Situation énergétique : le monde (hors France)

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Re: Situation énergétique : le monde (hors France)

par energy_isere » 18 sept. 2019, 07:20

En relation avec ce post du 14 sept 2019 http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 2#p2287782
Climat: le long chemin vers une énergie propre

AFP parue le 18 sept. 2019

Une solution incontournable, mais un long chemin. Les énergies vertes sont en plein boom, pas assez encore cependant pour enrayer le dérèglement climatique, nourri par les émissions record du pétrole, du gaz et du charbon.

Le bond des énergies bas-carbone

Solaire, éolien, biomasse, géothermie, hydraulique... les énergies renouvelables ont vu en 10 ans leurs capacités de production multipliées par quatre dans le monde.

Hors grands barrages, elles offrent désormais une capacité de 1.650 gigawatts, contre 410 GW en 2009, selon un bilan produit par l'Ecole de management de Francfort et Bloomberg New Energy Finance (BNEF) avant le sommet climat de l'ONU.

Le solaire, avec 640 GW, arrive en tête des capacités installées sur la décennie, toutes énergies confondues (2.300 GW au total, vertes + fossiles), dépassant le charbon et le gaz. De quoi alimenter par exemple 80% des ménages américains.

Raison première, une hausse spectaculaire de compétitivité: depuis 2009, le coût de l'énergie générée par les centrales photovoltaïques a chuté de 81%, l'éolien terrestre de 46%.

Qui mène la danse?

De loin premier investisseur, la Chine, également premier émetteur mondial de CO2, y a consacré près de 760 milliards de dollars sur 10 ans, selon ce bilan. Les Etats-Unis 356 mds, suivis du Japon. L'Europe y a investi 698 milliards -- en premier lieu l'Allemagne et la Grande-Bretagne.

En 2018, 29 pays ont ainsi dédié plus d'un milliard de dollars à ce secteur (deux ans plus tôt, ils étaient 21).

"Dans un nombre croissant de pays, l'éolien ou le solaire est devenu le mode de production électrique le moins coûteux", souligne Angus McCrone, de BNEF. "Dans d'autres, les énergies fossiles gardent l'avantage en terme de coûts: les Américains ont du gaz très bon marché, les Indiens des mines de charbon... Certains ont une double personnalité, ils veulent garder les revenus des fossiles, sans être à la traîne de la technologie des renouvelables."

Quelques fractions de l'énergie mondiale

La marge de progression est en tout cas immense.

En 2018, les renouvelables ont généré 12,9% de l'électricité mondiale, d'après le rapport BNEF/Ecole de Francfort. Elles auront ainsi évité l'émission dans l'atmosphère de 2 milliards de tonnes d'équivalent CO2.

Mais cette même année, les émissions liées aux fossiles ont aussi augmenté de 1,7%, au niveau record de 33 milliards de tonnes (dont 13 pour le secteur électrique). Car la demande énergétique ne cesse de croître, ces dernières années au profit notamment du charbon en Asie et du gaz.

Rapportés à l'offre globale, les barrages représentent ainsi, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), 2,5% de l'énergie primaire mondiale. Vent, solaire, biocarburants, valorisation des déchets etc sont eux collectivement à 1,8%...

Face aux énergies décarbonées - renouvelables, nucléaire - les fossiles forment toujours plus de 80% du total.

"La transition du secteur de l'énergie est en cours (Mais) ce n'est pas assez rapide pour permettre au monde de remplir ses objectifs en matière de climat et de réchauffement", résumait Françoise d'Estais, du Programme environnement de l'ONU, en présentant le rapport BNEF.

"Les subventions (aux énergies fossiles, ndlr) représentent encore le double des soutiens aux renouvelables", citait-elle.

Verdir transports, et politique

Les experts appellent donc les gouvernements à agir vraiment, à porter une vision de long terme (comme l'objectif de neutralité carbone à 2050 acté par la France ou la Grande-Bretagne), et des mesures fortes (efficacité énergétique et réduction de la consommation, rénovation des bâtiments, soutien aux énergies propres pour la chaleur et les transports...).

Décarboner "le secteur électrique, c'est la partie la plus facile", note Jim Williams, professeur à l'université de San Francisco, expert en énergie. Mais "les bâtiments, l'industrie, les transports, c'est autre chose. Il faudra des mesures par exemple pour modifier les comportements des consommateurs, et là ce sera plus difficile".

Quant aux subventions aux combustibles fossiles, 40 pays ont promis de les réformer en 2015 lors de l'accord climat de Paris.

Mais en 2017 elles concernaient encore une centaine d'Etats, déplore le réseau d'experts REN21, qui les a évaluées à 300 milliards de dollars (+11% par rapport à l'année précédente).
https://www.connaissancedesenergies.org ... pre-190918

Re: Situation énergétique : le monde (hors France)

par energy_isere » 28 mai 2019, 07:55

Nucléaire: l'AIE, inquiète du déclin, propose des mesures de soutien

AFP parue le 28 mai 2019

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a plaidé mardi pour des mesures de soutien à l'énergie nucléaire, s'inquiétant des conséquences de son déclin sur les émissions de gaz à effet de serre.

Le nucléaire "pourrait être bientôt sur le déclin à travers le monde", avec notamment la fermeture de centrales vieillissantes, s'inquiète Fatih Birol, le directeur exécutif de l'Agence basée à Paris, dans un rapport consacré au sujet.

"Si les gouvernements ne modifient pas leurs politiques actuelles, les économies avancées seront en chemin pour perdre les deux tiers de leur flotte nucléaire, risquant une énorme augmentation des émissions de CO2", met-il en garde.

Le nucléaire représente aujourd'hui 10% de la fourniture d'électricité à travers le monde mais sa part est en baisse avec le vieillissement du parc et le faible nombre de projets de construction de nouveaux réacteurs.

Or pour lutter contre le changement climatique il faudra de plus en plus utiliser d'électricité n'émettant pas ou peu de CO2, comme les renouvelables et le nucléaire, souligne l'AIE, qui conseille des pays développés sur leur politique énergétique.

Selon elle, il serait toutefois possible de réaliser la transition énergétique avec moins de nucléaire mais cela nécessiterait un "effort extraordinaire" et coûterait beaucoup plus cher.

"Sans investissements dans le nucléaire, il serait beaucoup plus difficile d'atteindre un système énergétique durable", résume l'AIE dans son rapport.

Elle formule ainsi une série de recommandations pour les pays qui continuent d'utiliser le nucléaire, tout en disant "respecter" le choix de ceux qui sortent de l'atome, comme l'Allemagne.

L'AIE prône ainsi une extension de la vie des centrales aussi longue que le permet la sûreté, qu'elles soient rémunérées pour leurs avantages en termes de sécurité énergétique et d'environnement, la création d'un cadre financier attractif ou encore le soutien à la construction de nouveaux réacteurs avec un processus réglementaire qui limite les retards et surcoûts.

Elle encourage aussi l'innovation, notamment sur les petits réacteurs modulaires, connus sous leur acronyme anglais SMR, qui seraient plus faciles et moins chers à fabriquer.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ien-190528

Re: Situation énergétique : le monde (hors France)

par energy_isere » 20 mai 2019, 08:27

236 GW de capacité de centrales thermiques à charbon en construction.
Mais beaucoup de centrales arrêtées en Europe et USA.
The World’s Last Coal Plant Will Be Constructed Soon

By Irina Slav - May 19, 2019

In its latest energy investment report, the International Energy Agency said energy companies continued investing in coal as demand for electricity continued growing fast and renewable and nuclear capacity additions couldn’t keep up. But, the agency said, “decisions to invest in coal-fired power plants declined to their lowest level this century and retirements rose.”

When something happens for the first time in a century, it’s definitely worth mentioning, especially if it marks the change in a persistent trend. This is not to say that coal power will be eliminated from the world’s energy mix within the lifetime of those who are now in their thirties and forties. Yet the fact that last year retirements of coal plants exceeded the number of final investment decisions on new ones suggests we may be witnessing peak coal.

Bloomberg’s David Fickling notes in a commentary piece on IEA’s report that coal capacity retirement has been already going strong for several years in Europe and North America: in Europe, coal’s down by 25 percent since 2009 and in North America its part in total generation capacity has fallen by as much as 40 percent. Yet Asian demand for power has spurred a 63-percent jump in coal capacity in that powerhouse of the world.

Add to this the other 236 GW of coal capacity under construction around the world and the good news of coal plant retirements versus final investment decisions begins to seem insignificant. It is, however, anything but. First steps are usually the hardest and this is no exception. The world will continue needing coal for quite some time as global population growth leads to a substantial increase in energy demand. However, if more of an effort is made to make renewables cost-competitive with coal in the places where there is the greatest need for more energy, the demise of the dirtiest of fossil fuels might accelerate.

It is a big if, that’s for sure. Last year, new renewable energy capacity additions globally remained unchanged on 2017, disappointing everyone who expects a renewable revolution that will change the face of energy.

Among the different types of renewable energy, solar was by far the leader, with total additions at 97 GW last year, unchanged on 2017. Wind power capacity additions, however, inched up to 50 GW last year, from 48 GW in 2017. New hydropower capacity additions, however, declined to 20 GW in 2018, from 25 GW in 2017. The total stood at 180 GW, which is a bit more than half of the 300 GW in renewable power that the world needs to add annually until 2030 if we are to meet the 2050 goals of the Paris Agreement.
These figures from an earlier IEA report did not go into detail about the reasons behind this slowdown in renewable additions but it is becoming clear that solar and wind alone would not be able to offset the loss of coal-powered generation capacity on their own, not the way they currently are.

Nuclear energy proponents would be happy to supply a solution: more nuclear. Yet this otherwise clean source of energy remains highly controversial in many parts of the world, which has hampered new additions. In some places, including the U.S., nuclear power is also having a hard time competing with renewables, made harder by a slew of state legislation efforts to reduce the share of coal in the energy mix.

Legislation is certainly a large part of how the world will eventually stop using coal for power generation. Yet what the most vocal clean energy activists might want to remember is that it won’t happen overnight. It cannot happen overnight because replacing coal with alternative sources of energy is not as easy as many people would like it to be and the data proves it. What we’re looking at is an energy evolution rather than a revolution and evolution takes longer.

By Irina Slav for Oilprice.com
https://oilprice.com/Energy/Coal/The-Wo ... -Soon.html

Re: Situation énergétique : le monde (hors France)

par energy_isere » 28 mars 2019, 01:11

La Suisse, la Colombie et la Suède, meilleurs élèves de la transition énergétique selon une étude d'Edmond de Rothschild

AFP parue le 27 mars 2019

La Suisse, la Colombie et la Suède ont décroché les trois premières places pour leurs avancements en matière de transition énergétique en 2017, selon une étude d'Edmond de Rothschild publiée mercredi.

A l'autre extrémité du tableau, qui compte 60 pays au total, le Qatar occupe la dernière marche, précédé par Singapour et les Émirats arabes unis. La France arrive en 7e position, l'Allemagne en 28e, la Chine 41e et les États-Unis en 48e position.

Cette étude a analysé les données de ces pays depuis 1980 en prenant en compte quatre facteurs principaux: la consommation d'énergie par personne, les émissions de CO2 par personne, la part de la consommation d'énergies fossiles dans la consommation d'énergie totale et l'efficience énergétique, soit le PIB généré par unité d'énergie utilisée.

Au-delà du classement par pays, elle met "surtout en lumière le fait que l'augmentation de la consommation d'énergie mondiale, excède pour le moment les progrès en matière de décarbonation", explique à l'AFP l'auteure, Lisa Turk, économiste spécialisée sur les États-Unis et l'environnement chez Edmond Rothschild.

"La manière la plus simple aujourd'hui serait de réduire notre consommation d'énergie, or ce n'est pas ce qui se profile" puisque l'Agence internationale de l'énergie (AIE) prévoit une hausse du besoin en énergie de 25% d'ici à 2040, poursuit-elle. Selon elle, "les deux moyens principaux seront alors une amélioration de l'efficience énergétique, ce qui passe par exemple par l'électrification des transports et la rénovation énergétique, et une amélioration du mix énergétique".

"Ces 30 dernières années, l'efficience énergétique a bien progressé, la Chine a notamment fait un bond de 167%" et l'Union européenne, qui est par ailleurs la seule zone "à avoir réduit sa consommation énergétique" a aussi fait beaucoup d'efforts, note la spécialiste.

En revanche, "la situation en matière de mix énergétique est plutôt décevante", ajoute-t-elle, en soulignant qu'en 2017, pour la première fois en trois ans, la consommation de charbon a augmenté, principalement du fait de l'accélération de la croissance. Dans le détail, si les trois premiers pays du classement "bénéficient de ressources naturelles favorables aux énergies renouvelables (hydroélectricité, éolien...), les réglementations mises en place par les pouvoirs publics ont également eu un rôle important", selon l'étude.

Les autorités ne se sont pas contentées de "taxer les énergies fossiles et les émissions de CO2". Elles ont notamment mis en place une fiscalité favorable aux énergies renouvelables, des mesures de soutien aux entreprises ou de vastes programmes de recherche.

Le Qatar a pour sa part "une consommation d'énergie par personne 100 fois plus importante que le Bangladesh, qui est le pays avec la plus faible consommation d'énergie primaire par personne" du panel, selon le document. Les Américains "ont consommé trois fois plus d'énergie par personne que les Chinois en 2017", les plus grands consommateurs d'énergie par personne étant l'Arabie Saoudite, le Koweït, le Qatar et les Émirats Arabes Unis.

La France arrive assez haut dans le classement "avant tout grâce à son mix énergétique, avec 52% d'énergie fossile contre 85% dans le monde", observe M. Turk. "C'est bien sûr en raison du nucléaire qui représente 38% de la consommation d'energie primaire en 2017 (et 71,7% de la production électrique en 2018), détaille-t-elle, en revanche en matière de consommation par personne et d'efficience énergétique le pays est moins bien classé".
https://www.connaissancedesenergies.org ... e-190327-0

Re: Le pic aurait-il déjà été atteint ?

par energy_isere » 10 juin 2018, 13:40

Record year for solar and renewables

June 5, 2018 evwind


Image

A record amount of solar capacity and renewable power was installed across the world in 2017 – as the cost of both wind and solar became competitive with fossil fuels – but it still is not enough, a major new report has found.

The annual Renewables 2018 Global Status Report from REN21, a renewables policy organisation, notes that a record 98GW of solar capacity was added, as well as 52GW of wind, and a total of 178GW of renewables.

Image
.......
https://www.evwind.es/2018/06/05/record ... bles/63610

Re: Le pic aurait-il déjà été atteint ?

par kercoz » 22 mai 2018, 11:43

energy_isere a écrit :
21 mai 2018, 13:14
La climatisation, un gouffre énergétique pour toute la planète ?

G.N., le 16/05/2018

ANTICIPATION. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) s'inquiète de l'explosion des besoins en climatisation à l'échelle planétaire. Faute d'amélioration de leurs performances énergétiques, le monde pourrait faire face à un "crack du froid" en 2050…

Kercoz he say:
Lors de mon tour des US en stop ( vers 1973), en discutant avec mes "lifteurs", j'ai compris que la raison de la puissance des moteurs et donc de la taille des caisses provenait de la nécessité de climatiser dans un pays à été chaud. Un des conducteurs m' a dit avoir acheté une "ID 21" , mais que la clim qu' il y a installé marchait mal du fait d' un moteur trop faible.

Re: Le pic aurait-il déjà été atteint ?

par kercoz » 22 mai 2018, 11:42

energy_isere a écrit :
21 mai 2018, 13:14
La climatisation, un gouffre énergétique pour toute la planète ?

G.N., le 16/05/2018

ANTICIPATION. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) s'inquiète de l'explosion des besoins en climatisation à l'échelle planétaire. Faute d'amélioration de leurs performances énergétiques, le monde pourrait faire face à un "crack du froid" en 2050…

Lors de mon tour des US en stop ( vers 1973), en discutant avec mes "lifteurs", j'ai compris que la raison de la puissance des moteurs et donc de la taille des caisses provenait de la nécessité de climatiser dans un pays à été chaud. Un des conducteurs m' a dit avoir acheté une "ID 21" , mais que la clim qu' il y a installé marchait mal du fait d' un moteur trop faible.

Re: Le pic aurait-il déjà été atteint ?

par energy_isere » 21 mai 2018, 13:14

La climatisation, un gouffre énergétique pour toute la planète ?

G.N., le 16/05/2018

ANTICIPATION. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) s'inquiète de l'explosion des besoins en climatisation à l'échelle planétaire. Faute d'amélioration de leurs performances énergétiques, le monde pourrait faire face à un "crack du froid" en 2050…

Le climat se réchauffe, l'enjeu du rafraîchissement des bâtiments est donc majeur… et potentiellement à l'origine d'un cercle vicieux. Car le nombre de climatiseurs dans le monde pourrait passer de 1,6 milliard aujourd'hui, à 5,6 milliards en 2050, soit 10 climatiseurs vendus à la seconde pendant 30 ans ! Des machines qui nécessiteront des ressources pour être produites puis consommeront de l'électricité pour fonctionner. A tel point que leurs besoins représenteront tout simplement le moteur principal de la demande en électricité pendant les trois décennies à venir et que pour les alimenter, il faudra des capacités de production équivalentes à celles des Etats-Unis, de l'Union européenne et du Japon réunies.

Une tendance qui apparaît donc difficilement tenable et en totale contradiction avec les impératifs de sobriété et de réduction des consommations. A ce jour, les climatiseurs et ventilateurs déjà installés dans le monde utilisent 1/5e de l'énergie des bâtiments, soit 10 % de l'électricité mondiale. Et leur généralisation dans les pays émergents, situés dans la zone intertropicale comme l'Inde, devrait logiquement conduire à la hausse dramatique déjà évoquée. Pour l'heure, seuls 8 % des 2,8 milliards d'individus vivant dans les zones les plus chaudes du globe ont accès à l'air conditionné, là où cette proportion est de 90 % aux Etats-Unis ou au Japon. L'accès généralisé à un air climatisé "aura un impact significatif sur la demande énergétique globale des pays concernés, mettant la pression sur les réseaux électriques et faisant augmenter les émissions [de gaz à effet de serre] locales et mondiales", avertit l'Agence internationale de l'énergie.

méliorer l'isolation des bâtiments ou l'efficacité des équipements ?


Mais comment éviter la catastrophe annoncée et l'absurde situation où il faudra construire des centrales électriques supplémentaires afin d'alimenter des groupes de froid qui viendront détériorer le bilan carbone global ? Tout d'abord en améliorant drastiquement l'efficacité des systèmes de climatisation, estime l'AIE, qui rappelle que les modèles distribués en Europe ou au Japon sont en moyenne 25 % plus performants que ceux commercialisés en Chine et aux Etats-Unis. Fatih Birol, le directeur exécutif de l'Agence, résume : "Bien qu'ils apportent du confort supplémentaire et améliorent la vie de tous les jours, il est essentiel que la performance énergétique des climatiseurs devienne une priorité. Les standards exigés pour la majorité de ces nouveaux groupes sont inférieurs à ce qu'ils devraient être". L'adoption de règlements plus contraignants pourrait, selon les calculs de l'AIE, conduire à diviser par deux les futurs besoins électriques de tous les systèmes. D'où l'idée urgente d'imposer des politiques volontaristes de contrôle des performances des machines mises sur le marché et de labellisation des meilleures solutions. L'agence note : "L'amélioration de l'efficacité du rafraîchissement amènera de multiples autres bénéfices, comme le rendre plus abordable, plus sûr et plus durable". Les économies espérées sur les consommations de carburants et les frais opérationnels pourraient friser les 2.500 milliards d'euros !

En France, la climatisation est encore confidentielle dans les logements, mais la situation pourrait changer. Alain Maugard, président de Qualibat, expliquait, à la fin de 2017 : "Aujourd'hui, la climatisation est partout : dans les transports, les bureaux, les automobiles, les cinémas… sauf chez les gens !". Une absence qui serait donc de moins en moins acceptée par les usagers, habitués à un certain confort. La réponse - pour l'heure - réside dans l'isolation accrue des bâtiments afin qu'ils conservent au maximum la fraîcheur à l'intérieur. "Dans les périodes de grand chaud, qui sont de plus en plus fréquentes, c'est très bien d'avoir de l'inertie thermique dans le bâtiment. Mais c'est très bien pendant quelques jours seulement. Car si la forte chaleur dure pendant une semaine, l'inertie joue dans le sens inverse : l'îlot de chaleur s'installe et cela crée un inconfort pour l'usager", poursuivait-il. D'où l'idée de coupler les climatiseurs à des sources d'énergies renouvelables, en particulier au solaire photovoltaïque. Au moment où les besoins de froid seraient les plus intenses, la production électrique serait également maximale. Une solution de bon sens mais qui serait plus pertinente dans les régions du sud de l'Hexagone et en Outremer. Les membres de l'association Equilibre des énergies (EdEn) avancent, pour leur part, l'idée d'installer des pompes à chaleur réversibles qui, au lieu de capter des calories dans l'air extérieur pour les acheminer à l'intérieur comme en hiver, feraient exactement l'inverse en extrayant ces calories de l'habitat pour les rejeter dehors. Autant de pistes que les industriels devront rapidement explorer afin de proposer des solutions pérennes et durables, compatibles avec les objectifs de l'Accord de Paris sur le climat.
https://www.batiactu.com/edito/climatis ... -52958.php

Re: Le pic aurait-il déjà été atteint ?

par mobar » 24 juin 2017, 11:43

matthieu25 a écrit : Il va falloir qu'ils augmentent énormément la productivité du solaire pour que la courbe ci dessus se réalise. :-k
ça s'appelle la magie des exponentielles

La puissance appliquée à e est la seule inconnue, et elle sera le résultat d'une fonction a multiples facteurs démographie, innovations, intensité des conflits à venir, impondérables ... aussi imprévisible que la prévision des évolutions climatiques à 100 ans

Encore un sujet sans intérêt pour la vie d'un humain qui sert de muletta pour détourner l'attention des peuples des enculades qui se déroulent aujourd'hui et que les puissants ne veulent surtout pas qu'ils voient!

Le pic aurait-il déjà été atteint ?

par matthieu25 » 24 juin 2017, 10:30

Image
Il va falloir qu'ils augmentent énormément la productivité du solaire pour que la courbe ci dessus se réalise. :-k

Re: Situation énergétique : le monde (hors France)

par energy_isere » 01 oct. 2015, 16:55

L'OCDE stigmatise les subventions aux énergies fossiles

22 sept 2015 actu-environnement.com

En Indonésie, les subventions à la consommation des énergies fossiles et de l'électricité représentaient 20% des dépenses publiques en 2011, somme équivalente à celle des dépenses allouées à l'éducation, et supérieure aux investissements accordés au secteur de la santé et aux infrastructures réunis. Dans son budget 2015, le gouvernement indonésien a annoncé éliminer les subventions à l'essence, afin de libérer les investissements dans les infrastructures. Le pays gagne ainsi 14 milliards de dollars entre 2014 et 2015.

En Inde, le gouvernement central s'est engagé dans la réduction des subventions au diesel en 2012, et a cessé son soutien au gazole en septembre 2014. Les économies réalisées entre 2012 et 2014 se chiffrent ainsi à 10 milliards de dollars (Mds$), soit l'équivalent de 10% des recettes annuelles de l'Etat.

Le Mexique a supprimé son système d'aides variables aux carburants, économisant 16 Mds$ entre 2012 et 2014. Au total, ces trois pays ont économisé 40 milliards de dollars. Aux Etats-Unis, l'administration fédérale a proposé à plusieurs reprises de supprimer les allègements fiscaux aux compagnies pétrolières, ce qui ajouterait chaque année quatre milliards de dollars aux caisses de l'Etat.

L'Inventaire 2015 des mesures de soutien pour les combustibles fossiles de l'OCDE présenté à Paris le 21 septembre, recense près de 800 programmes de dépenses et allégements fiscaux mis en œuvre dans les 34 pays de l'OCDE et six grandes économies émergentes du G20 (Brésil, Chine, Inde, Indonésie, Russie et Afrique du Sud) qui incitent à produire ou à consommer des combustibles fossiles. L'ensemble de ces pays représente 80% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES). Il s'agit notamment de mesures qui réduisent les prix pour les consommateurs ainsi que les coûts d'exploration et d'exploitation pour les compagnies pétrolières et gazières. Cet inventaire se veut un outil au service de la transparence.

...............
...............
http://www.actu-environnement.com/ae/ne ... 25304.php4

Re: Situation énergétique : le monde (hors France)

par energy_isere » 10 sept. 2015, 16:14

nemo a écrit :C'est quoi "flexible capacity"?
c'est explicité dans le bas du graphe de Usine Nouvelle :

centrales thermiques rapides, stockage, et effacement.

Re: Situation énergétique : le monde (hors France)

par nemo » 10 sept. 2015, 15:03

C'est quoi "flexible capacity"?

Re: Situation énergétique : le monde (hors France)

par energy_isere » 10 sept. 2015, 14:51

un executive summary du New Energy Outlook 2015 de Bloomberg est lisible ici :
http://about.bnef.com/content/uploads/s ... ummary.pdf
...........
• Despite significant growth in renewables, fossil fuels will maintain a 44% share of generation in 2040 – albeit down from two-thirds in 2014. Some 1,291GW of new coal-fired capacity will be added to 2040, and 99% of this will be in developing countries where supply is relatively cheap and climate change policies weak or yet to be implemented. Only 1,359GW of gas will be added globally – 86% in developing countries – as its role as a 'transitional fuel' looks more and more doubtful outside the US where the shale gas revolution and environmental regulations seem set to push coal out of the market.

• CO2 emissions from the power sector will rise by 13% over 2014-40. The utilisation of low-cost domestic fossil-fuel reserves from developing countries, the long life of coal plants and the absence of a strict regulatory framework will mean power sector carbon emissions are likely to peak around 2029 at 15.3Gt, then ease only slowly to reach 14.8Gt in 2040.
....................

Re: Situation énergétique : le monde (hors France)

par energy_isere » 10 sept. 2015, 13:02

Usine Nouvelle du 2 juillet 2015.

Chiffres des nouvelles capacités de production electrique annuelles dans le monde d'ici à 2040.

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