https://www.boursier.com/actualites/eco ... 54204.htmlLes États-Unis ajoutent Alibaba et BYD à la liste des entreprises soutenant l'armée chinoise
Par Claire Lemaitre Publié le 13/02/2026 Boursier.com
Le Pentagone a ajouté Alibaba, Baidu et BYD à sa liste des entreprises qui soutiennent l'armée chinoise. Cette mesure n'entraîne aucune répercussion juridique directe mais constitue un avertissement du gouvernement américain, notamment à l'attention des investisseurs.
L'inscription de ces entreprises de premier plan risque de relancer les tensions, à quelques semaines de la visite de Donald Trump en Chine prévue pour avril, notamment en raison de la notoriété d'Alibaba. La rencontre de Donald Trump avec le président Xi Jinping à Pékin devrait inclure des discussions sur les projets d'exportation des puces H200 de Nvidia vers la Chine, et Alibaba fait partie des entreprises susceptibles de chercher à les obtenir.
Collaboration avec l'armée chinoise
"Il n'y a aucun fondement pour conclure qu'Alibaba devrait être placée sur la liste de la Section 1260H", a déclaré un porte-parole de l'entreprise dans un communiqué. "Alibaba n'est pas une entreprise militaire chinoise et ne fait partie d'aucune stratégie de fusion militaro-civile. Nous engagerons toutes les actions juridiques disponibles contre les tentatives de dénaturer notre entreprise". L'inscription sur cette liste pourrait compliquer les plans d'Alibaba, qui intensifie ses efforts pour être compétitif à l'échelle mondiale dans le domaine de l'intelligence artificielle.
La liste, publiée pour la première fois en 2021, comprend désormais plus de 130 entités accusées de collaborer avec l'armée chinoise. Les noms incluent ceux de compagnies aériennes, d'entreprises de construction, de sociétés de transport maritime, de fabricants de matériel informatique et d'entreprises de télécommunications.
USA et CHINE: pour le meilleur ou pour le pire ?
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https://www.boursorama.com/actualite-ec ... f8298f081eAvant la rencontre Trump-Xi, des objectifs encore à déterminer
AFP •14/03/2026
Deux semaines seulement avant la rencontre prévue entre Donald Trump et Xi Jinping à Pékin, l'incertitude demeure quant aux objectifs du président américain et à l'impact de la guerre contre l'Iran sur ce déplacement très attendu.
La visite d'Etat de Donald Trump, sa première en Chine dans son second mandat, doit parachever la trêve conclue par les deux dirigeants à Séoul en octobre sur la guerre commerciale entre les deux puissances.
Mais une source proche des négociations a affirmé à l'AFP que les responsables chinois s'attendaient à des préparatifs plus ambitieux autour de la rencontre.
Pour Pékin, qui préfère coordonner au millimètre de tels événements pour éviter toute possibilité d'incident embarrassant, la tendance à l'improvisation de Donald Trump, constitue un défi de taille.
La Maison Blanche a annoncé que la visite aurait lieu du 31 mars au 2 avril, mais Pékin n'a pas encore confirmé les dates.
Et aucune invitation n'avait encore été envoyée ces derniers jours à des dirigeants d'entreprises américaines afin de se joindre au déplacement.
- Logistique plutôt que "fond" -
"Nous estimons important" que ces invitations soient envoyées "bientôt", a déclaré mardi Sean Stein, président de l'US-China Business Council, une association de promotion des échanges commerciaux entre les deux pays.
Selon Scott Kennedy, chercheur au cercle de réflexion américain CSIS, Pékin et Washington ont discuté logistique, mais ont moins avancé sur "le fond" des discussions à venir.
Si les dirigeants d'entreprises sont impliqués trop tardivement, le déplacement pourrait s'avérer bien futile, avertit Scott Kennedy.
La Maison Blanche a tenu à rassurer sur l'état des préparatifs.
"L'administration Trump est très à l'aise pour planifier des déplacements", a déclaré à l'AFP un responsable américain. "Le président a hâte de se rendre en Chine, où il discutera avec le président Xi d'une kyrielle de sujets d'importance pour les deux plus grandes économies au monde", a ajouté cette même source sous couvert d'anonymat.
Signe que les deux parties veulent préparer le terrain pour les discussions entre Trump et Xi, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, doit rencontrer le vice-Premier ministre chinois, He Lifeng, à Paris ce week-end.
La rencontre aura probablement pour but d'ébaucher les annonces économiques sur lesquelles le sommet devrait se conclure, estime auprès de l'AFP le professeur Wu Xinbo de l'université Fudan.
Les enjeux des discussions sont de taille, Washington ayant annoncé cette semaine lancer des enquêtes commerciales sur plusieurs pays, dont la Chine, en préambule à de potentiels nouveaux droits de douane, après un an de guerre commerciale entre les deux pays, à l'initiative du président américain.
Autre point d'achoppement: Taïwan. La Chine considère l'île comme faisant partie de son territoire et menace de recourir à la force militaire pour s'en emparer.
Certains responsables américains estiment que Xi Jinping pourrait se lancer dans une telle offensive en 2027, et Donald Trump a déclaré récemment qu'il déciderait bientôt d'envoyer ou non des équipements militaires à Taïwan, même si Xi Jinping l'a mis en garde contre une telle décision.
- La guerre en Iran, autre invitée -
Le nuage le plus sombre à planer au-dessus de la rencontre à venir devrait cependant être celui de la guerre au Moyen-Orient.
"Si cette guerre se poursuit jusqu'en avril, alors ce sera le principal point de discussion de la rencontre Trump-Xi", assure à l'AFP le professeur Benjamin Ho, de l'école d'études internationales S. Rajaratnam à Singapour.
La Chine a condamné les frappes américano-israéliennes sur l'Iran, qui ont touché les importations d'hydrocarbures de la deuxième plus grande économie mondiale à un moment délicat.
Pourtant Pékin a évité toute action concrète pour aider son allié de longue date qu'est Téhéran, ainsi que toute confrontation directe avec Washington, et devrait continuer à garder ses distances, selon des analystes.
Les investissements chinois au Moyen-Orient pourraient bien être affectés par la guerre, mais sa neutralité affichée dans le conflit devrait permettre à ses navires d'obtenir l'autorisation par Téhéran de franchir le détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour le commerce mondial.
Au lieu d'un rôle de médiateur, Xi Jinping va sans doute se servir du sommet pour projeter une image d'homme d'Etat stabilisateur, en contraste avec les troubles provoqués dans le monde par son invité.
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https://www.connaissancedesenergies.org ... ine-260316Trump évoque un report d'un mois de sa visite en Chine
Connaissance des Énergies avec AFP le 16 mars 2026
Donald Trump a dit lundi avoir demandé à la Chine de "repousser d'un mois plus ou moins" sa visite d'Etat, prévue du 31 mars au 2 avril, tout en assurant que la relation avec Pékin était "très bonne".
"Je veux être ici à cause de la guerre" au Moyen-Orient, a expliqué le président américain à l'occasion d'un échange avec des journalistes dans le Bureau ovale, en ajoutant: "Nous avons demandé de repousser d'un mois plus ou moins".
Les préparatifs sont en cours depuis des mois pour ce voyage, qui doit permettre à Donald Trump de s'entretenir avec son homologue Xi Jinping, et peut-être de désamorcer durablement la guerre commerciale entre les deux géants.
Mais le conflit au Moyen-Orient, entré dans son 18e jour, bouscule l'agenda autant que la relation entre les deux puissances.
La Chine, grande consommatrice de pétrole iranien, "devrait nous remercier" d'avoir déclenché l'offensive, a déclaré Donald Trump, qui présente l'opération israélo-américaine comme une garantie de sécurité future pour le monde entier.
Le président américain fait pression sur ses alliés mais aussi sur la Chine pour l'aider à rétablir le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par l'Iran.
Il avait fait un lien dimanche, dans une interview au Financial Times, entre un report de sa visite et la réponse chinoise à sa demande d'aide.
- Pétrole iranien -
Plus de la moitié des importations chinoises de brut transporté par voie maritime provient du Moyen-Orient et transite majoritairement par le détroit, selon la société d'analyse Kpler, et plus de 80% des exportations de pétrole iranien étaient à destination de la Chine avant la guerre.
Le ministre des Finances américain Scott Bessent avait déjà évoqué lundi un possible report, en assurant à la chaîne CNBC que ce serait pour des raisons "logistiques" et non pour faire pression sur Pékin.
"La Chine et les Etats-Unis restent en communication au sujet de la visite du président Trump", a dit pour sa part un porte-parole des Affaires étrangères, Lin Jian.
Celui-ci s'est gardé de s'exprimer sur une éventuelle assistance chinoise pour débloquer le détroit.
Pékin a manifesté sa colère face aux frappes américaines et israéliennes en Iran, mais a aussi critiqué les frappes iraniennes contre les États du Golfe.
Lin Jian a réitéré lundi l'appel de la Chine à "toutes les parties à cesser immédiatement les opérations militaires".
Les experts jugent qu'avec ses réserves pétrolières, la deuxième puissance mondiale est mieux armée que d'autres face à la crise, et jugent improbable qu'elle s'oppose frontalement aux Etats-Unis.
Mais elle a lieu de s'inquiéter des conséquences de la situation au Moyen-Orient sur le commerce. Les indicateurs économiques de janvier-février (avant la guerre au Moyen-Orient donc) confirment l'importance pour elle des échanges internationaux.
- "Protectionnisme" -
Le voyage de Donald Trump est présenté comme une occasion importante de dissiper durablement les tensions qui ont marqué 2025 après le retour du milliardaire républicain à la Maison Blanche.
L'année passée a été marquée par une âpre bataille à coups de droits de douane et de restrictions diverses, jusqu'à une trêve prononcée en octobre par Xi Jinping et Donald Trump à l'occasion d'une rencontre en Corée du Sud.
Représentants chinois et américains ont tenu une sixième séance de négociations commerciales ce week-end à Paris.
Le représentant chinois pour le commerce international Li Chenggang, cité par l'agence Chine Nouvelle, a qualifié les échanges de "francs et constructifs".
Les discussions "ont été constructives et montrent la stabilité de la relation", a abondé le secrétaire au Trésor américain.
Plus tôt cependant, le ministère chinois du Commerce avait protesté contre des enquêtes commerciales américaines annoncées peu avant la tenue des discussions.
Ces investigations visent la Chine parmi des dizaines d'autres pays. Elles ont pour objet selon l'administration américaine de vérifier d'éventuels manquements à la lutte contre le travail forcé. Elles sont susceptibles de déboucher sur de nouveaux droits de douane.
Ces enquêtes sont un acte "totalement unilatéral, arbitraire et discriminatoire, elles constituent un acte typique de protectionnisme", dit le ministère chinois.