Le nucléaire iranien

Impact de la déplétion sur la géopolitique présente, passée et à venir.

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Re: Le nucléaire iranien

Message par energy_isere » 09 mai 2019, 08:09

Nucléaire: nouvelles sanctions américaines contre l'Iran qui renie des engagements

AFP parue le 08 mai 2019

Les Etats-Unis ont encore durci mercredi leurs sanctions économiques contre l'Iran, qui s'est affranchi de deux engagements pris dans le cadre de l'accord international sur son programme nucléaire dont Donald Trump a claqué la porte il y un an jour pour jour.

Téhéran a également lancé un ultimatum aux Européens, leur donnant deux mois pour sortir réellement les secteurs pétrolier et bancaire iraniens de leur isolement provoqué par les sanctions américaines, faute de quoi la République islamique renoncera à d'autres engagements.

Mais, à ces deux secteurs, le président des Etats-Unis a ajouté ceux du fer, de l'acier, de l'aluminium et du cuivre, désormais aussi visés par des mesures punitives américaines.

"Autoriser l'acier et d'autres métaux iraniens dans vos ports ne sera plus toléré", a martelé Donald Trump à l'intention des autres pays, dans l'espoir de couper les "principales sources de revenus d'exportation du régime après le pétrole", soit 10% de ses exportations.

Il a menacé de prendre de nouvelles mesures si l'Iran ne "change(ait) pas radicalement d'attitude", tout en réaffirmant son espoir de "rencontrer un jour" ses dirigeants pour "négocier" un nouvel accord.

Ces annonces interviennent dans un climat de tensions exacerbées entre l'Iran et les Etats-Unis, qui ont annoncé mardi l'envoi de bombardiers B-52 dans le Golfe pour contrer de présumées "attaques imminentes" iraniennes contre les forces américaines.

L'Iran a fait savoir mercredi qu'il cessait de limiter ses réserves d'eau lourde et d'uranium enrichi, revenant sur des restrictions consenties par l'accord conclu à Vienne en juillet 2015 et limitant drastiquement son programme nucléaire pour l'empêcher de se doter de la bombe atomique.

Le président Hassan Rohani a comparé ces mesures à une "opération chirurgicale" destinée à "sauver" l'accord, "pas à le détruire". Il a assuré qu'elles étaient conformes à l'accord qui permet de suspendre certains engagements en cas de manquements imputés à une autre partie.

- "Eviter une escalade" -

La démarche iranienne a néanmoins alarmé la communauté internationale, et notamment les Européens qui restent très attachés au pacte de 2015 malgré le retrait américain.

Londres l'a jugée "inopportune", Berlin a appelé Téhéran à respecter l'accord "dans sa totalité", et Paris, n'excluant pas de nouvelles sanctions de l'Union européenne, a fait part de sa "préoccupation" en exhortant à éviter toute "escalade".

Egalement signataires du texte, Pékin a plaidé pour la "retenue" et le "dialogue" tandis que Moscou a insisté sur l'importance de "convaincre" les Européens de la nécessité de "remplir leurs promesses" --ce que l'UE n'a pas fait, a accusé le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif aux côtés de son homologue russe Sergueï Lavrov à Moscou.

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a lui espéré "fortement" que cette "réussite majeure dans les domaines de la non-prolifération nucléaire et de la diplomatie" puisse "être préservée".

Validé par une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, l'accord de Vienne a permis la levée d'une partie des sanctions internationales visant l'Iran.

En échange, Téhéran a accepté de limiter drastiquement son programme nucléaire pour qu'il demeure exclusivement civil et pacifique.

Mais jugeant que le texte n'offrait pas de garanties suffisantes, Donald Trump en a retiré les Etats-Unis le 8 mai 2018 et a rétabli toutes les sanctions américaines.

Celles-ci, enrichies de mesures punitives supplémentaires ayant vocation à être "les plus dures de l'histoire", affectent lourdement l'économie iranienne et rendent pratiquement impossible toute relation commerciale avec d'autres pays.

Les Européens se sont montrés jusqu'ici incapables de permettre à l'Iran de bénéficier des avantages économiques lui ayant été promis en 2015: le mécanisme de troc qu'ils ont lancé en janvier pour que Téhéran puisse continuer à commercer avec l'Europe en contournant les sanctions américaines n'a encore permis aucune transaction.

- "60 jours" -

Pris à la gorge économiquement, Téhéran donne "60 jours" à ses partenaires pour "rendre opérationnels leurs engagements en particulier dans les secteurs pétrolier et bancaire" sous peine de ne plus respecter d'autres clauses de l'accord.

L'ultimatum survient après que les Etats-Unis, qui ont promis une campagne de "pression maximale" contre Téhéran, ont annulé début mai les dérogations qu'ils accordaient à huit pays pour leur permettre d'acheter du pétrole iranien.

Sans réponse satisfaisante sous soixante jours, "nous cesserons d'observer" les restrictions consenties sur le degré d'enrichissement de l'uranium et l'Iran reprendra son projet de construction d'un réacteur à eau lourde à Arak, dans le centre du pays, mis en sommeil conformément à l'accord de Vienne, a prévenu M. Rohani.

Selon Téhéran, les mesures annoncées sont réversibles "à tout moment". Mais si au bout de 120 jours, "nous ne sommes pas parvenus à un résultat, une autre mesure sera prise", a ajouté le président iranien.

Pour Robert Kelley, de l'Institut international de Stockholm pour la recherche sur la paix (Sipri) et ancien inspecteur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), ces annonces n'ont pas "de portée stratégique", l'Iran cherchant surtout à "sauver la face".

Chargée de vérifier sur le terrain l'application par l'Iran de l'accord de Vienne, l'AIEA a jusqu'à présent toujours attesté que Téhéran respectait ses engagements.
https://www.connaissancedesenergies.org ... nts-190508

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Message par energy_isere » 09 mai 2019, 20:02

Iran: les entreprises européennes sous l'épée de Damoclès américaine

AFP le 09 mai 2019

L'Iran exige des pays parties prenantes de l'accord sur le nucléaire qu'ils agissent pour soutenir son économie, mais les entreprises européennes restent frileuses par crainte de s'exposer aux sanctions américaines, d'après des experts joints par l'AFP.

Mercredi, le Conseil suprême de la sécurité nationale (CSSN) iranien a donné "60 jours" à ces partenaires pour "rendre effectifs leurs engagements, en particulier dans les secteurs pétrolier et bancaire" sous peine de ne plus respecter d'autres clauses de l'accord.

Notifiée officiellement aux ambassadeurs à Téhéran des pays encore parties à ce pacte (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne et Russie), cette décision concerne au premier chef les Européens qui se sont montrés jusque-là incapables de permettre à l'Iran de bénéficier des avantages économiques qui lui ont été promis.

En cause, l'hésitation des entreprises du continent à faire des affaires en Iran. "Il y a la crainte d'être exposé aux sanctions américaines dites secondaires", qui s'appliquent à toute organisation non-américaine qui serait active dans un pan de l'économie iranienne soumise aux sanctions des Etats-Unis, explique à l'AFP Anahita Thoms.

Cette avocate chez Baker McKenzie's International basée à Düsseldorf (Allemagne), experte des questions de sanctions, ajoute que nombre d'entreprises européennes voulant s'implanter en Iran se heurtent à des obstacles "très pratiques, comme trouver une banque, une compagnie de transport ou un assureur".

La question bancaire est l'une des plus sensibles, les grandes banques européennes se montrant très réticentes à se lancer en Iran sous peine de s'exposer à des rétorsions américaines - ayant été parfois lourdement sanctionnées par le passé par Washington. Rien qu'au mois d'avril, les banques italienne UniCredit et britannique Standard Chartered se sont vues infliger des pénalités de plus d'un milliard de dollars chacune pour avoir violé des sanctions américaines contre l'Iran et d'autres pays.

Sanctions renforcées ?

La situation s'est corsée depuis l'an passé du fait de l'entrée en vigueur de mesures américaines contre les importations de matières premières, les achats dans l'automobile et l'aviation commerciale en Iran ainsi, point central, qu'un blocage des transactions financières.

"Le système financier iranien a été à nouveau soumis depuis novembre 2018 aux sanctions secondaires qui s'appliquent à l'ensemble des établissements bancaires, pas seulement américains, quand bien même les transactions sont en euro ou d'autres devises", rappelle Olivier Dorgans, avocat spécialisé dans les sanctions économiques au cabinet Hugues Hubbard & Reed.

D'après ce juriste basé à Paris, "ces sanctions secondaires rendent impossibles les échanges pour les établissements européens même s'ils n'ont aucun lien bancaire avec les États-Unis".

Un système de troc, dit de l'Instex, a été mis sur pied par Paris, Berlin et Londres à la fin janvier pour permettre aux relations commerciales entre l'Iran et l'UE de se poursuivre pour des produits non visés par les sanctions secondaires - le tout pour permettre à l'Iran de vendre du pétrole et d'importer des produits ou services nécessaires à son économie.

Mais l'Instex ne dispose pas de licence bancaire et doit donc s'appuyer sur des banques pour faire transiter les fonds - un service que les banques européennes ne sont pas enthousiastes à fournir du fait de l'épée de Damoclès américaine.

Au final, "il semble très peu probable que l'UE soit capable de prendre des mesures concrètes à l'heure actuelle qui permettent de rassurer, afin que davantage d'entreprises européennes puissent investir en Iran", prévoit Michael Lyons, avocat chez Clifford Chance basé à Londres. D'après cet expert des sanctions économiques, c'est d'autant plus improbable "avec la perspective de voir l'accord sur le nucléaire s'effondrer complètement, dans un environnement où les sanctions risquent d'être aggravées".

Mercredi, la ministre française des Armées Florence Parly n'a pas exclu que l'Union européenne (UE) prenne des sanctions contre l'Iran tandis qu'à Londres, le ministre des Affaires étrangères Jeremy Hunt a évoqué "des conséquences" si Téhéran cessait de respecter ses engagement en matière nucléaire.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ine-190509

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Message par energy_isere » 16 mai 2019, 22:12

Nucléaire: l'Iran se prépare à augmenter sa production d'uranium et d'eau lourde

AFP parue le 16 mai 2019

L'Iran se prépare à augmenter son "rythme de production" d'uranium enrichi et d'eau lourde, conformément à sa décision de s'affranchir de certains engagements en matière nucléaire, a déclaré un responsable iranien cité jeudi par l'agence semi-officielle Isna.

"Le processus d'augmentation de la capacité et du rythme de production [...] d'uranium enrichi et d'eau lourde a commencé depuis le jour où le président (Hassan Rohani) l'a ordonné", a déclaré à Isna le porte-parole de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Behrouz Kamalvandi.

Le président iranien Hassan Rohani a annoncé le 8 mai que Téhéran s'affranchissait de deux engagements pris dans le cadre du plan d'action global conjoint (PAGC) - le nom officiel de l'accord international de 2015 sur le programme nucléaire iranien - en réponse à la décision américaine de se retirer unilatéralement de ce pacte un an plus tôt.

Concrètement, l'Iran cesse depuis le 8 mai de limiter ses réserves d'eau lourde et d'uranium enrichi (UF6) à respectivement 130 tonnes et 300 kg maximum, comme il s'y était engagé par l'accord conclu à Vienne et limitant drastiquement son programme nucléaire.

Aux termes de l'accord, l'Iran est contraint de ne pas enrichir l'uranium à un taux supérieur à 3,67% et est tenu de vendre à l'étranger sa production d'uranium enrichi et d'eau lourde pour que ses réserves ne dépassent pas ces plafonds.

Une façon de s'affranchir de ces limites pourrait être pour Téhéran de cesser de vendre son surplus, d'autant que ces ventes, en ce qui concerne l'uranium enrichi, sont rendues pratiquement impossibles par de nouvelles sanctions américaines contre le nucléaire iranien annoncées début mai.

Tels que rapportés par Isna, les propos de M. Kamalvandi laissent penser que les plafonds pourraient être dépassés plus rapidement si le pays augmente effectivement sa production d'uranium enrichi et d'eau lourde.

Jusqu'à présent, l'annonce iranienne du 8 mai n'a pas été perçue comme une violation de l'accord de Vienne par les pays restant parties à ce pacte après le retrait des États-Unis (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne et Russie).

Téhéran a assorti cette annonce d'un ultimatum aux Européens, leur donnant deux mois pour trouver une solution permettant de sortir réellement les secteurs pétrolier et bancaire iraniens de leur isolement, provoqué par les sanctions économiques américaines contre l'Iran.

Dans le cas contraire, Téhéran menace d'enrichir l'uranium a un degré supérieur à 3,67% et de reprendre son projet de construction d'un réacteur à eau lourde à Arak (centre), mis en sommeil conformément à l'accord de Vienne.
https://www.connaissancedesenergies.org ... rde-190516

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Message par energy_isere » 15 juin 2019, 09:59

Suite de ce post du 25 mars 2017 http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 37#p400137

Le premier béton pour la dalle du réacteur Bushehr2 devrait commencer à être coulé en septembre.
Cement Pouring At Iran's Bushehr-2 Nuclear Reactor To Proceed As Planned - Rosatom


June 14 2019

Work continues as planned to pour a concrete slab for a second Bushehr nuclear reactor in southern Iran, a spokesperson for Russia's state atomic energy company Rosatom said Friday

Work continues as planned to pour a concrete slab for a second Bushehr nuclear reactor in southern Iran, a spokesperson for Russia's state atomic energy company Rosatom said Friday.
Russia helped Iran build the first nuclear reactor near the city of Bushehr and is involved in the construction of the second and third units.

"Everything is proceeding according to the agreed schedule. Cement pouring at the site of the second unit will be the key event of this year ... tentatively set for September," the spokesperson told reporters.

The Russian nuclear energy corporation is in talks with regulators to get a construction license for the second unit, which is expected to be completed in 2024. The third unit will be built by 2026.
https://www.urdupoint.com/en/world/ceme ... 45060.html

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Re: Le nucléaire iranien

Message par energy_isere » 17 juin 2019, 23:13

Nucléaire: l'Iran fait monter la pression, enfreindra sous peu une limite

AFP•17/06/2019

L'Iran a annoncé lundi que ses réserves d'uranium enrichi passeraient à partir du 27 juin au-dessus de la limite prévue par l'accord international sur son programme nucléaire conclu en 2015 à Vienne, faisant monter la pression après le retrait des Etats-Unis du pacte.

Fruit d'intenses efforts diplomatiques entre l'Iran et le Groupe des Six (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie), l'accord vise à limiter drastiquement le programme nucléaire de Téhéran en échange d'une levée des sanctions économiques internationales.

Mais Washington s'est retiré unilatéralement du pacte en mai 2018 et a rétabli de lourdes sanctions contre Téhéran, qui presse depuis des mois les autres partenaires de l'aider à en atténuer les effets dévastateurs.

Jusqu'ici, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a certifié que l'Iran agissait en conformité avec les engagements pris à Vienne.

"Le compte à rebours pour passer au-dessus des 300 kilogrammes pour les réserves d'uranium enrichi a commencé et dans dix jours, c'est-à-dire le 27 juin, nous dépasserons cette limite", a déclaré Behrouz Kamalvandi, porte-parole de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique.

Les Etats-Unis ont appelé le monde "à ne pas céder au chantage nucléaire de l'Iran. "Nous opposerons la pression maximale du gouvernement américain à toute action qui leur permettrait d'avoir une arme nucléaire", a prévenu la porte-parole du département d'Etat américain Morgan Ortagus.

Cette annonce survient dans un contexte de très fortes tensions entre l'Iran et les Etats-Unis. Ceux-ci ont renforcé leur présence militaire au Moyen-Orient face à une "menace iranienne" présumée, et accusent Téhéran des récentes attaques contre des pétroliers dans le Golfe. Téhéran dément. L'Union européenne s'est montrée plus prudente dans l'attribution des responsabilités de cette attaque et a refusé de s'aligner sur Washington.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui voit dans l'Iran une menace existentielle pour son pays, a appelé la communauté internationale a imposer "immédiatement" des sanctions contre Téhéran le jour où son stock d'uranium enrichi passerait au-dessus de la limite.

Le Président Français Emmanuel Macron a lui appelé Téhéran à être "patient et responsable", et veut éviter une "escalade", alors que Paris oeuvre laborieusement pour maintenir vivant l'accord de Vienne.

- Tensions irano-américaines -

Un an après le retrait des Etats-Unis, l'Iran a annoncé le 8 mai qu'il ne se sentait plus tenu par les limites imposées par ce texte à ses réserves d'uranium enrichi (UF6) et d'eau lourde (respectivement 300 kg et 130 tonnes).

Le même jour, l'Iran avait adressé un ultimatum de 60 jours aux Etats encore parties à l'accord pour qu'ils l'aident à contourner les sanctions américaines.

Faute d'obtenir satisfaction, l'Iran a menacé de s'affranchir de deux autres de ses engagements.

En l'occurrence, le président Hassan Rohani a indiqué que l'Iran cesserait alors d'observer les restrictions consenties "sur le degré d'enrichissement de l'uranium" et qu'il reprendrait son projet de construction d'un réacteur à eau lourde à Arak (centre).

Le réacteur d'Arak a été mis en sommeil conformément à l'accord de Vienne, qui impose également à Téhéran de ne pas enrichir l'uranium à un taux supérieur à 3,67%, un niveau faible, très en-deçà des quelque 90% nécessaires pour envisager la fabrication d'une arme atomique.

- "Un jour ou deux" -
M. Kamalvandi a indiqué qu'"aucune décision" n'avait encore été prise sur ce que les Iraniens appellent "la deuxième phase" de leur "plan de réduction" des engagements.

En ce qui concerne l'enrichissement d'uranium, a néanmoins déclaré M. Kamalvandi, les "scénarios" envisagés "vont d'un passage à 3,68% jusqu'à n'importe quel autre pourcentage en fonction des besoins du pays". Il a par ailleurs averti qu'il ne faudrait "pas plus d'un jour ou deux" pour mettre en oeuvre cette décision.

Recevant lundi l'ambassadeur de France en Iran Philippe Thiébaud, le président Rohani a déclaré que Paris avait "encore le temps", avec les autres parties, de sauver l'accord, dont l'"effondrement" ne serait "assurément (...) pas dans l'intérêt de l'Iran, de la France, de la région ni du monde", selon le site internet du gouvernement.

Paris, Berlin et Londres ont lancé en début d'année un mécanisme de troc ("INSTEX") censé aider l'Iran à contourner les sanctions américaines, mais celui-ci n'a encore accouché d'aucune transaction.

Semblant impuissantes à agir face aux sanctions américaines, les trois capitales européennes exhortent Téhéran à continuer de respecter l'accord malgré tout. Le chef de l'ONU a lancé un appel similaire.

M. Kamalvandi n'a fourni aucune information sur le niveau du stock d'eau lourde iranien.

Mais les Européens doivent "s'inquiéter davantage du cas où l'Iran dépasserait le degré (maximal) d'enrichissement comme il a menacé de le faire", juge Ellie Geranmayeh, chargée de recherche sur l'Iran au Conseil européen des relations internationales.

"J'imagine que Téhéran fera cela de manière progressive, en testant les Européens à chaque étape", écrit-elle sur Twitter, prévenant que "Téhéran ne bluffe pas" et qu'"il reste moins de deux semaines" avant l'expiration de l'ultimatum.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 22703ad200

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Message par energy_isere » 25 juin 2019, 21:48

Nucléaire: l'Iran veut s'affranchir encore davantage de l'accord, la surenchère se poursuit

AFP•25/06/2019

La tension sur le dossier iranien est encore montée d'un cran mardi, avec l'annonce par Téhéran qu'il comptait s'affranchir davantage de l'accord de 2015 sur le nucléaire, sur fond de surenchères avec les Etats-Unis de Donald Trump.

Dans le cadre du climat ultratendu avec Washington, l'Iran a indiqué en mai qu'il cesserait de se sentir tenu par les limites que cet accord conclu à Vienne impose à ses réserves d'eau lourde et d'uranium enrichi. A ce titre, le seuil limite de réserve d'uranium enrichi doit être symboliquement franchi jeudi.

Dès mardi, la République islamique est toutefois allée plus loin: à partir du 7 juillet, elle réduira "résolument" ses engagements pris dans le cadre de l'accord, a déclaré dans une note, citée par l'agence Fars, l'amiral Ali Shamkhani, secrétaire-général du Conseil suprême de la sécurité nationale.

Le pays cesserait ainsi de respecter les restrictions consenties "sur le degré d'enrichissement de l'uranium" (limité à 3,67% par l'accord de Vienne). Il pourrait en outre reprendre un projet de construction d'un réacteur à eau lourde à Arak (centre), mis en sommeil par l'accord.

Dans sa note, l'amiral Shamkhani évoque la lassitude de Téhéran vis-à-vis des promesses des Européens --qui disent vouloir sauver l'accord depuis le retrait unilatéral des Etats-Unis en mai 2018-- mais peinent à trouver les moyens de cette ambition.

La décision de Téhéran de se délier encore plus de l'accord intervient surtout dans un contexte d'extrême tension avec Washington, que l'Iran a accusé mardi d'avoir "fermé de façon permanente la voie de la diplomatie", au lendemain de l'annonce de nouvelles sanctions américaines.

La réaction de l'Iran est "insultante", a à son tour proclamé le président Trump, en prévenant que toute attaque iranienne ferait l'objet de représailles "écrasantes".

Les sanctions américaines de lundi, d'une portée essentiellement symbolique, visent le numéro un iranien Ali Khamenei tandis que le chef de la diplomatie Mohammad Javad Zarif, visage de la politique iranienne de détente avec l'Occident et abhorré par les ultraconservateurs iraniens, devrait être placé sur la liste des sanctions "cette semaine".

Le décret signé par M. Trump empêche "le guide suprême, son équipe et d'autres qui lui sont étroitement liés d'avoir accès à des ressources financières essentielles". Il gèlera des "milliards de dollars d'actifs", d'après Washington.

Ces sanctions viennent s'ajouter à une spirale d'accusations et d'incidents, dont des attaques d'origine inconnue contre des pétroliers et la destruction le 20 juin d'un drone américain par l'Iran dans la région stratégique du Golfe.

"En même temps que vous appelez à des négociations, vous cherchez à sanctionner le ministre des Affaires étrangères! Il est évident que vous mentez", a déclaré le président iranien Hassan Rohani, répondant aux affirmations des Etats-Unis selon lesquelles un dialogue reste possible.

"Cette Maison Blanche souffre de troubles mentaux. Elle ne sait plus quoi faire!", s'est exclamé M. Rohani.

- Sanctions "imprudentes" -

................
................
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 7374d62185

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Message par energy_isere » 01 juil. 2019, 18:09

Nucléaire: l'Iran franchit un seuil imposé par l'accord de 2015

AFP•01/07/2019

L'Iran a franchi lundi la limite imposée à ses réserves d'uranium faiblement enrichi par l'accord de 2015 sur son programme nucléaire, prenant le risque d'être déclaré pour la première fois en faute sur ses engagements en la matière.

"L'Iran a dépassé la limite des 300 kilogrammes" d'uranium faiblement enrichi, a annoncé le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif à l'agence semi-officielle Isna.
...............
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... ae73160655

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Message par energy_isere » 07 juil. 2019, 10:11

Nucléaire: l'Iran commencera à enrichir l'uranium à plus de 3,67% "dans quelques heures"

AFP parue le 07 juill. 2019

L'Iran a confirmé dimanche qu'il s'affranchissait d'un nouvel engagement pris vis-à-vis de la communauté internationale et qu'il allait commencer dans la journée à enrichir de l'uranium à un niveau prohibé par l'accord sur son programme nucléaire conclu en 2015.

"Sur ordre reçu du président [Hassan Rohani], la deuxième phase [du plan de réduction des engagements de l'Iran] a commencé aujourd'hui", a déclaré à la presse Behrouz Kamalvandi, porte-parole de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA).

"Dans quelques heures", le temps de régler quelques détails techniques, l'Iran reprendra "l'enrichissement [de l'uranium] au-dessus de 3,67%", a ajouté M. Kamalvandi, sans donner de chiffre précis quand au nouveau taux retenu par Téhéran pour ses activités d'enrichissement.

La décision d'enrichir l'uranium 235 à un niveau de pureté supérieur à 3,67%, la limite imposée par l'accord sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en juillet 2015, avait été annoncée mercredi par le président Rohani.

C'est un des éléments de la riposte iranienne à la décision annoncée en mai 2018 par le président américain Donald Trump de sortir unilatéralement les Etats-Unis de ce pacte et de rétablir les sanctions américaines contre l'Iran qui avaient été levées en vertu de l'accord.

L'Iran avait également menacé à partir de dimanche de reprendre son projet initial de construction d'un réacteur nucléaire à Arak (centre) mis en sommeil en vertu de l'accord de Vienne.

Parlant à la même conférence de presse que M. Kamalvandi, le vice-ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi a néanmoins indiqué qu'aucune décision n'avait encore été prise à ce sujet.
https://www.connaissancedesenergies.org ... res-190707

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Re: Le nucléaire iranien

Message par energy_isere » 05 sept. 2019, 08:09

Nucléaire: l'Iran abandonne toute limite en recherche et développement

AFP parue le 04 sept. 2019

Le président iranien Hassan Rohani a annoncé mercredi soir avoir ordonné l'abandon de toute limite à la recherche et au développement en matière nucléaire de façon à doter le pays de tout ce dont il a "besoin pour l'enrichissement" de l'uranium.

"L'organisation de l'énergie atomique [iranienne] reçoit l'ordre de prendre toute mesure nécessaire en matière de recherche et de développement et d'abandonner tous les engagements en place dans ce domaine", a déclaré M. Rohani sur la télévision d'Etat, présentant la "troisième phase" du plan de réduction des engagements iraniens en matière nucléaire.

Cette mesure est prise car "nous ne sommes pas parvenus au résultat que nous désirions" dans le cadre de la récente tentative diplomatique emmenée par la France pour tenter d'éviter que l'accord sur le nucléaire conclu en juillet 2015 à Vienne ne vole en éclats, a dit M. Rohani.

Le président iranien a tenu ces propos peu après que l'émissaire américain pour l'Iran Brian Hook, a exclu toute "dérogation" aux sanctions des Etats-Unis contre l'Iran pour faciliter l'octroi d'une ligne de crédit à Téhéran dans le cadre de cette médiation française.

L'accord de Vienne est menacé depuis que les Etats-Unis en sont sortis unilatéralement en mai 2018, avant de rétablir des sanctions économiques contre l'Iran, dont l'économie, entrée au deuxième semestre 2018 dans une violente récession, est asphyxiée par la politique américaine de "pression maximale".

Les nouvelles mesures sont prises "afin que nous puissions assister à une expansion dans [le domaine] des centrifugeuses" et "nous savons que c'est un grand pas que fait la République islamique d'Iran".

En représailles au retrait américain de l'accord, les autorités iraniennes ont commencé depuis mai à revenir sur certaines restrictions imposées à leur programme nucléaire (augmentation des stocks d'uranium enrichi au-delà de la limite fixée par l'accord de Vienne, enrichissement de ce minerai à un niveau prohibé par ce texte, soit plus de 3,67%).

Le 7 juillet, elles ont donné 60 jours, jusqu'à ce jeudi, aux parties restant à l'accord (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne et Russie) pour les aider à contourner les sanctions américaines, sous peine de les voir s'affranchir d'autres obligations.

M. Rohani a donné mercredi "à l'Europe" un "nouveau délai de 60 jours" pour répondre aux exigences de Téhéran faute de quoi l'Iran se déliera encore un peu plus de ses engagements pris à Vienne.

"A tout moment, si les Européens reviennent à leurs engagements, nous aussi, reviendrons aux nôtres", a dit M. Rohani.

L'accord de Vienne a offert à l'Iran la levée d'une partie des sanctions internationales qui l'isolaient depuis des années en échange d'une limitation drastique de son programme nucléaire destinée à rendre impossible l'acquisition de l'arme atomique par Téhéran.

Jugeant ces garanties insuffisantes, le gouvernement de Donald Trump veut forcer l'Iran à négocier un accord plus contraignant.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ent-190904

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Re: Le nucléaire iranien

Message par energy_isere » 07 sept. 2019, 10:35

Nucléaire : Téhéran a mis en route des centrifugeuses avancées

AFP parue le 07 sept. 2019

L'Iran a mis en route des centrifugeuses avancées dont la production augmentera le stock d'uranium enrichi produit par le pays, a déclaré samedi le porte-parole de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Behrouz Kamalvandi.

M. Kamalvandi a détaillé devant la presse les mesures de la nouvelles phase du plan de réduction des engagements pris par l'Iran devant la communauté internationale à propos de ses activités nucléaires.

Il a insisté sur le fait que les engagements pris par l'Iran sur la "transparence" de ses activités nucléaires seraient "honorés comme avant".

Ceci concerne en particulier "la surveillance et l'accès" des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a déclaré M. Kamlavandi lors d'une conférence de presse retransmise en direct sur la télévision d'Etat.

Parmi les mesures constituant une réduction des engagements de l'Iran, M. Kamalvandi a indiqué que l'OIEA avait mis en route 20 centrifugeuses de type IR-4 et 20 autres de type IR-6, alors que l'accord sur le nucléaire iranien de 2015 ne l'autorise à ce stade à produire de l'uranium enrichi qu'avec des centrifugeuses de première génération (IR-1).

La mise en route de ces centrifugeuses devrait accélérer la production d'uranium enrichi par l'Iran et augmenter les stocks du pays, qui depuis juillet dépassent la limite fixée par cet accord (300 kg) conclu entre la République islamique et le groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne).

L'Iran a commencé en mai à réduire les engagements qu'il a consentis au titre de cet accord en représailles à la décision pris un an plus tôt par les Etats-Unis de dénoncer ce texte et de réimposer des sanctions économiques contre Téhéran.

Le président iranien avait lancé mercredi soir la troisième phase du plan de réduction des engagements de l'Iran en ordonnant à l'OIEA de faire sauter toute limite à la recherche et au développement dans le domaine nucléaire.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ees-190907

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Re: Le nucléaire iranien

Message par energy_isere » 04 nov. 2019, 17:31

Nucléaire iranien : Téhéran assure produire 5 kg d'uranium enrichi par jour

BOURSORAMA AVEC AFP SERVICES 04/11/2019

L'Iran ne se sent plus tenu par ses engagements en matière de nucléaire depuis le retrait unilatéral des États-Unis.

Le chiffre a été multiplié par plus de 10 en deux mois : l'Iran a indiqué lundi 4 novembre produire désormais 5 kg d'uranium enrichi par jour. Téhéran s'est récemment affranchi d'un certain nombre de restrictions sur son programme nucléaire auxquelles il avait consenti en 2015.

L'annonce a été faite devant la télévision d'État par Ali Akbar Saléhi, vice-président de la République islamique et chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA). M. Saléhi a également indiqué que son pays avait mis au point en deux mois deux nouveaux modèles de centrifugeuses avancées , dont l'un commence à être testé.

RIPOSTE AU RETRAIT AMÉRICAIN

Par un accord conclu à Vienne en juillet 2015 avec le Groupe 5+1 (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne), Téhéran a accepté de réduire drastiquement ses activités nucléaires -afin de garantir leur caractère exclusivement civil- en échange de la levée d'une partie des sanctions internationales qui asphyxiaient son économie. En riposte au retrait unilatéral des États-Unis de ce pacte en mai 2018 et au rétablissement de lourdes sanctions américaines la privant des bénéfices économiques qu'elle en attendait, la République islamique a commencé en mai à revenir sur certains de ses engagements.

Elle produit ainsi de l'uranium enrichi à un taux supérieur à la limite de 3,67% prévue par l'accord de 2015 et ne respecte plus la limite de 300 kg imposée à ses stocks d'uranium (faiblement) enrichi.

PLUS AUCUNE LIMITE

Début septembre, Téhéran a annoncé la troisième phase de son plan de réduction de ses engagements, indiquant ne plus se sentir tenu par aucune des limites imposées par l'accord à ses activités de recherche-développement en matière nucléaire.

Avant la troisième phase, "notre production (...) était de 450 grammes d'uranium enrichi par jour, mais celle-ci s'élève désormais à 5.000 grammes par jour", a déclaré M. Saléhi lors d'une visite avec des médias iraniens au centre de recherche nucléaire de Natanz, dans le centre de l'Iran. Selon les images de la télévision d'État, M. Saléhi a mis en route sur place une nouvelle cascade de 30 centrifugeuses de type IR-6, dont la production d'uranium faiblement enrichi contribue à l'accélération de la hausse des stocks du pays.

Les ingénieurs iraniens "sont parvenus à construire un prototype d'IR-9, notre machine la plus récente, ainsi qu'un nouveau prototype de machine appelé IR-s [...] tout cela en deux mois", a-t-il dit sans spécifier les caractéristiques techniques des modèles. Un de ces nouveaux prototypes est désormais testé avec de l'uranium a l'état gazeux, a ajouté M. Saléhi, précisant que l'Iran ne faisait plus tourner aucune centrifugeuse de 1e génération (IR-1), seul modèle autorisé par l'accord de Vienne.

"Tout cela alors que certains disent que l'industrie nucléaire (iranienne) a été détruite", a-t-il renchéri.

"Nous devons remercier aussi l'ennemi, qui nous a donné cette occasion de montrer la puissance de la République islamique, en particulier dans le domaine de l'industrie nucléaire", a-t-il ajouté.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 3bffb1147c

la carte dans le lien mentionne les mines d' Uranium de Saghand et Gachin
Saghand Uranium Mine
An underground uranium mine; overseen by the Nuclear Fuel Production division of the Atomic Energy Organization of Iran (AEOI); construction activities continue as of 2011 according to the International Atomic Energy Agency; located in Yazd province, 185 km northeast of Yazd city; has ore reserves of 1.5 million tons with an average grade of 553 ppm; ore to be processed into uranium ore concentrate at the Yellowcake Production Plant at Ardakan; Chinese experts participated in exploration work; Ghasem Soleymani is director of uranium mining operations; according to the National Council of Resistance of Iran (NCRI), Mehdi Kabirzadeh is executive director.
https://www.iranwatch.org/iranian-entit ... anium-mine
Gchine Uranium Mine

Open pit uranium mine; overseen by the Atomic Energy Organization of Iran (AEOI); mining operations started in July 2004, according to Iran; previously the site of facilities for the production of yellowcake uranium through percolation leaching; uranium reserves estimated to be 40 tons; uranium ore processed at the Bandar Abbas mill.
https://www.iranwatch.org/iranian-entit ... anium-mine

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Re: Le nucléaire iranien

Message par energy_isere » 05 nov. 2019, 20:54

L'Iran va reprendre ses activités d'enrichissement d'uranium dans son usine de Fordo (à quelque 180 km au sud Téhéran) gelées depuis l'entrée en vigueur de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015, a déclaré M. Rohani.

AFP•05/11/2019

Aux termes de cet accord, a rappelé M. Rohani dans un discours retransmis par la télévision d'Etat, l'Iran stocke à Fordo 1.044 centrifugeuses de première génération IR-1 qui tournent à vide.

"A partir de demain, nous commencerons à injecter du gaz [de l'uranium à l'état gazeux, NDLR] à Fordo", a-t-il ajouté, en faisant référence au procédé utilisé pour produire de l'uranium enrichi en isotope 235 à partir de ces machines.

Il s'agit de la "quatrième étape" du plan de réduction des engagements iraniens en matière nucléaire lancé en mai en riposte au retrait des Etats-Unis, un an plus tôt de l'accord de Vienne, a indiqué M. Rohani.

L'annonce d'un nouveau recul iranien était attendue, lundi ayant marqué l'expiration d'un nouveau délai de 60 jours donné par la République islamique à ses partenaires de l'accord de Vienne pour l'aider à contourner les sanctions américaines rétablies depuis le départ des Etats-Unis.

M. Rohani a précisé que les activités nucléaires à Fordo resteraient sous le contrôle de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), comme le reste des activités nucléaires iraniennes, soumis au régime d'inspection le plus strict jamais mis au point par cet organe de l'ONU.

Le président iranien a par ailleurs donné une nouvelle période de deux mois aux Etats encore partie à l'accord de Vienne (Chine, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne) pour répondre aux demandes de l'Iran, faute de quoi son pays réduira encore davantage ses engagements.

Aux termes de ce pacte, Téhéran a accepté de réduire drastiquement ses activités nucléaires --afin de garantir leur caractère exclusivement civil-- en échange de la levée d'une partie des sanctions internationales asphyxiant son économie.

Le retrait des Etats-Unis de l'accord et la politique de "pression maximale" du gouvernement du président américain Donald Trump contre Téhéran prive l'Iran des bénéfices économiques qu'il escomptait de l'accord de Vienne.

La République islamique assure rester attachée à la survie de l'accord et être prêt à revenir à l'application complète de ses engagements dès lors que les autres parties respecteront les leurs en prenant des mesures concrètes pour satisfaire ses demandes, et en particulier en lui permettant d'exporter son pétrole.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... fcf7bff634

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Re: Le nucléaire iranien

Message par energy_isere » 07 nov. 2019, 08:37

L'Iran a repris jeudi 7 nov ses activités d'enrichissement d'uranium à l'usine souterraine de Fordo, conformément à sa décision annoncée mardi de réduire encore un peu plus ses engagements pris devant la communauté internationale en 2015 sur son programme nucléaire.
https://www.connaissancedesenergies.org ... rdo-191107


Sur l'agence de presse Iranienne :
L'Iran commence la reproduction de l’uranium enrichi à Fordo

Selon une déclaration d'AEOI, l'opération a débuté le jeudi 7 novembre à 00h00 (heure locale), à ​​la suite du transfert d'un cylindre de 2 800 kilogrammes contenant 2 000 kilogrammes d'UF6 (hexafluorure d'uranium) de la centrale nucléaire de Natanz vers le site de Fordo- près de la ville de Qom, où 1 044 centrifugeuses sont installées

Image
https://fr.irna.ir/news/83544914/L-Iran ... 3%A0-Fordo

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Re: Le nucléaire iranien

Message par energy_isere » 10 nov. 2019, 19:11

Nucléaire: Iran et Russie inaugurent une nouvelle phase de leur coopération (Bouchehr)

AFP parue le 10 nov. 2019

Téhéran et Moscou ont inauguré dimanche une nouvelle phase des travaux de construction d'un deuxième réacteur à Bouchehr, seule centrale électrique nucléaire d'Iran, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Ali Akbar Saléhi, vice-président de la République islamique et chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), et Alexandre Lokchine, directeur adjoint de Rosatom, l'agence nucléaire russe, ont lancé officiellement la pose de la dalle de béton de ce réacteur à Bouchehr, dans le Sud-Ouest de l'Iran.

A long terme, l'OIEA prévoit d'avoir trois réacteurs nucléaires en activité à Bouchehr.

"D'ici à 2027-2028, lorsque ces projets seront achevés, nous aurons 3.000 MW d'électricité produite par le nucléaire", a déclaré M. Saléhi lors de la cérémonie.

Alors que l'Iran était au ban des nations, la Russie a accepté au milieu des années 1990 de reprendre le contrat de construction de la centrale nucléaire de Bouchehr abandonné par l'Allemagne.

Le premier réacteur de la centrale, d'une puissance de 1.000 MW, est entré en service en 2011.

L'Iran et la Russie avaient lancé officiellement la construction des réacteurs 2 et 3 en novembre 2017, en marge d'une visite du président russe Vladimir Poutine à Téhéran.

Conformément à l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015 à Vienne, la Russie doit fournir à l'Iran le combustible dont la République islamique à besoin pour le fonctionnement de ses centrales électriques nucléaires.

Destiné à garantir que le programme nucléaire iranien n'a aucune visée militaire, cet accord apparaît menacé depuis que les Etats-Unis s'en sont retirés unilatéralement en mai 2018 avant de rétablir des sanctions économiques contre Téhéran.

En riposte à ces sanctions qui la privent des bénéfices qu'elle escomptait de l'accord, la République islamique a commencé en mai à s'affranchir progressivement des engagements qu'elle avait pris à Vienne.

Jeudi, l'Iran a mis en oeuvre la quatrième phase de ce plan de réduction de ses engagements en relançant les activités d'enrichissement d'uranium qu'il avait accepté de geler dans son usine souterraine de Fordo (environ 180 kilomètres au sud de Téhéran).
https://www.connaissancedesenergies.org ... -en-direct

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Re: Le nucléaire iranien

Message par energy_isere » 14 nov. 2019, 00:52

Suite du post au dessus.

Coulage du premier béton de l'unité 2 de Bushehr.
Concrete poured for Bushehr unit 2

11 November 2019

Iran has started construction of unit 2 of its nuclear power plant at Bushehr. A ceremony to mark the pouring of first concrete was held yesterday and was attended by the president of the Atomic Energy Organisation of Iran, Ali Akbar Salehi, government officials and executives from Russian state nuclear corporation Rosatom.

Image

Russian-built Bushehr 1 - the first nuclear power unit in the Middle East - was connected to the national grid on 3 September 2011. Bushehr units 2 and 3 are to be completed in 2024 and 2026, respectively. Rosatom subsidiary ASE, which is the general contractor for the Bushehr project, and Nuclear Power Production and Development Company of Iran signed an EPC turnkey contract for construction of the units at Bushehr in November 2014. The two VVER-1000 units will be built with Generation III+ technology, including the latest safety features, and have a combined capacity of 2100 MWe, ASE has said.

"Nuclear power provides reliable electricity ... and each power plant saves us 11 million barrels of oil or USD660 million per year," Salehi said in a broadcast from the ceremony yesterday.

Iranian and Russian companies signed the contract for the construction of Bushehr units 2 and 3, each 1057-megawatt reactors, and work started in December 2016 and AEOI said yesterday that pouring first concrete marks more than 30% of the project's schedule.

Since the beginning of the project, more than three million cubic meters of earth has been excavated, and 3000 tonnes of reinforced concrete and about 350,000 tonne of cement have been used, it said
http://www.world-nuclear-news.org/Artic ... ehr-unit-2

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