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Lu sur le site Libé de ce jour : « Boeing prévoit pour les 20 années qui viennent une demande de 25.700 appareils représentant 2.100 milliards de dollars, soit 700 de plus - ou 100 milliards de dollars - que ce qu'il projetait un an auparavant. (…) Elle suppose une croissance annuelle du trafic passager mondial de 4,8% en moyenne sur cette période ».
Je ne prendrai pas les paris sur le nombre global d’avions, étant donné qu’il se trouvera peut-être des crésus pour acheter des petits avions d’affaires, mais la probabilité que ce pronostic soit tenu me semble infiniment faible.
Peut-être Boeing devrait-il se documenter sur le Peak Oil ?
Comment peuvent t'ils etre optimistes avec des nouvelles telles que :
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La Tribune - article du 13/09/05
Aérien
La perte des compagnies aériennes en 2005 va s'alourdir à 7,4 milliards de dollars
Les compagnies aériennes vont perdre 1,4 milliard de dollars de plus que prévu lors de la dernière estimation fin mai. En cause, une facture carburant en hausse de 54 %, à 97 milliards.
Un trou de 7,4 milliards de dollars. C'est la nouvelle estimation des pertes cumulées du transport aérien mondial pour l'année 2005, que vient de réviser à la hausse l'Association internationale du transport aérien (Iata) à cause de la flambée du prix du carburant. Un très mauvais résultat, qui interrompt brutalement la réduction régulière du niveau de pertes que l'on observait depuis l'année noire de 2001.
43,4 milliards depuis 2001. Il s'agit de la troisième révision du niveau de pertes depuis le début de l'année, sachant que la dernière estimation, réalisée fin mai, prévoyait un déficit de 6 milliards. Avec 7,4 milliards en 2005, le secteur aura aggravé ses pertes de 54 % par rapport à 2004 (- 4,8 milliards) tandis que la perte cumulée depuis 2001 s'élèvera à 43,4 milliards de dollars.
Après les multiples chocs encaissés depuis les attentats du 11-Septembre, c'est bel et bien l'envolée du prix du baril qui plombe le secteur. L'Iata estime à 57 dollars le prix moyen du baril en 2005, contre 40 dollars en 2004. La facture carburant de l'ensemble des compagnies devrait atteindre 97 milliards de dollars en 2005, en hausse de 54 % par rapport à 2004 et de 120 % sur 2003. "Le carburant représente désormais 25 % des coûts des compagnies", précise Giovanni Bisignani, directeur général de l'Iata. Comme l'an dernier, la flambée du prix du baril efface les effets positifs de la hausse du trafic, estimée à 5,4 % en 2005, et de la baisse des coûts unitaires (hors carburant) de 4,5 %, un nouveau record après la réduction des coûts de 3 % en 2004.
Américains en difficulté. Reste que toutes les régions ne subissent pas l'impact de la même manière. Ce sont les transporteurs américains qui tirent le secteur dans le rouge. N'ayant pas les moyens de financer des politiques de couverture et ne bénéficiant pas d'un effet change favorable comme les compagnies européennes, ils devraient encore perdre 8 milliards cette année après les 32 milliards depuis 2001. A l'inverse, les compagnies européennes, tirées par Air France-KLM, British Airways et Lufthansa qui ont toutes relevé leurs prévisions de résultats, devraient atteindre l'équilibre, tandis que les transporteurs d'Asie-Pacifique dégageraient 1 milliard de profit.
Fabrice Gliszczynski
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