plus clairement qu'il n'existe pas automatiquement de lien entre croissance économique et développement humain";
- " il importe de consacrer davantage d'attention à la qualité de cette croissance afin de s'assurer qu'elle accompagne les objectifs que sont le développement humain, la réduction de la pauvreté, la protection de l'environnement et la viabilité à long terme du développement''
et c'est super loucheKrom a écrit :Sarkozy n'a pas tellement l'air d'un ultra-libéral.
Non, effectivement..: c'est un colbertiste et certainement un libéral (mais qu'est ce que le libéralisme ? grande question!!)Krom a écrit :Sarkozy n'a pas tellement l'air d'un ultra-libéral.
Estimer la santé économique et braire en se génuflexant devant un chiffre qui n'est qu'un indicateur et non une réalité, ce sont deux choses bien différentes. Il n'y a aucune obligation à ma deuxième proposition qui est pourtant ce que l'on fait et fera, quelque soit l'indice. Sans parler de se passer d'économie...Mais comme on peut pas vraiment estimer la santé économique sans indice, on va quand-même devoir s'en fabriquer un.