Filiére nucléaire Francaise / PPE

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Filiére nucléaire Francaise / PPE

Message par energy_isere » 06 sept. 2018, 17:07

Édouard Philippe mentionne l'horizon 2035 pour la réduction du nucléaire à 50%

Simon Chodorge Usine Nouvelle le 06/09/2018

Le 5 septembre, le Premier ministre a évoqué l'horizon 2035 pour réduire à 50% la part de nucléaire dans la production d'électricité en France. Cette date devrait être confirmée en octobre, avec la présentation de la Programmation pluriannuelle de l'énergie.

Réduire à 50% la part du nucléaire dans la production d'électricité, ce pourrait être pour 2035. Le Premier ministre a évoqué cet objectif le mercredi 5 septembre, à l'issue d'un séminaire gouvernemental de rentrée. Édouard Philippe a ainsi parlé de "l’engagement pris par le président de la République de permettre la constitution d’un mix énergétique à l’horizon de 2035 avec 50% de nucléaire".

En novembre 2017, le gouvernement a renoncé à atteindre cette part pour 2025. Cette date, décidée lors de la présidence de François Hollande, avait également été défendue par Emmanuel Macron lors de sa campagne. La nouvelle échéance n'a pas été précisée depuis novembre 2017. Le ministre de la Transition écologique et solidaire d'alors, Nicolas Hulot, parlait déjà néanmoins de 2030 ou 2035.

S'agit-il d'une erreur de communication de la part du gouvernement ? Le cabinet du Premier ministre commente dans Le Figaro : "La date précise pour atteindre l'objectif de 50% n'est pas encore arbitrée." François de Rugy, tout juste nommé successeur de Nicolas Hulot, n'a pas non plus dévoilé d'horizon précis lors d'un entretien avec la presse le mardi 4 septembre.

Cette nouvelle échéance devrait être confirmée ou infirmée avec la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE). Le gouvernement doit la présenter fin octobre. Aujourd'hui, le nucléaire représente environ 75% de la production d'électricité en France.
https://www.usinenouvelle.com/article/e ... 50.N737899

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Re: Filiére nucléaire Francaise

Message par Remundo » 06 sept. 2018, 18:11

ça leur donne le temps de faire combien de mandats, à ces branques ?

des annonces parfaitement lunaires.

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France, réduire la part du nucléaire

Message par energy_isere » 06 sept. 2018, 18:30

Nucléaire, stop ou encore ?

Aurélie Barbaux Usine Nouvelle le 06/09/2018

Capitaliser sur une industrie du nucléaire ou développer une industrie des énergies renouvelables ? En démissionnant avec fracas le 28 août, Nicolas Hulot a laissé entendre qu’il n’avait pas gagné l’arbitrage en faveur de la deuxième option. Le ministre regrettant de ne pas avoir eu de "réponses qui [le] satisfassent […] sur la programmation pluriannuelle de l’énergie et sur les réacteurs [nucléaires à fermer]". Il a aussi répété que, pour lui, l’atome était "cette folie inutile économiquement, techniquement, dans laquelle on s’entête".

Deux jours plus tard, la fuite d’un rapport classé secret défense sur le maintien des compétences nucléaires en France confirme ses craintes. Rédigé par un ancien administrateur général du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), Yannick d’Escatha, et un ex-délégué général à l’armement, Laurent Collet-Billon, il propose la construction d’un nouveau parc nucléaire français, avec six nouveaux EPR à partir de 2025. Les lobbies nucléaires sont bien à la manœuvre… La réaction à cette fuite du ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, sur Radio Classique, expliquant que "la sagesse recommande déjà d’attendre que l’EPR de Flamanville (Manche) soit achevé avant de prendre des décisions", confirme que la question de construire un nouveau parc nucléaire en France est bien sur la table… Mais qu’elle ne sera pas tranchée dans la prochaine PPE, la programmation pluriannuelle de l’énergie [lire ci-contre]. Une façon pour le ministre de ne pas rouvrir l’indispensable débat de l’avenir du nucléaire en France. Il est pourtant central, qu’on le veuille ou non.

D’un point de vue économique, le nucléaire est "la troisième filière industrielle française" et "représente des centaines de milliers de salariés, d’ouvriers, de compétences, de savoir-faire" produisant une énergie à "un coût compétitif, qui n’émet pas de CO2", a rappelé le ministre de l’Économie. Mais c’est une filière à la peine avec des soucis de savoir-faire et de compétences. Un énième problème de qualité sur les soudures des tuyauteries réalisées par un sous-traitant mal contrôlé a obligé EDF, le 25 juillet, à reculer encore d’un an, à fin 2019, la date de mise en service de l’EPR de Flamanville, avec une nouvelle augmentation de la facture de 400 millions d’euros, qui porte le coût de l’ouvrage à 10,9 milliards d’euros, soit plus de trois fois le devis initial. Nouvelle preuve qu’EDF et Framatome (ex-Areva) ne maîtrisent plus la construction de centrales nucléaires.

L’État à l’heure des choix

L’heure est venue pour la France de décider de continuer ou non à investir dans cette filière du XXe siècle ou de miser sur de nouvelles énergies. Mais à budget contraint, elle ne peut investir de manière significative pour développer des filières industrielles pérennes à la fois dans le nucléaire et dans les énergies renouvelables. Et ce, surtout, dans un contexte où la baisse vertigineuse des coûts de production des énergies renouvelables a transformé, au niveau international, le nucléaire en un marché de niche.

Côté solaire, même si le français Photowatt développe, avec le soutien de Canadian Solar et d’EDF Énergies Nouvelles, des cellules de nouvelle génération, les Chinois trustent la production mondiale des panneaux photovoltaïques. Côté éolien, après les déboires d’Areva et la vente d’Alstom, la France ne compte plus aucun fabricant significatif. Elle aurait en revanche une carte à jouer dans l’éolien flottant en mer. Engie, EDF, Naval Group (ex-DCNS) et même Bouygues investissent dans des projets de fermes pilotes.

Mais pour développer des filières industrielles dans les nouveaux domaines des énergies renouvelables, le soutien de l’État reste nécessaire. C’est ce qu’espérait Naval Group dans le domaine de l’énergie houlomotrice, exploitant les marées. Las, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et l’État ne prévoient dans la prochaine PPE que 100 à 150 MW d’hydroliennes installés en mer d’ici à 2028, soit 50 turbines de 2 MW. Pas assez toutefois pour alimenter la nouvelle usine de Cherbourg (Manche) tout juste inaugurée. Naval Group a ainsi annoncé, fin juillet, mettre fin à ses investissements dans le domaine, fermer l’usine – ouverte un mois plus tôt –, et se recentrer sur l’éolien flottant et l’énergie thermique des mers. Trois industriels restent néanmoins sur les rangs pour développer une filière hydrolienne, Hydroquest, Sabella et Guinard Énergies, aux feuilles de route mieux calibrées à ce marché de niche.

Dans les gaz renouvelables, hydrogène vert en tête, la France a aussi de quoi développer une filière industrielle d’envergure internationale. Là aussi, il faudrait des arbitrages politiques forts en sa faveur pour la soutenir avec des objectifs inscrits dans la PPE. Nicolas Hulot en était un fervent défenseur. Il laisse derrière lui un plan hydrogène pragmatique doté d’objectifs industriels et d’une enveloppe de 100 millions d’euros à l’Ademe. Gaz vecteur de la transition énergétique, l’hydrogène présente aussi des atouts pour le stockage de l’énergie et une mobilité électrique de longues distances Et c’est sans parler du développement de batteries européennes durables alors que là aussi, pour l’instant, la fabrication des cellules est trustée par l’Asie.

Comment concilier écologie et économie

Autant de technologies qui entrent en concurrence avec… le nucléaire et une vision centralisée de la production d’énergie, alors que celle-ci, irrémédiablement, se décentralise. Et que les territoires commencent à comprendre tout le développement économique qu’ils peuvent en tirer. Pour preuve, les contrats de transition écologique sur mesure et proactifs que Sébastien Lecornu, secrétaire d’État à la Transition écologique et solidaire, prépare avec des territoires qui cherchent à dynamiser une région et à anticiper la fermeture d’une centrale nucléaire ou à charbon. S’ils fonctionnent, ces contrats d’un nouveau genre seront à mettre au crédit de Nicolas Hulot et de la méthode de concertation qu’il a insufflé pour concilier écologie et économie. Un "petit pas" qui compte.


PPE, mode d’emploi

La programmation pluriannuelle de l’énergie, la PPE, est l’outil de pilotage de la politique énergétique de la France créé par la loi de Transition énergétique pour la croissance verte votée en 2015. Elle exprime les orientations et priorités d’actions (objectifs intermédiaires de production par type d’énergie, appels à projets, équilibre offre-demande, impacts sociaux économiques, stratégie de recherche…) pour atteindre ses objectifs.

La loi prévoit une révision de la PPE tous les cinq ans. Mais la première PPE, qui porte sur les périodes 2016-2018 et 2019-2023 est revue de manière anticipée pour que les révisions à venir aient lieu en début de mandat d’un président de la République et d’une législature.

Une révision de la PPE doit donc être menée d’ici à fin 2018. Elle portera sur les deux périodes 2018-2023 et 2024-2028. Une ébauche est prévue en octobre.

Elle doit notamment fixer la manière dont sera appliqué l’objectif de ramener à 50 % la part du nucléaire dans le mix électrique français, fixée par la loi de transition énergétique pour la croissance verte de 2015.

La nouvelle PPE a fait l’objet d’un débat public national entre février et juin?2018. Le compte rendu rédigé par la Commission nationale du débat public a été publié le 30 août.
https://www.usinenouvelle.com/article/n ... re.N736224

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Re: Filiére nucléaire Francaise / PPE

Message par moulino51 » 06 sept. 2018, 19:25

Objectif assez réaliste si on n'augmente pas la production nucléaire mais celle des renouvelables du coup le 50 % se fera tout seul :lol: :lol:


"Il ne suffit pas de regarder quelle planète nous allons laisser à nos enfants
mais aussi quels enfants nous laisserons à la planète"

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Re: Filiére nucléaire Francaise / PPE

Message par sceptique » 07 sept. 2018, 00:58

Je résume :
en 2015 on promet la réduction du nucléaire à 50% pour 2025.
Argh ... en 2018 on s'aperçoit que c'est irréaliste et on reprogramme pour 2030 ou 2035. Finalement ce sera 2035.
J'anticipe : dans qq temps ce sera 2045 puis 2055 puis ...
Ou alors on renie nos engagements internationaux sur le C02 pour faire plein de centrales thermiques afin d'équilibrer PV et éolien.
Finalement, le nucléaire est la moins mauvaise solution !
A moins qu'une solution industrielle de stockage à coût raisonnable arrive en qq années.

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Re: Filiére nucléaire Francaise / PPE

Message par mobar » 11 sept. 2018, 14:06

Probablement que le nuke français s'arrêtera tout seul avant 2030... le lendemain du jour ou la centrale de Nogent, de Bugey, du Blayais, de Tricastin ou d'ailleurs aura pété et vidé sa région de tous ses habitants

On 'en prend le chemin en tout cas :wtf:

Au fait
Quels engagements sur le CO2 ?
Qui a pris des engagements?
Quelles sanctions?
Quel gendarme?
:smt044
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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Re: Filiére nucléaire Francaise / PPE

Message par sceptique » 11 sept. 2018, 17:03

mobar a écrit :
11 sept. 2018, 14:06
Au fait
Quels engagements sur le CO2 ?
Qui a pris des engagements?
Quelles sanctions?
Quel gendarme?
Si tu ne sais pas répondre que fais tu sur ce forum ?

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Re: Filiére nucléaire Francaise / PPE

Message par mobar » 13 sept. 2018, 16:14

sceptique a écrit :
11 sept. 2018, 17:03
mobar a écrit :
11 sept. 2018, 14:06
Au fait
Quels engagements sur le CO2 ?
Qui a pris des engagements?
Quelles sanctions?
Quel gendarme?
Si tu ne sais pas répondre que fais tu sur ce forum ?
Je te répondrais que ce n'est que de la com,

Que ce cirque des COP n'envisage rien de concret, qu'aucune sanction n'est envisagée, qu'il n'existe aucune autorité mandatée pour faire appliquer des sanctions qui n'existent pas à une absence d'engagements qui ne serait pas tenus

Mais tu me sembles enclin à croire (comme beaucoup sur ce forum) sans avoir besoin de preuves, les prêches des prêtres du GIEC

Rouler dans la farine les naïfs est un métier qui demande avant tout un auditoire bien préparé
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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Re: Filiére nucléaire Francaise / PPE

Message par sceptique » 13 sept. 2018, 17:58

Je n'ai ni la capacité ni le temps de vérifier les études essentiellement mathématiques qui sous-tendent le travail du GIEC. As tu fait des publications dans des revues scientifiques pour te permettre d'être ausi péremptoire ? De plus, tu te fais souvent prendre à raconter n'importe quoi sur ce forum sur plein de sujets.
Je me contente de constater que les climato-sceptiques sont de plus en plus rares et de moins en moins crédibles d'un point de vue scientifique.
De plus, on est sûr que les fossiles s'épuisent.
On a donc deux raisons pour lutter contre leur consommation et en faire la PRIORITE.
A coté de celà même un accident nuclèaire ne pèse pas grand chose. Et si le nucléaire permet de se passer en partie des fossiles il ne faut pas hésiter.

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Re: Filiére nucléaire Francaise / PPE

Message par Remundo » 14 sept. 2018, 00:25

je puis partager beaucoup de tes remarques, mais sur le nucléaire, je ne suis pas aussi serein que toi.

A tout prendre je préfère qu'il fasse un peu plus chaud dans mes montagnes qu'avoir le vent frais radioactif.

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Re: Filiére nucléaire Francaise / PPE

Message par GillesH38 » 14 sept. 2018, 06:07

sceptique a écrit :
13 sept. 2018, 17:58

Je me contente de constater que les climato-sceptiques sont de plus en plus rares et de moins en moins crédibles d'un point de vue scientifique.
parce que tu crois que les médias rendent compte de manière satisfaisante de "la réalité scientifique" ?
Lis un peu ce que disent des gens comme Judith Curry et Roy Spencer (qui ne remettent pas en cause le principe de l'effet de serre ni l'origine anthropique du CO2), ou d'autres gens qui s'expriment sur leurs blogs, et dis moi ce qu'il y a de "non scientifique" dans ce qu'ils disent

http://www.drroyspencer.com

https://judithcurry.com

De plus, on est sûr que les fossiles s'épuisent.
On a donc deux raisons pour lutter contre leur consommation et en faire la PRIORITE.
A coté de celà même un accident nuclèaire ne pèse pas grand chose. Et si le nucléaire permet de se passer en partie des fossiles il ne faut pas hésiter.
bah si il faut toujours hésiter et réfléchir avant de se lancer dans quelque chose : est ce que tu sais combien le nucléaire a évité de CO2 jusque là, et combien il peut raisonnablement en éviter à l'avenir ?
- Je suis Charlie - "I do not see any harm in people making money if it leads to a lower carbon society " R.K. Pachauri, président du GIEC, interview du 6 mai 2008 à Emirates Business.

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Re: Filiére nucléaire Francaise / PPE

Message par sceptique » 15 sept. 2018, 12:13

GillesH38 a écrit :
14 sept. 2018, 06:07
parce que tu crois que les médias rendent compte de manière satisfaisante de "la réalité scientifique" ?
Lis un peu ce que disent des gens comme Judith Curry et Roy Spencer (qui ne remettent pas en cause le principe de l'effet de serre ni l'origine anthropique du CO2), ou d'autres gens qui s'expriment sur leurs blogs, et dis moi ce qu'il y a de "non scientifique" dans ce qu'ils disent
Comme je l'ai déjà dit je n'ai pas le temps ni l'envie ni les moyens de me lancer dans ces discussions sans fin (plusieurs fils y sont déjà consacrés). Les seuls points sur lesquels me semble-t-il (et sauf erreur de ma part) les partisans et les adversaires "raisonnables" sont d'accord sont les suivants.
La concentration en C02 augmente en corrélation avec nos émissions.
Le CO2 est un gaz à effet de serre.
La température moyenne de la planète augmente.
Une augmentation de la température donne plus d'évaporation, plus d'eau et de chaleur dans l'atmosphère, et donc plus de phénomènes météo.
Maintenant, on ne peut pas dire que les ouragans actuels sont la conséquence directe du réchauffement. On est encore dans les clous de la variabilité normale. Mais si les études du GIEC sont correctes on devrait sortir des clous au cours de ce siècle.
De même les records de chaleur ne veulent rien dire. Surtout si l'ancien record est très vieux. Par contre, prendre par exemple les 10 derniers records a plus de sens. Ce sont des statistiques élémentaires.

Maintenant cette augmentation de température peut être due à d'autres choses que l'accumulation de CO2. Par exemple, les cycles du soleil. Ou encore, dans le passé, on a déjà eu des périodes de réchauffement sans intervention de l'homme. C'est là que les opinions divergent.
Il me semble que toutes ces alternatives aux causes du réchauffement ont été contredites par le GIEC, arguments scientifiques à l'appui. Entre autres e les arguments de Claude Allègre.
Moi, je préférerais des débats contradictoires, plutôt écrits, avec des données physiques précises. Mais la complexité des équations qui régissent le climat est telle que ce genre de débat est difficile à mener, à lire, et à comprendre. Sans parler de vérifier ! Je pense que tu es d'accord.
En attendant la majorité des Etats ont décidé de limiter les émissions de C02. Et ces dirigeants ont accès à toutes les études et données possibles. Ce n'est pas une preuve, certes, mais au fil des années mes doutes sur le réchauffement s'amenuisent.
GillesH38 a écrit : bah si il faut toujours hésiter et réfléchir avant de se lancer dans quelque chose : est ce que tu sais combien le nucléaire a évité de CO2 jusque là, et combien il peut raisonnablement en éviter à l'avenir ?
Je sais bien que les émissions de C02 économisées par le nucléaire ou les ENR sont très faibles.
Sinon, tu as raison : il est déraisonnable de se lancer à fond dans les ENRi (PV + éolien) injectés dans le réseau. Car au-delà d'un certain seuil c'est ingérable et dangereux. Par contre, on peut envisager une économie moderne sans fossiles (disons beaucoup moins) à base de nucléaire et d'ENR. Pour les ENRi en usage local non injecté dans le réseau. Par exemple, je répète, remplacer toutes les voitures thermiques par 10 à 100 fois moins de véhicules électriques partagés (taxis ou autonomes) rechargées par des ENRi locales et le nucléaire surabondant la nuit.
Et même si le réchauffement climatique est indépendant de l'usage des fossiles (ce qui serait une excellente nouvelle), s'en passer serait une bonne chose pour de multiples autres raisons (épuisement, pollution, fuite en avant ...).

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Message par GillesH38 » 15 sept. 2018, 13:44

sceptique a écrit :
15 sept. 2018, 12:13

Comme je l'ai déjà dit je n'ai pas le temps ni l'envie ni les moyens de me lancer dans ces discussions sans fin (plusieurs fils y sont déjà consacrés). Les seuls points sur lesquels me semble-t-il (et sauf erreur de ma part) les partisans et les adversaires "raisonnables" sont d'accord sont les suivants.
La concentration en C02 augmente en corrélation avec nos émissions.
oui, et les auteurs cités ne le nient pas.
Le CO2 est un gaz à effet de serre.
oui, et les auteurs cités ne le nient pas.
La température moyenne de la planète augmente.
oui, et les auteurs cités ne le nient pas.
Une augmentation de la température donne plus d'évaporation, plus d'eau et de chaleur dans l'atmosphère, et donc plus de phénomènes météo.
ça, c'est beaucoup moins sur , mais il faut entrer dans des discussions un peu techniques pour en discuter. En réalité il n'y a pas de preuve statistique solide d'une augmentation réelle des phénomènes météos liée au RC. La seule augmentation statistique attestée , c'est leur couverture médiatique, et le fait qu'ils les relient systématiquement au RC - ce qui provoque l'impression qu'ils augmentent à cause du RC.
Maintenant, on ne peut pas dire que les ouragans actuels sont la conséquence directe du réchauffement. On est encore dans les clous de la variabilité normale. Mais si les études du GIEC sont correctes on devrait sortir des clous au cours de ce siècle.
non, les études du GIEC ne prévoient pas ça avec certitude.
Maintenant cette augmentation de température peut être due à d'autres choses que l'accumulation de CO2. Par exemple, les cycles du soleil. Ou encore, dans le passé, on a déjà eu des périodes de réchauffement sans intervention de l'homme. C'est là que les opinions divergent.
Il me semble que toutes ces alternatives aux causes du réchauffement ont été contredites par le GIEC, arguments scientifiques à l'appui. Entre autres e les arguments de Claude Allègre.
il n'y a probablement pas de corrélation stricte avec l'activité solaire, mais on ne peut pas exclure d'autres types de variabilité non directement reliées à un forçage (par exemple des cycles océaniques de grande période). Pour faire la comparaison, le cycle du Soleil de 11 ans n'est pas du à un forçage extérieur : les systèmes assez complexes peuvent avoir des comportement spontanément variables.
Moi, je préférerais des débats contradictoires, plutôt écrits, avec des données physiques précises. Mais la complexité des équations qui régissent le climat est telle que ce genre de débat est difficile à mener, à lire, et à comprendre. Sans parler de vérifier ! Je pense que tu es d'accord.
le but n'est pas de vérifier les équations : il est juste de constater que l'état des connaissances n'est pas suffisant pour savoir exactement l'impact du CO2 et l'origine de la variabilité. Il l'est encore moins pour savoir quelle pourrait etre l'adaptation de l'humanité à ces changements , l'impact de l'augmentation ou de la diminution des fossiles sur la société, et la quantité de fossiles réellement disponibles.
En attendant la majorité des Etats ont décidé de limiter les émissions de C02. Et ces dirigeants ont accès à toutes les études et données possibles. Ce n'est pas une preuve, certes, mais au fil des années mes doutes sur le réchauffement s'amenuisent.
ouais enfin ils ont pris essentiellement des engagements qui ne les engagent pas vraiment, sous la pression médiatique. Mais il n'y a aucune analyse sérieuse qui puisse prouver que ces engagements sont rationnellement justifiés. Ca fait longtemps qu'il n'y a plus de rationalité dans les discussions climatiques.

Par exemple, je répète, remplacer toutes les voitures thermiques par 10 à 100 fois moins de véhicules électriques partagés (taxis ou autonomes) rechargées par des ENRi locales et le nucléaire surabondant la nuit.
Et même si le réchauffement climatique est indépendant de l'usage des fossiles (ce qui serait une excellente nouvelle), s'en passer serait une bonne chose pour de multiples autres raisons (épuisement, pollution, fuite en avant ...).
il n'y a aucune doute qu'il est possible de vivre en consommant beaucoup moins de fossiles : la meilleure preuve, c'est qu'il y a plein de gens qui le font (et encore plus qui l'ont fait dans le passé). La question n'est pas là. Tu peux aussi arguer que c'est tout à fait possible de vivre avec beaucoup moins d'argent que ce que tu gagnes. La preuve c'est aussi que plein de gens le font. Et alors ? est ce que cet argument suffit pour te décider à donner beaucoup d'argent aux pauvres ?

Le problème n'est pas de savoir si c'est possible. La réponse est bien évidemment : oui c'est possible. La question est de savoir si pour la majorité des gens , c'est souhaitable . Et donc savoir dans quel sens est le bénéfice risque. L'arnaque du discours climatique est de déclarer que l'analyse bénéfice risque a été faite et que la conclusion est claire, alors que ce n'est absolument pas le cas, pour toutes les raisons d'incertitude ci-dessus. Du coup on s'étonne que la réalité ne corresponde pas aux engagements, alors que ça n'a rien d'étonnant : la réalité, elle, agit selon les perceptions réelles du bénéfice et du risque, et pas selon l'imaginaire.
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Re: Filiére nucléaire Francaise / PPE

Message par Remundo » 15 sept. 2018, 15:27

je ne crois pas que les entreprises et les consommateurs raisonnent purement en termes de bénéfiques-risques.

Je crains qu'ils ne raisonnassent plutôt ainsi :
1) les entreprises : "je fais du profit tout de suite, les problèmes pour les autres, et après moi le déluge"
2) les cons-sots-mateurs : "je jouis tout de suite, les problèmes pour les autres, et après moi le déluge".

il n'y a qu'à voir le sur-développement des transports et de l'outrancière consommation de carburant.

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Message par GillesH38 » 15 sept. 2018, 20:39

Remundo a écrit :
15 sept. 2018, 15:27
je ne crois pas que les entreprises et les consommateurs raisonnent purement en termes de bénéfiques-risques.

Je crains qu'ils ne raisonnassent plutôt ainsi :
1) les entreprises : "je fais du profit tout de suite, les problèmes pour les autres, et après moi le déluge"
2) les cons-sots-mateurs : "je jouis tout de suite, les problèmes pour les autres, et après moi le déluge".

il n'y a qu'à voir le sur-développement des transports et de l'outrancière consommation de carburant.
ben c'est un genre d'analyse bénéfice risque , ça ... (que tu aies raison ou tort dans ton analyse, ça revient à prendre tes décisions par rapport à un bénéfice supposé).
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