Agrocarburants

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Re: Agrocarburants

Message par Remundo » 23 déc. 2017, 20:39

la betterave sucrière, fait du sucre et se trouve dans l'industrie agroalimentaire.

une partie seulement devient de l'éthanol dans des distilleries.

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Re: Agrocarburants

Message par mobar » 23 déc. 2017, 23:02

Quelle proportion de l'éthanol carburant produit en métropole provient de la betterave?
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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Re: Agrocarburants

Message par Remundo » 24 déc. 2017, 09:08

Production en 2009


34 millions de tonnes de betteraves à 16° dont :

20,2 mt pour le sucre alimentaire
3,8 mt pour l’Alcool
3,7 mt pour l’éthanol
2 mt pour les usages non alimentaire et industrie chimique
4,3 mt pour le sucre exporté sur le marché mondial
Source : http://www.labetterave.com/la_filiere_b ... index.html
Il y a environ 10% des betteraves à surcre qui partent en distillerie pour l'éthanol. La majorité est destiné au sucre alimentaire, pour le café de Kercoz notamment.

D'autres chiffres plus récents : http://www.lesucre.com/sucre-a-a-z/econ ... -2017.html

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Re: Agrocarburants

Message par phyvette » 24 déc. 2017, 09:39

En Picardie on produit pas mal de betterave sucrière. Les paysans fonctionnent pour le sucre sur la base de prix et de tonnage annuels garanti. Ces volume définis par la sucrerie sont tous transformé en sucre. Il reste une production que l'on pourrait qualifier d'excédentaire, selon les années et les parcelles, cette production de betteraves hors contrat est absorbée pour la fabrication de l'éthanol. Mais elle est payée moins chère de 30 à 50% sans garanti de volume ni de prix et avec une grande fluctuation dans le temps.

Ce n'est pas le cœur du métier du paysan qui reste la betterave pour le sucre plus rémunératrice, ils ne cherchent pas forcément a en assurer la filière, mais qui résulte de fait d'une valorisation d'un excédent.

Entre la betterave sucre et la betterave éthanol il existe bien une sorte de frontière invisible et des marchés différents qui n'ont pas les mêmes régles, bien que les deux productions soit exactement les même, sur les mêmes terres et par les mêmes agriculteurs.

Donc si demain on venait a manquer d'intrants ou d'énergie pour l'agriculture, les rendements s'effondreraient, il ne resterait probablement rien de cette betterave éthanol, et même manquerions nous de sucre alimentaire, comme dans les années 50'.

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Re: Agrocarburants

Message par kercoz » 24 déc. 2017, 11:29

Donc, si je pige bien, pas de culture séparée, de méthode culturale "allégée" pour les usages non alimentaire ?
Entre 2 certitudes , il faut toujours choisir la moindre .

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Re: Agrocarburants

Message par phyvette » 24 déc. 2017, 11:40

En fait non, la betterave éthanol n'est qu'un coproduit involontaire et pas forcément souhaitée de la betterave à sucre, ce n'est rien d'autre que la valorisation de la surproduction de betterave Il n'y a absolument rien de soutenable ou durable dans cette agro-industrie.

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Re: Agrocarburants

Message par mobar » 24 déc. 2017, 11:50

Est ce à dire que lorsqu'il n'y a pas de surproduction de betterave les bio raffineries d'éthanol s'arrêtent?
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Re: Agrocarburants

Message par phyvette » 24 déc. 2017, 12:04

On verra bien si ça arrive un jour. Pour le moment, il y a une surproduction de betterave structurelle en France, tant que les engrais Npk seront disponible à des prix actuels, cette surproduction betteravière perdurera, il faut bien assurer les contrats pour le sucre, et les betteraves poussant dans les champs ignorent tout des statistiques de prod.

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Re: Agrocarburants

Message par mobar » 25 déc. 2017, 09:22

Pour alimenter en produits agricoles un secteur industriel lourd (les sucreries) ou il n'y a aucune élasticité à la demande, la surproduction est obligatoire, c'est même sur ce principe que sont bâties toutes les activités agro-industrielles qui possèdent un outil peu flexible et saisonnier

Les raffineries d'éthanol ne font que déplacer le problème, elles aussi doivent être saturées pour être rentables, en rémunérant à bas cout les betteraves excédentaires produites par les agriculteurs, elles font payer aux dits agriculteurs la prise de risque des sucriers (et de leurs financiers investisseurs)

Les sucriers et les éthanoliers étant les deux faces d'une même pièce, il ont beau jeu de se relayer pour rouler les betteraviers dans la farine, la boucle est bouclée, merci patron, merci l'Europe, merci Macron =D> :wtf:
L'agriculture en Europe est une victime récurrente de surproduction, en partie à cause de la Politique agricole commune (PAC), qui subventionne les exploitations non-rentables et encourageait l'agriculture intensive. La mécanisation et la disponibilité et l'utilisation d'engrais et pesticides peu coûteux, produits grâce à un pétrole bon marché a encouragé la surproduction, dans les années 1970/1980 notamment.

La crise de surproduction a précédé et caractérisé la Grande Dépression des années 1930, aux États-Unis et en Europe.

Karl Marx la considère comme cyclique et inhérente au système capitaliste : elle en serait à la fois une conséquence et une condition de développement.
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Re: Agrocarburants

Message par hyperion » 25 déc. 2017, 11:22

mobar a écrit :
24 déc. 2017, 11:50
Est ce à dire que lorsqu'il n'y a pas de surproduction de betterave les bio raffineries d'éthanol s'arrêtent?
comme pour le petrole , c'est tjs la suproduction qui menace le pl:us ; le diabète plutot que la famine.
mobar a écrit :
23 déc. 2017, 23:02
Quelle proportion de l'éthanol carburant produit en métropole provient de la betterave?
"La production de bioéthanol en France est aujourd’hui assurée à 70% à partir de betteraves et à 30% à partir de céréales, un pourcentage qui va évoluer dans les prochaines années, avec la création de distilleries qui auront pour matières premières des céréales."

http://www.borel.fr/e85/

par ici , les dechets de la melasse et du marc sont largement sous exploités, les rendre à la terre pour satisfaire Kercoz n'a jamais été fait ; ils étaient rejetés à coté de la cave; cooperative : jadis bastion communiste, les rues des villages sont tjs imbibés des dieux de la révolution qui buvait le sang du pays à Paris , la rue des girondins est mal vue... et entretenait une puanteur qui perdurait jusqu'à ce que le soleil la sèche au début du printemps aidé parfois précocement par le vent;
bref bq de surproduction en potentiel avec un minimum d'organisation.
dans 1984, la novlangue; mais surtout la double pensée: la guerre c'est la paix, la liberté c'est l'esclavage, l'ignorance c'est la force, l'hcq c'est hautement toxique

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Re: Agrocarburants

Message par mobar » 25 déc. 2017, 13:25

Ce qui veut dire que 7% de surproduction de betterave destinée au sucre permet de garantir la saturation des sucreries
Et donc si la betterave destinée à la filière éthanol est vendue à 50% du prix de la betterave destinée au sucre le manque à gagner par rapport à une vente à la filière sucre est de 3,5% du chiffre d'affaire
Pas énorme comme prime de risque, d'autant qu'avec une croissance des rendements de plus de 50% depuis 30 ans, les betteraviers continuent à se sucrer!

La fin des quotas devrait assainir le paysage ... et préparer la venue de la prochaine crise
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Re: Agrocarburants

Message par energy_isere » 02 mars 2020, 20:02

Le laborieux décollage des biocarburants avancés

AURÉLIE BARBAUX Usine Nouvelle 02/03/2020

La France veut du biokérosène durable pour verdir son transport aérien. Mais elle ne dispose pour l’instant d’aucune unité industrielle pour le produire.

C'est écrit dans la stratégie nationale bas carbone. Pour verdir son transport aérien, la France veut substituer le kérosène fossile par 2 % de biocarburants durables en 2025 et 5 % en 2030. Mais Élisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique et solidaire, a rappelé, fin janvier à Toulouse, que ces biocarburants de nouvelle génération ne devaient pas avoir "d’impact sur la déforestation et qu’ils n’entreront pas en concurrence avec la production agricole".

Une déclaration adressée à Airbus, Air France, Safran, Total et Suez, signataires en 2017 d’un engagement de la filière aéronautique à développer les biocarburants aériens. Or personne, aujourd’hui, ne produit de biokérosène durable, aussi qualifié d’avancé ou de deuxième génération, c’est-à-dire fabriqué à partir de résidus agricoles (pailles, fumiers), de boues d’épuration, de déchets ménagers, végétaux et forestiers.

Pas encore de technologie aboutie

"On ne sait pas produire de biocarburant de deuxième génération à l’échelle des 2 à 5 % d’incorporation prévus pour le transport aérien d’ici à 2030. Et pas seulement chez Total", reconnaît le PDG du groupe, Patrick Pouyanné. À La Mède (Bouches-du-Rhône), Total ne fait que "du 1G ”plus” avec des huiles usagées", explique-t-il. Or les biocarburants réalisés à partir d’huiles usagées ont été exclus des biocarburants avancés par la directive européenne Red II. "Les produits issus de déchets de betterave et d’huiles alimentaires usées ne sont pas classés au même endroit", précise Bruno Gagnepain, ingénieur biocarburants à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Selon cette directive, il existe trois classes de biocarburants : les conventionnels, à base de cultures dédiées (colza, palme, betterave…), les avancés, à base de déchets, de micro-algues ou de micro-organismes, et les autres, notamment ceux à base d’huiles alimentaires usagées, de graisses animales et d’amidon résiduel. "L’idée est que ces matières ne voyagent pas. Nous avons vu qu’un marché pouvait se créer sur ces produits depuis l’Asie et les États-Unis et que des pratiques frauduleuses pouvaient apparaître", explique l’expert de l’Ademe.

De nombreux projets en cours

Résultat, le seul biocarburant avancé français est le bioéthanol ED95, produit par la coopérative Raisinor à partir de marc de raisin issu de la distillerie gardoise UDM. C’est pourquoi le gouvernement a lancé un appel à manifestation d’intérêt pour repérer les industriels prêts à investir dans cette activité en France. Sachant que les technologies sont disponibles… ou presque. Global Bioénergies a démontré la faisabilité de produire du biodiesel à partir de sucre résiduel de betteraves dans un démonstrateur en Allemagne, mais sa technologie intéresse surtout la cosmétique. De son côté l’IFP Énergies nouvelles (Ifpen) commercialise depuis 2019, via sa filiale Axens, une technologie de production de bioéthanol avancé à base de biomasse lignocellulosique (paille et bois), avec un prétraitement dont on "peut adapter les conditions opératoires en fonction de la biomasse, avec la production sur place de nos propres enzymes spécifiques", précise Jean-Christophe Viguié, le responsable du programme biomasse vers carburants de l’Ifpen. Le procédé a été validé dans le démonstrateur du projet Futurol (2010-2018, 11 partenaires, dont Total, 76,4 millions d’euros de budget), à Pomacle-Bazancourt (Marne). Selon Didier Houssin, le président de l’Ifpen, un contrat industriel devrait être signé en 2020. En revanche, le démonstrateur français BioTfuel (2012-2020, 5 partenaires, 178 millions d’euros), testé par Total à Dunkerque (Nord) avec prétraitement sur un site d’Avril à Venette (Oise), a été prolongé d’un an : après la biomasse lignocellulosique, d’autres intrants seront expérimentés.

Pour remplir les objectifs de 2 % de biokérosène en 2025 en France et de 3,5 % de biocarburants avancés dans les transports terrestres en Europe en 2030, les distributeurs de carburants ne sont pas totalement démunis. Si la plupart des démonstrateurs et des projets d’unités industrielles ont échoué ou fermé ces dernières années, quelques acteurs ont maintenu le cap. L’Ifpen a dénombré huit unités en production, principalement au Brésil et aux États-Unis, et dix-neuf en construction. L’italien ENI a relancé dans la péninsule l’unité de bioéthanol à partir de paille à Crescentino. Le chimiste suisse Clariant a obtenu un financement européen pour monter une unité en Roumanie à partir de déchets agricoles, "et quatre autres sous licence Clariant sont en construction", indique Jean-Christophe Viguié. Enfin, l’indien Praj Industries a annoncé douze projets en Inde, dont six sont déjà financés.

DES OBJECTIFS CLAIRS

Europe

14 % d'énergies renouvelables (dont biogaz) dans le transport terrestre en 2030, dont 3,5 % de biocarburants avancés (à base de déchets végétaux)

France

Limitation à 7 % des biocarburants conventionnels (à base de cultures dédiées)

3,8 % de biocarburants avancés dans l'essence et 2,8 % dans le diesel en 2028.

Le pari microalgues de Total

Total croit aux biocarburants à base de microalgues. Depuis 2010, le groupe a déjà investi 10 millions d’euros en recherche et développement via des partenariats avec le CEA, la Qatar University et, en Chine, avec le Qingdao institute of bioenergy and bioprocess technology. "Nous allons dépenser de 4 à 5 millions d’euros par an", prévient François Ioos, le directeur biofuels de Total. Avec un objectif précis, "la construction d’un démonstrateur de culture industrielle de microalgues sur un hectare d’ici cinq à dix ans", précise-il. Il pourrait être installé sur le site de La Mède (Bouches-du-Rhône), où le groupe vient de mettre en service une bioraffinerie produisant un type de biodiesel, le HVO, à partir d’huiles végétales. Le lieu concentre tout ce qui est nécessaire à la culture massive de microalgues : de l’espace, du soleil et du CO2 récupérable dans les unités industrielles voisines. Donner un débouché au CO2 émis par l’industrie est l’un des atouts de la culture des microalgues. Le projet Vasco 2, à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), mené par Total avec Kem One, ArcelorMittal, Solamat-Merex et huit autres partenaires, vient de le démontrer. En outre, la productivité surfacique est élevée sur des terres impropres à l’agriculture et ne nécessite pas d’eau douce. Mais Total ne veut pas cultiver n’importe quelles microalgues. Seules l’intéressent celles qui produisent des lipides transformables en biocarburant. La sélection des souches les plus productives, en écartant celles qui rejettent de l’oxyde nitreux (N20), au potentiel d’effet de serre 300 fois supérieur au CO2, est en cours, notamment avec le CEA. Celles qui savent produire de l’hydrogène ou directement un hydrocarbure, très loin d’être maîtrisées, ne l’intéressent pas... pour le moment.
https://www.usinenouvelle.com/article/l ... es.N933264

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Re: Agrocarburants

Message par mobar » 03 mars 2020, 11:16

Les technos de production de biocarburants de synthèse à partir de bois ont des potentiels de l'ordre de 5 t/ha/an de forêt dédiée (gazéification allotherme + synthèse FT)
La France consomme 40 Mt/an de carburants destinés au transport
C'est 16 millions d'hectares qu'il faudrait réserver à une production industrielle destinée à valoriser le bois "déchet" des forêts et de l'industrie ("bois déchet" = 50% de l'accroissement biologique annuel)

La superficie de la forêt française c'est 17 millions d'hectares!!

Conclusion : on dispose du potentiel pour faire, surtout si on couple avec biocarburants agricoles, élec EnR ou hydrogène EnR + PaC

kercoz sera pas content qu'on fasse du diesel avec son BRF, mais il pourra toujours rouler avec une trottinette électrique
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Re: Agrocarburants

Message par sceptique » 03 mars 2020, 14:27

mobar a écrit :
03 mars 2020, 11:16
C'est 16 millions d'hectares qu'il faudrait réserver à une production industrielle destinée à valoriser le bois "déchet" des forêts et de l'industrie ("bois déchet" = 50% de l'accroissement biologique annuel)
La superficie de la forêt française c'est 17 millions d'hectares!!
Conclusion : on dispose du potentiel pour faire, surtout si on couple avec biocarburants agricoles, élec EnR ou hydrogène EnR + PaC
Ridicule (mais il y a 15-20 ans je pensais la même chose ...) : pour enrayer la 6éme extinction il faudrait au contraire foutre la paix à notre forêt pour qu'elle retourne à l'état primaire et que la biodiversité se régénère.
En fait il faut calculer à l'envers : on a x millions ha pour tel usage combien peut on laisser retourner à l'état naturel pour éviter le désastre ?
Et donc, actuellement, on a déjà des milliers (millions ?) ha pour produire des choses inutiles genre sucre, éthanol ... à remettre au "vert".

Quant aux avions, plutôt que mettre 3 ou 5% de "bio-kérosène" il serait 10 fois plus efficace de supprimer 30 à 50 % de l'aviation commerciale. Aucun investissement polluant. Tout bénéfice pour la planète.

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Re: Agrocarburants

Message par mobar » 03 mars 2020, 14:34

Qui sont les acteurs qui s'intéressent à enrayer la chute de biodiversité, qui veulent enrayer la 6eme extinction, qui veulent éradiquer les pollutions?
Et combien de milliers de milliards de $ investissent ils dans ces objectifs là?

Personne n'investit que dalle, et en tout cas pas au niveau nécessaire pour infléchir la trajectoire!

Donc, c'est business as usual et quand plus de fossiles on va encore chercher à les remplacer ... si le système à tenu jusque là!

Absurde, ridicule peut être, mais bien réel!
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