Du pétrole en Ouganda

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Re: Du pétrole en Ouganda

par energy_isere » 15 févr. 2020, 12:05

L’Ouganda va emprunter $118 millions à la Chine pour construire trois routes vitales à la production pétrolière

Agence Ecofin 12 fev 2020

L’Ouganda a annoncé mardi qu'il emprunterait jusqu'à 118,5 millions de dollars à la Chine pour financer la construction de trois routes essentielles aux plans de démarrage de la production de pétrole.

Les fonds, qui seront sollicités auprès de la Banque industrielle et commerciale de Chine, vont financer le projet de construction et de rénovation des routes Masindi – Biiso, Kabale – Kaziranfumbi, et Hohwa – Nyairongo – Kyarusesa – Butoole.

Selon le porte-parole du gouvernement, Dennis Katungi (photo), la modernisation de ses axes va « faciliter le développement et la production efficaces des ressources pétrolières nationales stratégiques ».

Cette décision, a-t-il déclaré, devrait également améliorer le tourisme dans le parc national de Murchison Falls et dans les environs, en fournissant des routes plus accessibles.

Les champs pétrolifères de l'Ouganda se trouvent dans le bassin du rift Albertin, près de la frontière avec la République démocratique du Congo. Les réserves sont estimées à 6 milliards de barils. La production de pétrole brut dans ce pays d’Afrique de l’Est n'a véritablement pas décollé 14 ans après la découverte de réserves dans l'ouest du pays. La lourdeur des taxes et le manque d'infrastructures justifient en partie cette situation.
https://www.agenceecofin.com/hydrocarbu ... petroliere

Re: Du pétrole en Ouganda

par energy_isere » 25 janv. 2020, 14:47

Ouganda : une nouvelle politique énergétique centrée sur le solaire et la géothermie en cours d’adoption

Agence Ecofin 20 janvier 2020

L’Ouganda vient d’adopter une nouvelle politique énergétique nationale ayant pour priorité un recours plus accru aux sources d’énergie renouvelable que sont le solaire et la géothermie.

Actuellement, 88 % de l’énergie produite dans le pays provient de la source d’énergie primaire qu’est la biomasse à travers des combustibles que sont le charbon, le bois de chauffage ou encore les résidus de récolte. Il s’agit en effet de la principale source d’énergie utilisée par les populations rurales qui constituent la majorité des communautés du pays. L’électricité ne représente que 2 % de la fourniture d’énergie et est fournie à près de 90 % par l’hydroélectricité.

« Il y a une utilisation limitée de l’électricité, spécialement dans les zones rurales, ce qui affecte la demande, la croissance, le coût de la vie et le pouvoir d’achat des populations. Il y a également une faible demande par rapport à la quantité d’électricité disponible, ce qui exerce une pression sur le tarif », peut-on lire dans le document stratégique.

Le pays ambitionne entre autres de progressivement s’acheminer vers un développement public-privé de son secteur énergétique. Il envisage également la mise en place de mécanismes innovants de financement pour le développement par des entités privées de centrales géothermiques.
https://www.agenceecofin.com/electricit ... d-adoption

Re: Du pétrole en Ouganda

par energy_isere » 16 janv. 2020, 01:54

Retards dans le développement pétrolier en Ouganda.

Uganda Sees $5 Billion Costs For Two Oilfield Developments

By Tsvetana Paraskova - Jan 15, 2020

As Uganda’s government is looking to resolve a tax dispute with oil majors over oilfields, it sees the development costs for the two fields to reach at least US$5 billion, Uganda’s Energy Ministry Permanent Secretary Robert Kasande told Bloomberg in an interview.

Until recently considered one of the hot spots for new oil developments in Africa, Uganda has pushed first oil to no sooner than 2022, later than a previous target for 2021, because of lack of infrastructure and disagreements over taxes and plans with operators.

Uganda’s government is still negotiating with Tullow Oil, Total and China’s CNOOC—shareholders in the Kingfisher and Tilega oilfields in the Lake Albert region—over Tullow’s intention to cut its stake in the project.

There is no breakthrough in talks yet, the energy ministry secretary Kasande told Bloomberg.

Uganda estimates that the fields would need US$5 billion for the drilling of “over 500 wells” and the construction of two central processing facilities and a water plant, he said.

“In Uganda, Joint Venture conversations with the Government are ongoing. Tullow remains committed to reducing its equity stake in the project ahead of FID,” the company said in its trading update on Wednesday.

In September 2019, reports had it that all activities on the oil pipeline planned to export crude from Uganda had been suspended, following the collapse of a stake acquisition deal in the key Ugandan oil project.

The East-African Crude Oil Pipeline (EACOP) is planned to be a 1,443-kilometer-long (897 miles) pipeline worth US$3.5 billion and expected to transport oil from Uganda to the Tanga port in Tanzania.

But Tullow Oil said at the end of August that its agreement to sell part of its stake in the Lake Albert project to Total and CNOOC had been terminated because “the Ugandan Revenue Authority and the Joint Venture Partners could not agree on the availability of tax relief for the consideration to be paid by Total and CNOOC as buyers.”

Tullow warned then that this setback would likely delay the final investment decision on the Uganda pipeline project, initially expected for 2019.
https://oilprice.com/Latest-Energy-News ... ments.html

Re: Du pétrole en Ouganda

par energy_isere » 30 nov. 2019, 01:02

Suite de ce post du 28 août 2019 viewtopic.php?f=20&t=2931&start=75#p2286915
L'Ouganda envisage à nouveau un projet hydroélectrique controversé près des chutes Murchison

AFP parue le 29 nov. 2019

L'Ouganda a ordonné vendredi une enquête de faisabilité sur la construction d'un barrage hydroélectrique à proximité des chutes Murchison, a indiqué vendredi le ministre du Tourisme, trois mois après l'annonce de l'abandon de ce projet controversé.

Ce volte-face a provoqué l'ire des défenseurs de l'environnement et de nombreux acteurs du secteur du tourisme opposés à ce projet hydroélectrique d'une capacité de 360 mégawatts sur le Nil Victoria. "Le cabinet a décidé qu'il doit y avoir une étude de faisabilité et que la décision sur le projet hydroélectrique dans le parc national Murchison Falls sera basée sur la science", a déclaré à l'AFP Godfrey Kiwanda, le ministre ougandais du Tourisme.

L'étude devra déterminer si "le tourisme ou la génération d'électricité bénéficie le plus au pays", a-t-il ajouté. Plus de 100 000 touristes visitent chaque année le parc national Murchison Falls afin de contempler les impressionnantes chutes Murchison, selon des chiffres du gouvernement. Plus tôt cette année, les autorités ougandaises avaient indiqué qu'une société sud-africaine, Bonang Power and Energy, avait demandé un permis pour construire le barrage sur les chutes Uhuru, légèrement en amont des chutes Murchison.

Le projet de barrage s'était immédiatement attiré les foudres du secteur du tourisme, des défenseurs de l'environnement et des scientifiques, rassemblés dans le mouvement "Save Murchison Falls", et fin août, les autorités avaient annoncé que le barrage ne serait pas construit dans le parc national.

Vendredi, Amos Wekesa, un entrepreneur actif dans le secteur du tourisme a qualifié de "développement très préoccupant" la décision du gouvernement d'ordonner une étude de faisabilité. "Avec la destruction planifiée des chutes Murchison, moins de touristes viendront en Ouganda".

L'économie ougandaise connaît une croissance de plus de 6% par an, selon la Banque mondiale. Plus des trois-quarts de la production énergétique de ce pays de 42 millions d'habitants proviennent de l'hydroélectrique, mais moins de 15% de la population a accès à l'électricité, selon l'Association internationale de l'énergie hydraulique.

Les chutes Uhuru ("liberté" en swahili), ont été créées en 1962 quand des crues puissantes ont percé un nouveau chemin pour le Nil Victoria quelque 200 mètres en amont des chutes Murchison. Aux chutes Murchison, le Nil Victoria passe dans un goulot de 7 mètres de large entre des rochers puis effectue un plongeon de 43 mètres avant de poursuivre sa route vers le lac Albert. Ces chutes ont notamment servi de décor au film hollywoodien "The African Queen" ("La Reine africaine"), sorti en 1951, dans lequel ont joué Humphrey Bogart et Katharine Hepburn.
https://www.connaissancedesenergies.org ... age-191129

Re: Du pétrole en Ouganda

par energy_isere » 14 sept. 2019, 10:18

Suite de ce post du 26 juin 2016 http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 67#p390767
Ouganda : le barrage de Karuma sera livré à temps, en décembre 2019

Agence Ecofin. 12 sept 2019

En Ouganda, l’énergéticien Sinohydro vient de clôturer les premiers tests de la centrale hydroélectrique de Karuma. Ces évaluations ont été réalisées sur les turbines de la centrale ainsi que sur ses vannes radiales, d’admission et d’évacuation.


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« Les essais préliminaires sur les équipements clés ont commencé à la fin du mois de juillet et se sont poursuivis jusqu’à la fin du mois d’août. Les tests de confirmation portent le projet à 95 % d’achèvement. Avec notre rythme de travail actuel, nous nous attendons à ce que tous les travaux soient terminés d’ici décembre 2019, date limite de mise en service », a affirmé Li Ji, le directeur adjoint du projet pour le compte de Sinohydro.

Au nombre des travaux restant à faire, la construction de la ligne de transport de la production électrique qui est déjà achevée à 98 %.

Le barrage de Karuma a une capacité de 600 MW, fournie par ses six turbines de puissance égale. Sa construction a coûté 1,7 milliard $, principalement fournis sous forme de prêt par l’Exim Bank de Chine. La production de l’infrastructure sera cédée à l’Umeme, le distributeur électrique national, à un tarif de 0,049 $ au cours des dix premières années d’exploitation. Ce coût passera par la suite à 0,020 $ pour les 15 années suivantes.
https://www.agenceecofin.com/hydroelect ... embre-2019

Re: Du pétrole en Ouganda

par energy_isere » 07 sept. 2019, 11:23

La construction du pipeline qui reliera l’Ouganda et la Tanzanie a été suspendue

Agence Ecofin. 4 sept 2019

Mercredi, un dirigeant du secteur ougandais du pétrole qui a souhaité garder l’anonymat, a annoncé que le processus de construction de l’oléoduc qui reliera la production ougandaise au port tanzanien de Tanga est officiellement suspendu. « Toutes les activités liées au pipeline, y compris les appels d'offres, ont été suspendues jusqu'à nouvel ordre en raison de l'échec de l'accord », a déclaré le responsable au micro de Reuters.

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Cette annonce survient après l’annulation, la semaine dernière du plan de Tullow Oil, visant à céder une partie de ses participations aux groupes français Total et chinois CNOOC.

Il faut rappeler que l’accord de cession des parts a été annulé parce que le gouvernement ougandais et Tullow ne sont pas arrivés à un consensus concernant le traitement fiscal de la transaction.

Dénommé East African Crude Oil Pipeline (EACOP), le pipeline devrait avoir une longueur de 1445 km pour un coût de 3,55 milliards de dollars et un diamètre de 24 pouces et sera le plus long pipeline de pétrole brut chauffé au monde.
https://www.agenceecofin.com/transport/ ... -suspendue

Re: Du pétrole en Ouganda

par energy_isere » 28 août 2019, 22:59

Suite du post ci dessus
L'Ouganda renonce à un projet de barrage hydroélectrique proche des chutes Murchison

AFP parue le 28 août 2019

L'Ouganda a renoncé à un projet de barrage hydroélectrique à proximité des chutes Murchison, auquel étaient opposés des défenseurs de l'environnement et de nombreux acteurs du secteur du tourisme, a annoncé mercredi le ministre ougandais du Tourisme.

Le gouvernement ougandais estime que ce projet hydroélectrique sur le Nil Victoria, d'une capacité de 360 mégawatts, "affecterait le paysage, l'écosystème et en conséquence le tourisme", a déclaré à l'AFP Ephraim Kamuntu, le ministre du Tourisme. Plus de 100 000 touristes visitent chaque année le parc national Murchison Falls afin de contempler les impressionnantes chutes Murchison, selon des chiffres du gouvernement.

"Le gouvernement a pris la décision, lors de sa dernière réunion, que le barrage hydroélectrique ne sera pas construit dans le parc national Murchison Falls", a ajouté M. Kamuntu. "Nous avons clairement besoin de plus d'électricité pour notre économie en pleine expansion, mais le projet peut être réalisé ailleurs, en dehors du parc".

Plus tôt cette année, les autorités ougandaises avaient indiqué qu'une société sud-africaine, Bonang Power and Energy, avait demandé un permis pour construire le barrage sur les chutes Uhuru, légèrement en amont des chutes Murchison. Le projet de barrage s'était immédiatement attiré les foudres du secteur du tourisme, des défenseurs de l'environnement et des scientifiques, rassemblés dans le mouvement "Save Murchison Falls".

"Je suis très content que cela ait été rejeté par le gouvernement", a assuré Ambrose Olaa, un militant opposé au projet. "Ça allait détruire le potentiel touristique de notre région. Nous demandons au gouvernement de se tenir à sa décision et de ne pas faire volte-face".

L'économie ougandaise connaît une croissance de plus de 6% par an, selon la Banque mondiale. Plus des trois-quarts de la production électrique de ce pays de 42 millions d'habitants proviennent de l'hydroélectricité, mais moins de 15% de la population a accès à l'électricité, selon l'Association internationale de l'énergie hydraulique.

Les chutes Uhuru ("liberté" en swahili), ont été créées en 1962 quand des crues puissantes ont percé un nouveau chemin pour le Nil Victoria quelque 200 mètres en amont des chutes Murchison. Aux chutes Murchison, le Nil Victoria passe dans un goulot de 7 mètres de large entre des rochers puis effectue un plongeon de 43 mètres avant de poursuivre sa route vers le lac Albert.

Ces chutes ont notamment servi de décor au film hollywoodien "The African Queen" ("La Reine africaine"), sorti en 1951, dans lequel ont joué Humphrey Bogart et Katharine Hepburn.
https://www.connaissancedesenergies.org ... son-190828

Re: Du pétrole en Ouganda

par energy_isere » 13 juil. 2019, 12:23

Ouganda : le Royaume de Bunyoro Kitara s’oppose à la construction d’un barrage dans le parc de Murchison Falls

Agence Ecofin. 12 juillet 2018

En Ouganda, le Royaume de Bunyoro Kitara s’est opposé au projet du gouvernement de construire une centrale hydroélectrique dans le parc national de Murchison Falls. Dans une lettre adressée à l’Autorité de régulation de l’électricité (ERA), le Premier ministre du royaume, Andrew Byakutaga a affirmé que le parc est un paysage unique dont plusieurs des composants sont cruciaux à la résilience sociale et écologique du royaume et des districts voisins.

« Construire une centrale hydroélectrique le long du Nil dans le parc national de Murchison Falls interrompra les processus physico-chimiques et biologiques en cours dans le fleuve. Elle affectera les chutes d’eau ainsi que le régime de transfert des sédiments. Cela nuira à la faune et à la flore alentours et diminuera l’attrait touristique du site.», a affirmé le responsable dans sa lettre.

Des milliers de touristes visitent le parc chaque année. Il est le deuxième le plus visité du pays après le parc national de la reine Elisabeth. Il abrite également des sites sacrés qui sont utilisés par le royaume pour les cérémonies cultuelles et royales.

Julius Wandera, le porte-parole de l’ERA a affirmé que les commentaires de toutes les autres parties prenantes sont bienvenus. « Une revue technique de la demande est en cours et d’ici les deux prochaines semaines, nous statuerons probablement.», a affirmé le responsable. La Bonang Power and Energy a requis en avril dernier auprès de l’autorité de régulation, la permission de réaliser une étude de faisabilité de la construction d’un tel barrage.

Le Royaume de Bunyoro a rang de district dans l’organisation administrative de l’Ouganda.
https://www.agenceecofin.com/hydroelect ... ison-falls
Le Bunyoro est une région d'Ouganda bordant les rives du Lac Albert, et l'un des royaumes traditionnels bantous préservés parallèlement à l'administration actuelle de l'État. Sa capitale est Hoima. Le royaume du Bunyoro est dirigé par un omukama (roi). L'omukama actuel, depuis 1994, est Solomon Iguru I. Le Bunyoro était un royaume puissant en Afrique de l'Est entre le xvie et le xixe siècle.
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Bunyoro

Re: Du pétrole en Ouganda

par energy_isere » 25 juin 2019, 22:15

TOTAL a été mise en demeure, lundi, par les ONG Survie et les Amis de la Terre pour non-respect de la loi sur le devoir de vigilance des multinationales en Ouganda.

Par Aude Massiot — 25 juin 2019 Libération

Dur mois pour Total. En dix jours, la multinationale pétrolière et gazière a été mise en demeure à deux reprises, en France, pour ne pas avoir respecté la loi sur le devoir de vigilance.

Cette législation, votée en 2017 et unique au monde, engage les sociétés mères des multinationales présentes en France à publier un plan de vigilance cartographiant les risques environnementaux et humains liés à leurs activités, ainsi qu’à celles de leurs filiales et leurs sous-traitants. Depuis début 2019, les entreprises sont redevables, devant les tribunaux, du respect de leur plan.

Total se retrouve ainsi visé par deux procédures, les deux premières initiées en France. La première, qui dénonce leur participation au dérèglement climatique via leurs activités pétrolières, a été lancée le 18 juin par treize collectivités territoriales françaises et les associations Notre Affaire à tous, Les EcoMaires, Sherpa et ZEA.

Expropriations

La seconde, initiée lundi par les ONG Survie et les Amis de la Terre, pointe du doigt des violations des droits humains menées en Ouganda par la filiale Total Ouganda. Dans les prochaines années, l’entreprise française prévoit de forer, principalement dans l’aire naturelle protégée de Murchison Falls, 419 puits de pétrole. Leur but : produire près de 200 000 barils de brut par jour.
Ce projet appelé «Tilenga», dans lequel Total est l’opérateur principal, aux côtés du Chinois CNOOC et du Britannique Tullow, est «le plus important chantier pétrolier de l’histoire de l’Ouganda», assure Dickens Kamugisha, directeur de l’association ougandaise Afiego, en visite à Paris mardi.

Pour que le pétrole extrait puisse inonder le marché mondial, un oléoduc de 1 440 kilomètres de long, appelé EACOP, doit être construit pour relier l’Ouganda à la côte tanzanienne, sur l’océan Indien. Le consortium chargé de la construction (dont fait partie Total) promet «des milliers d’emplois» sur le tracé du pipeline.

A cause de ses actions d’opposition aux forages, l’avocat Dickens Kamugisha explique subir des attaques récurrentes des forces de police gouvernementales qui soutiennent le projet. «Les bureaux de douze ONG locales ont été attaqués, souvent la nuit, par des policiers, raconte-t-il. Ils entrent par effraction et volent nos ordinateurs et nos documents. Nous avons essayé de porter plainte mais la police ne réalise jamais de rapports sur ces événements.»

Indemnisations

Il est aussi impossible pour ces ONG d’organiser des réunions publiques avec les communautés affectées par le projet. «Les forces de sécurité interdisent à la population de parler avec les ONG, poursuit Juliette Renaud, chargée de campagne pour les Amis de la Terre, qui s’est rendue en Ouganda l’an dernier. C’est un cas typique de communautés dont les droits sont bafoués pour les profits économiques. Nous avons pu recueillir des témoignages de personnes ayant été expropriées de leurs terres, avant de recevoir d’indemnisation.»

Ces personnes se retrouvent privées de leur moyen de subsistance, la culture de la terre, et sont obligées de partir pour survivre, détaille Juliette Renaud. Pourtant, Total, dans son plan de vigilance actualisé en mars, s’engage à respecter la Déclaration universelle des droits de l’homme et les principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits humains.

Sur le plan environnemental aussi, les risques de ce projet ne sont pas moindres : pollution des sols, du lac Albert et du Nil dont ce dernier est une des sources, pollution de l’air par le torchage (brûlage du gaz émis par l’extraction de pétrole) et perturbation des milieux naturels pour les animaux du parc national Murchison Falls.

Par cette mise en demeure, les deux ONG françaises veulent forcer la multinationale à compléter son plan de vigilance pour décrire précisément les risques liés à chacun de ses projets à travers le monde. Et à rétablir la situation et les différentes violations commises en Ouganda.

Responsabilité civile

Par ailleurs, les forages pourraient aggraver la situation sécuritaire dans la région. Les tensions des deux côtés de la frontière avec la République démocratique du Congo se sont exacerbées depuis un an. "Tous les six mois, des Ougandais sont kidnappés et tués par des forces policières congolaises", affirme Dickens Kamugisha. La question des ressources en eau et en poissons du lac Albert est au cœur de dispute entre les gouvernements ougandais et congolais. Près de six millions de personnes vivent de la pêche et de l’agriculture dans la région affectée par le projet Tilenga, côté ougandais.

Total a maintenant trois mois pour répondre à la mise en demeure et se conformer à leurs demandes. "Si Total SA ne respecte toujours pas ses obligations, il est possible de saisir le juge des référés du Tribunal de grande instance de Nanterre pour lui enjoindre de le faire, le cas échéant sous astreinte financière", explique Julie Gonidec, avocate pour Survie.

Si un dommage ou une violation est documenté, Total peut voir aussi sa responsabilité civile engagée. Les victimes auraient à démontrer les préjudices subis à un juge. Ce dernier pourrait alors condamner l’entreprise à réparer les dommages et indemniser les victimes. Une telle procédure, permise par la loi sur le devoir de vigilance, n’a encore jamais été entreprise en France.
https://www.liberation.fr/planete/2019/ ... ns_1736046

Re: Du pétrole en Ouganda

par energy_isere » 15 juin 2019, 10:32

Ouganda : vive opposition au barrage de 360 MW qui pourrait détruire les Murchison Falls

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Agence Ecofin 12 juin 2019

En Ouganda, la proposition de l’énergéticien Bonang Power and Energy d’implanter un barrage de 360 MW sur la partie du Nil traversant le pays, se heurte à une vive protestation. Les opérateurs privés de tourisme, les environnementalistes et l’organisation gouvernementale de protection de la vie sauvage s’oppose à ce barrage qui menace l’attraction touristique de Murchison Falls.

Situées entre les fleuves Kyoga et Albert, les chutes de Murchison prêtent également leur nom à un parc national de 3 900 km2 qui est l’une des plus grandes réserves animalières de l’Ouganda.

« C’est juste de la folie d’envisager de détruire cette place iconique. Il est juste inacceptable ne serait-ce qu’envisager de détruire l’une de nos plus importantes chutes d’eau pour produire 350 MW d’électricité.», a affirmé Amos Wekesa, l’un des opposants au projet à Reuters.

Julius Wandera, le porte-parole de l’Autorité de régulation de l’énergie en Ouganda a affirmé qu’aucune décision définitive n’a encore été prise et que toutes les opinions seraient prises en considération.

Rappelons qu’actuellement, le pays expérimente un excédent de production électrique de l’ordre de 600 MW. Cette électricité ne peut être ni distribuée aux populations, ni exportée à cause de l’étroitesse du réseau électrique et de son prix élevé.
https://www.agenceecofin.com/gestion-pu ... ison-falls

Re: Du pétrole en Ouganda

par energy_isere » 11 mai 2019, 10:59

L’Ouganda lance un appel d’offres pour cinq blocs d’exploration pétrolière

Agence Ecofin 10 mai 2019

L’Ouganda vient de mettre sur le marché des enchères cinq blocs d’exploration pétrolière dans l’ouest du pays. Ces périmètres, qui couvrent une superficie de 4 928 km2, sont situés dans une région où des découvertes d’huile ont déjà été faites, assure le ministère de l’Energie.

L’offre qui est valable jusqu’au 10 novembre prochain, devrait se conclure par l'octroi de licences de prospection pétrolière, d'ici décembre 2020.

Irene Muloni, la ministre en charge du secteur, a exhorté les investisseurs à saisir cette opportunité. Par ailleurs, elle a indiqué que les services compétents du ministère s’attendent à recevoir de nombreuses offres des compagnies internationales, étant donné qu’avec la stabilisation du marché, les compagnies ont plus de marges pour investir.

L'Ouganda a lancé sa première vente aux enchères de blocs pétroliers en 2015. Cette opération couvrait six zones d'exploration d'une superficie de 2 674 km2. Auparavant, le pays attribuait les blocs selon le principe du premier arrivé, premier servi.

Aujourd’hui, le pays possède des réserves de pétrole brut de 6 milliards de barils, dont 1,4 milliard de barils récupérables. Un volume que Kampala cherche à augmenter dans le cadre de ce cycle de licences.
https://www.agenceecofin.com/exploratio ... petroliere

Re: Du pétrole en Ouganda

par energy_isere » 23 mars 2019, 11:07

Ouganda : la centrale hydroélectrique d'Isimba est entrée en service

Agence Ecofin 22 mars 2019

En Ouganda, le président Yoweri Museveni (photo) a procédé à la mise en service de la centrale hydroélectrique d'Isimba. L'infrastructure d'une capacité de 183 MW augmentera la capacité électrique du pays, mais participera également à la réduction du tarif électrique national.

En effet, elle fournira sa production à l'un des coûts les plus bas du pays et aidera le gouvernement dans ses efforts de faire passer le coût de l'électricité de 8 cents de dollar à 5 cents de dollar pour les consommateurs finaux.

La centrale sera accompagnée d'une ligne de transmission à double circuit de 132 kV qui s'étendra sur 42 km afin d'acheminer la production du barrage vers Bujagali.

« Vous n'aurez plus d'inquiétude à avoir à propos du coût de l'électricité parce que nous espérons le voir baisser une fois que les barrages que nous construisons actuellement seront entrés en service », a affirmé le président, lors de la cérémonie d'inauguration.

L'une des centrales ainsi évoquées par le responsable est le barrage de Karuma qui a une capacité projetée de 600 MW.
https://www.agenceecofin.com/hydroelect ... en-service

Image

Financé a 85 % par les Chinois.

https://www.softpower.ug/183mw-isimba-d ... -projects/

Re: Du pétrole en Ouganda

par energy_isere » 09 mars 2019, 10:39

L’or devient la principale source de devises étrangères de l’Ouganda

Agence Ecofin 05 mars 2019

En 2018, l’or a ravi au café le rang de principale source de devises étrangères de l’Ouganda. Selon les données de la banque centrale, les exportations d’or ont augmenté en glissement annuel de 23% à 514 millions de dollars.

Les expéditions d’or du premier exportateur africain de café étaient négligeables, il y a une dizaine d’années. Elles ont commencé à augmenter fortement en 2015 après la mise en service d’une grande raffinerie, African Gold Refinery (AGR).

«Actuellement, nous avons 3 sociétés qui traitent de l'or pour l'exportation en Ouganda. En 2017, nous en avons eu un. Ces entreprises s'approvisionnent en or dans toute l'Afrique, d'où l'augmentation des exportations d'or.», explique Adam Mugume, directeur exécutif de la recherche à la banque d’Ouganda.

Traditionnellement, le premier produit d’exportation de l'Ouganda a été le café. En 2018, les recettes du café se sont élevées à 436 millions de dollars, soit 21% de moins que l'année précédente.
https://www.agenceecofin.com/or/0503-64 ... -l-ouganda

Re: Du pétrole en Ouganda

par energy_isere » 15 févr. 2019, 00:33

Uganda Sees First Oil Pushed Back To 2022

By Tsvetana Paraskova - Feb 13, 2019


Uganda expects to start pumping oil in 2022, later than a previous target for 2021, because of lack of infrastructure and disagreements over taxes and plans with operators.

Uganda is now looking to begin production by 2022, from the Kingfisher and Tilenga blocks, Energy Minister Irene Muloni told Reuters on the sidelines of an energy conference in India.

Uganda is one of the hot spots for oil development in sub-Saharan Africa. A newcomer on the oil scene, the landlocked country has welcomed Tullow Oil, CNOOC, and Total in its oil-rich regions. The country’s government sees investments of US$15-20 billion made into its oil industry during the next three to four years and plans to build a pipeline to the Tanzanian coast and a refinery to jumpstart an oil industry.

Uganda will have to build first a pipeline to export its oil and a refinery before starting oil production, minister Muloni told Reuters on Wednesday.

A final investment decision for the refinery would be made in September 2020 and it is planned to be ready three years later, she said.

The Uganda-Tanzania pipeline is planned to run from Hoima, Uganda, to Tanzania’s Port of Tanga. The financing for the project will come 70 percent from the governments of Tanzania and Uganda, with the remaining 30 percent from Tullow Oil and CNOOC. France’s Total also co-owns part of Uganda’s oilfields, and may be negotiating for a stake in the pipeline project. However, the Ugandan government said in December that the pipeline could be delayed as its investors hold out for a higher tariff, beyond the $12.20 per barrel tariff originally agreed upon.

......
https://oilprice.com/Latest-Energy-News ... -2022.html

Re: Du pétrole en Ouganda

par energy_isere » 22 déc. 2018, 10:40

L’Ouganda reporte à 2022 le lancement de sa production pétrolière

Agence Ecofin 21 déc 2018

Jeudi, Irene Muloni (photo), la ministre ougandaise du Pétrole a annoncé que le lancement de la production pétrolière est reporté à 2022. Il faut rappeler qu’initialement, la production était prévue pour démarrer en 2020. Ces dernières semaines, des rumeurs dans la presse évoquaient 2021 pour le démarrage de l’extraction d’huile.

D’après les précisions de la responsable, ce report est dû à un retard pris par les partenaires Total, China National Offshore Oil Company (CNOOC) et Tullow dans la prise de décision finale d’investissement pour le développement des champs pétroliers des blocs Tilenga et Kingfisher. D’autre part, la lenteur de la transaction entre Tullow Total et CNOOC explique ce retard. En effet, la firme britannique a cédé une partie de ses parts à ses partenaires mais l'opération s'est achevée plus tard que prévu.

La ministre estime désormais que la décision finale d'investissement qui a aussi été retardée, pourrait être prise au cours du premier trimestre de l’année prochaine. Pour ce qui est de la raffinerie, elle entrera en service en 2023.
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