Crise immobilière USA (et crise subprime)
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Re: Crise immobilière USA (et crise subprime)
la SEC (le gendarme de la Bourse US) change les règles comptables pour les subprime lenders...
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid= ... refer=home
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid= ... refer=home
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Re: Crise immobilière USA (et crise subprime)
jerome :
D'abord je suppose que là bas, en cas de défaillance de remboursement immobilier, le débiteur n'est pas responsable sur ses autres biens (contrairement à la France). En gros, en France, la banque saisit tous les comptes du débiteur. Aux USA, la banque ne peut que saisir la maison en cause.
A partir de cette hypothèse tout s'éclaire. L'américain "moyen", plutot aisé, bien coté par les banques à acheter récemment (2 ans) une maison chère (500 k$). Il n'a pas encore remboursé grand chose en capital. Or, en face, il y a une maison équivalente à 350 k$ (ou moins en négociant). Il prend donc un crédit (plutot chez une autre banque) pour acheter cette nouvelle maison, en plus de l'actuelle. Pas de problème : il est bien noté.
Puis, il abandonne purement et simplement l'ancienne en ne payant plus. La banque ne peut que saisir cette maison et la revendre sur un marché sinistré avec une perte considérable (par exemple vente à 300 k$ perte de 200 k$). Ce qui permet d'ailleurs à un autre américain aisé de faire la même opération ...
Bilan : la banque passe 200 k$ en pertes (plus les frais inhérents). Le propriètaire, finalement, a payé 2 ans de crédit pour rien (en économisant tout de meme l'équivalent du loyer) mais rembourse un crédit de 350 k$ au lieu de 500 k$. Et il est interdit de crédit pour qq années.
Mon scénario est-il correct ? Si c'est le cas, les banques n'ont pas finies de morfler ....
J'ai une petite idée, toute personnelle, du mécanisme.En gros de ce que j'ai compris, les propriétaire qui se rendent compte que la maison qu'ils ont acheté il y a 2 ans 500 k$ n'en vaut plus que 350k$, que leur crédit va augmenter (en % ou en durée). Alors ils se disent pourquoi continuer à payer à perte : "Un propriétaire n’arrivant pas à vendre sa maison nous a dit : « saisissez là ! je pourrai y vivre gratuitement durant un an, j’économiserai de l’argent, puis je partirai. »"
autre cas : ils achètent la maison d'en face (la je n'ai pas compris comment ils peuvent avoir le crédit), et dès qu'ils ont la nouvelle maison abandonne l'ancienne (cessent les paiements) --> l'ancienne maison est saisie (mais à priori pas leurs comptes) ==> perte seche pour la banque.
D'abord je suppose que là bas, en cas de défaillance de remboursement immobilier, le débiteur n'est pas responsable sur ses autres biens (contrairement à la France). En gros, en France, la banque saisit tous les comptes du débiteur. Aux USA, la banque ne peut que saisir la maison en cause.
A partir de cette hypothèse tout s'éclaire. L'américain "moyen", plutot aisé, bien coté par les banques à acheter récemment (2 ans) une maison chère (500 k$). Il n'a pas encore remboursé grand chose en capital. Or, en face, il y a une maison équivalente à 350 k$ (ou moins en négociant). Il prend donc un crédit (plutot chez une autre banque) pour acheter cette nouvelle maison, en plus de l'actuelle. Pas de problème : il est bien noté.
Puis, il abandonne purement et simplement l'ancienne en ne payant plus. La banque ne peut que saisir cette maison et la revendre sur un marché sinistré avec une perte considérable (par exemple vente à 300 k$ perte de 200 k$). Ce qui permet d'ailleurs à un autre américain aisé de faire la même opération ...
Bilan : la banque passe 200 k$ en pertes (plus les frais inhérents). Le propriètaire, finalement, a payé 2 ans de crédit pour rien (en économisant tout de meme l'équivalent du loyer) mais rembourse un crédit de 350 k$ au lieu de 500 k$. Et il est interdit de crédit pour qq années.
Mon scénario est-il correct ? Si c'est le cas, les banques n'ont pas finies de morfler ....
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Re: Crise immobilière USA (et crise subprime)
j'ai compris ça comme ça également. Mais je m'interroge quand même sur les conséquences pour l'emprunteur, je serais étonné que ce soit sans danger de planter une banque d'un demi million de dollars.
Cela dit, l'idée me plait bien.
Patrick
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Re: Crise immobilière USA (et crise subprime)
C'est aussi ce que j'avais compris (hypothèque uniquement sur la maison + ouverture d'un 2eme crédit), ce que je ne comprend pas c'est que normalement avec le 1er achat, il s'est endeté à 30% par mois (exemple) : comment une autre banque peut-elle lui faire un autre crédit qui l'amènerait à un niveau d'endettement mensuel de 60%, et donc en situation quasiment obligatoire de faillite personnelle?Lansing a écrit :j'ai compris ça comme ça également. Mais je m'interroge quand même sur les conséquences pour l'emprunteur, je serais étonné que ce soit sans danger de planter une banque d'un demi million de dollars.
Cela dit, l'idée me plait bien.
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Re: Crise immobilière USA (et crise subprime)
C'est justement là où se situe la faille. Il s'agit de gens plutot aisés, peu endettés (genre 15-20%), et qui profite de l'aubaine. Gagner 150 000 $ avec pour seule punition ne plus pouvoir prendre de crédit immobilier pendant qq années cela peut donner des idées !jerome a écrit :C'est aussi ce que j'avais compris (hypothèque uniquement sur la maison + ouverture d'un 2eme crédit), ce que je ne comprend pas c'est que normalement avec le 1er achat, il s'est endeté à 30% par mois (exemple) : comment une autre banque peut-elle lui faire un autre crédit qui l'amènerait à un niveau d'endettement mensuel de 60%, et donc en situation quasiment obligatoire de faillite personnelle?
Les pauvres, endettés à 30% et plus, se contentent simplement d'être à la rue en "plantant" accessoiremment les banques.
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Re: Crise immobilière USA (et crise subprime)
Je crois qu'aux US et au Canada, les gens peuvent juridiquement se mettent "en faillite personnelle" s'ils n'arrivent plus à faire face à leurs engagements. Ainsi ils plantent leur banque en liquidant leur situation. Après cette liquidation ils n'ont plus d'actif et plus de dette. Ensuite ils peuvent repartir de zéro sans saisie future de salaire, même s'ils conservent leur boulot. Ils peuvent ainsi se refaire après cette liquidation alors qu'ils ont plantés leur banque.Lansing a écrit :j'ai compris ça comme ça également. Mais je m'interroge quand même sur les conséquences pour l'emprunteur, je serais étonné que ce soit sans danger de planter une banque d'un demi million de dollars.
Cela dit, l'idée me plait bien.
Patrick
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Re: Crise immobilière USA (et crise subprime)
ah les cons !

vu dans contreinfo.
l' info source en Anglais dans bloomberg : http://www.bloomberg.com/apps/news?pid= ... refer=home

vu dans contreinfo.
l' info source en Anglais dans bloomberg : http://www.bloomberg.com/apps/news?pid= ... refer=home
- rico
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Re: Crise immobilière USA (et crise subprime)
Toutes les entreprises?????parce que les entreprises font travailler leur trésorerie sur les marchés monétaires
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Re: Crise immobilière USA (et crise subprime)
Quand même, les subprimes, c'est LE hold-up mondial !
Les US ont pu maintenir une croissance de 4-5% artificiellement juste avec la bulle immo, c'est pas beau ça ?
Après la bulle ? Ben, ils se crashent comme ils auraient du le faire en 2001, mais ils a gagné 7 ans sur ce coup là, c'est déjà ça.
Les US ont pu maintenir une croissance de 4-5% artificiellement juste avec la bulle immo, c'est pas beau ça ?
Après la bulle ? Ben, ils se crashent comme ils auraient du le faire en 2001, mais ils a gagné 7 ans sur ce coup là, c'est déjà ça.
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Re: Crise immobilière USA (et crise subprime)
Oui très souvent elles placent leurs surplus de tréso dans des fonds monétaires justement parce qu'elle veulent pouvoir sortir de ses placements du jour au lendemain. Heureusement pour elles, tous les fonds monétaires ne sont pas exposés aux subprimes. En france les fonds qui ont un peu de subprimes, sont souvent les fonds monétaires dit "dynamique". C'est dans ces fonds qu'il peut être difficile de sortir si tout le monde veut ses ronds en même temps.....rico a écrit :Toutes les entreprises?????parce que les entreprises font travailler leur trésorerie sur les marchés monétaires
- energy_isere
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Re: Crise immobilière USA (et crise subprime)
encore un article qui explique la crise des subprime aux USA, qui devient un probléme mondial, dans Le Monde : http://www.lemonde.fr/economie/article/ ... _id=893669
j' aime bien :
j' aime bien :
La "financiarisation" de l'économie, excessive et mal contrôlée, fait débat. "La finance moderne se résume à ôter les risques des épaules de ceux qui sont capables de les porter (les banques), pour les mettre sur les épaules de ceux qui sont incapables de les comprendre", résume Martin Wolf, éditorialiste au Financial Times.
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Re: Crise immobilière USA (et crise subprime)
Pas sûr, la crise sera peut-être plus profonde et durable. La croissance s'est appuyée sur l'endettement, la purge peut prendre pas mal de temps.Quand même, les subprimes, c'est LE hold-up mondial !
Les US ont pu maintenir une croissance de 4-5% artificiellement juste avec la bulle immo, c'est pas beau ça ?
Après la bulle ? Ben, ils se crashent comme ils auraient du le faire en 2001, mais ils a gagné 7 ans sur ce coup là, c'est déjà ça.
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Re: Crise immobilière USA (et crise subprime)
Non y'a plus aucune crise : la bourse est repartie, le baril est redescendu bref où est ce que vous voyez un problème vous?????????????????? Tout baigne.Pas sûr, la crise sera peut-être plus profonde et durable. La croissance s'est appuyée sur l'endettement, la purge peut prendre pas mal de temps.
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- Hydrogène
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Re: Crise immobilière USA (et crise subprime)
Pour comprendre pourquoi et comment ce système perdure, je vous livre un petit extrait d'un article du Monde d'aujourd'hui:
Pareil, "le G7 demande aux banques de dévoiler leur pertes", les dites banques le feront si elles veullent bien donc.
Les échanges internationaux se font sur la base de la confiance, confiance en qui ? dans des banquiers véreux, des agences de notation pipeau ou des politiciens au minimum couards voir corrompus.
Patrick
C'est moi qui est mis "exhorté" et "critiquées" en gras, vous aurez bien noté qu'à aucun moment les ministres des finances et banquiers centraux des pays du G7 obligent les agences à être honnêtes et vertueuses, non, on leur demande gentiment de changer un peu.Les pays du G7 ont également exhorté les agences de notation financière à" empêcher les conflits d'intérêt potentiels". Les agences de notation sont chargées d'évaluer les capacités de remboursement des entreprises et des institutions publiques qui s'endettent. Ces notes servent à orienter les choix des investisseurs.
Les agences sont toutefois critiquées depuis l'éclatement de la crise du "subprime" l'été dernier en raison d'un conflit d'intérêt potentiel, puisqu'elles tirent aujourd'hui l'essentiel de leurs revenus des émetteurs de titres qu'elles sont chargées d'évaluer objectivement
Pareil, "le G7 demande aux banques de dévoiler leur pertes", les dites banques le feront si elles veullent bien donc.
Les échanges internationaux se font sur la base de la confiance, confiance en qui ? dans des banquiers véreux, des agences de notation pipeau ou des politiciens au minimum couards voir corrompus.
Patrick
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Re: Crise immobilière USA (et crise subprime)
http://solidariteetprogres.org/spip/sp_ ... ticle=3806
Le HBPA en français : http://www.solidariteetprogres.org/spip ... ticle=323942 parlementaires de l’Etat de New York introduisent le HBPA de LaRouche
9 février 2008 - 15:15
8 février 2008 (Nouvelle Solidarité) - Le Homeowners and Bank Protection Act (HBPA) promu par l’économiste et démocrate américain Lyndon LaRouche a été introduit hier dans les parlements d’Etats de New York et d’Oklahoma. Le HBPA est une proposition de loi d’urgence pour stopper les expulsions due aux « subprimes », et pour protéger de la faillite les banques américaines impliquées dans l’économie réelle, en éradiquant les activités spéculatives.
La résolution présentant le HBPA a été introduite à New York par Peter Riviera, un élu du Bronx, et est co-signée par 42 autres parlementaires issus du Parti démocrate et du Parti républicain. Il y a désormais 14 Etats dont les législatures examinent le HBPA, et plus de 60 villes l’ont déjà adopté, comme Buffalo, Philadelphie, Pittsburgh, Flint ou Pontiac.
Inspiré des politiques de Roosevelt, le HBPA implique que la Réserve Fédérale soit remise sous le contrôle des élus, et une régulation indicative du système bancaire américain. Dans sa conférence internet du 17 janvier (voir ici), Lyndon LaRouche a décrit l’adoption du HBPA aux Etats-Unis comme la « première étape » vers « un traité international établissant un système à taux de change fixe ; ».
Vous voulez les misérables secourus, moi je veux la misère supprimée ( Victor Hugo )
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