Ce que nous perdons (biodiversité)

Discussions concernant les conséquences sur l'environnement de la course aux ressources.

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Re: Ce que nous perdons (biodiversité)

Message par energy_isere » 25 avr. 2019, 20:37

Deux gorilles imitent les humains sur un selfie qui fait le tour du Monde

le 24/04/2019

Mathieu Shamavu, garde forestier s'est pris en photo avec deux gorilles dans le parc national des Virunga, en République Démocratique du Congo. Le cliché a fait le tour du monde.

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Le ranger a partagé de nombreuses photos de lui avec les animaux dont il s'occupe. Il a déclaré que c'était "un honneur pour lui et en particulier la République Démocratique du Congo" de voir son selfie partagé autour du monde".

En 2017, le Telegraph a consacré un article sur ce garde de 25 ans, le décrivant comme un homme "patient", envers lequel les gorilles sont "très possessifs". "Ils grimpent sur lui et veulent être câlinés. Ils le tapotent gentiment et moins gentiment, tentent de chaparder son téléphone", est-il écrit.

Sur le cliché, les gorilles miment l'attitude des hommes. Tous deux orphelins à l'âge de quelques mois, ils ont été secourus par les rangers et ont grandi dans le sanctuaire Senkwekwe, un centre pour gorilles orphelins dans le parc Virunga. Leurs parents ont été tués par des braconniers comme le raconte sur son site le parc national.

Innocent Mburanumwe, le directeur adjoint du parc a expliqué sur la BBC que les deux gorilles considèrent les gardes forestiers comme leurs parents : "Ils imitent les humains", se tenir sur deux pattes est leur manière "d'apprendre à être des êtres humains". Le directeur adjoint a quand même été surpris de les voir se tenir ainsi : " C'est très drôle. C'est très curieux de voir comment un gorille peut imiter un être humain et se tenir debout."

Ranger, un métier dangereux
Le métier de ranger est dangereux, de nombreux gardes forestiers sont tués. Depuis 20 ans, 175 gardes sont morts dans l'exercice de leur fonction au parc national des Virunga. Entre 5 000 et 8 000 milices armées occupent des zones du parc. Elles veulent prendre possession des endroits dotés de ressources naturelles très lucratives.
https://www.ladepeche.fr/2019/04/24/deu ... 164070.php

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Message par williams » 25 avr. 2019, 21:47

Fusion AFB/ONCFS : non à une loi chasse, oui à une loi biodiversité

Lors de l’examen du projet de loi sur la création de l’Office Français de la Biodiversité, les 11 et 12 avril 2019, les sénateurs, sous grosse influence du lobby chasse, ont jugé bon de faire une avalanche de cadeaux aux chasseurs. Sanctuarisation des chasses traditionnelles, prolongation des périodes de chasse des oiseaux migrateurs, gestion adaptative des espèces qui ouvre la porte à de nouvelles espèces chassables… des mesures dont on se demande bien quel rapport elles ont avec la protection de la biodiversité !

Suite à ces décisions scandaleuses pour remanier la loi biodiversité à l'avantage des chasseurs, l'ASPAS vous invite à réagir pour demander à ce que l'esprit originel de cette loi soit respecté : la protection et la restauration de la biodiversité.

Une pétition à signer…

Pour montrer votre mécontentement et permettre de diffuser l’aberration de ces décisions, signez la pétition Fusion AFB/ONCFS : non à une loi chasse, oui à une loi biodiversité !

Contre la chasse à la glu et autres méthodes barbares

Le Conseil d'État maintient de nombreuses méthodes ignobles et inhumaines malgré plusieurs demandes d'arrêt par multiples associations de défense des animaux.


Agissons pour les animaux ! Agissons contre ces lois.

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Message par energy_isere » 29 avr. 2019, 10:49

130 pays au chevet de la nature si vitale pour l'humanité

AFP•29/04/2019

Scientifiques et diplomates de 130 pays se réunissent à partir de lundi à Paris pour adopter la première évaluation mondiale des écosystèmes depuis près de 15 ans, un sombre inventaire de la nature vitale pour l'humanité.

La Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), créée en 2012, a publié l'an dernier des rapports régionaux déjà alarmants.

Mais le rapport de 1.800 pages sur lequel travaillent 150 experts depuis trois ans devrait devenir la véritable référence scientifique en matière de biodiversité comme le sont ceux du Giec pour le climat.

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.......
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... b2750c49a4

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Message par williams » 01 août 2019, 11:38

Avec ce que Macron a fait et n'a pas fait ces derniers mois, la France vient d'être avertie par l'UE sur les méthodes de chasse illégales :

La Commission européenne a lancé jeudi un premier avertissement à la France, lui demandant de mettre fin à certaines méthodes de chasse illégales contre les oiseaux.
L'exécutif européen a ouvert une procédure d'infraction contre la France en lui adressant une lettre de mise en demeure, première étape d'un processus qui peut aboutir in fine, en l'absence de réponse satisfaisante de l'Etat concerné, par une saisine de la Cour de justice de l'UE.
Selon Bruxelles, «la France autorise des pratiques de chasse non sélectives, comme la chasse à la glu et au filet, qui ne sont pas conformes aux exigences» de la directive «Oiseaux» sur la conservation des oiseaux sauvages et de leurs habitats. «La Commission s'inquiète également de la tolérance et de l'autorisation généralisées actuelles de la chasse à l'oie cendrée après que celle-ci a commencé sa migration vers ses sites de reproduction», pratique pourtant interdite, explique l'institution. La France a deux mois pour répondre.

Sur le cas particulier de la tourterelle, la Commission somme par ailleurs la France et l'Espagne de renforcer la protection de ce volatile «autrefois très courant en milieu agricole, mais désormais menacé». Cela illustre selon elle «comment la pression de l'agriculture et de la chasse contribue à une perte de biodiversité».

La Commission rappelle que l'espèce est considérée comme «vulnérable» à la fois sur la liste rouge mondiale des oiseaux et sur la liste rouge européenne des oiseaux. «L'Espagne accueille plus de la moitié de la population reproductrice dans l'UE, et la France en accueille 10%», et donc l'action des deux pays est «capitale pour la conservation de cette espèce», selon Bruxelles, qui précise qu'entre 1996 et 2016, la population a décliné de 40% en Espagne et de 44% en France.

Ce n'est pas la première fois que la France est réprimandée en ce domaine: après avoir été renvoyée devant la justice européenne, la France s'était finalement mise en conformité en 2017 sur la chasse aux ortolans.

Source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/oisea ... s-20190725

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Message par mobar » 01 août 2019, 13:38

Les chasseurs ont bon dos!

Le principal facteur de régression de l'espèce sur le territoire français est l'agriculture industrielle qui a détruit ses habitats et empoisonne les insectes qui font partie de son alimentation

La tourterelle des bois a aussi été remplacée par la tourterelle turque, une espèce invasive qui n'existait pas en France avant les années 50, qui l'a chassé de ses territoires traditionnels
Aujourd'hui, on chasse bien plus le ramier et la palombe que la tourterelle très réglementée

L'espèce a beaucoup décliné en France depuis les années 1970. Deux raisons principales : elle est très chassée lors de ses passages dans les régions méditerranéennes. A cela, il faut ajouter la dégradation de son habitat due à la destruction des haies et l'utilisation massive de pesticides dans l'agriculture.
http://www.oiseaux.net/oiseaux/tourtere ... .bois.html
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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Re: Ce que nous perdons (biodiversité)

Message par williams » 01 août 2019, 22:22

Il faut tout de même voir le nombre d'espèces d'oiseaux que la France chasse par rapport à tout les pays européens. Nous sommes classé premier rang avec en plus des oiseaux en voie d'extinction comme le grand tétras, la perdrix grises,... Sur les 64 espèces d’oiseaux chassables, 20 sont placées sur la liste rouge de l’Union internationale de la protection de la nature !

La tourterelle des bois a perdu 80 % de sa population entre 1980 et 2015 en Europe mais on continue d'en tuer 100 000, est-ce acceptable ?

Le courlis cendré (considéré comme presque menacé et dont la chasse a été interdite en France de 2008 à 2013 et de 2015 à 2018, excepté sur le domaine public maritime) et la barge à queue noire (espèce presque menacée). Mais malgré les recommandations, le gouvernement a proposé, pour la saison de chasse 2019-2020, des arrêtés prévoyant le prélèvement de 30 000 tourterelles des bois sur le territoire français et de 6 000 courlis cendrés, avec l’ouverture de la chasse sur tout le territoire. Seules les barges à queue noire seraient concernées par un moratoire pour l’année 2019-2020.

Les ONG de protection de la biodiversité ont mobilisé leurs réseaux pour contrer l’acceptation de ces textes, même si pour le directeur de la LPO, ces consultations sont de la «poudre aux yeux», rappelant que «l’année dernière, une consultation concernant l’utilisation de la glu dans la chasse aux merles et aux grives avait eu lieu et plus de 90% des citoyens qui avaient répondu y étaient opposés. Mais les arrêtés ont quand même été signés.

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Re: Ce que nous perdons (biodiversité)

Message par mobar » 02 août 2019, 23:51

Pour le courlis cendré dont la chasse a été interdite pendant de longues périodes et la baisse des populations a perduré voire s'est amplifiée, tu as comme causes de celle-ci :
Jusqu'à il y a peu, l'espèce était considérée comme non menacée. Mais récemment, elle est entrée dans la catégorie des espèces vulnérables du fait de plusieurs facteurs ayant un impact négatif sur sa démographie.
Son statut mondial est "quasi-menacé". En Grande-Bretagne, après une chute de 48% de ses effectifs en 20 ans, le Courlis cendré vient tout juste d'intégrer la liste rouge nationale. Il est question de lui donner la priorité absolue en matière d'actions de conservation.
Prenons l'exemple de la France. La population nicheuse vient d'être classée "vulnérable" (statut probablement encore trop optimiste car aucune mise à jour fiable des effectifs nicheurs - et donc des tendances - n'étant disponible depuis de nombreuses années, ce sont des chiffres anciens qui ont été repris dans l'analyse). La population hivernante est quant à elle considérée comme non menacée.
En cause, les pertes d'habitat dus aux changements en cours dans l'occupation et la gestion des sols et des espaces. Le Courlis cendré a connu une période faste en s'adaptant aux prairies de fauche extensives qui ont longtemps prévalu. Malheureusement, l'agriculture s'est modernisée, mécanisée pour plus de rentabilité et les pratiques modernes, notamment l'ensilage et l'enrubannage, menacent à terme le maintien de l'espèce.
Sur ses lieux de reproduction traditionnels, le Courlis cendré est victime :
- du retournement des prairies de fauche au profit de la culture, pendant longtemps primes à l'appui. C'est ce qui a provoqué par exemple la disparition de l'espèce d'Alsace, les rieds ayant été transformés en champs de maïs,
- du drainage asséchant les prairies,
- du roulage des prairies au printemps visant à supprimer les taupinières et autres aspérités du sol, et pouvant entraîner une destruction de couvées précoces,
- de l'apport d'intrants, fertilisants en particulier, qui stimule la croissance de la couverture herbacée (qui devient trop haute et trop dense pour l'élevage des nichées) et qui également fait chuter la diversité végétale si précieuse au courlis. Par ailleurs, la fertilisation des parcelles est source de nombreux dérangements, parfois rédhibitoires si la ponte avait déjà eu lieu,
- de la fauche de plus en plus précoce des prairies, corrélativement aux changements climatiques en cours, qui réduit à néant la nidification du courlis. La pratique de l'ensilage ou de l'enrubannage permet de stocker le produit des fauches d'avril-mai et se révèle tout particulièrement néfaste.
Pour contrer ces effets négatifs ont été mises en place depuis un certain nombre d'années des mesures agri-environnementales permettant d'appliquer aux zones majeures de nidification du Courlis cendré (et du Râle des genêts, victime au même titre que le courlis) une gestion agricole adaptée. En contrepartie de compensations financières, les agriculteurs volontaires acceptent de faucher plus tardivement leurs parcelles pour permettre aux nichées de prendre leur envol.
Faudrait faire le rapport entre les oiseaux prélevés et la baisse totale et tu verrais que le principal responsable n'est pas celui qu'on montre du doigt
La religion anti-chasse aveugle, et comme toutes les autres religions elle fait prendre des vessies pour de lanternes
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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