Genèse de la Bolloré BlueCar.

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Re: Genèse de la Bolloré BlueCar.

Message par Remundo » 21 juin 2018, 22:18

Vélib faudrait peut-être le garder.

Autolib pas sûr...

tita
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Re: Genèse de la Bolloré BlueCar.

Message par tita » 23 juin 2018, 11:23

Ben disons qu'il y a une concurrence suffisante sur le marché privé sans avoir besoin que l'Etat ne s'en mêle. L'Etat doit avant tout développer les transports en commun. Le partage de voiture fonctionne lorsqu'on n'a que des besoins ponctuels, le 90% des déplacements se faisant en transports en commun.

L'idéal, c'est aussi d'avoir un choix de différents véhicules selon la nature du besoin ponctuel. En gros, faut juste se baser sur l'expérience du pionnier en Europe:
https://www.mobility.ch/fr/vehicules-em ... vehicules/

L'objectif écologique est en second plan. Le premier objectif, c'est d'offrir un service pour les personnes ne souhaitant pas posséder de voitures, mais qui ont besoin d'un véhicule occasionnellement. Mais pour ça, il faut leur offrir les voitures dont ils ont besoin.

Hors, personne ne veut de la Bolloré BlueCar. Pourquoi ne pas être parti sur de vraies voitures? Non, il fallait que l'Etat subventionne l'échec commercial de la BlueCar à travers ce programme "Autolib", créant une demande artificielle de ces véhicules.

Le problème central dans cette histoire, c'est Bolloré. Reste à savoir de quelle nature était le contrat, et qui va réellement payer les pots cassés. Même si la BlueCar ne possède pas de pot d'échappement.

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Re: Genèse de la Bolloré BlueCar.

Message par Remundo » 23 juin 2018, 13:44

y'a pas de pots déchappement, mais c'est une histoire fumeuse. :lol:

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Re: Genèse de la Bolloré BlueCar.

Message par energy_isere » 24 juin 2018, 13:01

Fin d'Autolib': un coup dur pour les batteries de Bolloré

24 juin 2018

La fin du service d'autopartage Autolib' à Paris inflige un revers aux services de mobilité du groupe Bolloré, et indirectement à ses ambitions dans les batteries auxquelles ils servaient de vitrine, mais pour le groupe, la bataille n'est pas perdue.

En fabriquant ses propres voitures électriques, les Bluecar, ou en développant son offre d'autopartage, le groupe de Vincent Bolloré a toujours reconnu qu'il visait en fait un autre marché, celui des batteries et du stockage de l'énergie.

Le groupe diversifié français (médias, transport et logistique, stockage d'électricité...) est convaincu depuis longtemps que la mobilité du futur sera électrique et a beaucoup investi pour développer sa propre technologie de batterie LMP (lithium métal polymère) dans un marché mondial ultra-dominé par les batteries lithium-ion d'origine asiatique.

Il affirme disposer d'une pépite qui pourrait lui rapporter beaucoup d'argent, compte tenu de la forte croissance du marché des batteries pour l'automobile, les autobus ou le stockage de l'électricité.

Pour Michael Salomon, fondateur et dirigeant du cabinet Clean Horizon, spécialiste du stockage d'électricité, la batterie LMP a "des avantages et des inconvénients qui se compensent".

"Elle est plus sûre et présente moins de risque d'incendie", mais elle doit rester à une température minimum de près de 60 degrés en permanence pour fonctionner, explique-t-il à l'AFP.

Ainsi, les voitures qui en sont équipées consomment toujours un petit peu d'électricité, même à l'arrêt, ce qui oblige à les laisser branchées quand elles ne sont pas utilisées.


- Made in France -

Le groupe Bolloré souligne que ses batteries ne contiennent ni cobalt, ni terres rares, et qu'elles sont entièrement fabriquées en France.

C'est une technologie "plutôt bonne", estime M. Salomon, mais "le problème c'est qu'elle a peu de clients aujourd'hui", alors que la concurrence asiatique, notamment chinoise, est de plus en plus rude.

Dans l'automobile, des projets de coopération avec Renault, annoncés en 2014 avec grand bruit, ont été abandonnés.

PSA fabrique toujours un modèle électrique de Bolloré, la Citroën E-Mehari, dans son usine de Rennes. Mais sa diffusion est très faible: 500 exemplaires doivent sortir des chaînes cette année et les projets communs dans l'autopartage annoncés en 2015 avec le premier constructeur français se sont enlisés.

Le gain de l'appel d'offres Autolib' et son lancement en fanfare en 2011 ont certes représenté une formidable publicité. "Cela a été un moyen de prouver que nos batteries fonctionnent bien, sont résistantes et sûres", indique à l'AFP un porte-parole du groupe.

Cette vitrine a permis d'autres conquêtes pour des offres d'autopartage à Lyon, Bordeaux, Indianapolis, Turin, Singapour ou Los Angeles... Toujours avec les voitures électriques du groupe.

Mais le divorce tumultueux à Paris va ternir son image et l'amputer de l'essentiel de son activité sur ce marché. Autolib' c'était 4.000 voitures en circulation, sur un total de 5.000 dans le monde pour le groupe.

- Pari sur l'avenir -

Chez Bolloré, on relativise: le marché réellement visé n'est pas l'autopartage "même si on a développé de vraies compétences, notamment dans les systèmes informatiques et la gestion de parcs automobiles".

Le coeur de l'activité, ce sont les bus électriques, Bluebus, et le développement dans les systèmes stationnaires de stockage d'énergie pour stabiliser les réseaux électriques confrontés à l'essor des énergies renouvelables intermittentes, affirme l'entreprise.

Mais ces marchés sont tout juste naissants. Bolloré compte 80 bus électriques en circulation dans le monde, dont 48 à Paris, et il attend de gros appels d'offres pour faire tourner son usine française d'une capacité de 200 véhicules par an.

La filiale Blue Solutions, qui porte les activités de batteries, a subi l'an dernier une baisse de chiffre d'affaires de 26%, à 81 millions d'euros, pour 19 millions de perte nette. Cependant, le groupe Bolloré, dans son ensemble, a les reins solides, avec ses 18,3 milliards de chiffre d'affaires et près de 700 millions de bénéfice sur la même période.

Au-delà des chiffres, les activités de mobilité et de batteries "restent très importantes", "c'est un pari sur l'avenir", dans lequel le groupe a investi près de 300 millions d'euros par an depuis l'an 2000, assure le porte-parole, soulignant que l'arrêt d'Autolib' "ne les remet pas en question".
https://www.romandie.com/news/Fin-d-Aut ... 930342.rom

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Re: Genèse de la Bolloré BlueCar.

Message par Remundo » 24 juin 2018, 13:41

"un tout petit peu d'électricité à l'arrêt", oui bien sûr, mais plus que l'électricité de déplacement de la voiture, sauf à avoir des taux d'utilisation énormes : OK pour un bus H24, mais pour une voiture usuelle, c'est un gouffre énergétique, et pour du stockage d'électricité, on sait que les LMP bouffaient toute leur autonomie en quelque jours simplement en restant à l'arrêt sans être branchées...

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Re: Genèse de la Bolloré BlueCar.

Message par energy_isere » 24 juin 2018, 13:54

Bon concrètement que vont devenir les voitures électriques d' Autolib ?
C'est un parc de combien de véhicules ?

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Re: Genèse de la Bolloré BlueCar.

Message par phyvette » 24 juin 2018, 15:05

Autolib c'est un parc de 4000 voitures, elle seront sans doute vendues pour le poids de la ferraille en lots a des grossistes, qui vont les revendre à l'unité à des prix bradés à des particuliers.

Une fois de plus l’aventure du VE se termine en eau de boudin, un jour on finira par comprendre que l'électricité n'est pas la solution à tout, et surtout que ce n'est pas une solution crédible pour la mobilité individuelle dans une voiture de 1,2 tonne.

A 1000 Euros la bête, je pourrais me laisser tenter, je vais en parler à mon garagiste, c'est un malin pour ce genre de truc, c'est le charme de la campagne, la décroissance est au coin de chaque rues, à voir.
Gilles a raison
Gilles a tjs raison
Si un membre a raison les 1 et 2 s'appliquent
Gilles ne contredit pas il éduque
Les idées de Gilles sont tjs bonnes
Gilles est obligé de penser pour tout le monde
Seul Gilles a une vision globale de la société

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Re: Genèse de la Bolloré BlueCar.

Message par Remundo » 24 juin 2018, 15:55

phyvette a écrit :
24 juin 2018, 15:05
ce n'est pas une solution crédible pour la mobilité individuelle dans une voiture de 1,2 tonne.
Quelle que soit la source d'énergie choisie, rien que ce paradigme est déjà une énorme contrainte.

Sinon la Bolloré Blue Car est une vaste fumisterie depuis le début ; il a fallu un peu longtemps pour découvrir que c'était une batterie à soupe chaude ultra-énergivore, quant à la voiture, c'est une savonnette qu'aucun grand constructeur ne pourrait vendre.

Indépendamment de ces aspects techniques, Bolloré a voulu faire du pognon avec Notre Drame de Paris, alias Anne Hidalgo. Le projet était assez délicat dès le début en terme de "business model" et je ne suis pas étonné que ça finisse mal.

Et pour prendre encore plus de hauteur,; les grandes marques automobiles pourraient depuis des lustres sortir des voitures hybrides rechargeables à des prix abordables, elles ne le font pas. Il y a bien des raisons... lesquelles résident dans le tryptique Etats-Pétroliers-Constructeurs.

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Re: Genèse de la Bolloré BlueCar.

Message par energy_isere » 24 juin 2018, 16:18

energy_isere a écrit :
24 juin 2018, 13:54
Bon concrètement que vont devenir les voitures électriques d' Autolib ?
C'est un parc de combien de véhicules ?

J'ai trouvé ça :
Que vont devenir les 4.000 véhicules en service ? Le groupe Bolloré, qui en est propriétaire, va en réaffecter une partie à Lyon et à Turin où il exploite aussi un service d’autopartage.
https://www.google.fr/amp/s/www.capital ... 4506%3famp

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Re: Genèse de la Bolloré BlueCar.

Message par energy_isere » 24 juin 2018, 16:46

La fin d'Autolib’ vrai désaveu pour la très discrète Marie Bolloré
Par Nicolas Stiel Publié le 22.06.2018

En quelques jours, la responsable des activités mobilité du groupe Bolloré est passée de l’ombre à la lumière. Malgré les pertes abyssales d’Autolib’, Marie Bolloré a tenté de défendre son bébé. Anne Hidalgo ne l’a pas écoutée.
.........
https://www.google.fr/amp/s/www.challen ... 596277.amp

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Re: Genèse de la Bolloré BlueCar.

Message par energy_isere » 25 juin 2018, 20:45

energy_isere a écrit :
24 juin 2018, 13:54
Bon concrètement que vont devenir les voitures électriques d' Autolib ?
C'est un parc de combien de véhicules ?
ah tiens Le Figaro s'est attelé à la question ! :D
Fin d'Autolib' : les conséquences pratiques de ce fiasco

Par Emmanuel Egloff , Jean-Yves Guérin le 25/06/2018

Le service de voitures électriques prendra définitivement fin le 31 juillet. Quelles conséquences pour les abonnés ? Quel avenir pour les voitures ? Qui récupérera les bornes où elles étaient installées ? Le Figaro fait le point.

La résiliation du contrat liant le syndicat mixte Autolib'Vélib' (SVAM) et le groupe Bolloré a été votée jeudi 21 juin. Ce lundi, à l'issue d'une réunion entre les deux parties, le service parisien d'autopartage a annoncé son arrêt définitif d'ici au 31 juillet prochain, après une fermeture progressive des stations de voitures électriques. Que va-t-il se passer pour les abonnés? Que vont devenir les voitures? Et les bornes?

• Quelles conséquences pour les abonnés?

Fin juillet au plus tard, il ne sera plus possible de louer une Autolib et au-delà les abonnements seront suspendus définitivement. Pour le mois de juillet, la mensualité d'abonnement Premium sera offerte aux abonnés, a fait savoir Autolib dans un courrier adressé à ses abonnés. Si un autre service d'autopartage était mis en place par la mairie, les personnes intéressées devront refaire les démarches pour se créer un nouvel abonnement. Il en existe d'ailleurs déjà d'autres à Paris comme Communauto, Ubeeqo ou Zipcar. Ils disposent cependant de beaucoup moins de véhicules qu'Autolib. En tous, ces trois acteurs de l'autopartage comptent moins de 250 véhicules, contre 4000 pour Autolib.

• Quel avenir pour les voitures Autolib'?

Les petites voitures grises taillées à la serpe faisaient partie du paysage parisien. Depuis leurs mises en service en 2011, le succès commercial était indéniable, même s'il ne s'est pas traduit par un succès économique. Elles vont disparaître d'ici la fin du mois d'août au plus tard. C'est le groupe Bolloré qui va prendre possession de ces véhicules. Ils pourraient en déployer quelques-uns dans les autres villes où le groupe propose ce type de service, à Lyon, Bordeaux, Indianapolis ou Singapour. Mais ils sont d'une taille beaucoup plus réduite qu'à Paris. À Singapour, le service a démarré en décembre 2017 avec 80 véhicules. Il y a 4000 Autolib dans la capitale. Le solde sera vendu à des entreprises ou des particuliers. Il y aura peut-être de bonnes affaires à saisir dans les prochains mois, pour ceux intéressés par la mobilité électrique.

• Qui va récupérer les bornes où étaient installées les voitures?

Ce sont les communes sur lesquelles les bornes sont installées qui vont en récupérer la propriété. Le réseau Autolib compte 1100 stations, représentant 6200 places, dont plus de la moitié à Paris même. La mairie a déjà indiqué, dans un communiqué, qu'«Anne Hidalgo souhaite compléter ce maillage en rendant les bornes de recharge électrique Autolib' accessibles aux Parisiens et aux Franciliens pour la recharge de leur véhicule personnel. Cela devrait être effectif au début de l'année 2019».

Cela sera rendu possible car la mairie ne sera pas seulement propriétaire des bornes, mais disposera également d'une licence gratuite (prévu dans le contrat en cas de résiliation) pour utiliser les logiciels développés par Bolloré pour la gestion des bornes. Si l'utilisateur ne paye que la recharge électrique et pas la place de parking, le succès devrait vite être au rendez-vous.

Certains automobilistes ne possédant pas de voitures électriques risquent toutefois d'être tenté de se garer sur ces emplacements. Certains élus non-parisiens estiment qu'il leur sera difficile de verbaliser un tel comportement, de peur de susciter l'exaspération des automobilistes devant des emplacements vides dans un centre-ville engorgé.
http://www.lefigaro.fr/societes/2018/06 ... -posez.php

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Re: Genèse de la Bolloré BlueCar.

Message par energy_isere » 25 juin 2018, 21:10

Autolib’ : un fiasco aux responsabilités partagées

Editorial. Le Monde 23.06.2018

La Mairie de Paris n’a pas tenu compte des alertes sur la rentabilité du projet d’autopartage ; le groupe Bolloré n’a été assez attentif à sa dimension de service public.

La liberté a un prix. Les partenaires d’Autolib’, le service d’autopartage électrique qui devait « libérer » les déplacements des Franciliens, viennent d’en faire l’amère expérience. L’exploitant, le groupe Bolloré, et l’un des principaux concédants, la Mairie de Paris, se sont rendu compte qu’ils n’étaient pas prêts à assumer les 293,7 millions de pertes que le parc de petites voitures grises aurait générées d’ici à 2023. Alors que les deux parties se rejettent la responsabilité de ce fiasco, le Syndicat mixte Autolib’ Velib’ Metropole (SAVM) a décidé, jeudi 21 juin, de résilier le contrat qui les liait.

L’accord présenté en 2011 comme « gagnant-gagnant » s’est transformé sept ans plus tard en « perdant-perdant ». Pour Bolloré, Autolib’ devait constituer une vitrine mondiale pour sa technologie de batteries, qu’il essaye d’imposer face aux autres constructeurs de véhicules électriques. Pour la Mairie de Paris, il s’agissait de se doter d’un service de transport alternatif à la fois innovant et peu polluant, au moment où la voiture n’est plus en odeur de sainteté en milieu urbain.

Image

Au mauvais moment

L’échec du projet, qui met à mal ces deux stratégies, arrive au plus mauvais moment pour les deux partenaires. Vincent Bolloré est en difficulté sur tous les fronts. Mis en examen pour les conditions d’attribution de concessions portuaires en Afrique, l’industriel breton vient de subir un revers dans la prise de contrôle de Telecom Italia, tandis que Canal+ se vide de ses abonnés.

Quant à Anne Hidalgo, la maire de Paris, elle accumule les déboires avec ses différents prestataires. La gestion des PV, devenus des « forfaits post-stationnement », confiée aux sociétés privées Streeteo et Moovia, a connu une série de bugs. Surtout, le changement de prestataires de Vélib’, les vélos en libre-service, a tourné à l’accident industriel. Un peu plus d’un an après l’attribution du contrat à Smovengo, il est toujours impossible d’utiliser normalement le service, alors que son déploiement se heurte à des obstacles techniques et sociaux.

Tandis que Mme Hidalgo a tout fait pour décourager les Parisiens de posséder leur propre voiture, l’échec de ces solutions de transport individuel partagé est une mauvaise nouvelle, à moins de deux ans des élections municipales. Si son combat pour réduire la pollution urbaine va dans le bon sens, celui-ci ne pourra surmonter les réticences qu’en proposant des modes de déplacement alternatifs efficaces et abordables.

Avec un contrat qui s’est révélé mal ficelé, avec une gouvernance et un contrôle de l’exploitation déficients, le modèle économique retenu pour Autolib’ a conduit à une impasse, dont les responsabilités sont largement partagées. Pourtant, à maintes reprises, des alertes ont été lancées sur le manque de rentabilité du projet. Des solutions avaient été proposées, comme le fait de réduire le service en banlieue, où le taux d’utilisation des véhicules n’était pas assez élevé, ou comme la possibilité d’emprunter à Paris les voies de bus et de taxi. En vain.

De son côté, Bolloré, focalisé sur l’aspect industriel du projet, n’a pas été suffisamment attentif à sa dimension de service public. Chacun a préféré faire l’autruche jusqu’au clash final. Celui-ci jette dans l’incertitude les 267 salariés de la société, qui risquent de se retrouver au chômage. Il frustre également les 150 000 clients qui avaient adopté le service et irrite les contribuables franciliens, qui s’interrogent sur le montant final des pertes qu’ils devront éponger. Bref, un beau gâchis.
https://www.lemonde.fr/idees/article/20 ... _3232.html

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Re: Genèse de la Bolloré BlueCar.

Message par mobar » 26 juin 2018, 08:19

Un beau gâchis qui était prévisible dès le début!
Remplacer des voitures individuelles prisse en charge par l'usager et qui génèrent des recettes récurrentes (parking, PV ...) tout au long de l'année par des véhicules subventionnés qui gaspillent de l'électricité fournie par la collectivité 24h/24, qu'elles roulent ou soient sur le parking gratuit, ce ne pouvait que tourner au fiasco.

La question, c'est surtout qui a touché les commissions pour valider cette décision aberrante pour la collectivité et qui sont ceux qui ont détourné a leur profit une partie du grisbi?
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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Re: Genèse de la Bolloré BlueCar.

Message par Remundo » 26 juin 2018, 08:49

peut-être les personnalités sur la photo ? :lol:

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Re: Genèse de la Bolloré BlueCar.

Message par Rod » 26 juin 2018, 10:22

C'est guère pire que les routes photovoltaïques... :-(
moins vite, moins loin, moins souvent: le transport post PO
Des couches lavables
Chauffage bois solaire

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