Nigéria

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Message par energy_isere » 29 nov. 2025, 11:43

suite du post au dessus.
Dangote choisit l'américain Honeywell pour doubler sa capacité de raffinage de brut

Agence Ecofin 25 nov 2025

Aliko Dangote qualifie « d’étape importante » pour le secteur énergétique nigérian la collaboration avec Honeywell, qui doit permettre à la raffinerie de traiter une gamme plus large de bruts et d’atteindre l’objectif de 1,4 million de barils par jour.

Lundi 24 novembre, Dangote Refinery a sélectionné la société américaine Honeywell pour fournir un ensemble de technologies, services et équipements destinés à permettre à la raffinerie de traiter une gamme plus large de bruts et d’atteindre la capacité de 1,4 million de barils par jour.

L’accord couvre notamment les solutions de traitement développées par Honeywell UOP (sa filiale orientée vers les solutions pétrolières) qui doivent améliorer l’efficacité et le débit, tout en maximisant l’usage des infrastructures existantes afin d’accélérer le calendrier d’atteinte de la nouvelle capacité visée. Il faut savoir que Honeywell accompagne déjà la raffinerie depuis près d’une décennie.

« Notre collaboration continue avec Honeywell marque une étape importante non seulement pour la raffinerie de Dangote, mais pour l’ensemble du secteur énergétique nigérian », a commenté Aliko Dangote (photo).

L’expansion inclut aussi le volet pétrochimique où Dangote prévoit de produire 750 000 tonnes de propylène supplémentaires par an, grâce à la technologie sous licence Oleflex de Honeywell. Cela devrait porter à 2,4 millions de tonnes par an la capacité totale de production de polypropylène, un matériau utilisé dans les emballages et les composants automobiles.

Les conditions financières précises de l’accord n’ont pas été dévoilées, mais une source citée dans la presse estime qu’un contrat de cette nature pourrait dépasser 250 millions de dollars.

Le choix de Honeywell s’inscrit dans la stratégie de Dangote Refinery d’assurer une montée en puissance rapide et standardisée, en misant sur des procédés déjà utilisés sur le site. Ce partenariat soutient le plan présenté le mois dernier pour ajouter une nouvelle unité à train unique. L’objectif affiché est de couvrir les besoins intérieurs du Nigeria tout en générant des volumes exportables, afin de générer davantage de profits.

Pour y parvenir, Dangote Refinery mise sur un mix de financements internes, une introduction en Bourse portant sur 5 à 10 % du capital et d’éventuels partenariats, en particulier avec des investisseurs du Moyen-Orient.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... ge-de-brut

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Message par energy_isere » 06 déc. 2025, 21:24

Le Nigeria lance le cycle d’appel d’offres 2025 avec 50 blocs pétroliers aux enchères

Agence Ecofin) - Mi-novembre 2025, le régulateur de l’amont pétrolier nigérian NUPRC avait annoncé que le cycle d’appel d’offres pétroliers 2025 sera lancé à partir du 1ᵉʳ décembre 2025, sans détails précis concernant la liste des blocs, les critères de sélection et le calendrier détaillé.

Le Nigeria a officiellement ouvert son appel d’offres pétrolier 2025 en proposant un total de 50 blocs à explorer et à développer. L’annonce a été faite lundi 1ᵉʳ décembre 2025 par la Nigerian Upstream Petroleum Regulatory Commission (NUPRC), l’institution chargée de la régulation du secteur pétrolier en amont.

Selon les informations communiquées par la commission, les blocs proposés couvrent des zones situées à terre, en eaux peu profondes, en eaux profondes et des bassins dits « frontiers », c’est-à-dire peu ou pas explorés du tout.

Dans le détail, la NUPRC explique que l’appel d’offres concerne 15 blocs à terre, 19 en eaux peu profondes, 15 blocs dans des zones peu explorées ainsi qu’un bloc en eaux profondes. Elle précise que cette répartition vise à attirer autant des opérateurs nationaux qu’internationaux disposant de capacités techniques et financières pour développer ces actifs.

Le processus s’inscrit dans le cadre du Petroleum Industry Act (PIA), la loi entrée en vigueur en 2021 pour réorganiser la gouvernance du secteur pétrolier. D’après le National Bureau of Statistics (NBS), l’industrie a concentré près de 88 % de la valeur totale des exportations en 2024, ce qui en fait la principale source de devises du pays.

Le régulateur indique que les réserves potentielles associées aux blocs mis aux enchères pourraient soutenir l’activité pétrolière du pays sur la prochaine décennie. Les chiffres les plus récents de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) montrent que le Nigeria a produit en moyenne 1,4 million de barils par jour en 2024.

Le lancement de ce cycle d’appel d’offres intervient alors que des groupes comme TotalEnergies ont indiqué leur intérêt pour participer au round 2025, selon des déclarations de la NUPRC relayées par la presse locale.

D’après la NUPRC, les entreprises intéressées pourront déposer leurs offres une fois les délais annoncés lors des prochaines étapes du processus. Abuja prévoit une phase de consultations, suivie de l’examen des candidatures et de l’attribution des blocs. Aucun calendrier n’a encore été communiqué pour le moment.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... x-encheres

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Message par energy_isere » 20 déc. 2025, 22:19

Électricité : le Nigeria vise jusqu’à 3 GW grâce à 28 projets de valorisation du gaz

Agence Ecofin 15 dec 2025

Le déficit en électricité constitue un défi majeur de l’économie que les autorités fédérales nigérianes cherchent à réduire en misant notamment sur l’exploitation des ressources en gaz naturel associé à la production pétrolière.

Le Nigeria a sélectionné 28 entreprises pour développer des projets de capture et de valorisation du gaz naturel associé, actuellement brûlé en torchère sur les sites pétroliers. Les permis ont été délivrés par la Nigerian Upstream Petroleum Regulatory Commission (NUPRC), organisme public chargé de réguler les activités pétrogazières en amont.

Selon les informations rapportées par la presse internationale, vendredi 12 décembre 2025, les projets concernent 49 sites de torchage répartis dans les principales zones de production pétrolière du pays. Les entreprises sélectionnées ont pour cahier des charges de capter le gaz associé, de le traiter et de le valoriser sous forme d’électricité, de gaz de pétrole liquéfié (GPL) ou d’autres usages industriels.

Ces projets retenus dans le cadre de l’initiative Nigerian Gas Flare Commercialisation Programme correspondent à un potentiel de capacité énergétique pouvant atteindre 3 gigawatts. À travers ceux-ci, le Nigeria espère mobiliser environ 2 milliards de dollars d’investissements. Fin octobre, Agence Ecofin rapportait que le Nigeria a besoin de 34 milliards de dollars pour atteindre l’accès universel à l’électricité d’ici 2030.

La mise en œuvre de chaque projet repose sur la conclusion d’accords techniques et commerciaux avec les opérateurs pétroliers, notamment pour la connexion aux installations existantes, le développement des infrastructures nécessaires et la commercialisation du gaz capté.

L’initiative s’inscrit dans un contexte de déficit structurel d’approvisionnement en électricité. En 2023, la capacité électrique installée du Nigeria atteignait environ 14 gigawatts, selon l’U.S. Energy Information Administration, l’agence statistique du gouvernement américain spécialisée dans l’énergie.

Dans les faits, la production effectivement disponible reste nettement inférieure. En mars 2025, la production injectée sur le réseau oscillait autour de 5 500 à 5 800 MW, malgré une hausse récente liée à des travaux sur le réseau, selon des informations rapportées par Reuters.

Ces écarts sont notamment attribués à des contraintes d’approvisionnement en gaz, aux limites du réseau de transport électrique et à des indisponibilités d’unités de production. Dans ce contexte, la valorisation du gaz associé vise à convertir 250 à 300 millions de pieds cubes standards de gaz par jour, actuellement torchés, en une source énergétique supplémentaire, d’après la NUPRC.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... ion-du-gaz

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Message par energy_isere » 04 janv. 2026, 20:24

suite de ce post du 29 juin 2024 : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 4#p2393874
Le Nigeria mise sur l’entrée en service prochaine du gazoduc AKK pour soutenir l’industrialisation du Nord

Agence Ecofin 29 dec 2025

En annonçant l’achèvement du soudage du gazoduc AKK, la compagnie publique nigériane NNPC a franchi une étape clé d’un projet longtemps retardé. Cette infrastructure est présentée comme un levier pour renforcer le marché intérieur du gaz et soutenir le développement industriel du nord du pays.

Dimanche 28 décembre, le directeur général de la Nigerian National Petroleum Company Limited (NNPC), Bashir Ojulari (photo), a annoncé la finalisation du soudage de la conduite principale du gazoduc Ajaokuta-Kaduna-Kano. La traversée du fleuve Niger, considérée comme l’un des principaux points de blocage techniques du projet, est désormais achevée. Cette avancée doit permettre le raccordement de l’infrastructure au réseau gazier au début de l’année 2026 et l’acheminement du gaz vers Kaduna, Kano, Abuja et Ajaokuta.

À l’issue d’une rencontre avec le président Bola Tinubu, le dirigeant de la NNPC a souligné que le projet dépassait le seul enjeu énergétique. Selon lui, le gazoduc est appelé à soutenir le développement d’industries consommatrices de gaz, notamment dans la production d’électricité, les engrais et les activités industrielles implantées le long du tracé.

Conçu dès 2008, le gazoduc AKK, dont le coût est estimé à environ 2,8 milliards de dollars, occupe une place centrale dans la stratégie nigériane de valorisation du gaz naturel. Le nord du pays, confronté à des déficits chroniques d’infrastructures énergétiques, est présenté par les autorités comme l’un des principaux bénéficiaires du projet.

Faisant partie des principaux producteurs de gaz en Afrique avec l’Algérie et l’Égypte, le Nigeria cherche à mieux exploiter ses 209 trillions de pieds cubes de réserves prouvées. Toutefois, la dynamique du secteur reste contrastée. Malgré plusieurs projets annoncés, la production nationale de gaz a reculé de 1,2 % entre 2022 et 2023, selon l’Initiative nigériane pour la transparence dans les industries extractives. Une part significative du gaz extrait continue par ailleurs d’être torchée, en raison de capacités de transport et de traitement encore insuffisantes.

Le projet AKK s’inscrit dans un ensemble plus large de réformes, incluant l’application du Petroleum Industry Act de 2021, le programme de commercialisation du gaz torché et la promotion du gaz naturel comprimé pour les usages domestiques. Sans avancées tangibles sur l’ensemble de ces chantiers, la contribution du gazoduc à la transformation industrielle du nord du Nigeria pourrait rester en deçà des ambitions affichées.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... on-du-nord

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Message par energy_isere » 17 janv. 2026, 13:31

Production pétrolière : le Nigeria n’a pas atteint ses objectifs en 2025

Agence Ecofin 13 janvier 2026

Avec une économie structurellement dépendante du pétrole, qui fournit entre 65 et 80 % des recettes publiques et près de 80 à 90 % des exportations, selon les données de la Banque mondiale et de l’OPEP, le Nigeria cherche chaque année à renforcer ses revenus issus de la production de brut.

Malgré une relative stabilisation des volumes sur l’année 2025, la production pétrolière du Nigeria n’a pas réussi à atteindre l’objectif des autorités. Selon les données du régulateur des activités pétrolières amont (NUPRC), relayées lundi 12 janvier 2026, la production moyenne de pétrole brut et de condensats s’est établie à 1,64 million de barils par jour sur les onze premiers mois de l’année dernière.

Dans le détail, les chiffres montrent une production de brut hors condensats comprise entre 1,38 et 1,53 million de barils par jour, selon les mois, loin des 2 millions de barils par jour, ciblés à court terme par le gouvernement nigérian.

Cette performance positionne le pays autour du quota de production fixé par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), établi à environ 1,5 million de barils par jour. Un plateau dont les autorités nigérianes souhaitent la révision à la hausse.

Les données de la NUPRC signalent une réduction des pertes liées au vol, mais des contraintes sur les infrastructures et la sécurité continuent d’être citées par le régulateur comme des facteurs limitant la capacité du pays à augmenter durablement son niveau de production.

En 2025, le régulateur a accéléré l’approbation de projets pétroliers et gaziers, afin de débloquer des investissements en attente, selon Agence Ecofin. Ainsi dans le delta du Niger, un nouveau terminal pétrolier dédié à la production marginale est entré en service pour faciliter l’évacuation des volumes des petits producteurs. Le lancement du cycle d’appel d’offres pétrolier 2025 au 1ᵉʳ décembre s’est également inscrit dans la même logique.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... fs-en-2025

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Message par energy_isere » 31 janv. 2026, 15:29

Le Nigeria mise sur le bioéthanol pour stimuler l’industrialisation de la filière manioc

Agence Ecofin 27 janvier 2026

Premier producteur mondial de manioc, le Nigeria dispose d’une industrie agro-alimentaire parmi les plus développées d’Afrique. Les autorités entendent bien renforcer la filière en développant la production de bioéthanol, afin d’accroître la valeur ajoutée et de diversifier les débouchés du tubercule.

Le gouvernement nigérian a annoncé la semaine dernière avoir commencé à mener des actions visant à intégrer 14 millions de petits exploitants agricoles dans la chaîne de valeur du bioéthanol à base de manioc. Portée par le ministère du Budget et de la Planification économique, l’initiative entre dans le cadre de la phase opérationnelle du Projet de développement de la chaîne de valeur du bioéthanol de manioc.
......................
Selon le gouvernement, le bioéthanol issu du manioc est destiné en priorité au marché domestique, comme carburant. Dans le cadre de la Politique nationale des biocarburants adoptée en 2007, Abuja prévoit à terme l’incorporation de 10 % d’éthanol à l’essence (carburant PMS) dans les stocks nationaux. Cette orientation vise à créer un débouché industriel domestique structuré, tout en contribuant à la réduction des importations de carburants.

D’après l’Autorité nigériane de régulation du secteur pétrolier intermédiaire et aval (NMDPRA), la consommation domestique d’essence a atteint en moyenne 56,74 millions de litres par jour en octobre 2025, dont près de 49 % provenaient des importations. Dans ce contexte, le ministère du Budget et de la Planification économique estime que la mise en œuvre du Projet de développement de la chaîne de valeur du bioéthanol de manioc pourrait permettre au Nigeria de réaliser plus de 3000 milliards de nairas (environ 2,1 milliards USD) d’économies annuelles en devises, grâce à l’incorporation du bioéthanol au carburant (PMS). De quoi réduire la dépendance du pays aux importations de produits pétroliers.
..........................
https://www.agenceecofin.com/actualites ... ere-manioc

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Message par energy_isere » 31 janv. 2026, 16:16

Le Nigeria assouplit les conditions financières de son appel d’offres pétrolier

Agence Ecofin 30 janvier 2026

Alors qu’il cherche à encourager les investissements et rebâtir la confiance des acteurs du secteur pétrolier, le Nigeria a lancé début décembre 2025, un cycle d’appel d’offres pétrolier. Le processus est toujours en cours.

Au Nigeria, le gouvernement fédéral a annoncé un assouplissement des conditions financières d’accès à son appel d’offres pétrolier. L’information a été rapportée le mercredi 28 janvier par plusieurs médias locaux et internationaux, à l’issue d’un webinaire impliquant la Nigerian Upstream Petroleum Regulatory Commission (NUPRC), le régulateur de l’amont pétrolier.

La mesure concerne la prime à la signature, un paiement initial exigé des entreprises au moment de la signature d’un contrat d’exploration ou de production de pétrole et de gaz. Celle-ci qui atteignait près de 200 millions de dollars il y a quelques années, a été ramenée à une fourchette comprise entre 3 millions et 7 millions de dollars. En 2024, elle s’élevait à environ 10 millions de dollars. Toute offre doit respecter cette fourchette pour être recevable, selon le régulateur.

La NUPRC a indiqué que cette décision avait été validée par le ministre du Pétrole et qu’elle s’appliquait aux paiements versés par les entreprises retenues avant l’attribution officielle des licences.

Cependant, le régulateur a précisé que l’évaluation des offres ne repose pas uniquement sur le montant de la prime à la signature. D’autres critères, notamment le programme de travail proposé, la capacité technique et la structure de gouvernance du soumissionnaire, sont également pris en compte dans le processus d’octroi des licences.

La réduction de la prime à la signature avait déjà été évoquée en décembre 2025, dans une déclaration du régulateur, précisant que cette mesure faisait partie des dispositions visant à faciliter la participation des investisseurs au cycle d’octroi de licence.

Un processus organisé dans un contexte de baisse des investissements

Le processus d’appel d’offres pétrolier porte sur 50 blocs pétroliers et gaziers proposés à l’attribution. Ces blocs sont répartis entre des zones onshores, en eaux peu profondes, des bassins dits « frontier » et des zones en eaux profondes, selon les informations présentées par la NUPRC lors de réunions avec des investisseurs.

Les entreprises intéressées doivent s’inscrire sur la plateforme officielle du régulateur, consulter les données mises à disposition pour chaque bloc et soumettre leurs offres dans les délais fixés. L’ensemble de la procédure est conduit sous format numérique.

Le régulateur a indiqué que le processus d’attribution repose sur un système de notation, combinant des critères financiers et techniques. Les offres sont examinées par des comités internes, avant validation par les autorités compétentes, conformément au cadre réglementaire en vigueur.

La NUPRC a également signalé que le cycle d’appel d’offres fait l’objet d’une supervision indépendante, notamment par la Nigeria Extractive Industries Transparency Initiative (NEITI), afin d’assurer la transparence du processus.

Ce cycle s’inscrit dans un contexte marqué par une baisse des investissements dans le secteur pétrolier nigérian ces dernières années, selon les données communiquées par les autorités du secteur. Plusieurs compagnies internationales ont en effet cédé des actifs surtout onshores.

Tout au long de l’année 2025, le Nigeria n’a pas réussi à atteindre ses objectifs de production. Le pays a produit en moyenne 1,64 million de barils par jour de pétrole brut et de condensats sur les onze premiers mois de l’année. L’État cherche à porter la production à 2 millions de barils par jour d’ici 2027.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... -petrolier

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Message par energy_isere » 14 févr. 2026, 16:35

Nigeria : la raffinerie pétrolière Dangote atteint sa capacité nominale de 650 000 b/j

Agence Ecofin 13 fev 2026

Lancée il y a un an et demi, la raffinerie était censée atteindre sa pleine capacité début 2025. Mais les contraintes liées à l’approvisionnement en brut ont principalement pesé dans la réalisation de cette étape.

Dans un communiqué daté du mercredi 11 février, la raffinerie Dangote a signalé avoir franchi un cap historique en atteignant sa pleine capacité nominale de 650 000 barils par jour, devenant la première raffinerie au monde à réaliser un tel niveau de production sur une seule unité. Cette performance résulte de l’optimisation de l’unité de distillation de pétrole brut et du bloc de production d’essence, consolidant la stabilité opérationnelle de la plus grande installation de raffinage d’Afrique.

Le groupe a, en effet, lancé une série intensive de tests de performance sur 72 heures avec son partenaire technologique UOP afin de vérifier l’efficacité opérationnelle et la conformité de tous les paramètres aux standards mondiaux. Selon David Bird, directeur général de la raffinerie, l’intégration fluide et la performance des unités de production démontrent la résilience et l’ingénierie avancée de l’installation.

« Nos équipes ont fait preuve d’une précision exceptionnelle pour stabiliser l’unité de distillation du brut et celle de production d’essence. Cette phase de tests permet de valider l’ensemble de l’usine en conditions réelles […] Cette réussite souligne la qualité technique et la fiabilité de l’opération, tout en confirmant l’engagement de la raffinerie à fournir des produits raffinés de haute qualité pour transformer le secteur énergétique nigérian et réduire la dépendance aux importations », a déclaré le responsable.

Les unités de distillation et de production d’essence, ainsi que celle de traitement du naphta, l’unité d’isomérisation et le reformeur, fonctionnent désormais à 100 % de leur capacité nominale. Les autres unités de traitement de la raffinerie entameront leurs tests de performance dans le cadre de la Phase 2 la semaine prochaine.

Une production optimisée qui transformera le marché et l’économie

La raffinerie a fourni entre 45 et 50 millions de litres d’essence par jour durant la période festive récente. On estime qu’avec les activités de distillation et de production d’essence pleinement opérationnelles, elle peut désormais livrer jusqu’à 75 millions de litres par jour sur le marché domestique.

Les analystes considèrent le projet de 650 000 barils par jour comme transformateur pour le Nigeria, capable de générer jusqu’à 10 milliards de dollars d’économies annuelles en devises, de créer des milliers d’emplois, de renforcer le naira et d’améliorer la sécurité énergétique régionale. La réduction des importations, qui dépassaient 80 % des produits raffinés, devrait stabiliser l’approvisionnement en carburants, limiter la volatilité des prix et mettre fin aux pénuries récurrentes tout en dynamisant les industries en aval, notamment la pétrochimie et les engrais.

En octobre dernier, Aliko Dangote, propriétaire de l’usine, a annoncé le projet d’extension de la capacité à 1,4 million barils par jour. Cette expansion soutiendra de nouveaux investissements pétrochimiques, entre autres la production d’alkylbenzènes linéaires et d’huiles de base, et portera la production annuelle de polypropylène de 1 à 1,5 million de tonnes métriques.

La raffinerie Dangote, désormais à pleine capacité, ouvre la voie à un approvisionnement national en carburants plus stable tout en soutenant le développement industriel et énergétique durable du Nigeria. Elle renforce également la position du pays sur les marchés régionaux et internationaux, offrant de nouvelles opportunités pour l’exportation de produits raffinés et la croissance économique.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... 50-000-b/j

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Message par energy_isere » 21 févr. 2026, 20:10

Nigeria : un contrat de 400 millions $ pour accélérer l’extension de Dangote refinery

Agence Ecofin 17 fev 2026

Dangote Group franchit une nouvelle étape importante dans son projet d’extension de la plus grande raffinerie d’Afrique, avec la signature d’un accord stratégique portant sur l’acquisition de matériel de construction auprès du chinois XCMG.

Le conglomérat nigérian Dangote Group a signé, lundi 16 février, un contrat d’une valeur de 400 millions de dollars portant sur l’acquisition de matériel de construction auprès du chinois XCMG Construction Machinery Co. Un deal qui s’inscrit dans le processus d’augmentation des capacités de sa raffinerie de pétrole, la plus grande d’Afrique, de 650 000 barils par jour à 1,4 million de barils par jour.

Une fois, cette extension effectuée, l’usine deviendra la plus grande raffinerie au monde, surpassant celle indienne de Jamnagar (1,24 million de barils par jour). L’accord permettra au groupe de disposer d’un large éventail de machines de dernière génération pour soutenir les projets en cours et à venir dans le raffinage, la pétrochimie, l’agriculture et les infrastructures à grande échelle.

Le matériel acquis viendra compléter les équipements déjà déployés pour le programme d’expansion. Cette stratégie est conçue pour accélérer la réalisation des travaux et assurer la mise en service complète de la raffinerie dans un horizon de trois ans. « Le matériel supplémentaire que nous acquérons dans le cadre de ce partenariat améliorera considérablement l’exécution de nos projets », a indiqué Dangote Group dans un communiqué.

Renforcement de la production pétrochimique

Au-delà du raffinage, le programme prévoit une augmentation significative de la production pétrochimique, notamment de polypropylène, qui passera de 900 000 à 2,4 millions de tonnes par an. La production d’urée au Nigeria sera triplée à 9 millions de tonnes par an, en complément de l’usine de 3 millions de tonnes en Éthiopie, ce qui positionnera le groupe comme le premier producteur mondial de ce fertilisant.

La capacité de production d’alkylbenzènes linéaires, matières premières essentielles pour les détergents, sera, elle, portée à 400 000 tonnes par an, faisant de Dangote le principal fournisseur sur le continent africain. Une augmentation de la capacité de production d’huiles de base complète également le programme.

Dangote considère cet investissement comme stratégique, car il permet au groupe de renforcer sa présence dans le secteur de la construction et d’avancer vers l’objectif de bâtir une entreprise évaluée à 100 milliards de dollars d’ici 2030. Le milliardaire nigérian Aliko Dangote, propriétaire du groupe, a indiqué que le projet permettra de réduire fortement la dépendance du Nigeria aux importations de carburants raffinés, tout en transformant le pays en hub régional capable d’exporter des produits raffinés vers d’autres marchés africains et internationaux.

La raffinerie mise en service en 2024 après plusieurs années de retard, a déjà commencé à écouler ses produits sur le marché local et à exporter du kérosène principalement vers les États-Unis, l’Europe et le Brésil.

Le financement de l’extension combinera flux de trésorerie, levée de fonds sur le marché boursier nigérian et ouverture partielle du capital à des investisseurs stratégiques, avec l’intention d’introduire 5 à 10 % des actions de la raffinerie sur le Nigerian Exchange. Cette démarche pourrait également attirer des partenaires originaires du Moyen-Orient et renforcer la transparence et la diversification du capital. La finalisation des travaux consolidera la position de Dangote comme leader mondial du raffinage et de la pétrochimie, tout en renforçant la sécurité énergétique et la souveraineté industrielle du Nigeria.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... e-refinery

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Message par energy_isere » 28 févr. 2026, 11:33

suite de ce post du 4 janvier 2026 : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 6#p2419686
Nigeria : le gazoduc AKK entrera en service en juillet prochain

Agence Ecofin 27 fev 2026

AKK doit relier les bassins gaziers du sud aux pôles industriels du nord. Ce projet stratégique vise à renforcer le marché intérieur du gaz et à soutenir le développement du Gaz naturel comprimé (CNG) et du mini-LNG.

Au Nigeria, le gazoduc AKK, prévu pour satisfaire la demande en gaz de l’intérieur du pays, entrera en service au mois de juillet 2026. C’est ce qu’a annoncé le 26 février, Olalekan Ogunleye, vice-président exécutif chargé du gaz, de l’électricité et des nouvelles énergies, au sein de la société publique du pétrole (NNPC).

C’était lors d’un forum sur les opportunités d’investissement dans les stations de mini-LNG et de CNG organisé à Abuja par Portland Gas, opérateur engagé dans le développement d’infrastructures de distribution de gaz.

D’un coût estimé à 2,8 milliards de dollars, cette infrastructure de 614 kilomètres doit relier les bassins gaziers du sud aux principaux centres de consommation du centre et du nord du Nigeria, notamment Abuja, Kaduna, Kano et Ajaokuta. La NNPC présente ce projet comme un pilier de la stratégie nationale dite « Décennie du gaz », qui vise à repositionner le Nigeria comme une économie tournée vers la valorisation du gaz naturel pour l’électricité, l’industrie et le transport.

Fin décembre dernier, la NNPC avait annoncé la fin de travaux de soudure, l’une des dernières étapes de la phase technique du projet. Les principaux obstacles techniques du projet ont été levés avec l’achèvement du soudage de la conduite principale et la traversée du fleuve Niger, longtemps considérée comme l’un des points les plus sensibles du chantier, assure le responsable.

L’un des principaux objectifs c’est de favoriser la production de gaz naturel comprimé (CNG). Les autorités estiment que les opérateurs ayant déjà basculé vers le CNG réalisent des économies de carburant comprises entre 40 et 60 %, ce qui modifie la structure des coûts du transport et améliore la compétitivité des entreprises.

Dans ce sens, Portland Gas prévoit de déployer une unité de production de LNG et de CNG destinée à alimenter des stations mobiles et des réseaux de ravitaillement pour les zones encore éloignées du réseau principal. L’entreprise a reçu l’assurance des responsables de la NNPC qu’elle sera alimentée dès le lancement du pipeline. Aucune indication précise n’a été fournie sur les volumes concernés par cette entente.

Avec plus de 209 trillions de pieds cubes de réserves prouvées, le Nigeria dispose de l’un des plus grands potentiels gaziers d’Afrique, mais une part significative de sa production continue d’être torchée faute de capacités de transport suffisantes. Le gazoduc AKK s’inscrit ainsi dans une logique de meilleure valorisation des ressources nationales et de réduction des pertes, tout en servant de socle à une nouvelle dynamique industrielle dans le nord du pays.
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