L'eau

Discussions concernant les conséquences sur l'environnement de la course aux ressources.

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Eau : pénuries

Message par chakiroul » 15 févr. 2018, 23:29

C'est passé assez discrètement dans la presse l'été dernier, et pourtant c'est un truc énorme : https://www.20minutes.fr/monde/2108595- ... -roulement

La distribution d'eau dans la ville de Rome a été coupée 8 heures par jour en août 2017, par roulement entre différents quartiers.

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phyvette
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Re: Eau : pénuries

Message par phyvette » 16 févr. 2018, 01:09

chakiroul a écrit :
15 févr. 2018, 23:29
C'est passé assez discrètement dans la presse l'été dernier,
[-X

viewtopic.php?p=2259494#p2259494
Gilles a raison
Gilles a tjs raison
Si un membre a raison les 1 et 2 s'appliquent
Gilles ne contredit pas il éduque
Les idées de Gilles sont tjs bonnes
Gilles est obligé de penser pour tout le monde
Seul Gilles a une vision globale de la société

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Re: L'eau

Message par chakiroul » 16 févr. 2018, 11:08

Merci phyvette pour la fusion de fils. J'avais cherché avec le mot clef "eau", sans succès (bizarre).

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Re: L'eau

Message par kercoz » 16 févr. 2018, 20:13

L' afrique du Sud a soif :
http://www.bfmtv.com/planete/confrontee ... 73221.html

En tout cas ils ont assez à manger...aussi obèses qu' ici !
Entre 2 certitudes , il faut toujours choisir la moindre .

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Re: L'eau

Message par energy_isere » 25 févr. 2018, 13:33

Le projet de remplir le lac Tchad refait surface
L’avenir de cet espace sahélien qui fait vivre près de 40 millions de personnes est devenu un enjeu politique.

LE MONDE | 24.02.2018

Le lac Tchad est de ces espaces que nul n’a jamais vraiment pu cartographier ni maîtriser. Cette immense oasis, liant le Sahel et l’Afrique centrale, préserve ses mystères depuis sa découverte au XIXe siècle par des explorateurs européens.
Aujourd’hui, ce sont les chefs d’Etat du bassin du lac Tchad (Nigeria, Niger, Tchad, Cameroun) qui se prennent à rêver d’un méga projet incertain et controversé. « Le transfert des eaux du fleuve Oubangui vers le lac via un canal créé pour l’occasion, se réjouit le président nigérien, Mahamadou Issoufou. Cela va coûter très cher, mais c’est indispensable. » Il espère que la conférence internationale consacrée au « sauvetage du lac Tchad » qui réunit ces dirigeants dans la capitale du Nigeria, Abuja, du 26 au 28 février lancera une bonne fois pour toutes ce vieux projet.

L’entrée en scène, il y a un an, de la société chinoise Power China, connue pour avoir participé à la construction du barrage des Trois-Gorges, au cœur de la Chine, a relancé les spéculations. Jusqu’à présent, aucune information n’a fuité sur le scénario chinois, mais Abuja ne devrait pas être le lieu des révélations. « Power China n’a pas terminé les études de faisabilité », coupe court Abdoulaye Ibbo Daddy, le directeur de la communication de la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT), signataire de l’accord avec le groupe asiatique.

........
http://www.lemonde.fr/planete/article/2 ... _3244.html

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Re: L'eau

Message par energy_isere » 01 mars 2018, 19:23

[LE CHIFFRE] : Los Angeles, San Diego, Lima, Caracas... 20 grandes villes qui vont manquer d’eau ces prochaines années

le 18 février 2018 Novethic

Cette semaine, les autorités sud-africaines ont placé le pays en état de catastrophe naturelle en raison de la sécheresse historique qui frappe depuis trois ans la ville du Cap. Cette situation pourrait bientôt se généraliser à une centaine de métropoles à travers le monde d’ici 2050. En cause : le réchauffement de la planète et la multiplication des épisodes extrêmes.

D'ici 2030, le monde devra faire face à un déficit en eau de 40 % alors que la demande ne va faire qu’augmenter en raison de l'urbanisation galopante. À l'image du Cap en Afrique du Sud, des dizaines de métropoles à travers le monde pourraient se retrouver à sec. Une étude publiée dans la revue Nature au début de l’année (1) estime ainsi qu’une bonne centaine de grandes villes sont sous la menace de pénurie d’eau d’ici 2050.

Le Jour Zéro – qui marque le moment où l'eau des robinets sera tarie - va bientôt frapper l’Afrique du Sud. Il touchera à l’avenir des villes comme Los Angeles, Phoenix, San Diego ou Long Beach aux États-Unis, Porto Alegre, San Salvador, Lima en Amérique du Sud ou encore des villes indiennes comme Jodhpur ou Jaipur. Les déficits d'eau vont dépasser en moyenne 100 millions de mètres cubes par an (la moitié de la consommation de Paris). Et pour y faire face, les restrictions pourront aller jusqu’à 150 litres d’eau par habitant et par jour. À titre de comparaison, un Français consomme 165 litres d’eau chaque jour.

Des nappes phréatiques vides

Le principal facteur pour expliquer ces pénuries d’eau est le réchauffement climatique et les épisodes météorologiques extrêmes. Sécheresses mais aussi fortes précipitations empêchent les nappes phréatiques de se remplir car l'eau regagne les océans aussi vite qu'elle est tombée, sans recharger les cours d'eau.

La plupart des régions du monde ont ainsi déjà dépassé ce que le climatologue Peter Gleick appelle le "pic de l'eau". "Les gens vivent dans des lieux où ils utilisent toute l'eau renouvelable, ou encore pire, vivent en sursis en pompant excessivement des eaux souterraines non renouvelables", explique-t-il à l'AFP. D'après les données de la FAO, 45 pays situés principalement en Afrique et au Moyen-Orient sont déjà en situation de pénurie (moins de 1 000 mètres cubes par habitant par an) dont 29 comme l'Algérie, Israël ou le Qatar en situation de pénurie extrême (moins de 500 mètres cubes).

Selon les experts du Giec (Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat), à chaque degré supplémentaire, environ 7 % de la population mondiale perdrait au moins 20 % de ses ressources en eau renouvelable.
http://www.novethic.fr/actualite/enviro ... 45456.html

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Re: L'eau

Message par mobar » 02 mars 2018, 07:07

Pour répondre au manque d'eau, d'énergie et d'espace des mégapoles du XXIeme siècle des chercheurs d'une firme de BTP japonaise proposent de construire des villes marines

Rendez vous en 2030

https://www.futura-sciences.com/planete ... mer-60378/
La firme de BTP japonaise Shimizu a présenté une version aboutie de son étude d'une gigantesque structure d'habitation immergée baptisée Ocean Spiral. Futuriste ? Oui, car certaines technologies restent à mettre au point. Mais d'après ses concepteurs, une telle cité de la mer pourrait devenir envisageable à partir de 2030. C'est ce qu'expliquait à Futura le responsable du projet, Takeuchi Masaki. Retour sur un projet utopique mais pas si fou...
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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Re: L'eau

Message par mobar » 02 mars 2018, 07:27

Il y a sur terre 1 400 000 000 km3 d'eau et 7,6 milliards d'humains, ça fait 184 000 000 m3 d'eau par tête de pipe ... et cette eau ne disparait pas parce qu'on l'utilise, elle est constamment distillée et régénérée par l'évaporation océanique et la condensation atmosphérique

C'est pas demain que la terre va manquer d'eau, que les connards qui s'agglutinent dans les métropoles arrêtent de proliférer et ils n'auront plus de problèmes :ghost:
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Re: L'eau

Message par rico » 02 mars 2018, 08:38

C'est pas demain que la terre va manquer d'eau
Eventuellement d'eau potable. Mais si Bear Grylls y arrive pourquoi pas nous ? :D

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Re: Eau : pénuries

Message par energy_isere » 18 mars 2018, 12:24

LA CRISE MONDIALE DE L'EAU EN DÉBAT À BRASILIA

Brasilia accueille à partir de dimanche le Forum Mondial de l'Eau, pour tenter de trouver des solutions aux problèmes d'approvisionnement de plus en plus préoccupants et qui touchent déjà plusieurs villes dans le monde, notamment Le Cap.

Près de 40.000 personnes sont attendues dans la capitale du Brésil pour cette huitième édition du Forum, dont une quinzaine de chefs d’États, 300 maires de villes du monde entier, et plusieurs dizaines de scientifiques et de militants écologistes, jusqu'au 23 mars.

Réchauffement climatique, pollution des rivières, surconsommation des particuliers, agriculteurs ou industriels: source de vie, l'eau est menacée de toutes parts.

"Il y a plus de barrages, plus de véhicules, plus de production et plus d'habitants, pour des mesures de protection encore très faibles par rapport à l'impact déjà ressenti", explique à l'AFP Ney Maranhao, directeur de l'agence Nationale de l'Eau (ANA), organisme régulateur brésilien.

Lundi, l'Unesco doit rendre public à Brasilia son rapport annuel intitulé "Solutions basées sur la nature, pour l'eau".

Pour le directeur du forum, Ricardo Medeiros, la question de l'eau doit être pensée au-delà de l'aspect purement environnemental.

Image

"Il faut à présent dépasser le discours traditionnel évoquant un élément essentiel à la vie, pour le reconnaître en tant que moteur de développement", a ajouté cet ingénieur, membre du Conseil Mondial de l'Eau, ONG basée à Marseille (sud de la France) qui organise le forum tous les trois ans.

"Il est clair que les discours traditionnels ne fonctionnent pas", renchérit Coling Strong, spécialiste américain auteur d'un rapport sur la gestion publique des problèmes de l'eau au niveau mondial.

"On peut gérer une situation de sécheresse si on dispose au préalable d'un plan pour répondre à la crise. Mais si les villes n'ont pas prévu de moyens pour répondre aux problèmes d'approvisionnement, il y aura d'autres situations comme celle du Cap", affirme-t-il.

- "Stimuler la coopération" -

La métropole sud-africaine a été menacée de coupure d'eau courante dans les prochains mois à cause de la sécheresse. La situation reste extrêmement préoccupante, même si les autorités locales ont affirmé la semaine dernière que le "Jour zéro" n'aurait pas lieu en 2018 si le rationnement de la consommation était maintenu et si les pluies attendues dans les prochains mois se concrétisaient.

Plus d'un quart des ressources d'eau renouvelables (qui ne comprennent pas les glaces de l'Antarctique, environ 60% des réserves de la planète) se trouvent en Amérique latine, contre soixante fois moins au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, régions aux ressources par habitant critiques.

[color]Des experts s'inquiètent d'une possible disparition, d'ici quelques dizaines d'années, des réserves aquifères dans une partie du bassin du Gange en Inde, dans le sud de l'Espagne et de l'Italie, ou encore dans la vallée centrale de la Californie.[/color]

Le Brésil, où se concentre 18% de l'eau potable de la planète, est aussi touché de plein fouet par le réchauffement climatique. Certaines régions du nord-est du pays sont affectées depuis 2012 par la plus longue période de sécheresse de leur histoire.

"L'eau doit être un élément qui unit les communautés, les nations, et non pas le motif d'une troisième guerre mondiale, comme le disent certains. Le forum a pour mission de mettre en commun les bonnes pratiques, les solutions et les expériences, pour stimuler la coopération entre les pays", souligne Ricardo Medeiros.
https://www.capital.fr/economie-politiq ... ia-1278040

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Re: Eau : pénuries

Message par energy_isere » 18 mars 2018, 12:49

Ça ressort :
Puiser dans la mer Rouge pour faire revivre la mer Morte

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 18/03/2018

Un projet d'aqueduc entre la mer Rouge et la mer Morte se concrétise. Il doit permettre d'obtenir de l'eau potable et de freiner la baisse du niveau de la mer Morte.

Le projet de "canal de la paix" lancé par la Jordanie, Israël et les Palestiniens, n'a jamais été aussi près de se réaliser. L'objectif: puiser dans la mer Rouge pour produire de l'eau potable et sauver une mer Morte menacée d'assèchement.

"Seule la mer peut remplir la mer", estime Moussa Salim al-Athem, venu bêcher ses plants de tomates aux environs de Ghor al-Haditha, au sud de la mer Morte. Né en 1953, ce fermier jordanien a vu les eaux bleues se retirer au fil des années, laissant apparaître un paysage lunaire de cratères béants et de sculptures de sel. "Avant 1967, l'eau était à dix minutes de marche de chez moi, maintenant, il faut une heure", dit-il.

Spectaculaire lac salé bordé de falaises ocres rouges, la mer Morte est menacée de disparition: elle a perdu un tiers de sa surface depuis 1960 et continue de baisser de plus d'un mètre par an. En cause, les exploitations intensives de potasse, qui accélèrent son évaporation, mais surtout la diminution du débit du fleuve Jourdain, de plus en plus exploité par les deux pays qu'il borde, Jordanie et Israël.

Une valeur historique, biblique, naturelle, touristique, médicale et industrielle

"Depuis 1950, le flux du Jourdain a chuté de 1,2 milliard de mètres cubes à moins de 200 millions", explique Frédéric Maurel, ingénieur expert de l'Agence française de développement (AFD). Un désastre pour la mer Morte et ses riverains: Jordaniens, Israéliens et Palestiniens.

Car avec ses boues noires aux vertus médicinales, sa salinité exceptionnelle, ses réserves de potasse, son attrait touristique, "la mer Morte a une valeur historique, biblique, naturelle, touristique, médicale et industrielle, ce qui en fait un inestimable trésor", fait valoir Avner Adin, spécialiste israélien de l'eau.

Les idées pour enrayer son déclin n'ont pas manqué. Vers 1900, le père fondateur du sionisme Theodor Herzl avait déjà imaginé de creuser un canal pour l'alimenter à partir de la Méditerranée.

C'est finalement le projet d'un aqueduc partant de la mer Rouge et entièrement construit sur le territoire jordanien qui a été retenu, avec la signature en décembre 2013 d'un accord tripartite entre Israéliens, Jordaniens et Palestiniens. Une collaboration régionale porteuse d'espoir dans cette région historiquement troublée.

Pas assez pour stabiliser le niveau de l'eau

Il prévoit dans un premier temps de pomper 300 millions de mètres cubes d'eau de mer, de les dessaler dans une usine dédiée au nord du port jordanien d'Aqaba pour obtenir une eau potable qui fait cruellement défaut dans la région, et de transférer les saumures issues du dessalement via un pipeline dans la mer Morte, à 200 km au nord.

Pas assez pour stabiliser le niveau de la mer Morte, mais un début de solution pour freiner son assèchement, souligne Frédéric Maurel, en charge de ce projet pour l'AFD. "Il faudrait aussi un usage plus économe de l'eau, tant dans l'agriculture que dans l'industrie de la potasse", souligne-t-il.

En 2015, des accords ont aussi prévu des ventes d'eau réciproques: la Jordanie livrerait au sud de l'eau potable à Israël, qui en échange augmenterait ses ventes d'eau en provenance du lac de Tibériade pour alimenter le Nord de la Jordanie. Et les Palestiniens recevraient eux aussi des livraisons d'eau supplémentaires d'Israël. Fin 2016, cinq consortium d'entreprises ont été présélectionnés.

Aléas diplomatiques et détermination

Reste la question du financement de ce partenariat public-privé, évalué à 1 milliard de dollars, dont 400 millions de fonds publics. Quelque 120 millions de dons ont déjà été promis, notamment par les Etats-Unis et le Japon. L'AFD a elle monté un groupe européen de bailleurs (France, Italie, Espagne, Union europénne et Banque européenne d'investissement) disposés à prêter 140 millions de dollars à des taux avantageux à la Jordanie. "On n'a jamais été aussi près du but, il manque la dernière impulsion des autorités jordaniennes et israéliennes", souligne Frédéric Maurel.

Pour une source diplomatique à Amman, "ce projet reste essentiel pour les pays de la région. Difficile de faire venir des touristes autour d'une mare salée". Mais "il reste soumis aux aléas diplomatiques". Les discussions ont ainsi été totalement gelées après la mort en juillet de deux Jordaniens tués par un agent de sécurité israélien dans l'enceinte de l'ambassade d'Israël à Amman. Elles seraient en train de redémarrer, après qu'Israël a présenté ses excuses mi-janvier.

"A mon avis, le principal obstacle pourrait être financier", juge Avner Adin. Israël, qui doit également apporter 140 millions de dollars au projet, n'a pas encore confirmé cet engagement.

A Amman, on s'affiche déterminé à avancer, avec ou sans Israël. "C'est une question de sécurité nationale", explique le secrétaire général de l'Autorité jordanienne de l'eau, Iyad Dahiyat. "Nos eaux souterraines sont surexploitées, le dessalement de l'eau est l'avenir de la Jordanie. Pour nous, le projet mer Rouge-mer Morte est essentiel".
https://www.lexpress.fr/actualite/socie ... 93252.html

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Re: L'eau

Message par mobar » 08 juin 2018, 06:47

Le site de l'association créée par un chercheur belge à la retraite qui propose une approche de la gestion de l'eau à contre courant des pratiques et des concepts des multinationales de l'eau

https://www.eautarcie.org/doc/article-f ... cie-fr.pdf
https://www.youtube.com/watch?v=cNKgvPGZSYg
https://www.youtube.com/watch?v=52tBCMFcZLA

Réflexion bâtie sur 6 principes de base et déclinée en gestion d'eau de pluie, production d'eau potable, utilisation des eaux grises, toilettes sèches, gestion des eaux vannes ...

Principe n°1
Les eaux-grises (savonneuses) et les eaux-vannes (fécales) doivent être collectées d'une manière sélective et subir un traitement spécifique, adapté à leur composition de manière à ce que eaux-vannes et eaux-grises restent des ressources à valoriser. Elles ne sont de déchets que dès lors qu'on les mélange.

Principe n°2
Les eaux-vannes ou les eaux contenant des déjections humaines ou animales (riches en azote et en phosphore), ne doivent en aucun cas subir un processus d'épuration, ni d'être rejetées dans une eau de surface naturelle, ni épandues sur- ni infiltrées dans le sol. Elles doivent être traitées avec la biomasse végétale, riche en carbone cellulosique.

Principe n°3
Le but premier du traitement des eaux-vannes n'est plus de lutter à tout prix contre le péril fécal, mais restaurer la teneur en humus et la biodiversité des sols. A ce niveau, la quantité des éléments nutritifs (NPK, etc.) ont moins d'importance que leur place dans les structures moléculaires des matières premières pour former l'humus.

Principe n°4
Les eaux-grises constituent une ressource précieuse pour l'irrigation des sols vivants et, de facto, pour l'alimentation des nappes phréatiques.

Principe n°5
Éviter par tous les moyens possibles, le rejet des eaux usées (même après épuration) dans une eau de surface naturelle. Pour le traitement des eaux-grises, reconnaître le sol, l'aération et la lumière naturelle, comme des réacteurs biologiques éliminant la charge polluante.

Principe n°6
Adapter la qualité de l'eau aux usages. Assurer un statut légal identique à chaque ressource en eau, y compris l'eau de pluie. Admettre le principe, selon lequel hormis celle destinée à la boisson et à la préparation des aliments, ses autres usages domestiques ne demandent qu'une eau de qualité « inoffensive, donc non potable.
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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Re: L'eau

Message par emmort » 08 juin 2018, 13:37

Ces propositions ont déjà fait l'objet de débats même sur les médias publics en Belgique. Bien sûr, ses propositions n'ont pas été accueillies très favorablement mais il a tendance à se poser en victime du système.

Personnellement, je vois la quantité de travaux à effectuer pour dédoubler/détripler les réseaux d'égouts et de distribution d'eau. On est en train de différencier les récupérations de eaux de pluie des eaux usées et c'est déjà un travail immense=> deux collecteurs dans chaque rue.

Imaginez simplement les travaux que cela impliquerait dans votre propre habitation:
- minimum 2 systèmes de distribution d'eau (eau potable et eau non potable) voir eau de pluie pour les WC s'ils ne sont pas sec.
- trois systèmes de récupération d'eau: eau de pluie des gouttières vers stockage "local" privé ou partagé, eau grises à controler avant répartition, eau fécales pour station de compactage.
- Le système ne marche que si tout va parfaitement ("plus" de détergents dans les WC), plus de matières organiques dans les eaux grises....

Loin de moi l'envie de jouer à l'éteignoir de bonnes idées (car je pense que c'en est une) mais derrière le YAKA, il y a un travail énorme. Est-ce gérable? La plupart des responsables le niaient. Maintenant, peut-être qu'avec le temps on y viendra mais j'en doute.

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Re: L'eau

Message par mobar » 08 juin 2018, 15:35

Tu n'as pas bien lu, ou tu le fais exprès :wtf:

Il ne propose pas de multiplier les réseaux, mais au contraire de les réduire, voire de les supprimer en zones pavillonnaires!

en s'orientant vers des méthodes de traitement biologique naturel des eaux de pluies et des eaux grises par infiltration dans les sols couplé avec un traitement spécifique des eaux vannes (eaux vannes qui contiennent 95% de la pollution des Eaux usées!)

C'est sûr que ce n'est pas une approche que les Veolia, Suez, Saur et les ministères vont supporter
Trop de moutons à tondre grâce aux factures et aux impôts destinés à la construction des réseaux et des usines de production d'eau potable et de traitement des eaux usées

Pour mémoire, en France, plus de 20 milliards par sont facturés aux français via les factures d'eau domestique
Le secteur de l'eau emploi 350 000 personnes (2/3 privé, 1/3 public) dont la plupart réalisent des tâches qui n'ont aucune utilité voire sont nuisibles à l'environnement, mais sont rendues nécessaires pour faire tourner le système actuel ... et drainer vers quelques gros malin le flux de pognon des factures d'eau

Tout le système ne tient que grâce à une énergie quasi gratuite et au renoncement des moutons à s'occuper de leurs affaires, pourvu que ça dure! ;)
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Re: L'eau

Message par emmort » 11 juin 2018, 13:07

mobar a écrit :
08 juin 2018, 15:35
Tu n'as pas bien lu, ou tu le fais exprès :wtf:
Je te le retourne immédiatement, regarde la vidéo: dédoubler le réseau en milieu urbain et, pour les eux vannes en milieu rural: une fosse à vider régulièrement. C'est pas un réseau mais cela y ressemble.

Dans tous les cas, c'est une infrastructure super-lourde à mettre en oeuvre!

C'est tout sauf une solution "light"

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