Niger

Répondre


Cette question vous permet de vous prémunir contre les soumissions automatisées et intensives effectuées par des robots malveillants.
Émoticônes
:D :geek: :ugeek: :ghost: :wtf: :-D :) :-) :-( :-o :shock: :? 8-) :lol: :-x :-P :oops: :cry: :evil: :twisted: :roll: ;) ;-) :!: :?: :idea: :arrow: :-| :mrgreen: =D> #-o =P~ :^o [-X [-o< 8-[ [-( :-k ](*,) :-" O:) =; :-& :-({|= :-$ :-s \:D/ :-#
Plus d’émoticônes

Le BBCode est activé
La balise [img] est activée
La balise [flash] est activée
La balise [url] est activée
Les émoticônes sont activées

Relecture du sujet
   

Agrandir Relecture du sujet : Niger

Re: Niger

par energy_isere » 26 oct. 2019, 10:23

Niger : la Cominak, filiale du français Orano, va cesser ses activités de production d’uranium, le 31 mars 2021

Agence Ecofin. 25 oct 2019

Le conseil d’administration de la Compagnie minière d’Akouta (Cominak) a fixé la date d’arrêt de la production d’uranium sur ce site situé à Arlit au 31 mars 2021, apprend-on dans un communiqué rendu public, au terme d’une séance extraordinaire du conseil d’administration, tenue le 23 octobre.

Cette décision est consécutive à la grande crise qui secoue depuis quelque temps déjà la Cominak, l’une des deux filiales de la société française Orano au Niger. En effet, « l’épuisement de ses réserves ne permet plus la poursuite des activités opérationnelles. Faisant face à des coûts d’exploitation très élevés et à la forte baisse des prix de l’uranium, la Cominak est déficitaire depuis 2017, malgré la mise en œuvre de plans d’économies », apprend-on. Et comme l’expliquait récemment le ministre des Mines, Moussa Hassane Barazé, le prix spot de l'uranium tourne autour de 35 000 à 36 000 FCFA alors que les coûts de production de la Cominak tournent autour de 49 000 à 50 000 FCFA.

Ces difficultés ont d’ailleurs amené le gouvernement du Niger à multiplier des initiatives visant à repousser les délais de cessation des activités de la Cominak, avait affirmé le membre du gouvernement.

Suite à cette décision du conseil d’administration, « un plan d’accompagnement revu avec les partenaires sociaux sera mis en place pour chaque salarié, incluant des mesures complémentaires au dispositif légal et notamment des propositions de reclassement dans d’autres entreprises », précise le communiqué. Sont également prévus : un projet de réaménagement de la mine, le démantèlement des installations, la gestion des verses et des bassins, ainsi que la surveillance environnementale, conformément à la réglementation nigérienne et aux recommandations internationales.

La Cominak est une des filiales de la société française Orano (ex-Areva), qui exploite depuis 1978 les gisements d’Akouta, Akola et Ebba situés à Arlit au Niger. Son actionnariat est notamment constitué d’Orano (France, 34 %), Sopamin (Niger, 31 %), Ourd (Japon, 25 %) et ENUSA (Espagne, 10 %).
https://www.agenceecofin.com/mines/2510 ... -mars-2021

Re: Niger

par energy_isere » 12 oct. 2019, 13:42

Niger : le marocain ONEE et la BID s’activent pour accroître l’accès à l’électricité en milieu rural

Agence Ecofin. 10 Oct 2019

L’Agence nigérienne de promotion de l’électrification en milieu rural (ANPER) a signé avec le marocain ONEE (Office national de l’électricité et de l’eau Potable), un contrat de prestations de service.

Cet accord, paraphé à Rabat au Maroc le 7 octobre 2019, par Salouhou Hamidine et Abderrahim El Hafidi, respectivement directeur général de l’ANPER et de l’ONEE, va permettre d'accroître le taux d’accès à l’énergie électrique en zone rurale au Niger.

Il sera plus précisément question, d’« augmenter l’accès à l’électricité en milieu rural à travers la réalisation de mini-réseaux alimentés par des centrales solaires avec stockage et le raccordement d’environ 17 500 foyers et 1 500 activités (services publics et activités économiques) dans une trentaine de villages », indique l’ONEE dans un communiqué.

Cet accord entre dans le cadre du partenariat entre l'entreprise marocaine et la Banque islamique de développement qui a pour but d’appuyer les projets d’électrification rurale.
https://www.agenceecofin.com/electricit ... lieu-rural

Re: Niger

par energy_isere » 05 oct. 2019, 10:31

Niger : selon les députés, le charbon de Salkadamna doit être exploité pour accroitre l’offre énergétique du pays de 600 MW

Agence Ecofin. 3 oct 2019

Les parlementaires nigériens, ont formulé le vœu de voir le charbon de Salkadamna dans la région de Tahoua être exploité rapidement, a fait savoir le président de l’assemblée nationale, Ousseini Tinni.

Les élus de cette chambre souhaitent en effet que le « processus conduisant à l’exploitation du charbon de Salkadamna » soit accéléré dans le but d’améliorer « notre indépendance énergétique grâce notamment à la diversification de l’offre », a indiqué le président dans son discours lors de la cérémonie d’ouverture de la deuxième session ordinaire parlementaire de l’année en cours.

En effet, le Niger mise beaucoup sur le projet du complexe charbonnier Salkadamna, dont la livraison est prévue pour 2023, pour accroître de manière significative son offre en énergie.

Ce projet comprend la construction d’une centrale thermique qui pourra atteindre une capacité de 600 mégawatts, d’une unité de production de 100 000 tonnes de briquettes de charbon par an, ainsi que d’une mine. Son coût est estimé à 740 milliards de FCFA.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... -de-600-mw

Re: Niger

par energy_isere » 18 sept. 2019, 23:41

Le Niger et la Chine lancent la construction de 2 000 km d'oléoduc via le Bénin

AFP parue le 18 sept. 2019

Le Niger et la Chine vont construire un oléoduc de 2 000 km afin d'exporter du pétrole brut à partir des champs d'Agadem (sud-est nigérien) jusqu'au port de Sèmè au Bénin, a-t-on appris mercredi auprès de la présidence nigérienne.

Le coup d'envoi des travaux de l'oléoduc a été donné mardi par le président Mahamadou Issoufou à Koulélé dans l'Agadem, la zone pétrolière située dans la région de Diffa (sud-est) où la China national Petroleum corporation (CNPC) extrait du pétrole depuis 2011. Les travaux vont durer 42 mois et coûteront 4,5 milliards de dollars.

Niamey a jusqu'ici privilégié l'évacuation de son brut par un port camerounais via le Tchad voisin. Cette zone connaît des incursions meurtrières des jihadistes de Boko Haram basés au Nigeria voisin. "Finalement, c'est l'option béninoise qui a été retenue pour diverses raisons", a expliqué Foumakoye Gado, le ministre nigérien du Pétrole, qui a signé dimanche avec M. Wang Zhong Cai, président de la China national oil and gas exploration and development coorporation (CNODC, filiale de la CNPN), la convention pour la réalisation de l'oléoduc.

L'or noir est jusqu'ici acheminé par oléoduc (462 km) d'Agadem à Zinder (centre-sud nigérien), où il est raffiné à raison de 20.000 barils par jour. Pour augmenter sa production, le Niger a signé en 2018 un accord avec la CNPC, lui permettant d'atteindre une production globale de 110 000 barils par jour dès 2021.

La contribution du pétrole au produit intérieur brut du Niger sera multipliée par six dans trois ans, a annoncé mercredi le président nigérien. "Jusqu'ici, le pétrole contribue pour 4% du PIB mais à partir de 2022 le pétrole va représenter près de 24% du PIB du Niger", a dit le président Mahamadou Issoufou à la télévision d'État. "Près de 4 milliards de dollars" seront injectés "entre 2019 et 2021", a chiffré le président Issoufou. "Si on tient compte des investissements qui sont programmés jusqu'en 2031, ça sera 7 milliards de dollars qui y seront investis".

Selon le chef de l'État, cet investissement "va soutenir la croissance" de son pays, qui "connaîtra un taux de croissance à deux chiffres" : "On pense qu'en 2022, on aura un taux de croissance de 12%" et "ça veut dire que ce projet (pétrolier) va apporter près de 6 points de croissance", s'est-il réjoui.

En outre, l'activité pétrolière va gonfler les recettes fiscales pour l'État, "autour de 2022, ça sera à peu près 45% des recettes fiscales qui viendront du secteur pétrolier" soit "à peu près entre 300 milliards à 400 milliards de FCFA" (entre 457 et 610 millions d'euros), a-t-il précisé.

Le Niger, un des pays les plus pauvres du monde, est également riche en uranium et en or.
https://www.connaissancedesenergies.org ... n-190918-0

Re: Niger

par energy_isere » 14 sept. 2019, 15:06

Suite de ce post du 17 fev 2017 http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 86#p398786

J'avais loupé cette news il y a 6 mois
Relance de la construction du barrage de Kandadji sur le fleuve Niger
L’ouvrage, dont le chantier a été confié à une entreprise chinoise, sera doté d’une centrale d’au moins 130 MW et permettra d’irriguer 45 000 hectares de terres agricoles.

Le Monde avec AFP Publié le 27 mars 2019

Le président nigérien Mahamadou Issoufou a relancé, mardi 26 mars, les travaux de construction sur le fleuve Niger d’un important barrage essentiel pour cet Etat confronté aux crises alimentaires, aux pénuries récurrentes d’électricité et aux crues assassines et fréquentes.

Selon le président nigérien, l’ensemble de « ce projet structurant a un coût estimé à 740 milliards de francs CFA [1,2 milliard d’euros] ».

Réguler le fleuve
Le financement du barrage Kandadji « est bouclé » et sera réalisé par une entreprise chinoise dans un délai de cinquante-huit mois, a précisé la présidence.

Dès son arrivée au pouvoir en 2011, Mahamadou Issoufou avait relancé le chantier, mais, en 2013, son gouvernement a résilié le contrat du maître d’œuvre russe, accusé de « lenteur » dans les travaux.

Une fois achevé, Kandadji, situé à quelque 180 km en amont de Niamey et à 60 km de la frontière avec le Mali, devrait à terme permettre d’irriguer 45 000 hectares de terres agricoles.

Plus de 80 % des 20 millions d’habitants du Niger vivent d’une agriculture archaïque et totalement dépendante des pluies, alors que le pays connaît un taux de croissance démographique de 3,3 % par an, l’un des plus élevés de la planète. Le barrage sera doté d’une centrale d’une puissance de plus de 130 mégawatts (MW) pour résorber le problème d’électricité récurrent dans le pays, fortement tributaire du Nigeria voisin.

Le barrage permettra aussi de réguler le fleuve Niger dont les crues sont responsables de dizaines de morts et d’importants dégâts chaque année.

https://www.lemonde.fr/afrique/article/ ... _3212.html

Image

Re: Niger

par energy_isere » 14 sept. 2019, 14:54

Niger : la contribution de l’or noir au PIB devrait passer de 4% en 2017 à 24% en 2025

Agence Ecofin 14 sept 2019

Le secteur des hydrocarbures est en pleine croissance au Niger. Le gouvernement a récemment signé, avec le Bénin, un accord de construction d’un oléoduc de 2000 km, pour un coût estimé à 2 milliards de dollars, afin d’exporter les excédents dans de bonnes conditions de sécurité.

La compagnie Sonatrach vient de découvrir un important gisement à Kafra, tandis que la China National Petroleum Corporation lance l’exploitation d’un deuxième puits à Agadem.

Le gouvernement nigérien ambitionne de faire passer la contribution de l’or noir au PIB de 4% en 2017 à 24% en 2025, des recettes de l’État de 19 % à 45 %, des recettes d’exportation de 16 % à 68 %, et des emplois salariés de 5 % à 12 %.

Au-delà des hydrocarbures, c’est tout le secteur de l’énergie qui se développe au Niger, avec les mises en chantier de la centrale thermique de Gorou Banda, de la centrale solaire de Malbaza, ainsi que la construction du futur barrage de Kandadji, d’une puissance de 130 mégawatts.
https://www.agenceecofin.com/gestion-pu ... 24-en-2025

Re: Niger

par energy_isere » 01 sept. 2019, 23:11

Suite de ce post du 24 janvier 2019 http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 8#p2279458
Niger : un futur oléoduc pour acheminer le pétrole vers le Bénin

Par La Tribune Afrique | 27/05/2019

Le gouvernement nigérien vient de valider un accord fixant les conditions générales liées à la construction et à l'exploitation du système de transport d'hydrocarbures par oléoduc à travers le Bénin et le Niger. Le projet devrait contribuer à augmenter la production pétrolière du Niger.

Le Niger envisage la construction d'un oléoduc reliant la zone des champs pétrolifères d'Agadem dans l'extrême nord-est du pays, au port de Cotonou au Bénin. L'infrastructure devrait servir à exporter son pétrole brut à des fins commerciales.

En Conseil de ministres vendredi dernier, les dirigeants ont en effet approuvé un accord portant sur ce projet, visant à fixer les conditions générales relatives à la construction et à l'exploitation du système de transport des hydrocarbures par pipeline à travers les territoires béninois ainsi que nigérien.

Dans un communiqué officiel, le gouvernement nigérien a indiqué qu'en vertu de cet accord, «les deux pays s'engagent notamment à utiliser le système de transport par pipeline des hydrocarbures produits au Niger à partir de la zone contractuelle d'Agadem».

Une production de 110 000 barils par jour d'ici 2021
La construction de cet oléoduc contribuera au Niger à renforcer le statut du Niger comme pays producteur de pétrole. Alors qu'elle n'a démarré qu'en 2011 avec la mise en exploitation du gisement d'Agadem, la production journalière atteint aujourd'hui quelque de 20 000 barils par jour. Un volume très modeste comparé aux ambitions affichées.

Sauf qu'à la faveur d'un avenant avantageux au contrat de partage de production adopté en juin dernier, avec le prochain démarrage de la seconde phase d'exploitation du bloc d'Agadem, le Niger va passer à l'étape supérieure. Selon les sources officielles, le pays compte quintupler sa production journalière actuelle de brut pour passer à 110 000 barils par jour d'ici 2021.
https://afrique.latribune.fr/entreprise ... 18370.html

Re: Niger

par energy_isere » 17 août 2019, 12:12

Le pétrole peux tout :
Le Niger va déclassifier une partie de la plus grande réserve naturelle d'Afrique pour l'exploitation pétrolière

Agence Ecofin 12 août 2019

Au Niger, la réserve naturelle de Termit et Tin-Toumma, la plus grande d’Afrique va être déclassifiée en partie, pour permettre à la société chinoise National Petroleum Corporation (CNPC) d’y exploiter trois blocs pétroliers. C’est ce qu’indique un communiqué récapitulatif du dernier Conseil des ministres.

Ces blocs d’exploration ont été attribués à la société en juin 2008, tandis que la réserve de 100 000 km2 située à l’Est du pays, dans le Sahara, a été créée en 2012. L’accord final de gestion du site a été signé en novembre dernier entre l’ONG française Noé et Niamey.

Le projet d’expansion de CNPC dans cette zone entre dans le cadre de la politique du Niger visant à porter à 110 000 b/j, la production nationale de pétrole dans les prochaines années. Cela pourrait expliquer la décision du gouvernement de redessiner les frontières de cette zone considérée par l’UNESCO comme l'un des derniers bastions de la faune saharienne en raison de sa faible présence humaine.

La réserve naturelle de Termit et Tin-Toumma est le seul refuge connu pour l’addax, aussi appelée antilope blanche qui est une espèce endémique, quasiment éteinte à l'état sauvage. On la retrouve dans les régions les moins fréquentées par l’homme dans le désert du Sahara.
https://www.agenceecofin.com/exploratio ... petroliere

Re: Niger

par energy_isere » 09 août 2019, 22:56

:evil:
Niger: la plus grande réserve naturelle d'Afrique menacée par l'exploitation pétrolière

AFP parue le 09 août 2019

Des défenseurs de l'environnement nigériens et internationaux ont lancé une pétition contre le déclassement de la moitié de la plus grande réserve naturelle d'Afrique, Termit et Tin Toumma, dans l'est du Niger, au profit d'une firme pétrolière chinoise, a rapporté vendredi à l'AFP un membre d'une ONG.

"Nous avons lancé cette pétition mercredi dernier parce que le gouvernement du Niger a adopté en juin un projet de redéfinition de la réserve, qui est vraiment menacée par l'exploitation pétrolière d'une société chinoise", a déclaré à l'AFP Hamadou Soumana Oumarou, membre de l'ONG nigérienne Jeunes volontaires pour l'environnement.

La pétition, disponible sur internet, "demande le reclassement de la plus grande réserve naturelle d'Afrique", accusant "la Chine (de) détruire impunément la biodiversité en Afrique". Elle a déjà recueilli "24.000 signataires sur un objectif de 50.000", selon M. Oumarou.

Le 26 juin, un conseil des ministres avait décidé du "déplacement des limites" de la réserve, afin de "se conformer au contrat de partage de production" qui lie depuis 2008 le Niger à la China National Petroleum Corporation (CNPC), selon un communiqué du conseil.

"Une partie du périmètre (de la réserve) empiète sur les blocs pétroliers d'Agadem attribués à CNPC". Ses "limites seront déplacées" mais "la réserve conservera la même superficie de 96.560 km2", avait assuré le gouvernement.

Cette décision "exclut près de 45.000 km2 de l'aire protégée" et "ce déclassement entraînerait la disparition de certaines espèces très menacées, comme l'addax" (une espèce d'antilope), s'est alarmée fin juillet l'ONG française Noé, qui avait obtenu en novembre 2018 la gestion de la réserve pour un mandat de 20 ans.

Vingt-et-un puits pétroliers en cours d'exploitation par CNPC cohabitent avec la réserve qui est traversée par un oléoduc sur plus de 100 km, s'inquiète l'ONG française.

Créée en 2012, à cheval entre les régions d'Agadez (nord), de Zinder (centre-sud) et de Diffa (sud-est), Termit et Tin Toumma est considérée comme la plus grande réserve terrestre d'Afrique. Elle abrite 130 espèces d'oiseaux et 17 espèces de mammifères, dont des espèces protégées et menacées : gazelle dama, addax, guépard saharien, mouflon à manchettes, selon les services nigériens de l'Environnement. Une centaine de variétés de plantes y a également été répertoriée par l'université de Niamey.

Le ministre nigérien de l'Environnement Almoustapha Garba avait estimé que la délégation de gestion à l'ONG Noé permettrait "de pallier les menaces qui compromettent la sauvegarde de la faune" dont "la persistance du braconnage et le sur-pâturage".
https://www.connaissancedesenergies.org ... ere-190809

Re: Niger

par energy_isere » 30 juil. 2019, 17:39

U3O8 c'est 25 dollar par livre (pound)
U3O8 spot prices were at US$25.20 per pound at the start of Q2 and ended the period at around US$24.80. Here’s an overview of the quarter.
.......
https://investingnews.com/daily/resourc ... ce-update/

Re: Niger

par mobar » 30 juil. 2019, 13:42

La convoitise n'est plus ce qu'elle était :lol:
Le cours mondial de ce combustible utilisé dans les réacteurs nucléaires, qui était de 40 dollars le kilo en 2014, n’est plus que de 25 dollars aujourd’hui.
Ce qui vaut 25 $/kg c'est l'oxyde d'uranium, le yelow cake, U3O8!
Ce serait pas plutôt 25$ la livre?
Cette news de franceinfo du 27 juillet
En revanche, le groupe français Orano (ex-Areva) qui exploite l'uranium depuis près de 50 ans au Niger dans la région d'Arlit est sur le point de se retirer de plusieurs gisements en fin de vie. Il faut creuser de plus en plus profond pour trouver un produit de moins en moins bon et de plus en plus coûteux. Avec un coût de production d’environ 75 euros le kilo, le Yellow Cake (combustible de centrale nucléaire) issu des mines nigériennes d’Orano est trop cher, dès lors que le cours mondial ne dépasse pas les 55 euros le kilo.
https://www.francetvinfo.fr/monde/afriq ... 49611.html


Le combustible nucléaire, ce sont des assemblages de crayons contenant les pastilles d'uranium enrichi qui sont positionnées dans le réacteur

Le vrai prix du combustible nucléaire, c'est le cout complet des opérations de déchargement + chargement d'un réacteur + retraitement du combustible usé + enfouissement ... divisé par la masse de ce chargement en kg!
détail du cout par EdF:
• l’achat d’uranium naturel, auprès de différentes sociétés
minières dans le cadre de contrats à moyen et long terme ;
• la conversion de l’uranium, qui est la transformation chimique
de l’uranium en vue de son enrichissement ;
• l’enrichissement, opération permettant d’augmenter la teneur
en isotopes fissiles (uranium 235) de l’uranium naturel ;
• la fabrication de l'assemblage combustible, produit
manufacturé complexe, afin de permettre la production
d'électricité dans les centrales nucléaires EDF ;
• le chargement du combustible nucléaire en réacteur, puis son
déchargement après plusieurs cycles d’utilisation ;
• le traitement du combustible usé, en vue de son traitement et
de sa réutilisation sous forme de combustible MOX* ou
d’uranium de traitement enrichi URE*;
• l'entreposage des déchets issus du combustible usé dans
l'attente d'un stockage définitif en profondeur
Probablement plusieurs dizaines (centaines?) de fois le prix du kg de yellow cake
Au total, le cœur d'une tranche d'un réacteur qui fournit une puissance électrique de 0,90 Gigawatt comprend 177 assemblages, 46 728 crayons et 11 273 856 pastilles. Il fonctionnera en moyenne 6 600 heures par an. Il contient 72 tonnes de métal lourd (essentiellement de l'uranium) qui séjourneront 3 ans dans le réacteur et seront renouvelées chaque année par tiers de 24 tonnes.
Du combustible nucléaire à 25$/kg c'est un peu comme dire que le carburant diesel est à 50$ pour 159 litres :wtf:

Re: Niger

par Silenius » 30 juil. 2019, 01:56

Mais le pays a du mal à tirer profit de cette richesse très convoitée par les puissances occidentales, notamment en raison de la chute des prix sur le marché international.
Si c'etait une richesse très convoitée, le prix ne chuterait pas...

Re: Niger

par energy_isere » 26 juil. 2019, 12:58

Niger : lancement des travaux de construction du Complexe minier de Madaouela qui va abriter la plus grande réserve d’uranium au monde

Agence Ecofin 25 juillet 2019

Le président de la République, Mahamadou Issoufou a procédé dans la matinée du 23 juillet 2019, à Arlit, au Nord du pays, à la pose de la première pierre de la construction du Complexe minier de Madaouela (COMIMA), filiale du groupe canadien GOVIEX.

A la fin du chantier dans deux ans, le COMIMA va abriter la plus grande réserve d’uranium au monde, a indiqué le président du Conseil d’administration de GOVIEX. Le coût des travaux est évalué à 145 millions de dollars, environ 85 milliards FCFA.

Avec une production annuelle évaluée entre 3000 et 5000 tonnes, le Niger est le quatrième producteur mondial d’uranium et le premier en Afrique. Mais le pays a du mal à tirer profit de cette richesse très convoitée par les puissances occidentales, notamment en raison de la chute des prix sur le marché international.

Le cours mondial de ce combustible utilisé dans les réacteurs nucléaires, qui était de 40 dollars le kilo en 2014, n’est plus que de 25 dollars aujourd’hui.
https://www.agenceecofin.com/uranium/25 ... m-au-monde

Re: Niger

par energy_isere » 12 mai 2019, 10:14

Uranium : Orano pourrait fermer l'une de ses deux filiales au Niger
C'est ce qu'a affirmé samedi devant les députés, le ministre nigérien des Mines en évoquant « la situation très préoccupante » de la Cominak. Orano exploite cette mine souterraine située dans le nord désertique du Niger depuis 1978.


Les echos 11 mai 2019

L'état de santé de la Cominak inquiète. « Sa situation est très difficile, très préoccupante, et elle pourrait à terme fermer », a déclaré samedi Hassane Barazé, le ministre nigérien des Mines en réponse à un député qui l'interrogeait sur « la fermeture » de cette mine souterraine exploitée depuis 1978 dans le nord désertique du pays.

« Quand on prend le cas de la Cominak, les réserves s'épuisent et deviennent très chères à exploiter, surtout avec des conditions des prix (de l'uranium) très bas », a ensuite expliqué le ministre. Le prix spot évolue actuellement dans une fourchette de 35.000 FCFA à 36.000 FCFA (53,30 euros à 54,80 euros), « alors que les coûts de production de la Cominak tournent autour de 49.000 FCFA à 50.000 FCFA (74 euros à 76 euros) ».

Une équation intenable sur le long terme. Or, les chiffres sont têtus. En 2017, la Cominak - l'une des deux filiales nigériennes d'Orano avec Somaïr -, a clos son exercice sur une perte nette de 24,3 millions d'euros, une perte creusée à 25,9 millions en 2018. Et cette année la société « qui vit déjà avec à un découvert de 18 millions d'euros accordés par des banques, devrait certainement clôturer avec un trou de 12 millions d'euros », a poursuivi Hassane Barazé.

L'uranium nigérien c'est un tiers de la production d'Orano
Pour assurer la viabilité de ses deux filiales, Orano avait pris en 2017 des mesures d'économie drastiques, avec à la clef plusieurs centaines de licenciements et des baisses progressives de production. En 2018, seul un relèvement des prix de l'uranium de 40.000 FCFA (60 euros) à 45.000 FCFA (68 euros), négocié entre les présidents nigériens et français, avait permis à la Cominak d'échapper à la fermeture.

Mais la maison mère Orano, l'ex Areva NC Niger, traverse elle aussi une passe difficile. Elle a, en 2018, doublé sa perte nette à 544 millions d'euros. L'uranium nigérien, exploité depuis 50 ans, représente un tiers de sa production. Pour combien de temps encore ? C'est toute la question.

Source AFP
https://www.lesechos.fr/amp/1017972

Re: Niger

par energy_isere » 10 mai 2019, 21:34

Niger: la capitale Niamey soumise à une succession de coupures d'électricité longues

AFP le 10 mai 2019

Niamey, la capitale du Niger est soumise depuis près d'un mois à des coupures longues et répétées d'électricité, principalement en raison d'un problème sur les lignes provenant du Nigéria qui fournit 80% de son électricité au Niger.

Si les 1,5 million d'habitants de la capitale sont habitués aux coupures fréquentes, la situation actuelle est exceptionnelle avec des absences de courant qui durent alors que le ramadan vient de commencer et qu'une canicule s'est installée. "Nous, on n'a plus de courant depuis deux jours", peste Amina Ali, une résidente du quartier Lazaret.

Le 15 avril, la Société nigérienne d'électricité (Nigelec, publique) a justifié dans un communiqué "des perturbations dans la fourniture de l'énergie électrique" par "l'effondrement du réseau électrique de son partenaire nigérian". Mais après le "rétablissement" du réseau, "un autre défaut est apparu" sur la ligne haute tension qui achemine l'électricité jusqu'à Niamey et à Dosso et Tillabéri, deux autres villes du sud-ouest nigériens, a expliqué la société.

La Nigelec avait prévenu que cette panne allait "induire des délestages tournants" et qu'elle n'assurera que "45%" des besoins de la capitale grâce à ses propres moyens.

Ces délestages perturbent gravement le système de distribution d'eau potable, qui vient à manquer dans les foyers. "Certains quartiers de Niamey passent 48 heures à 72 heures sans une goutte d'eau", a témoigné une habitante à la radio d'Etat nigérienne.

Faute de courant, des entreprises sont paralysées. Des télévisions locales n'arrivent plus à diffuser normalement leurs émissions. "Si nous utilisons un groupe électrogène, on aura des frais supplémentaires jusqu'à 70 000 FCFA par jour (106 euros)", a affirmé Bello Oumarou un responsable de la télévision privée Canal 3.

Le Niger, pays pauvre et enclavé en proie à des attaques jihadistes fréquentes, est régulièrement confronté à des pénuries d'électricité.

Niamey mise sur la réalisation d'un barrage sur le fleuve Niger dont les travaux ont été lancés fin mars et qui sera doté d'une centrale d'une puissance de plus de 130 mégawatts pour résorber le problème d'électricité récurrent du pays.
La France et l'Union européenne ont également promis une centrale électrique solaire d'une puissance de 20 mégawatts pour la capitale.
https://www.connaissancedesenergies.org ... e-190510-0

Haut