https://www.connaissancedesenergies.org ... ies-260113Pétrole: le Venezuela pas "en haut" des priorités de TotalEnergies
Connaissance des Énergies avec AFP le 13 janvier 2026
Le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné a affirmé mardi qu'un éventuel retour du groupe français dans le pétrole vénézuélien ne figurait "pas en haut de (sa) liste de priorités", lors d'une conférence mardi à Abou Dhabi.
Interrogé sur ses perspectives dans le pays, le PDG a répondu que le groupe allait "examiner la question" tout en soulignant qu'il faudra "réunir un certain nombre d'éléments afin de pouvoir y investir". "Pour vous dire la vérité, ce n'est pas en haut de ma liste de priorités", a-t-il souligné.
Le groupe s'est totalement retiré du pays en 2022, à l'instar d'autres compagnies. "Nous avons tous été obligés de partir", parce que "les conditions de sécurité n'y étaient pas", a fait valoir le patron.
A l'époque, le groupe avait expliqué qu'il ne souhaitait pas, conformément à sa stratégie, investir dans des projets de développement de brut extra-lourd, comme celui situé dans la Ceinture de l'Orénoque, particulièrement coûteux à exploiter et fortement émetteur de gaz à effet de serre.
Pour le patron de TotalEnergies, qui intervenait à l'Abu Dhabi Sustainability Week, le pétrole lourd et visqueux vénézuélien "requiert de lourds investissements" et "il faut aussi gérer les émissions" de gaz à effet de serre.
Ce "pétrole lourd ne peut pas être transporté, il faut du diluant, c'est un système complexe", a aussi décrit M. Pouyanné.
Vendredi à la Maison Blanche, Donald Trump a exhorté les hauts dirigeants du secteur pétrolier international à investir au Venezuela, "au moins 100 milliards de dollars", pour relancer son industrie pétrogazière à bout de souffle, après des années de sanctions américaines et de sous-investissements. Mais pour l'heure, l'appel du président américain a reçu un accueil prudent.
Le patron d'ExxonMobil, Darren Woods, a notamment décrit le Venezuela comme un pays comme "non investissable" sans réformes en profondeur, s'attirant les réprimandes du président américain.
"Je comprends que cela nécessitera un cadre clair, je dirais, pour pouvoir y investir, et que cela prendra du temps", a déclaré M. Pouyanné.
Selon lui, "on pourrait peut-être ajouter facilement 100.000, 200.000 barils par jour" à la production actuelle, mais s'il s'agit de produire un million de barils de pétrole par jour en plus, "cela nécessitera 100 milliards de dollars" d'investissements.
La production pétrolière du Venezuela, qui atteignait 3,5 millions de barils par jour à son point culminant, il y a 25 ans, est tombée aujourd'hui à 1 million de barils.
Et "revenir à trois (millions de barils par jour) (...) prendra des années", estime M. Pouyanné.
"Donc je ne suis pas sûr, je ne suis pas convaincu que cela aura un impact direct sur le marché en 2026", a-t-il ajouté.
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https://www.boursorama.com/bourse/actua ... bol=1rPTTEHausse de la marge de raffinage de TotalEnergies au 4ème trimestre, la production augmente aussi
Zonebourse •20/01/2026
TotalEnergies a fait état mardi d'une hausse de sa marge de raffinage en Europe au 4ème trimestre, une dynamique favorable qui s'est accompagnée d'une nette augmentation de sa production.
Le groupe pétrolier a enregistré un indicateur de marge de raffinage européen (ERM) de 85,7 dollars par tonne sur les trois derniers mois de l'année 2025, à comparer avec 63 dollars au 3ème trimestre, selon des données publiées ce matin.
Exprimée en dollars par baril - la mesure de rentabilité que la compagnie énergétique souhaite désormais privilégier dans la publication de ses performances - la marge de raffinage ressort à 11,4 dollars au 4ème trimestre, à comparer avec 8,4 sur les trois mois précédents.
Malgré une baisse de plus de 10 dollars du baril de Brent d'une année sur l'autre, passé à 63,7 dollars, contre 74,7 au 4ème trimestre 2024, Total déclare s'attendre à ce que son cash-flow des secteurs sur le trimestre écoulé s'établisse "au même niveau que celui d'il y a un an" grâce à la croissance de sa production.
La production d'hydrocarbures au quatrième trimestre 2025 est en effet attendue en croissance de près de 5 % d'une année sur l'autre, conduisant à une croissance sur l'année 2025 de près de 4%, supérieure à son objectif initial d'une progression de plus de 3%.
Le prix moyen de vente des liquides s'est établi à 61,4 dollars par baril de janvier à fin décembre, contre 66,5 dollars au troisième trimestre 2024, fait également savoir Total.
Quant au prix moyen de vente de gaz, il a reculé à 8,48 dollars le million de BTU (british thermal unit), contre 8,91 dollars les trois mois précédents.
Suite à ce point d'activité, l'action TotalEnergies progressait de 0,5% dans les premiers échanges à la Bourse de Paris, signant l'une des rares hausses d'un indice CAC 40 en repli de près de 1%.
"Le fait que le cash-flow soit attendu au même niveau qu'il y a un an implique un chiffre de l'ordre de 7,3 milliards de dollars au 4ème trimestre, supérieur de 11% au consensus actuel de 6,6 milliards de dollars", souligne un trader basé à Londres.