Ce que nous perdons (biodiversité)

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Re: Ce que nous perdons (biodiversité)

par GillesH38 » 28 nov. 2025, 12:05

Jeuf a écrit :
25 nov. 2025, 14:19
supert a écrit :
25 nov. 2025, 13:16
Pfff, quel fatras !
Intéressé par le bidule, j'ai lu tout l'article. Pas clair pour moi et je continue à croire que moins de pression humaine favorise la biodiversité. Je n'ai pas trouvé de trucs dans l'article montrant le contraire.
Bah oui, il faut pas prendre quelque contre exemple pour des généralités

Visiblement, là où la destruction de la biodiv s'accélère au Japon, c'est là où l'agriculture industrielle prend possession du territoire ...Comme chez nous, dans les plaines céréalières, il y a peu d'habitant mais pas beaucoup de diversité, pas de haies...
c'est clair que l'agriculture industrielle n'est pas incompatible avec une faible densité de population locale ...c'est assez débile comme argumentation.

Re: Ce que nous perdons (biodiversité)

par supert » 26 nov. 2025, 14:33

Bien entendu, qui disconviendrait avec ta dernière phrase ?

Mais, j'ai deux cas "particuliers" sur deux. J'ai d'abord trouvé l'article proposé par energy très limite, alors j'ai voulu en savoir plus sur le site, ne voulant pas réfuter un ensemble à partir d'un cas particulier. J'ai alors cliqué plus ou moins au hasard et suis tombé sur la perle que j'ai citée plus haut.

Ca fait deux bouses pour deux articles. Je m'y connais assez en statistiques pour ne pas conclure trop vite, mais ça commence à puer. Devant l'immensité de sites disponibles sur le web, je ne vais pas m'attarder sur un site avec un tel taux.


Supertomate qui n'est pas pour la conservation de the conversation

Re: Ce que nous perdons (biodiversité)

par Jeuf » 25 nov. 2025, 14:19

supert a écrit :
25 nov. 2025, 13:16
Pfff, quel fatras !
Intéressé par le bidule, j'ai lu tout l'article. Pas clair pour moi et je continue à croire que moins de pression humaine favorise la biodiversité. Je n'ai pas trouvé de trucs dans l'article montrant le contraire.
Bah oui, il faut pas prendre quelque contre exemple pour des généralités

Visiblement, là où la destruction de la biodiv s'accélère au Japon, c'est là où l'agriculture industrielle prend possession du territoire ...Comme chez nous, dans les plaines céréalières, il y a peu d'habitant mais pas beaucoup de diversité, pas de haies...
S'il y avait moins d'humains dans les villes, (mangeant moins de viande et ne développant pas le mirage des agrocarburants, etc), il y aurait besoin de moins asservir de surfaces pour l'agriculture, c'est pas plus compliqué que ça. Il faut pas se limiter à ce qu'on voit localement, dans certaines campagnes, pour réfuter ce cas général.

M'interrogeant sur la qualité du site, j'ai cliqué un peu au hasard. J'ai arrêté de lire mon article quand je suis tombé sur ça, je cite :


Attend, c'est sur un tout autre article ça?
je veux bien la source
ha ben je retrouve sans problème
https://theconversation.com/pourquoi-vo ... ail-268320

hé je suis pas d'accord avec le titre, c'est dur de rire, ça m'arrive de moins en moins, ils vont pas m'interdire

Bref, il n'empêche que les articles de ce site sont bien argumentés et détaillés, en général. Là aussi, il faut pas sortir un cas particulier pour réfuter l'ensemble.

Re: Ce que nous perdons (biodiversité)

par kercoz » 25 nov. 2025, 14:15

Par ici , env 20% des vignes sont arrachées ou à l'abandon .....du coup un patchwork de parcelles d'env 1ha sont ensauvagées depuis 2 ans avec un retour d'insectes et de piafs ...c'est assez flagrant pour suspecter une causalité.

Re: Ce que nous perdons (biodiversité)

par supert » 25 nov. 2025, 13:16

Pfff, quel fatras !
Intéressé par le bidule, j'ai lu tout l'article. Pas clair pour moi et je continue à croire que moins de pression humaine favorise la biodiversité. Je n'ai pas trouvé de trucs dans l'article montrant le contraire.

M'interrogeant sur la qualité du site, j'ai cliqué un peu au hasard. J'ai arrêté de lire mon article quand je suis tombé sur ça, je cite :
Nous sommes professeurs de marketing et de management spécialisés dans l’étude de l’humour et des dynamiques de travail. Nos propres recherches – ainsi qu’un nombre croissant de travaux menés par d’autres chercheurs – montrent qu’il est plus difficile d’être drôle qu’on ne le croit.
Devant tant de compétences et de puissance d'analyses, je ne fais pas le poids. "theconversation" et moi ne vivons pas sur la même planète. Ceci doit expliquer pourquoi je n'ai pas apprécié à sa juste valeur l'article suggéré par énergie...


Supertomate qui trouve bien homogènes les divers cités qu'il traverse

Re: Ce que nous perdons (biodiversité)

par energy_isere » 25 nov. 2025, 00:14

Pourquoi une diminution de la population humaine ne bénéficierait pas forcément à la biodiversité : l’exemple du Japon

Publié: 5 novembre 2025,

Même avec moins d’êtres humains, la faune sauvage ne disposerait pas nécessairement de davantage d’espace et de niches écologiques où s’installer. Dans certaines zones du Japon rural où l’humain se raréfie peu à peu, on voit la biodiversité décliner malgré tout.

.........
lire : https://theconversation.com/pourquoi-un ... pon-268227

Re: Ce que nous perdons (biodiversité)

par energy_isere » 12 nov. 2025, 20:00

En Ethiopie, le fléau du prosopis, l'arbre qui a "tout envahi"

AFP •12/11/2025

"A cause de cette plante, nous sommes devenus pauvres", s'émeut l'éleveuse Khadija Humed. Introduit pour lutter contre la désertification, le prosopis se répand désormais en Ethiopie, menaçant l'écosystème et la survie des communautés locales.

Ce petit arbre épineux originaire d'Amérique latine a été planté pour la première fois dans les années 1970 dans la région de l'Afar (nord-est), où vit Khadija Humed, et au Kenya voisin.

Résistant aux fortes chaleurs, le prosopis portait initialement la promesse, pour cette région aride, de réduire l'érosion des sols, réguler le microclimat, servir d'ombrage et favoriser la production de charbon de bois.

Mais aujourd'hui, les prosopis, aux longues branches épineuses et qui peuvent mesurer jusqu'à une dizaine de mètres de haut, s'étendent à perte de vue sur les vastes plaines de la région.

Chacun d'entre eux peut pomper jusqu'à sept litres d'eau par jour grâce à ses longues racines, asséchant les terres et entravant l'agriculture.

L'arbre est également nuisible pour le cheptel des pastoralistes, nombreux dans l'est de l'Ethiopie.

"La plante s'est retournée contre nous, déplore Hailu Shiferaw, chercheur au Centre éthiopien de ressources pour l'eau et la terre, interrogé par l'AFP. Personne n'aurait pu prévoir ses effets néfastes."
.......................
.......................
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 2140276d8d

Re: Ce que nous perdons (biodiversité)

par energy_isere » 28 sept. 2025, 09:46

L’herbe de la pampa est interdite : que risquez-vous si vous en faites pousser dans votre jardin ?
Invasive sur notre territoire et menace pour la biodiversité, l’herbe de la pampa n’est plus autorisée en France. Des sanctions sévères sont prévues pour les détenteurs de cette plante originaire d’Amérique qui donnait une touche bohème aux intérieurs et aux jardins.

Par Le Parisien Jardin Le 22 février 2025

Image

L’herbe de la pampa ou Cortaderia selloana, plante vivace originaire d’Amérique du Sud, est prisée par celles et ceux qui recherchent une touche bohème pour leur décoration. Elle se reconnaît par son imposante touffe de feuilles, semblables à un plumeau et peut prendre différentes couleurs : du blanc ou jaune argenté au rose pourpré.

Cependant, depuis avril 2024, l’herbe de la pampa est interdite sur le territoire français. La détention, le transport, le colportage, l’utilisation, l’échange, la mise en vente, la vente ou l’achat de spécimens vivants de Cortaderia selloana sont illégaux.

Jusqu’à 10 millions de graines

En cause, le caractère invasif de cette plante, qui a la capacité de se propager rapidement. Un seul spécimen peut générer jusqu’à 10 millions de graines pouvant être poussées par le vent jusqu’à 25 km de distance. L’herbe de la pampa est par ailleurs connue pour prendre le dessus sur les espèces végétales locales et perturber ainsi l’écosystème sans pour autant apporter de bénéfice à la faune. Enfin, elle est susceptible de causer des irritations chez les personnes allergiques.

Emprisonnement et lourde amende

Cela fait déjà plusieurs années que de nombreuses communes ont choisi d’éradiquer l’herbe de la pampa sur leur territoire. L’article L415-3 du Code de l’environnement est très clair. Si une de ces plantes se trouve dans votre jardin, vous êtes en faute. La sanction peur aller « jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende ». Mieux vaut donc l’arracher.
https://www.leparisien.fr/jardin/actu/l ... VOSENU.php

https://www.rustica.fr/actu-rustica/l-h ... 19961.html

Re: Ce que nous perdons (biodiversité)

par energy_isere » 29 mai 2025, 22:38

La dernière foret primaire d'Europe - Parc national de Bialowieza - Documentaire animalier - HD vidéo 26 mn https://www.youtube.com/watch?v=a2DuM5L2rJk

Animaux du monde
85,4 k abonnés
13 667 vues 19 sept. 2023 BIAŁOWIEŻA
Il y a 6.000 ans, la forêt enveloppait la plaine centrale d’Europe, des Carpates jusqu’à la mer Baltique. Aujourd’hui, seule une petite partie est restée intacte.

Le parc National de Bialowieza, classé au patrimoine mondial de l’humanité, protège 163.000 hectares qui descendent directement de la forêt préhistorique.
Ici, rien n’a changé. La faune et la flore y vivent en équilibre depuis toujours. Les hommes ont décidé de laisser ce havre de paix aux bisons, cerfs, chevreuils, loups et arbres sans intervenir.

Parc national de Bialowieza
Réalisation : Emmanuel Piovano, Jean Boggio-Pola (France, 2013)

Re: Ce que nous perdons (biodiversité)

par energy_isere » 29 mai 2025, 22:05

Une forêt primaire en Europe de l'Ouest, avec Francis Hallé | Into the Rewild vidéo 14 mn https://www.youtube.com/watch?v=vP2TxDmVcUo

Into the Rewild
1,68 k abonnés
64 394 vues Sortie le 20 janv. 2023

Dans ce film, je vous emmène à Montpellier chez le botaniste Francis Hallé pour qu’il nous explique son projet de (re)créer une forêt en Europe de l’Ouest. Les forêts primaires ont la particularité de ne jamais avoir été exploitées par les humains, ou qu’un temps suffisamment long se soit écoulé pour lui redonner son caractère primaire… 1000 ans !

Ces forêts sont plus hautes, plus complexes, plus riches en biodiversité et stockent plus de carbone que nos forêts françaises. Pour mieux comprendre ce dont il s’agit, je vous emmène à Bialowieza en Pologne où se situe la dernière forêt primaire d’Europe, qui malgré sa protection par l’Union Européenne, continue d’être menacée. Je vous emmène également dans le Parc Naturel Régional des Vosges du Nord, dans le cadre d’un voyage de repérage avec Francis Hallé et les membres de son association.

Au cours du siècle dernier, 80% des forêts primaires de la planète ont été abattues. Si nous ne faisons rien, l’Europe risque d’être le premier et le seul continent à ne plus avoir de forêt primaire. Au delà de ses bénéfices environnementaux, ce projet offre une formidable opportunité d’inventer un nouveau récit collectif, ambitieux et passionnant pour le bien des générations futures.

Re: Ce que nous perdons (biodiversité)

par energy_isere » 13 déc. 2024, 20:20

Ecroulement des populations de requins et de raies : elles ont diminué de moitié dans le monde en 50 ans

Par Sciences et Avenir avec AFP le 12.12.2024

Ce recul dans les populations de requins et de raies perturbe gravement les écosystèmes marins, mais des "zones d'espoirs" subsistent, où des politiques de conservation efficaces permettent de stabiliser certaines populations.


La surpêche a réduit de moitié les populations de requins et de raies dans le monde depuis 1970 et un tiers de ces espèces de poissons sont désormais considérées comme menacées d'extinction, selon une étude publiée dans la revue Science. Le déclin des populations de requins, raies et chimères (poissons cartilagineux proches des requins) atteint même 64,8% depuis 1951, selon cette étude, qui porte sur 1.199 espèces à travers le monde.

Formant la classe des chondrichtyens, un groupe de vertébré vieux de 420 millions d'années, les raies, requins et chimères sont notamment pêchés pour leur viande, leurs ailerons, ou leur huile de foie. Leurs captures ont doublé entre 1950 et 2000, passant de 750.000 à 1,5 million de tonnes. En 2020, environ un tiers (entre 33,3% et 37,5%) des espèces de raies et de requins étaient menacées d'extinction, contre seulement 3,5% en 1970, selon l'étude. Cet écroulement des populations a un impact important sur le fonctionnement et l'équilibre des écosystèmes marins, soulignent les chercheurs. "Les requins sont des prédateurs. Si leur population décline, cela perturbe l'ensemble de la chaîne alimentaire", explique à l'AFP Nathan Pacoureau, coauteur de l'étude et postdoctorant à l'Institut universitaire européen de la mer (IUEM), à Brest (ouest de la France).


Il y a pourtant des "zones d'espoirs"

Certains requins participent aussi au transport des nutriments entre les écosystèmes. Quant aux raies, "certaines fouillent dans les sédiments, dans le sable ou dans la vase, pour trouver leur nourriture. Cela permet de mélanger et d'oxygéner les sédiments, ce qui est nécessaire à d'autres espèces qui vivent dans ces sédiments", souligne le chercheur en biologie marine, ajoutant que ces raies contribuaient également à stocker du carbone.

Malgré ce constat alarmant, les chercheurs ont également identifié des "zones d'espoirs" où les populations de requins et de raies sont en meilleur état de conservation. C'est notamment le cas en Australie, au Canada, aux États-Unis, en Nouvelle-Zélande, ainsi que dans certaines régions d'Europe et d'Afrique du Sud. "Les nations peuvent réduire le risque d'extinction en diminuant la pression de pêche à des niveaux durables, en renforçant la gouvernance des pêcheries et en éliminant les subventions néfastes", a résumé le professeur Colin Simpfendorfer, de l'Université James Cook, en Australie, cité dans un communiqué. L'étude a été réalisée dans le cadre du Global Shark Trends Project (GSTP), associant l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), l'Université Simon Fraser (Canada), l'Université James Cook et l'Aquarium de Géorgie (États-Unis).
https://www.sciencesetavenir.fr/animaux ... ans_182732

Re: Ce que nous perdons (biodiversité)

par GillesH38 » 26 nov. 2024, 08:20

donc personne ici n'en a jamais vu certainement

Re: Ce que nous perdons (biodiversité)

par dysgraphik » 26 nov. 2024, 08:02

Nous ne le reverrons plus : le courlis à bec grele est officiellement une espèce disparue, devenant la première espèce d'oiseau de notre région dont la disparition est parfaitement documentée. Le dernier individu a été observé en 1995 au maroc. La dernière observation photographique en France date de 1968.
https://www.lpo.fr/qui-sommes-nous/espa ... %20-%20N47
Le Courlis à bec grêle (Numenius tenuirostris) était un oiseau au plumage clair et au long bec fin courbé. Autrefois répandu dans les zones humides d'Europe et d'Asie centrale, ce grand migrateur nichait en Sibérie et en Finlande avant d’hiverner sur les côtes méditerranéennes. L’observation indiscutable la plus récente remonte à 1995 au Maroc. Le dernier signalement en France a été réalisé par Michel Brosselin, ancien secrétaire général de la LPO, le 15 février 1968 en baie de l'Aiguillon (Vendée).

Malgré des recherches intensives pour localiser d'éventuels survivants, une étude scientifique publiée ce 17 novembre 2024 dans la revue d’ornithologie IBIS estime à 96% la probabilité que l’espèce soit désormais éteinte. La population a décliné rapidement au XXe siècle en raison de la perte d’habitat causée par l'agriculture intensive et le drainage des zones humides. Son cousin d’Amérique, le Courlis esquimau (Numenius borealis), n’a plus été vu depuis 1987. Sur les 9 espèces de courlis décrites dans le monde, deux ont donc cessé d’exister en moins de 40 ans. Après un intense plaidoyer de la LPO, la France a suspendu en 2020 la chasse du Courlis cendré (Numenius arquata), dont les effectifs européens ont diminué de près de la moitié depuis 1980.

La disparition du Courlis à bec grêle constitue la première extinction officielle d’une espèce d’oiseau continentale dans la zone du Paléarctique occidental, qui couvre l’Europe, l’Afrique du Nord et une partie de l'Asie.. Ce fait est particulièrement préoccupant car si plus de 150 espèces d’oiseaux (sur environ 11000) ont disparu de la planète depuis 1500 selon l’UICN, la plupart concernait des oiseaux endémiques fragilisés par l’insularité comme l’Huitrier des canaries (Haematopus meadewaldoi) et le tristement célèbre Dodo de l’île Maurice (Raphus cucullatus) ou des espèces décimées par la chasse telles que le Grand pingouin (Pinguinus impennis) et la Tourte voyageuse (Ectopistes migratorius).

Re: Ce que nous perdons (biodiversité)

par GillesH38 » 10 nov. 2024, 10:31

je vous avais raconté ma "formation à la transition écologique" avec en particulier la question que je trouvais bizarre sur les coraux
GillesH38 a écrit :
08 nov. 2024, 06:06

Exemple de quelques échanges. Un des quizz demande "dans un monde à 2°C, combien de coraux pourraient disparaitre " ? choix : 10 %, 50 %, 75 %, 100 % .

La "bonne réponse" était 100 % .

Là je fais remarquer que dans la mesure où la question est au conditionnel "pourraient", ce n'est pas une certitude est donc il se "pourrait" aussi que ce soit 75 % ou 50 %. La ça commence à réagir en disant que si, si ça atteint 2°C, tout va disparaitre. Je dis que dans ce cas la question doit etre posée à l'indicatif (disparaitront) si c'est une certitude, mais que ça me parait quand meme un peu bizarre puisque les coraux vivent quand meme globalement dans des eaux chaudes et sont limités par une limite froide, donc si ça se réchauffe on pourrait plutôt penser que la zone d'existence augmente... là la discussion devient confuse et finalement on dit qu'on n'a pas le temps d'en discuter et qu'on me donnera des références.
bon du coup comme je n'aime pas rester sur des questions sans réponse, j'ai fouillé un peu sur les coraux, et voila le message que j'ai adressée à l'intervenante

Bonjour

Comme j’étais resté perplexe que la question sur les coraux, j’ai fait quelques recherches complémentaires et ce que j’ai trouvé me laisse encore plus perplexe…

comme j’ai dit , au départ intuitivement, les coraux vivant dans les mers chaudes (enfin les coraux de faible profondeur très colorés qu’on connait habituellement car apparemment il y a des formes de coraux adaptées aux mers froides à grande profondeur), leur domaine d’extension en latitude est limité par une limite froide (la température de la mer ne doit pas descendre en dessous de 20°C).

C’est donc quand meme contre intuitif de dire qu’ils disparaitraient avec un réchauffement de 2°C alors que leur domaine d’extension devrait plutot croitre avec un réchauffement….

Par exemple sur cette page http://vieoceane.free.fr/paf/ficheb1.html il est mentionné :

a) Que les coraux ont 500 millions d’années. Or les températures ont été bien plus élevées que maintenant à de nombreuses reprises dans le passé (graphique montré par Pauline je crois). Meme si les formes actuelles sont plus récentes, les températures étaient plus élevées toute la période entre l’extinction des dinosaures et 10 millions d’années BP

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b) Si on fait un zoom sur la dernière interglaciation (pic de l’éemien il y a environ 120 000 ans où les températures étaient comparables à l’actuelle et même un peu supérieure, de l’ordre de 2°C de plus que les températures prédindustrielles ( en aparté je crois que les 2°C fixés à l’accord de Paris viennent de cette mesure où on a dit « on sait qu’il n’y a pas d'emballement à 2°C et pas de l’analyse des conséquences que ça aurait d’être à 2°C ) ) on voit qu’effectivement les coraux étaient en croissance active lors du pic de l’éémien ainsi que lors de tous les pics de température (ce qui parait logique avec les considérations précédentes) (graphique tiré du même site)

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c) ça semble confirmé par des études stratigraphiques où on voit des restes de récifs coralliens émergés parce que le niveau de la mer était plus élevé alors … mais donc les coraux se portaient tres bien

Sur l’article anglais « last interglacial « https://en.wikipedia.org/wiki/Last_Interglacial par exemple, on voit cette photo prise aux Bahamas

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Avec cette légende : "Last Interglacial erosion surface in a fossil coral reef on Great Inagua, The Bahamas. Foreground shows corals truncated by erosion; behind the geologist is a post-erosion coral pillar which grew on the surface after sea level rose again. »

Qui explique que le pilier de reste corallien visible a coté de la petite fille a crû sur une surface érodée des époques précédentes à l’occasion d’une remontée du niveau de la mer (bon d’accord ce n’est pas optimiste sur le niveau de la mer à 2°C mais ça l’est pour les coraux :) ) .


d) Que les coraux sont plus nombreux en nombre d’espèce et en surface en Indonésie qu’en Australie alors que l’eau y est plus chaude (toujours tiré du même site)

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e) Je vois aussi sur le dernier rapport de l’institut marin australien sur les coraux que la grande barrière australienne , après avoir été sévèrement touchée en 2014 2015 par des blanchissements et des ouragans (je pense que c’est à cette époque qu’on a commencé à écrire que les coraux allaient disparaitre) a bien repris de sa surface en quelques années, il semble donc que la résilience soit meilleure que ce qu’on pensait

https://www.aims.gov.au/monitoring-grea ... ry-2023-24

Alors meme qu’apparemment la mer a atteint une température record en 2023 ….

https://climate.copernicus.eu/copernicu ... ecord-high


Tout ça me rend encore plus perplexe … est ce que je manque un élément fondamental ? Comment expliquez vous les faits rapportés si les coraux ne peuvent pas supporter 2°C de plus ?

A titre personnel, il y a une question que j’aime bien poser pour tester les certitudes :

si vous deviez parier 1000 euros sur un intervalle de variation de la surface des coraux si la température monte de 2°C , vous choisiriez quel intervalle ? (Évidemment comme tout pari, plus l’intervalle est large, plus vous avez de chance de gagner et moins la somme gagnée est grande :) ).

Bien cordialement
Tout le monde peut proposer un pari sur la dernière question bien sûr :).

Re: Ce que nous perdons (biodiversité)

par Jeudi » 27 oct. 2024, 07:46

« L’Amazonie des mers » menacée par l’expansion des concessions pétrolières



(Cali) Le développement des concessions pétrolières et gazières dans le « Triangle du corail » de l’océan Pacifique, surnommé « l’Amazonie des mers », multiplie le trafic maritime et fait courir des risques de « marées noires », a dénoncé samedi un collectif d’ONG.
Cette espace maritime de 10 millions de kilomètres carrés contient plus de 600 aires marines protégées (AMP), chevauchées sur 16 % de leur surface par des blocs pétroliers et gaziers en grande majorité en phase d’exploration, alerte Earth Insight.
Selon Florencia Librizzi, directrice de programme du collectif, « l’expansion des combustibles fossiles dans le Triangle du corail est un danger » et « menace l’un des écosystèmes marins les plus riches en biodiversité au monde ».(…)
Image

https://www.lapresse.ca/actualites/envi ... lieres.php

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