Le probléme du sous investissement pétrolier

Toute l'acualité, discutée à la lumière de la déplétion des réserves d'hydrocarbures.

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tita
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Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

Message par tita » 16 janv. 2019, 17:11

mobar a écrit :
16 janv. 2019, 09:29
208 milliards, c'est moins du tiers des investissements de 2014 (674 Mds) et 55% de ceux de 2016 (374 Mds), comme cité plus haut par l'UN pour l'explo+prod

Contrepoints enfonce le clou ... dans le cercueil des catastrophistes picoilistes, picoiliens, picoileux, ?
https://www.contrepoints.org/2019/01/13 ... au-courant
Les 674Mds, c'est pour l'ensemble de l'investissement pétrolier (onshore, schiste et sables bitumineux compris). En 2014, l'offshore représentait 360 Mds, et 244 Mds en 2016, selon la source de l'article.

Quand à l'article de Conterpoints ... Il m'a fait beaucoup rire, tellement il y a d'erreurs factuelles.
Du gaz et du pétrole de schiste sont découverts à profusion dans le monde, notamment aux États-Unis. Qui en parle dans nos grands media ? Serait-ce politiquement incorrect de l’évoquer ?
C'est exploité à profusion aux USA, très faiblement en Argentine, et il y a une volonté au Royaume-Uni. Et le schiste américain est évoqué en long et en large dans tous les médias.
Le Texas aux États-Unis regorge de pétrole et de gaz de schiste au point que les gazoducs existants sont saturés ! Le gaz doit même être « torché » ou « éventé ».
Le gaz a toujours été torché dans certains puits du pétrole, lorsque les quantités étant trop faibles pour être économiquement viables. Ce sont les oléoducs qui sont saturés, le transport se faisant par train ou camion, pas les gazoducs. Le plus gros gisement de gaz de schiste n'est pas au Texas, mais dans le nord-est des États-Unis (Pennsylvanie, Virginie occidentale, Ohio).
Après avoir stagné autour de 6 millions de barils par jour (Mb/j) en moyenne de 1933 à 2013, la production a grimpé à 9,4 Mb/j en 2017, puis à 10,4 Mb/j en 2018, et elle passera à 11,5 Mb/j 2019.
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On pourrait croire en le lisant que la production US a été constante à 6 Mb/j entre 1933 et 2013... C'est juste consternant d'écrire une connerie pareille.
La surabondance de gaz de schiste associé à l’extraction du pétrole de schiste a fait chuter les prix au terminal gazier à l’ouest du Texas jusqu’à 1 dollar par million d’unité thermique britannique (dollar/MM-Btu), alors qu’il vaut 13 à 14 dollars/MM-Btu sur le marché européen.
D'abord, c'est pas le gaz associé, mais surtout Marcellus et les puits forés pour pomper du gaz. Ensuite il n'est jamais tombé à $1, mais il est en effet passé à $1.73 en mars 2016. La moyenne de ces 4 dernières années et à $2.8 (source. Pour le marché européen, la moyenne est à $6.2 (selon ce lien. On est loin d'un différence aussi extrême qu'évoquée, mais le gaz de schiste a bien évidemment un effet important et ces différences de prix proviennent des marchés cloisonnés. Les terminaux gazier ont justement pour but d'équilibrer ces prix.
L’inde a approuvé le 1er août 2018 l’exploration et la production des pétroles et gaz de schiste, ainsi que du gaz de houille (coal bed methane en anglais). Le Premier ministre Narendra Modi veut réduire d’un tiers la dépendance de l’Inde aux importations de pétrole et de gaz naturel en 2022, et de moitié avant 2030. Le sous-sol indien recélerait environ 5 milliards de mètres cubes dans 5 bassins sédimentaires.
Musique d'avenir. C'est pas parce qu'une loi passe que le développement suit automatiquement, surtout dans un pays qui n'a pas la même culture et infrastructure que les USA. Il y a déjà des dizaines d'informations de ce genre, sans que ça n'aboutisse à un développement.
En Europe, fin 2019, la Pologne commencera à produire 50 millions de mètres cubes de gaz de schiste par an.
Information étonnante... je pensais que les projets de schiste polonais étaient au point mort car trop coûteux, et avec un potentiel faible. J'ai trouvé aucune information qui prévoit cette production. Ah ouaip, mais normal, c'est totalement ridicule... La pologne produit 4 milliards de m3 de gaz naturel par an actuellement, soit 0.1% de la production mondiale. En comparaison, les USA produisent 2.3 milliards de m3... par jour, dont 20% vient de Marcellus, et le schiste 60% du total. (graphique schiste. Donc 50 millions de m3 par an, c'est la production d'un unique puits... Peut-être juste un forage d'exploration qu'ils ont terminé.
l y a pléthore de gaz et de pétrole dans le monde pour les pays dynamiques qui investissent pour en trouver. Cette loi de prévarication du peuple français votée en 2017, dans la lignée de la loi de transition énergétique votée en 2015, est un monumental gâchis incompréhensible alors que les talents et les savoir-faire sont présents, et que les Français s’appauvrissent ces dernières années.
Dans le fond, je suis plutôt d'accord avec eux par rapport à cette loi un peu absurde. Mais plus à cause des informations données par phillipe sur ce forum. Leur article est complètement fallacieux et laisse penser qu'il y a un potentiel énorme partout. Si on prend l'exemple de la France, personne n'imagine qu'elle puisse devenir un pays producteur d'hydrocarbures d'importance.

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Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

Message par mobar » 17 janv. 2019, 07:55

Je suis d'accord avec toi sur le plan de la caricature!
Ce n'est cependant pas plus caricatural que les positions défendues ici-même, il y a maintenant plus de 10 ans qui annonçaient un plafond à 80 Mbl/j et la proximité imminente de la fin du pétrole pas cher!
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
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Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

Message par GillesH38 » 17 janv. 2019, 09:24

tita a écrit :
16 janv. 2019, 17:11
Après avoir stagné autour de 6 millions de barils par jour (Mb/j) en moyenne de 1933 à 2013, la production a grimpé à 9,4 Mb/j en 2017, puis à 10,4 Mb/j en 2018, et elle passera à 11,5 Mb/j 2019.
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On pourrait croire en le lisant que la production US a été constante à 6 Mb/j entre 1933 et 2013... C'est juste consternant d'écrire une connerie pareille.
là dessus , on peut peut etre lui faire crédit d'une coquille, il a sans doute voulu dire 1993 et pas 1933 (c'est approximatif mais moins faux ;) ).
Je suis d'accord avec toi sur le plan de la caricature!
Ce n'est cependant pas plus caricatural que les positions défendues ici-même, il y a maintenant plus de 10 ans qui annonçaient un plafond à 80 Mbl/j
ah bon, qui ça ?
et la proximité imminente de la fin du pétrole pas cher!
ça il me semble que c'est vérifié, en tout cas avec la définition du "pas cher" des années 2000 !!
- Je suis Charlie - "I do not see any harm in people making money if it leads to a lower carbon society " R.K. Pachauri, président du GIEC, interview du 6 mai 2008 à Emirates Business.

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Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

Message par tita » 17 janv. 2019, 11:40

mobar a écrit :
17 janv. 2019, 07:55
Je suis d'accord avec toi sur le plan de la caricature!
Ce n'est cependant pas plus caricatural que les positions défendues ici-même, il y a maintenant plus de 10 ans qui annonçaient un plafond à 80 Mbl/j et la proximité imminente de la fin du pétrole pas cher!
En effet... On ne peut pas dire que le pétrole était cher ces 4 dernières années. Perso, je considère qu'on va atteindre un plafond. Mais ces dix dernières années m'ont appris que c'était pratiquement impossible de donner une estimation précise, tant sur la date que sur le niveau où ça surviendrait. Il y a beaucoup trop de paramètres à prendre en compte pour créer un modèle fiable. On peut aussi dire que le scénario proposé par l'ASPO, qui est à l'origine de ces prévisions et faisait figure d'autorité sur le sujet, ne s'est pas réalisé. Bref, ils se sont plantés.

Du coup, j'observe surtout ce qui se passe du côté de ce pétrole de schiste, qui a nous a surpris par son ampleur... 2 fois. Quand je dis nous, c'est aussi les analystes. La demande a aussi fait un bond spectaculaire. Dans ses dernières prévisions (STEO), l'eia prévoit une augmentation de la production US de 0.5Mb/j entre dec18 et dec19, alors qu'elle a fait un bond spectaculaire d'1.8 Mb/j en dec17 et dec18. C'est une grosse différence. Ce bond aurait d'ailleurs dû faire s'écrouler le cours plus fortement si le reste de la production mondiale n'avait pas légèrement diminué dans le même temps.

Les effets du sous-investissement pétrolier prennent du temps à apparaître dans la production. Un sous-investissement qui dure depuis 2015. Le pétrole de schiste est d'ailleurs à part, son modèle économique est basé sur un développement très court... L'un dans l'autre, l'exercice de donner un scénario fiable pour 2019 est impossible. Mais un ralentissement de la production de schiste US sera, à mon avis, le point de départ d'une forte augmentation des prix du pétrole car ce sera conjugué avec les effets du sous-investissement.

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Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

Message par mobar » 17 janv. 2019, 15:46

La demande ne peut faire de bond que quand la production fait un bond!
Si la production ne suit pas la demande, le prix bondit et la demande finit par baisser
Si c'est la production qui bondit et que la demande stagne, le prix baisse voire s'effondre, comme en 2009

L'inertie de l'ajustement de la demande à l'offre (changer de chaudière, de véhicule, de process industriel ...) et de l'offre à la demande (investir dans l'explo, la production, la remise en service de gisements ...) répond à des cinétiques différentes et qui évolue avec le temps. Il est plus facile de remettre en production un champ qui a été mis en sommeil aujourd'hui qu'il y a 20 ans, ils sont de plus nombreux et les techniques ayant évolué ce qui n'était pas rentable il y a 20 ans peut l'être aujourd'hui, surtout si le prix du baril monte

Le fait que les nouveaux pétroles non conventionnels soient arrivés sur le marché amorti encore les chocs entre offre et demande.
Avec plus de diversité dans l'offre et avec un tassement de la croissance des émergeants les chocs de demande du passé sont naturellement amortis

Bien sur on n'est pas a l'abri d'une tension brutale due à une guerre (Iran/Irak) ou révolutions contagieuses chez les producteurs ou chez les consommateurs qui feraient baisser l'offre ou la demande de quelques millions de baril/jour, mais ça devrait rester moindre que par le passé

http://ceriscope.sciences-po.fr/environ ... ?page=show
§ 27 : Comme l’a bien rappelé l’ancien ministre du Pétrole saoudien, Cheikh Ahmed Yamani, « l’âge de la pierre n’a pas pris fin par manque de pierre », mais parce que l’homme a fait des progrès scientifiques lui permettant de développer des technologies plus performantes. Ce n’est probablement pas par manque de pétrole que l’homme cessera d’en utiliser, mais parce que des alternatives plus performantes (notamment en termes de rendement énergétique, de pollution et d’émissions de gaz à effet de serre) seront mises au point et se généraliseront. Ce jour-là (2025 ? 2050 ? 2100 ?), alors que son utilisation comme source d’énergie sera progressivement abandonnée, il restera encore, selon toute vraisemblance, du pétrole sous terre ; en grande quantité ou pas, cela n’aura pas d’importance.
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Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

Message par tita » 18 janv. 2019, 11:50

Il est plus facile de remettre en production un champ qui a été mis en sommeil aujourd'hui qu'il y a 20 ans, ils sont de plus nombreux et les techniques ayant évolué ce qui n'était pas rentable il y a 20 ans peut l'être aujourd'hui, surtout si le prix du baril monte
Vous ressortez très souvent cette idée qu'il y a une multitude de champs qui ont été abandonnés avant d'être remis en production par des techniques nouvelles récemment. Il y a bien quelques exemples, mais le plus souvent ces techniques sont appliquées à partir du moment où un champs est mature, càd lorsque sa production commence à décliner. Le but est surtout de maintenir un débit de production, mais ça peut aussi l'augmenter. Parfois, ça foire comme dans le cas de Cantarell. L'augmentation de la production s'est toujours faite principalement par la mise en production de nouvelles découvertes, et aussi d'anciennes qui n'avaient jamais été exploitées faute d'avoir une technique pour le faire, ou un prix incitatif. Ou alors les deux comme c'est le cas du schiste US.

Si on considère la production actuelle de nouveaux champs des dix dernières années, on parle au minimum de 15-20 Mb/j, dont la moité vient de pétrole de schiste ou de sables bitumineux.

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Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

Message par mobar » 18 janv. 2019, 12:44

tita a écrit :
18 janv. 2019, 11:50
Si on considère la production actuelle de nouveaux champs des dix dernières années, on parle au minimum de 15-20 Mb/j, dont la moité vient de pétrole de schiste ou de sables bitumineux.
Cette moitié ne concerne que quelques zones qui ont été explorées, il y en a probablement beaucoup d'autres qui repousseront encore l'échéance et remplaceront la baisse de conventionnel

Tant que la production de brut progresse cela montre que la demande de liquide à fort contenu énergétique n'a pas trouvé de moyen plus économique pour être produite que d'extraire du pétrole qu'il soit conventionnel ou non

Quand ce ne sera plus le cas, les alternatives prendront le pas éventuellement aidées par des subventions publiques, des innovations technologiques et des évolutions des comportements

Les alternatives au pétrole pour la mobilité sont légion : CtL, GtL, BtL, éthanol, biodiesel, huiles usagées, bio butane, hydrogène sans compter l'électrique ou l'hybride

Le sous investissement pétrolier n'existe que pour les pétroliers, il s'est déplacé très marginalement vers la chimie, l'électrique et est la résultat de l'abondance des flux de brut, ça reste un phénomène relatif principalement piloté par les marchés et leur volonté de maximiser leur profits

Si l'investissement pétrolier était massif le prix du brut s'effondrerait et la fin du pétrole se verrait accélérée, on le verra se produire chaque fois qu'une alternative viendra menacer la suprématie du pétrole ... jusqu'au chant du cygne final quand les alternatives auront vaincu!

Tant que l'on n'extrait pas plus de 50% des champs existants, et on en est loin, la fin du sketch n'est pas d'actualité
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
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Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

Message par energy_isere » 19 janv. 2019, 14:09

En 2019, les dépenses effectuées dans les services pétroliers offshore croîtront de 4% par rapport à 2018 (Rystad Energy)

Agence Ecofin) - Selon une étude du cabinet norvégien de consulting pétrolier Rystad Energy, les dépenses consacrées aux services pétroliers en offshore devraient croitre de 4% cette année, par rapport à l’année dernière.

Elles dépasseront ainsi les investissements consacrés aux services de schiste argileux en onshore qui étaient plus importants en 2018. Ceci, grâce aux multiples lignes de crédit ouvertes par les banques américaines à l’endroit des entreprises américaines du non conventionnel.

« Beaucoup s'attendraient à ce que les dépenses offshore soient réduites, mais les budgets offshore étaient à leur plus bas niveau en 10 ans l'année dernière, après 4 ans de concentration intense sur les coûts, et à partir de ce niveau, vous n'avez pas besoin d'activités supplémentaires ou d'inflation pour stimuler le marché.», a expliqué Audun Martinsen, directeur de la recherche de Rystad Energy pour les services des champs pétroliers.

La firme norvégienne indique par ailleurs, que l’amélioration des prix du pétrole jouera un rôle important dans ces prévisions. Cependant, en 2019, les dépenses dans les services du schiste devraient être stables.
https://www.agenceecofin.com/investisse ... tad-energy

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Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

Message par energy_isere » 08 mars 2019, 08:36

Global Oil & Gas Drilling Set To Surge In 2019

By Tsvetana Paraskova - Mar 03, 2019

After the recovery in global oil and gas drilling seen in 2018, this year the pace of drilling growth around the world is set to step up, albeit moderately, analysts at World Oil forecast.

The undisputed leader in drilling activity last year was the United States, with shale production surging, and it will continue to lead growth in global drilling activity in 2019 as well.

Excluding the United States, the world’s drilling activity is set to increase by 2.5 percent to 46,209 wells expected to be drilled in 2019, following more modest 1.6-percent growth in drilling in 2018, World Oil has estimated.

World Oil analysts have forecast drilling activity across eight major regions, in which they have included selected countries, typically the biggest oil and gas producers in each of those regions. The eight regions are North America excluding the U.S, South America, Western Europe, Eastern Europe/former Soviet Union (FSU), Africa, the Middle East, Far East/South Asia, and South Pacific.

All but one of those eight regions are expected to see a higher number of wells drilled this year compared to 2018. The only exception would be the Middle East, where drilling activity is set to slightly decline by 0.5 percent. Nevertheless, World Oil sees 2019 as a very strong year for the major producers in the Middle East.

Another key takeaway from the forecasts is that growth in offshore oil and gas drilling will outpace the overall global drilling market. While total global drilling activity—excluding the U.S.—is set to rise by 2.5 percent this year, offshore drilling is expected to grow by just over 6 percent to 2,204 wells. The most active offshore drilling areas will include East Canada, Brazil, Norway, Angola, Nigeria, Saudi Arabia, Abu Dhabi, China, and India, according to World Oil.

Last month, research firm Rystad Energy said that global deepwater liquid production is set to jump by 700,000 bpd from 2018 to reach a record-high of 10.3 million bpd in 2019 thanks to new fields coming on stream in Brazil and the U.S. Gulf of Mexico. In addition to Brazil and the United States, the other biggest deepwater producers will be Angola, Norway, and Nigeria, according to Rystad.

........
Suite détaillée : https://oilprice.com/Energy/Crude-Oil/G ... -2019.html

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Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

Message par energy_isere » 08 mai 2019, 10:09

Rystad voit encore un avenir radieux dans les dépenses et investissements dans l'offshore pétrolier et gazier.
There’s Tremendous Room For Growth In Offshore Oil & Gas

By Rystad Energy - May 07, 2019

The Offshore Technology Conference (OTC) in Houston, Texas celebrates its 50th birthday this week, begging the question – what will the next 50 years hold for the offshore market?

Luckily, the data can provide some clues. Rystad Energy has analyzed the historic investments and oilfield service purchases of the world’s 50,000 oil and gas fields (1). While the forecast is uncertain, our analysis paints a fascinating picture of how offshore could contribute to the future of the service industry.
......
Exploration

We estimate that around 800 billion undiscovered barrels of oil and gas equivalents exist globally, hinting that exploration will still be in business in the next 50 years.

“However, we expect offshore’s appetite for exploration to continue to weaken long term as more potential resources are discovered. Exploration will likely be forced into deeper and more remote waters, which could be too expensive to develop given the availability of other competitive sources of supply,” Martinsen said.
.....
https://oilprice.com/Energy/Energy-Gene ... l-Gas.html

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