Gaz en France

Modérateurs : Rod, Modérateurs

Avatar de l’utilisateur
phyvette
Modérateur
Modérateur
Messages : 7738
Inscription : 19 janv. 2006, 03:34

Re: Gaz en France

Message par phyvette » 09 août 2018, 17:12

Hier Grdf m'a installé à Paris un compteur gazpar.
Gilles a raison
Gilles a tjs raison
Si un membre a raison les 1 et 2 s'appliquent
Gilles ne contredit pas il éduque
Les idées de Gilles sont tjs bonnes
Gilles est obligé de penser pour tout le monde
Seul Gilles a une vision globale de la société

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 60191
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Gaz en France

Message par energy_isere » 26 sept. 2018, 12:24

Le développement du gaz renouvelable devra dépasser plusieurs obstacles

Un rapport de France Stratégie s'est intéressé à la place du gaz dans la transition énergétique. Il a notamment pointé les difficultés à lever pour le développement du gaz renouvelable.

20 septembre 2018 | Dorothée Laperche

"Le remplacement du gaz fossile par du gaz renouvelable relève encore largement du pari. Si celui-ci réussit, il ne sera pas difficile de trouver des débouchés", pointe un rapport de France Stratégie. "Dans le cas contraire, si on ne réduit pas suffisamment à temps les usages du gaz fossile, la neutralité carbone ne pourra pas être atteinte en 2050" précise t-il.

Rédigé par Dominique Auverlot et Etienne Beeker, ce document s'interroge sur la place pour le gaz dans la transition énergétique. Ce rapport intervient alors que la programmation pluriannuelle de l'énergie devrait désormais être publiée en octobre.

Pour les auteurs, le gaz d'origine fossile étant à l'origine en France de 20% des émissions de gaz à effet de serre, sa réduction constitue un bon levier pour atteindre la neutralité carbonne.

"Le mix de production d'électricité est aujourd'hui déjà très décarboné, avec un petit nombre de centrales à charbon encore en fonctionnement jusqu'en 2022 et un volant résiduel de centrales au gaz", considèrent-ils. La baisse des émissions de gaz serait compensée par une hausse du gaz renouvelable.

Développer des unités de méthanisation de petites tailles


Ces derniers ont identifié trois usages qui répondent à ces conditions : les transports, la production "d'électricité flexible" - en assurant l'équilibre offre-demande d'électricité lors des périodes insuffisamment ensoleillées ou ventées - et l'industrie.

Dominique Auverlot et Etienne Beeker ont également analysé trois technologies pour produire ce gaz décarboné : la biométhanisation qui utilise les déjections animales et les résidus d'origine agricole, la pyrogazéification (définition) qui permet de transformer le bois en gaz et la méthanation qui passe par une combinaison de CO2 et d'hydrogène électrolytique pour synthétiser du gaz.

Ils mettent en avant plusieurs obstacles à leurs développements. Ainsi, la méthanisation implique que l'agriculteur acquière de nouvelles compétences et investisse dans son installation des sommes comprises entre 200 à 800 k. "En comparaison du prix du gaz sur le marché européen (environ 20 €/MWh), son coût de production, voisin de 85 à 100 €/MWh, et son tarif de rachat restent aujourd'hui élevés pour la collectivité, note le rapport de France stratégie. On peut néanmoins espérer que ce coût pour les finances publiques soit amoindri par l'effet d'échelle associé au déploiement en grand nombre de ce type d'installations, ainsi que par de moindres subventions agricoles permises par l'augmentation des bénéfices agricoles". Autre élément à prendre en compte : veiller à une taille réduite des unités de méthanisation pour éviter que les cultures soient détournées de fin alimentaire.

La pyrogazéification doit démontrer sa compétitivité

Si la technique de pyrogazéification du charbon et bois est bien connue pour avoir contribué à éclairer les villes au gaz au 19e siècle et début 20e, elle doit aujourd'hui réduire ses coûts, selon Dominique Auverlot et Etienne Beeker. Ils estiment également que les conséquences sur la gestion de la forêt, la biodiversité et la préservation du puit de carbone devraient être davantage étudiées. "Une production de 100 TWh de gaz par pyrogazéification nécessiterait de doubler quasiment les prélèvements de bois destinés à la production d'énergie. En particulier, le gaz renouvelable produit par cette technique ne devrait pas servir pour le chauffage, puisque l'utilisation directe du bois pour cela est de meilleur rendement".

Concernant la méthanation, les auteurs considèrent que son développement est conditionné à la mise au point de technologies disruptives qui réduisent les coûts. Deux projets de démonstrateurs sont aujourd'hui en cours : Jupiter 1000 mené par GRT Gaz à Fos-sur-Mer et GRHYD à Dunkerque, lancé par GRdF. "Les valeurs annoncées, qui comprennent des dépenses d'investissement, mais aussi d'exploitation et de recherche, correspondent pour le moment à des coûts de production extrêmement élevés, même s'ils devraient baisser par effet de série", estiment-ils.

Ils mettent également en garde contre les possibilités de compétition avec les transports pour l'utilisation de l'hydrogène ainsi que la disponibilité de la ressource.

Une étude nécessaire sur le coût de l'augmentation du gaz renouvelable

"Pour permettre un véritable débat sur le devenir du gaz dans notre mix énergétique, il faudrait documenter plus avant les coûts associés à différents scénarios - reposant tous uniquement sur du gaz d'origine renouvelable qui viendrait progressivement remplacer dans les trente prochaines années le gaz d'origine fossile, ainsi que les conséquences de ces scénari sur l'ensemble du système énergétique français", avancent Dominique Auverlot et Etienne Beeker.
https://www.actu-environnement.com/ae/n ... 32045.php4

Avatar de l’utilisateur
Remundo
Hydrogène
Hydrogène
Messages : 8972
Inscription : 16 févr. 2008, 19:26
Localisation : Clermont Ferrand
Contact :

Re: Gaz en France

Message par Remundo » 26 sept. 2018, 14:14

une source de biogaz pourrait être aussi la gazéification de biomasse, et plus généralement tout type d'hydrocarbures-déchets

le procédé peut être autothermique (une partie de la charge sert à chauffer le reste) ou allothermique (source externe de chaleur),

à haute température, on obtient un syngaz de CO et H2

et l'on peut alors orienter la réaction selon CO + 3 H2 :arrow: CH4 + H2O

les 2 gaz sont très faciles à séparer par simple refroidissement à température ambiante, l'eau devenant liquide, et le méthane pouvant être pompé/injecté dans le réseau GrdF.

il reste des cendres et des mâchefers qui peuvent être retraités (incorporation dans le béton, ou bien procédé métallurgique.

Avatar de l’utilisateur
Raminagrobis
Modérateur
Modérateur
Messages : 5197
Inscription : 17 août 2006, 18:05
Localisation : Tours, Lille parfois

Re: Gaz en France

Message par Raminagrobis » 26 sept. 2018, 15:23

Si tu produit du méthane avec une matière à fort ratio C/H, tu as du CO2 en plus.

C'est le principe du syngaz de charbon.

Là on a deux filières en gros :

* produire du méthane à partir de solides (charbon, biomasse, pneus usagés, etc), avec un excédent de CO2 (car on fait du C0 + H20 => CO2 + H2).
* produire du méthane à partir d'électricité via l'électolyse, en mangeant du CO2. C'est le EtG.

Je m'étonne qu'on ne s'intéresse par à la solution intermédiaire. C'est à dire utiliser des solides comme source de carbone, et en complémentant avec de l'hydrogène produit par électrolyse.
Toujours moins.

Avatar de l’utilisateur
Remundo
Hydrogène
Hydrogène
Messages : 8972
Inscription : 16 févr. 2008, 19:26
Localisation : Clermont Ferrand
Contact :

Re: Gaz en France

Message par Remundo » 26 sept. 2018, 16:14

Raminagrobis a écrit :
26 sept. 2018, 15:23
Si tu produit du méthane avec une matière à fort ratio C/H, tu as du CO2 en plus.
si ça provient de biomasse, le bilan est quand même bon

s'il s'agit d'hydrocarbures fossiles, au moins en partie, je suis d'accord.
Là on a deux filières en gros :

* produire du méthane à partir de solides (charbon, biomasse, pneus usagés, etc), avec un excédent de CO2 (car on fait du C0 + H20 => CO2 + H2).
* produire du méthane à partir d'électricité via l'électolyse, en mangeant du CO2. C'est le EtG.

Je m'étonne qu'on ne s'intéresse par à la solution intermédiaire. C'est à dire utiliser des solides comme source de carbone, et en complémentant avec de l'hydrogène produit par électrolyse.
En effet on pourrait combiner / harmoniser les 2 filières, le pb, c'est qu'elles n'existent pas encore franchement...

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 60191
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Gaz en France

Message par energy_isere » 12 oct. 2018, 22:50

GRTgaz investit plus de 700 millions d’euros dans le programme Val de Saône

Antonin Tabard usine Nouvelle le 12/10/2018

Vendredi 12 octobre 2018, GRTgaz a inauguré ses nouveaux ouvrages de transport de gaz du programme Val de Saône, sur le site de la station de compression, à Palleau (Saône-et-Loire). Un projet qui représente un investissement de plus de 700 millions d’euros

Gestionnaire du réseau de transport de gaz en France, GRTgaz a choisi la station de compression de Palleau, en Saône-et-Loire, pour inaugurer ses nouveaux ouvrages de transport de gaz, vendredi 12 octobre 2018. Un projet qui représente un investissement de plus de 700 millions d’euros et qui regroupe plusieurs ouvrages, l’objectif étant de fluidifier la circulation du gaz sur le territoire. "Le programme Val de Saône va permettre de fusionner les zones nord et sud et ainsi de créer dès le 1er novembre 2018 une place de marché unique du gaz en France", précise Rodolphe Libosvar, directeur du projet Val de Saône sur la partie canalisation.

Un gazoduc de 188 kilomètres.

Parmi les différents ouvrages, la construction d’une nouvelle canalisation de transport de gaz naturel de 188 kilomètres. Ce gazoduc entièrement enterré entre Etrez (Ain) et Voisines (Haute-Marne) traverse trois régions, Grand Est, Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes, et quatre départements, Haute-Marne, Côte-d’Or, Saône-et-Loire et Ain, soit 65 communes. "Plus de 100 000 tonnes d’acier, sous forme de tubes d’un diamètre de 1,2 mètre, ont été mises en fouille. À la pointe du chantier, plus de 2 000 personnes ont travaillé à la construction de l’ensemble des ouvrages du programme", explique le chef de projet.

Cette réalisation représente 520 millions sur les 700 millions d’euros investis. Les retombées économiques locales, sur les trois régions concernées par les ouvrages du Val de Saône, se chiffrent à près de 70 millions d’euros. Les trois électro-compresseurs, d’une puissance de 9 mégawatts chacun, qui équipent la station de compression et d’interconnexion de Etrez (Ain), ont été fabriqués dans les usines de General Electric au Creusot (Saône-et-Loire).

Deux années de travaux

Le programme Val de Saône comprenait aussi la création d’une nouvelle station d’interconnexion et le renforcement de la station de compression existante sur le site d’Etrez (Ain), ainsi que l’aménagement des stations d’interconnexion existantes de Voisines (Haute-Marne) et de Palleau (Saône-et-Loire). "Ces infrastructures, d’ores et déjà mises en service, permettront aux expéditeurs d’acheminer une capacité supplémentaire de 250 gigawatts heure par jour, entre le Nord et le Sud", note Rodolphe Libosvar.
GRTgaz compte 3 000 salariés et affiche, pour 2017, un chiffre d’affaires de 1,972 milliard d’euros.
https://www.usinenouvelle.com/article/g ... ne.N754164

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 60191
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Gaz en France

Message par energy_isere » 23 oct. 2018, 22:32

Teréga inaugure son nouveau gazoduc dans le Sud-Ouest de la France

MARINA ANGEL Usine Nouvelle le 23/10/2018

Le transporteur de gaz Teréga inaugure le 23 octobre un nouveau gazoduc de plus de 60 kilomètres de long, installé entre les Landes et le département du Gers. Un investissement de 152 millions d'euros pour augmenter ses capacités de transit et contribuer à sécuriser l'approvisionnement.

Image
Un chantier de 152 millions d'euros pour un gazoduc de 61,8 km qui traverse 20 communes des Landes et du Gers.

Teréga, anciennement TIGF, inaugure le 23 octobre, un nouveau gazoduc dans le Sud-Ouest de la France : une canalisation de 61,8 km de long, construite entre Lussagnet dans les Landes et Barran dans le Gers. Un investissement de 152 millions d'euros qui doit permettre d'améliorer les capacités de transit et de fluidifier les échanges entre les territoires.

Un chantier de 16 mois pour fluidifier la circulation du gaz

Le projet, baptisé RGM, pour Renforcement Gascogne Midi, a été validé par la CRE (Commission de régulation de l'énergie) dès le mois de mai 2014. "L'ambition est de renforcer les capacités du réseau existant, de résoudre des problèmes éventuels de congestion, notamment pendant les mois d'hiver et d'anticiper sur les évolutions liées au développement de l'injection de nouvelles sources de bio-méthane sur le réseau", précise Dominique Mockly, président directeur général de Teréga. Après une première phase d'études et de procédures administratives, le chantier a pu être lancé en juillet 2017, pour s'échelonner sur 16 mois. Outre l'installation de la conduite de gaz (d'un diamètre de 0,90 m) à travers une vingtaine de communes, l'opération a nécessité l'installation de quatre postes de sectionnement (pour assurer les travaux de maintenance), d'une grille de raccordement au centre de stockage de Lussagnet et d'un compresseur additionnel d'une puissance de 7 MW à Barbaira, dans l'Aude. Ces travaux ont mobilisé en moyenne 150 personnes pendant toute la durée du chantier et jusqu'à 450 personnes sur certaines périodes. Mis en service le 15 octobre, ce nouveau gazoduc s'inscrit en outre dans le cadre de la TRF (Trading Région France), dont l'objectif est de supprimer les écarts de prix sur le gaz naturel entre le Nord et le Sud de la France en créant, à partir du 1er novembre prochain, une place unique de marché national.

5 000 km de canalisations sur le grand quart Sud-Ouest de la France

Basé à Pau (Pyrénées-Atlantiques), Teréga, un des deux gestionnaires du réseau de transport de gaz en France avec GRTgaz, gère un réseau de plus de 5 000 km de canalisations sur le grand quart Sud-Ouest de la France (16 % du réseau de transport de gaz français) et environ 24 % des capacités de stockage de gaz, à partir de ses deux grands sites de stockage souterrain de Lussagnet et Izaute (Gers). Détenue à 40 % par le groupe italien Snam, à 31,5 % par le fonds singapourien GIC, à 18 % par EDF Invest et à 10 % par une filiale du Crédit Agricole, la société emploie 580 salariés (dont près de 300 au siège) et a réalisé un chiffre d'affaires de 471 millions d'euros en 2017.
https://www.usinenouvelle.com/article/t ... ce.N758899

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 60191
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Gaz en France

Message par energy_isere » 31 oct. 2018, 23:04

Dunkerque LNG officiellement aux mains de Fluxys

Publié le 31/10/2018 lemarin.fr

L’acquisition par le groupe belge Fluxys de la société Dunkerque LNG est maintenant actée. A la date du 30 octobre, le terminal méthanier dunkerquois est passé dans le secteur privé.

Image
Avec cette opération, Fluxys tient officiellement la barre du terminal GNL de Dunkerque. (Photo : EDF)
http://www.lemarin.fr/secteurs-activite ... -de-fluxys

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 60191
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Gaz en France

Message par energy_isere » 08 janv. 2019, 23:14

Port de Nantes Saint-Nazaire: le trafic de gaz naturel liquéfié a plus que doublé en 2018

AFP le 08 janv. 2019

Le trafic du port de Nantes Saint-Nazaire a progressé de 8,8% en 2018 à 32,5 millions de tonnes (Mt), soit un bond de 27% depuis 2016, a annoncé le port mardi dans un communiqué. Le trafic de gaz naturel liquéfié (GNL) a en particulier plus que doublé sur l'année (+118,5%) pour atteindre le niveau record de 7,3 Mt.

En 2018, 105 méthaniers ont fait escale dans l'estuaire de la Loire. "Porté par un marché international favorable, le complexe industriel Elengy de Montoir-de-Bretagne se positionne comme un hub majeur grâce à la diversification de ses activités", souligne le port dans un communiqué.

"À l'origine prévu pour le déchargement de navires et l'alimentation du réseau de gazoducs auquel il est relié, le terminal permet également aujourd'hui le chargement de navires et le transbordement", est-il indiqué. En 2018, des opérations de transbordement de gaz en provenance de Yamal, en Sibérie, ont ainsi eu lieu depuis des méthaniers brise-glace vers des navires au long cours.
.......
https://www.connaissancedesenergies.org ... 018-190108

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 60191
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Gaz en France

Message par energy_isere » 24 janv. 2019, 22:00

La consommation de gaz a reculé en France l'an dernier

AFP le 24 janv. 2019

La consommation de gaz a reculé de 5% en France l'an dernier en raison de températures plus clémentes et de sa moindre utilisation pour produire de l'électricité, a indiqué jeudi le gestionnaire du réseau de transport.

La consommation de gaz naturel a atteint 442 térawattheures (TWh) l'an dernier, après 465 TWh en 2017, selon les données brutes de GRTgaz dévoilées dans son bilan annuel.

"La raison essentielle en est des températures plus clémentes", a expliqué Thierry Trouvé, directeur général de GRTgaz, lors d'une conférence de presse.

"L'essentiel de la baisse se situe sur la production d'électricité", a-t-il souligné.

L'usage du gaz pour la production électrique a ainsi chuté de 35% par rapport à 2017, à 35 TWh.

Le parc nucléaire d'EDF a en effet été beaucoup plus disponible l'an dernier par rapport à l'année précédente, ce qui a moins nécessité le recours aux centrales à gaz.

Par ailleurs, la pluie et le vent ont été au rendez-vous, permettant d'alimenter les moyens de production hydrauliques et éoliens.

Les distributions publiques, à destination notamment des particuliers, se sont pour leur part érodées de 2% à 270 TWh en raison de la douceur relative des températures. L'évolution est stable en données corrigées du climat.

Enfin, les usages industriels ont progressé de 2% à 137 TWh. Dans ce domaine, le gaz continue de bénéficier de conversions d'industriels qui abandonnent le fioul et le charbon, essentiellement pour des raisons environnementales.

"Le gaz dans l'industrie reste assez dynamique, avec encore un peu de conversion qui se fait, de manière significative, et pour l'instant en n'en voit pas le bout", observe Thierry Trouvé.

Evoquant le cas du biométhane (issu de la fermentation de déchets agricoles, ménagers ou industriels), il a salué une filière "dynamique", même si la production reste encore marginale en France.

Mais il craint aussi des "incertitudes" et des "choses inquiétantes" qui pourraient être inscrites dans la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) qui doit fixer le cap pour les 10 prochaines années.

La filière - aux coûts encore élevés - craint en effet que les ambitions en termes de volume soient revues à la baisse, que les prix de rachat soient abaissés, voire que ces derniers soient remplacés par un système d'appels d'offres.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ier-190124

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 60191
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Gaz en France

Message par energy_isere » 26 janv. 2019, 19:54

French LNG imports spike as global supplier capacity grows

According to Reuters, French LNG imports saw a significant increase in 2018, as the US, Russia and Australia all made greater quantities of LNG available on the global market.


It has been reported that France imported 117 TWh of LNG in 2018, a seven year high. In particular, the Montoir LNG terminal saw a 45% increase (13 TWh), and the Dunkirk terminal saw a 25% increase (2 TWh).

According to Thierry Trouve, director of GRTgaz, the increased quantities of LNG being supplied by new gasification facilities in the US and Australia, and by Russia’s Yamal LNG project, were responsible for the boost to French LNG imports.

He elaborated to Reuters, explaining that while this new capacity may not have come to France directly, i.e. in 2018 France did not import any cargoes from Australia, what it did mean was that suppliers, particularly in areas such as the Middle East, had more of an incentive to supply Europe with greater quantities of LNG, as the LNG price difference between Europe and Asia reduced.
https://www.lngindustry.com/liquid-natu ... ity-grows/

117 TWh divisé par les 442 TWh du post au dessus ça fait 26.5 % du gaz consommé en France d'origine LNG.

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 60191
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Gaz en France

Message par energy_isere » 07 févr. 2019, 20:15

Fluxys investit 50 millions d’euros pour Dunkerque LNG

Publié le 07/02/2019

Depuis son acquisition par le groupe belge Fluxys, le 30 octobre, le terminal méthanier Dunkerque LNG enchaîne les démonstrations de force. Il est question d’une enveloppe de 50 millions d’euros d’investissement pour le développement du transbordement et du fast reloading.

Image
Les modifications sur l’appontement pour l’accueil de petits méthaniers sont estimées à près de 2 millions d’euros. (Photo : Virginie Wojtkowski)
https://www.lemarin.fr/secteurs-activit ... kerque-lng

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 60191
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Gaz en France

Message par energy_isere » 25 févr. 2019, 08:13

L'APPROVISIONNEMENT EN GAZ DE LA FRANCE PERTURBÉ PAR LE BREXIT

OCTAVE ODOLA LE 18/02/2019

Les fournisseurs britanniques vont devoir trouver un point de chute au sein de l'Union européenne pour continuer à fournir le marché français.

La date approche, et la possibilité d'un Brexit sans accord entre le Royaume-Uni et Bruxelles le 30 mars prochain n'est pas à exclure. Le marché du gaz pourrait être très impacté par un hard Brexit, comme l'évoque le quotidien les Échos. Seuls les fournisseurs de gaz installés dans l'Union Européenne ont le droit de fournir le marché hexagonal. Profitant d'une législation fiscale plus avantageuse, une dizaine de sociétés ont installé leurs bureaux outre-manche. "Tous les fournisseurs du réseau de gaz français basés au Royaume-Uni perdront automatiquement leur autorisation le 30 mars", confirment aux Échos Thierry Bros et Patrick Heather, deux chercheurs d'Oxford spécialistes de la question.

Mais le ministère de la Transition écologique n'est pas inquiet. Plusieurs fournisseurs ont anticipé une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, et ont donc relocalisé leurs activités dans l'UE. "Il n'en reste qu'une poignée qui ne l'ont pas fait", estime Pierre Duvieusart, interrogé par les Échos. Le directeur financier de GRTgaz a par ailleurs assuré que la situation ne présente "aucun risque pour la fin de l'hiver et les mois à venir". Les sociétés qui n'ont pas engagé leurs démarches de régularisation subiront sûrement des "perturbations contractuelles" selon les chercheurs d'Oxford, qui pourraient provoquer des prix "plus élevés".
https://www.capital.fr/economie-politiq ... it-1328059

Bon, on aurait aimé avoir des noms.......

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 60191
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Gaz en France

Message par energy_isere » 10 mars 2019, 14:34

Le gaz de schiste américain arrive discrètement en France

8 MARS 2019 PAR OLIVIER PETITJEAN

Depuis quelques mois, les entreprises énergétiques françaises ont commencé à importer en toute discrétion du gaz naturel liquéfié en provenance des États-Unis - autrement dit du gaz de schiste. Un paradoxe, alors que la France a interdit l’exploitation de cette ressource sur son territoire. L’importation massive de gaz de schiste américain en Europe n’est une bonne nouvelle ni pour ceux qui subissent les conséquences de cette industrie de l’autre côté de l’Atlantique, ni pour le climat.

........
Le navire méthanier Provalys, revendu l’année dernière par Engie à Total, doit accoster dans la nuit de lundi à mardi au port de Montoir, à proximité de Saint-Nazaire. En provenance du terminal d’exportation de gaz de Sabine Pass, à la frontière entre la Louisiane et le Texas, appartenant à la firme américaine Cheniere.
........
https://multinationales.org/Le-gaz-de-s ... -en-France

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 60191
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Gaz en France

Message par energy_isere » 20 mars 2019, 01:47

Suite de ce post du 22 mars 2018 http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 9#p2267839
Gazpar: le cap des 3 millions de compteurs communicants installés en France vient d'être franchi

AFP parue le 19 mars 2019

Le cap des trois millions de compteurs communicants de gaz installés en France vient d'être franchi, a annoncé mardi GRDF, le gestionnaire du réseau de distribution de gaz.

"On a passé il y a quelques jours les trois millions de compteurs communicants posés", a indiqué Edouard Sauvage, directeur général de GRDF, lors d'une conférence de presse.

L'objectif est d'avoir déployé cinq millions de ces compteurs baptisés "Gazpar" d'ici la fin 2019, puis la totalité (11 millions) d'ici 2023. Ils doivent notamment permettre des relevés automatiques des consommations, sans intervention d'un technicien.

Edouard Sauvage a souligné "un taux de refus autour de 0,8%, donc un taux extrêmement faible, et un taux de satisfaction extrêmement positif de la pose de ces compteurs".

Gazpar se distingue ainsi du compteur intelligent d'électricité Linky d'Enedis, pour sa part régulièrement attaqué pour son coût mais aussi en raison d'inquiétudes sur la vie privée ou les émissions d'ondes.

GRDF a investi un total de 973 millions d'euros l'an dernier, dont 193 millions pour les compteurs communicants, 228 millions pour des nouveaux raccordements et 302 millions pour la sécurité et la modernisation des ouvrages.

"C'est dans l'ADN de tous les gaziers de s'assurer de la sécurité aussi bien de notre réseau que de la sécurité des installations intérieures de nos clients", a insisté Edouard Sauvage. Il a rappelé qu'une enquête est toujours en cours sur l'explosion survenue le 12 janvier rue de Trévise à Paris, qui a fait 4 morts. "Nous n'en connaissons toujours pas les causes", "nous ne connaissons pas l'origine de la fuite de gaz", a-t-il dit.

GRDF comptabilise 11 millions de foyers raccordés au gaz, avec un solde de près de 28.000 clients supplémentaires l'an dernier. La filiale d'Engie a aussi détaillé ses résultats financiers pour l'an dernier, avec un chiffre d'affaires en recul de 2,3% à 3,477 milliards d'euros et un bénéfice net en baisse de 4,6% à 143 millions d'euros, une érosion qu'elle attribue à une météo défavorable.
https://www.connaissancedesenergies.org ... chi-190319

Répondre