https://www.agenceecofin.com/actualites ... e-licencesPétrole : la Libye envisage un second cycle d’octroi de licences
Agence Ecofin 28 janvier 2026
Un processus d’attribution de licences pétrolières est en cours en Libye. L’opération qui couvre 22 blocs onshores et offshores, devrait connaître son épilogue d’ici la fin du premier trimestre 2026, selon les autorités.
La Libye prévoit un deuxième cycle d’octroi de licences pétrolières après l’intérêt manifesté par plusieurs multinationales pour le cycle en cours. L’information a été relayée par la presse libyenne, citant des propos de Khalifa Abdulsadek, ministre libyen du Pétrole et du Gaz, tenus lors du Libya Energy & Economic Summit 2026, organisé à Tripoli du samedi 24 au lundi 26 janvier.
S’exprimant le 25 janvier lors de l’événement, Abdulsadek a indiqué que le deuxième appel d’offres pour des licences pétrolières est « presque certain à 90 % ». Il a déclaré que le niveau d’intérêt pour l’offre actuelle reflète l’intérêt que les compagnies internationales portent au secteur pétrolier libyen.
« Nous cherchons à maintenir cette dynamique de manière régulière. C’est une étape nécessaire pour une économie qui dépend à 95 % du pétrole et du gaz. Cette dépendance rend indispensable la préservation du secteur à travers un processus cohérent et organisé », a déclaré le ministre, selon des propos rapportés par The Libya Observer.
Pour le moment, le deuxième cycle d’octroi de licences pétrolières reste au stade de l’intention. Aucun calendrier ni périmètre précis n’a été communiqué par les autorités à ce stade. Le pays se prépare encore à rendre public le résultat de celui en cours, attendu en février 2026, selon le Premier ministre libyen.
Une dynamique engagée depuis 2025
L’évocation d’un second cycle d’octroi de licences intervient alors que plusieurs initiatives ont été engagées ces derniers mois en vue de soutenir le secteur pétrolier libyen. Le plus récent en date est notamment marqué par la signature, le 24 janvier dernier, d’un accord de coopération pétrolière de 25 ans avec TotalEnergies et ConocoPhillips, annoncé en marge du sommet.
Cette dynamique s’inscrit dans un processus engagé par les autorités libyennes depuis l’année dernière avec le lancement par Tripoli d’un cycle d’appel d’offres portant sur des blocs pétroliers onshore et offshore, le premier de ce type depuis dix-huit ans, selon des informations relayées par l’AFP.
Selon les données disponibles, la Libye héberge les premières réserves prouvées de brut du continent évaluées à environ 48,4 milliards de barils et produit en moyenne environ 1,4 million b/j. Le pays s’est fixé pour objectif de porter sa production nationale de pétrole à environ 1,6 million de barils par jour d’ici la fin de l’année 2026, selon les données communiquées par les autorités.
Dans ce cadre, le pays à travers sa société publique du pétrole a multiplié les appels aux multinationales à relancer leurs activités d’explorations dans le pays. Agence Ecofin a rapporté par exemple que la compagnie publique algérienne Sonatrach a annoncé la reprise des forages d’exploration d’hydrocarbures, interrompus depuis plus d’une décennie.
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https://www.connaissancedesenergies.org ... s-260211-0Libye: première attribution internationale de blocs pétroliers depuis plus de 17 ans
Connaissance des Énergies avec AFP le 11 février 2026
La Libye, forte des plus grandes réserves de pétrole d'Afrique, a annoncé mercredi l'attribution de blocs pétroliers à des compagnies étrangères pour la première fois depuis plus de 17 ans, dans un pays encore marqué par les divisions et l'instabilité.
Ce "premier appel d'offres international depuis 17 ans" reflète "le retour de la confiance dans l'un des secteurs les plus importants du pays après une longue période d'arrêt et de défis", a affirmé Masoud Suleiman, patron de la compagnie publique libyenne NOC.
Cependant, seules cinq concessions --à explorer et exploiter en partenariat avec la NOC-- ont été octroyées, sur les 20 proposées initialement (dont une majorité de blocs off-shore) et certains blocs sont restés sans candidat.
Ce résultat est "décevant" pour la NOC, "d'autant que des dizaines d'entreprises (plus de 37, NDLR)" s'étaient montrées intéressées dans une première phase, a commenté auprès de l'AFP Hamish Kinnear, analyste du cabinet d'intelligence économique Verisk Maplecroft.
"Il est probable que l'incertitude persistante" quant à la situation politique "et l'insécurité autour des blocs proposés aient contribué à cette réponse mitigée", selon l'analyste.
La Libye peine à se redresser depuis la chute et la mort de Mouammar Kadhafi en 2011. Deux exécutifs s'y disputent le pouvoir: l'un basé à l'ouest, reconnu par l'ONU et dirigé par Abdelhamid Dbeibah et un gouvernement parallèle à Benghazi (est), contrôlé par le maréchal Khalifa Haftar.
Parmi les compagnies retenues, figure le groupe américain Chevron qui fait son retour dans le pays pour un gisement dans le bassin de Syrte (est), zone sous contrôle du clan Haftar. Le français TotalEnergies était également en lice pour ce bloc.
Trois concessions ont été octroyées à autant de consortiums: l'un regroupant l'espagnol Repsol et le britannique British Petroleum, un autre l'italien Eni et le groupe Qatar Energy et un troisième associant Repsol au turc Turkish Petroleum et au hongrois MOL. La cinquième concession est allée au groupe nigérian Aiteo.
- "Tractations bilatérales" -
"Ce n'est pas un grand succès", confirme à l'AFP Jalel Harchaoui, expert de la Libye.
Certains grands groupes étrangers mènent des "tractations bilatérales" avec les autorités et cela a possiblement "court-circuité" l'appel d'offres de la NOC, selon lui.
Fin janvier, Tripoli a ainsi signé un accord sur 25 ans avec TotalEnergies et l'américain ConocoPhillips qui prévoient d'investir plus de 20 milliards de dollars dans des champs pétroliers et gaziers afin d'y augmenter la production.
"La faible participation" pose la question de savoir "si le format de l'appel d'offres est vraiment la meilleure option pour obtenir les meilleurs blocs et les meilleures conditions", a dit à l'AFP Geoff Porter, analyste du cabinet américain Narco.
Concernant les 15 concessions non attribuées, M. Suleiman a annoncé la création d'un comité technique pour négocier avec de potentiels candidats et "améliorer les clauses" des partenariats.
La Libye, qui abrite les plus importantes réserves d'Afrique (48,4 milliards de barils) et produit actuellement 1,5 million de barils par jour, "vise une production à moyen terme de deux millions", a déclaré M. Suleiman à l'AFP.
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Re: Libye
https://www.agenceecofin.com/actualites ... productionLibye : la raffinerie d’Al-Sarir rétablit sa capacité de production
Agence Ecofin 09 fev 2026
D’après son exploitant, Al‑Sarir était en pleine maintenance majeure de ses installations. Située dans l’est de la Libye, cette raffinerie figure parmi les cinq plus importantes du pays en termes de capacité.
La raffinerie d’Al-Sarir, située dans l’est de la Libye, a rétabli sa capacité de production, après l’achèvement d’une maintenance majeure menée sur ses installations. L’annonce a été faite mercredi 4 février par l’Arabian Gulf Oil Company (Agoco), filiale de la National Oil Corporation (NOC), qui exploite le site.
Dans le détail, les travaux ont porté principalement sur l’unité de distillation de brut, cœur du processus de raffinage. Cette révision d’envergure a nécessité un arrêt planifié des opérations afin de procéder à des interventions mécaniques et techniques approfondies. Selon Agoco, la maintenance a été finalisée le 21 janvier 2026, ouvrant la voie à la phase de redémarrage.
L’installation a par la suite été soumise à une série de tests techniques destinés à vérifier la sécurité et le bon fonctionnement des équipements. D’après la compagnie, l’introduction du brut dans l’unité de distillation a débuté à 10 h 53, marquant le retour progressif de la raffinerie à ses opérations normales.
La remise en service s’est effectuée dans un contexte de conditions météorologiques difficiles, marquées notamment par des tempêtes de sable, ainsi que par plusieurs contraintes techniques. En dépit de ces facteurs, Agoco rapporte que cette importante opération de maintenance s’est déroulée sans incident.
« Cette reprise reflète l'efficacité des cadres nationaux, la précision de la planification et du suivi par le comité superviseur, et l'engagement envers les normes de sécurité et de qualité, soutenant la stabilité des opérations, la fiabilité des installations de raffinage et la durabilité de la production », a déclaré la compagnie dans un post sur Facebook.
Al-Sarir, l’une des cinq raffineries que compte la Libye
Selon des informations publiées par PetroGas Libya, société de services pétroliers et gaziers basée à Tripoli, la Libye revendique une capacité de raffinage d’environ 380 000 barils par jour, un niveau nettement supérieur à la consommation nationale de produits pétroliers. Celle-ci est estimée entre 227 000 et 235 000 b/j, selon plusieurs sources concordantes.
Parallèlement, le pays reste fortement dépendant des importations, évaluées à environ 258 000 barils par jour en 2024, soit plus de 41 millions de litres par jour, d’après une étude de The Sentry publiée en novembre 2025.
Al-Sarir, d’une capacité de 10 000 b/j, figure avec Brega (10 000 b/j) et Tobruk (20 000 b/j), parmi les raffineries dites de distillation simple « topping plants », aux côtés de celles de Ras Lanuf (220 000 b/j) et de Zawiya (120 000 b/j), selon U.S. Energy Information Administration (EIA).
Comme rapporté par Agence Ecofin, en janvier 2026, la NOC prévoit de porter la capacité de raffinage de brut de la Libye à 660 000 b/j, tandis que le pays vise parallèlement une production pétrolière de 1,6 million b/j d’ici fin 2026.
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Re: Libye
https://www.boursorama.com/bourse/actua ... bol=1rPTTELa Libye fait appel à des négociants occidentaux, ce qui porte un coup aux flux de carburant russes
Reuters •19/02/2026
La Libye veut porter sa capacité de production de pétrole à 2 millions de bpj
Des sociétés pétrolières et des négociants internationaux, dont Vitol, Trafigura et TotalEnergies TTEF.PA , ont remporté des appels d'offres pour approvisionner la Libye en essence et en diesel, alors que le pays accorde aux grands acteurs occidentaux un accès plus large et réduit les importations de carburant russe, ont déclaré trois sources commerciales à Reuters. La Libye est en train de réorganiser son secteur pétrolier 15 ans après la chute du dirigeant Mouammar Kadhafi et des années de guerre civile. Le pays produit quelque 1,4 million de barils de brut par jour, mais ne dispose pas des infrastructures nécessaires pour le raffiner, ce qui le rend dépendant des importations de carburant. Après avoir lancé des cycles de licences en amont pour la première fois en 20 ans afin d'augmenter la production de brut à 2 millions de bpj, le deuxième producteur de pétrole d'Afrique modifie maintenant la façon dont il vend son pétrole et achète le carburant dont il a besoin.
Plutôt que d'échanger des importations de carburant contre des exportations de brut, il a lancé des appels d'offres pour couvrir ses besoins en carburant.
Lors des appels d'offres de ces dernières semaines, qui n'ont pas été signalés précédemment, Vitol a obtenu le droit de fournir 5 à 10 cargaisons d'essence par mois et quelques volumes de diesel, ont déclaré trois négociants au fait des résultats.
Trafigura et TotalEnergies ont également obtenu le droit de fournir du carburant, ont déclaré deux des trois négociants. Reuters n'a pas pu déterminer les volumes exacts. La National Oil Corporation (NOC), société publique libyenne, a également attribué des appels d'offres pour le carburant à la société autrichienne de pétrole et de gaz OMV OMVV.VI , au négociant suisse BGN et à la raffinerie de pétrole italienne Iplom, a déclaré une source de la NOC. Vitol, Trafigura et TotalEnergies ont refusé de faire des commentaires. BGN, OMV et Iplom n'ont pas répondu immédiatement aux demandes de commentaires.
BAISSE DES IMPORTATIONS RUSSES
Les appels d'offres réduiront encore les importations de produits russes en Libye, les entreprises occidentales s'approvisionnant en volumes auprès des raffineries de la Méditerranée.
Les exportations de carburant russe vers la Libye sont tombées à environ 5 000 bpj en 2026, contre 56 000 bpj en 2024-2025, lorsque la Russie était le principal fournisseur, selon les données en temps réel de la société d'analyse mondiale Kpler.
L'Italie est devenue le premier fournisseur de carburant de la Libye cette année, avec 59 000 bpj, provenant principalement des raffineries ISAB et Sarroch gérées par Trafigura et Vitol, selon les données de Kpler.
Moscou dépend fortement de l'Afrique, de l'Asie et de l'Amérique du Sud pour ses ventes de carburant depuis que ses produits raffinés ont été interdits d'accès à l'Ouest en vertu de sanctions liées à la guerre en Ukraine. Le Kremlin a également vu ses exportations de pétrole vers l'Inde et la Turquie chuter sous la pression des États-Unis, poussant davantage de pétrole vers la Chine.
Les exportations totales de carburant vers la Libye, toutes sources confondues, s'élèvent en moyenne à 186 000 bpj depuis le début de l'année 2024.
LES ENTREPRISES ONT ÉGALEMENT ACCÈS AUX EXPORTATIONS DE BRUT
La Libye va également modifier la manière dont elle gère les exportations de brut, ont indiqué les sources.
BGN, qui était auparavant un exportateur clé, verra ses levées de brut diminuer fortement, ont déclaré les trois négociants, car les grands acteurs occidentaux se verront attribuer des droits d'exportation.
Le petit négociant Transmed Trading, basé en Suisse, a également récupéré plusieurs cargaisons de brut en janvier et continuera à lever des volumes dans les mois à venir, ont déclaré deux des trois sources. La NOC doit encore finaliser les contrats individuels et les volumes spécifiques, a déclaré la source de la NOC.
Transmed n'a pas répondu à une demande de commentaire.
La Libye a également signé un accord de développement pétrolier de 25 ans avec TotalEnergies et ConocoPhillips en janvier, impliquant plus de 20 milliards de dollars d'investissements financés par l'étranger.