Le GNL dans le monde

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Re: Le GNL dans le monde

Message par energy_isere » 18 mai 2025, 11:44

Dans le creux de la vague, les exportations mondiales de GNL augmentent mais doucement
Les exportations de gaz naturel liquéfié n’ont progressé que de 2 % l’an dernier à travers le monde, en attendant la prochaine vague de terminaux de liquéfaction.

17/05/2025 lemarin

Les exportations de GNL ont augmenté de l’ordre de 2 % à travers le monde en 2024, à 411 millions de tonnes, selon les données de la société d’études Icis. Ce taux de croissance, comparable à celui de l’année précédente, est le plus faible depuis l’année 2020, qui avait été marquée par la pandémie de covid-19. La dernière grande vague de croissance a eu lieu entre 2016 et 2019 , rappelle Icis, avec des taux qui avaient par exemple atteint 11 % en 2017 et 12 % en 2019.
https://lemarin.ouest-france.fr/shippin ... ce0c190a12

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Re: Le GNL dans le monde

Message par energy_isere » 18 août 2025, 22:53

Le terminal GNL britannique Isle of Grain, le plus grand d’Europe, vendu pour 1,7 milliard d’euros
Le britannique National Grid a conclu un accord pour vendre son terminal d’importation de GNL d’Isle of Grain, situé dans l’estuaire de la Tamise, à son compatriote Centrica, associé à l’américain Energy capital partners.

Image
Isle of Grain LNG revendique être le plus grand terminal GNL européen, avec des des cuves de 1 million de m3 au total. Il peut accueillir 15 millions de tonnes par an de GNL. | NATIONAL GRID

Carole LANZI. Publié le 18/08/2025 àLe marin

L’énergéticien britannique Centrica et l’investisseur américain dans les infrastructures énergétiques Energy capital partners (ECP) ont conclu un accord pour acquérir le terminal de regazéification Isle of Grain LNG auprès de National Grid, le gestionnaire des réseaux de gaz et d’électricité outre-Manche.

La valeur de l’opération s’élève à environ 1,7 milliard d’euros, payés via une dette de 1,27 milliard et un investissement en capital de 230 millions de la part de chacun des deux partenaires, associés à 50/50, a expliqué le... (abonnés)
https://lemarin.ouest-france.fr/shippin ... 7d7f802514

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Re: Le GNL dans le monde

Message par energy_isere » 22 août 2025, 20:11

Des importations mondiales de GNL record en juillet, tirées par l’Europe et en particulier la France
Les importations de GNL à travers le monde ont atteint un niveau record en juillet. À l’origine de leur progression : l’envolée de 43 % des volumes arrivés en Europe. En France, la hausse a même été supérieure à 50 %.

Image
« La hausse des importations de GNL en France et aux Pays-Bas (ndlr : en juillet) a été essentiellement tirée par des exportations gazières par pipeline accrues vers les pays voisins, les deux pays servant de hubs de transit majeurs pour les importations de GNL », indique le GECF. | ELENGY


Carole LANZI. Publié le 21/08/2025 Le marin

Les importations mondiales de GNL ont atteint un niveau record pour un mois de juillet, constate le Forum des pays exportateurs de gaz (GECF) dans son dernier rapport mensuel, publié le 20 août. Elles ont atteint 34,61 millions de tonnes (Mt), en hausse de 6,6 % par rapport à juillet 2024.


Leur hausse a été tirée essentiellement par les importations de l’Europe, qui se sont envolées de 43 % entre juillet 2024 et juillet 2025, pour atteindre 9,08 Mt, dont 1,7 Mt par les Pays-Bas... (abonnés)
https://lemarin.ouest-france.fr/shippin ... b34f4aa520

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Re: Le GNL dans le monde

Message par energy_isere » 26 sept. 2025, 11:15

Canada : le pari risqué du gaz naturel liquéfié face aux Etats-Unis
Le Canada veut se faire une place dans le club très fermé des exportateurs mondiaux de GNL. Ottawa mise sur plusieurs projets colossaux pour concurrencer Washington et séduire les importateurs en Asie. Mais le pari s'annonce périlleux, entre surcapacité mondiale et critiques écologiques.

Image
Le chantier de Cedar LNG à Kitimat, en Colombie-Britannique, le 19 août 2025. Ce projet inédit, impliquant une communauté autochtone, incarne l'ambition canadienne sur le marché du GNL. (Jesse Winter/Reuters)

Par Timothé Boudet Publié le 25 sept. 2025

Mark Carney l'avait promis : le Canada va construire. « Build, baby, build », a lancé le Premier ministre libéral dès son arrivée au pouvoir au printemps, reprenant avec ironie un slogan de Donald Trump. Sélectionné comme projet majeur pour le Canada, le gaz naturel liquéfié (GNL) est devenu l'axe central de cette stratégie.

Pourtant, le Canada part de loin : aucune usine de liquéfaction et aucun port spécialisé ne sont encore en activité. Ce retard nourrit aujourd'hui l'offensive d'Ottawa : bâtir rapidement de nouveaux terminaux pour rivaliser avec les 90 millions de tonnes exportées chaque année par les Etats-Unis, et espérer rejoindre le cercle restreint des grands exportateurs mondiaux, qui compte aussi le Qatar, la Russie ou encore l'Australie.

Vers plus de 10 % de l'offre mondiale actuelle

Pour combler ce retard, Ottawa mise sur la côte pacifique. Le projet LNG Canada, en Colombie-Britannique, opéré par Shell, doit démarrer avant la fin de l'année. Avec ses extensions et d'autres terminaux comme Ksi Lisims ou Woodfibre, la capacité canadienne pourrait atteindre 50 millions de tonnes par an d'ici à la fin de la décennie, soit plus de 10 % de l'offre mondiale actuelle.

« Nous voulons montrer que le Canada est un partenaire fiable pour le Japon, la Corée ou encore la Pologne, souligne Shannon Joseph, présidente d'Energy for Secure Future. Notre pays doit se présenter comme un fournisseur crédible à long terme, capable de livrer du gaz sans interruption et avec des standards élevés. » Le Japon, qui importe plus de 90 % de son énergie, pourrait voir dans le Canada une option plus stable que la Russie ou le Moyen-Orient.

Les retombées économiques espérées sont considérables : plusieurs milliards investis, des milliers d'emplois et une implication inédite des Premières Nations amérindiennes. Cedar LNG, premier terminal majoritairement détenu par une communauté autochtone, symbolise cette évolution.

« Relancer l'économie canadienne »

Pour Pierre-Olivier Pineau, professeur à HEC Montréal, ces mégaprojets visent aussi à « relancer l'économie canadienne et à prouver que Mark Carney peut faire avancer des dossiers là où ses prédécesseurs ont échoué ». Mais l'équation reste incertaine.

Le coût de production canadien est plus élevé qu'aux Etats-Unis ou au Qatar, et Ottawa doit subventionner largement le secteur. Les économistes redoutent un effet inflationniste : la multiplication des grands chantiers, du GNL aux infrastructures électriques, pourrait tendre le marché de la construction et alourdir les coûts.

À l'international, la concurrence s'annonce féroce : entre 2024 et 2028, la capacité mondiale de GNL doit croître de 40 %, avec un risque de surabondance et de chute des prix.

Une énergie de transition contestée

Le gouvernement canadien présente le GNL comme une énergie de transition capable de remplacer le charbon. Un discours rejeté par les écologistes. « Tout nouveau projet de GNL est incompatible avec l'objectif de limiter le réchauffement à 1,5 °C », tranche Louis Couillard, responsable climat-énergie chez Greenpeace Canada.

« Le gaz naturel liquéfié, quand on regarde l'ensemble de son cycle de vie, peut être aussi polluant, voire pire que le charbon », insiste-t-il. Il pointe notamment les fuites de méthane, gaz à effet de serre bien plus puissant que le CO₂, qui rendent selon lui illusoires les bénéfices climatiques avancés par les promoteurs.

Les doutes concernent aussi la demande future. Selon l'Agence internationale de l'énergie, l'Europe a atteint un pic d'importations en 2024 et devrait réduire ses achats. Au Japon comme en Corée, la relance du nucléaire freine la croissance du GNL. La Chine, de son côté, négocie du gaz russe à moitié prix, ce qui pourrait encore affaiblir l'attrait du GNL canadien. « Miser sur ces projets, c'est parier sur l'échec de la transition énergétique mondiale », résume l'économiste Renaud Gignac.

À ce stade, tout reste ouvert : les chantiers battent leur plein mais le pari canadien n'a pas encore livré son verdict. Le succès du GNL décidera autant de la place du Canada sur l'échiquier énergétique mondial que de sa capacité à tenir tête à Washington.
https://www.lesechos.fr/monde/ameriques ... is-2188373

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Message par Rod » 26 sept. 2025, 11:20

« Tout nouveau projet de GNL est incompatible avec l'objectif de limiter le réchauffement à 1,5 °C », tranche Louis Couillard, responsable climat-énergie chez Greenpeace Canada."
Il est au courant ce monsieur que les 1,5°C sont déjà quasi atteint!? Et que les 2°C n'ont aucune chance d’être tenu aussi.
moins vite, moins loin, moins souvent: le transport post PO

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Re: Le GNL dans le monde

Message par energy_isere » 08 oct. 2025, 01:41

Le gaz américain gagne enfin des contrats de long terme en Europe

RFI le : 06/10/2025

Depuis des mois, Donald Trump met la pression sur les Européens pour qu’ils remplacent les derniers achats de gaz russe par des importations américaines. Désormais, les compagnies européennes semblent prêtes à s'engager sur de longues durées à acheter du GNL en provenance des États-Unis.
.....................
lire https://www.rfi.fr/fr/podcasts/chroniqu ... -en-europe

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Re: Le GNL dans le monde

Message par energy_isere » 23 nov. 2025, 21:08

prévisions de l'AIE :
Several new LNG projects have been approved this year, which are expected to result in roughly 300 billion cubic metres (bcm) of new annual LNG export capacity coming online by 2030. The IEA now expects the global LNG market to rise from about 560 bcm in 2024 to 880 bcm in 2035, and to 1,020 bcm in 2050. This increase responds significantly to the rising power demand from tech companies looking to power data centres.
extrait de : https://oilprice.com/Energy/Energy-Gene ... -2050.html

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Re: Le GNL dans le monde

Message par energy_isere » 26 mars 2026, 19:29

"Nous ne pourrons pas combler": pourquoi le gaz américain ne peut pas résoudre la pénurie créée par la guerre

Connaissance des Énergies avec AFPparue le 26 mars 2026

Les patrons rassemblés à la plus grande conférence sur l'énergie au Texas sont formels: malgré le soutien total de Donald Trump aux énergies fossiles, les Etats-Unis n'ont pas encore assez de terminaux d'exportation pour remplacer les volumes de gaz naturel liquéfié bloqués au Qatar par la guerre au Moyen-Orient.

Face aux attaques américaines et israéliennes, l'Iran bloque le détroit d'Ormuz, par lequel transite habituellement près de 20% du pétrole et gaz naturel liquéfié (GNL) vers les marchés mondiaux, principalement l'Asie mais aussi l'Europe.

Le Qatar, deuxième exportateur mondial de GNL, a vu ses exportations stoppées après des frappes sur ses installations.

Tous les regards sont donc tournés vers les Etats-Unis, devenus ces dernières années le premier exportateur mondial.

"Nous avons les ressources naturelles, mais pas les infrastructures" pour absorber le choc, reconnaît auprès de l'AFP Charles Riedl, président du Center for Liquefied Natural Gas, qui représente plusieurs géants américains du secteur, parmi lesquels Cheniere Energy, Chevron et ConocoPhillips.

"Nous ne pourrons pas combler le volume perdu", insiste-t-il à la CERAWeek, le Davos de l'énergie, qui se tient jusqu'à vendredi à Houston.

Depuis 2016, les Etats-Unis ont certes accéléré leur production de GNL et leurs exportations ont été multipliées par 30, selon l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).

Huit terminaux d'exportation de GNL sont actuellement en service. Huit autres sont en cours de construction et neuf projets supplémentaires ont été approuvés, selon les derniers chiffres de l'Autorité de régulation de l'énergie (FERC), mis à jour mardi.

- "Acheminer autant que possible" -

"Mais le secteur américain du GNL n'a pas encore atteint un stade de maturité qui nous permette de disposer d'un surplus d'approvisionnement", souligne Charles Riedl.

Il ajoute que les "installations américaines tournent actuellement à environ 135% de leur capacité habituelle."

Cette tension fait craindre à l'Europe - premier marché pour le GNL américain - de ne pas pouvoir constituer ses réserves de gaz pour l'hiver ou de devoir le faire à prix d'or, d'autant que la région a accru sa dépendance au Etats-Unis et au Qatar après avoir renoncé aux gazoducs russes.

La Commission européenne a appelé les Etats membres à ne remplir leurs réserves qu'à 80% au lieu de 90%, afin d'atténuer la pression sur les prix.

"On commence à voir se mettre en place des mesures visant à réduire la consommation dans différentes régions d'Asie qui dépendent fortement du gaz", a aussi expliqué mardi devant une salle comble à la CERAWeek Jack Fusco, patron de Cheniere Energy, grand groupe exportateur américain de GNL.

Quelque 80% du pétrole et presque 90% du gaz transitant normalement par le détroit d'Ormuz sont destinés à l'Asie.

"Nous allons essayer d'acheminer autant que possible vers les pays d'Asie qui en ont vraiment besoin (...), mais nous devons aussi garantir la sécurité et la fiabilité" des flux, a remarqué Jack Fusco.

- Fenêtre d'opportunité -

Un obstacle revient dans toutes les conversations à Houston: le processus américain d'octroi de permis pour construire ou étendre les infrastructures énergétiques.

Malgré le retour au pouvoir de Donald Trump en janvier 2025, les lenteurs administratives et les blocages politiques continuent de freiner l'expansion du GNL américain, selon Dena Wiggins, présidente de la Natural Gas Supply Association.

"Il y a eu tellement de contentieux et tant d'efforts pour stopper les projets de la part de ceux qui s'y opposent que le système a complètement déraillé", dit-elle à l'AFP.

Les recours environnementaux n'ont pas disparu et visent les projets actuels de terminaux. Au Congrès, plusieurs propositions de loi visant à accélérer les permis n'ont, pour le moment, pas abouti.

Mais le contexte géopolitique actuel crée une "fenêtre d'opportunité", selon Dena Wiggins. D'autant que "l'impulsion pour la réforme des permis vient des deux partis" républicain et démocrate, assure-t-elle.

Une opinion partagée par le ministre américain de l'Intérieur, Doug Burgum.

"Si votre projet est bloqué par un permis (...) il existe aujourd'hui une opportunité sans précédent d'obtenir un soutien des deux partis ", a-t-il lancé mercredi à Houston.

Mais aucune réforme, aussi consensuelle soit-elle, ne fera sortir des terminaux de terre en quelques mois.
https://www.connaissancedesenergies.org ... rre-260326

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Re: Le GNL dans le monde

Message par energy_isere » 01 avr. 2026, 17:00

La chine revend des cargaisons de gaz GNL qu'elle avait acheté, à d'autres pays asiatiques :
China Resells Record LNG Volumes as Global Gas Crunch Bites

By Charles Kennedy - Apr 01, 2026

Since the start of the Middle East war, China has been reselling record volumes of LNG to other Asian buyers as its own demand has been tepid and stocks and gas supplies sufficient.

In March alone, China resold up to 10 cargoes of LNG—a record-high for any month ever, according to data from energy analytics firms Vortexa, Kpler, and ICIS cited by Reuters.

Year to date, China has also resold record volumes of LNG, an estimated 1.31 million tons, shipped to South Korea, Thailand, Japan, India, and the Philippines, per data from Kpler. This is the highest on record, too, and more than all volumes Chinese companies resold for the entire 2025 or 2023.

China has some buffer to allow itself not to spend too much on costly LNG imports amid the global LNG crunch due to the de facto closed Strait of Hormuz and the outage at Qatar’s LNG complex hit by Iranian missiles.

China’s LNG storage was estimated by Kpler at about 51% by end-March, and this buffer allows Beijing to draw on existing inventories.

In addition, China has boosted domestic gas supply and supply via pipeline from Russia, further easing the need to tap the spot LNG market, where prices hit a three-year high and have rallied by more than 80% since the war in the Middle East began.

The surging LNG prices led to the lowest monthly LNG imports into China in eight years as Qatari and UAE supply is off the market, resulting in huge price spikes.

China was on track to import about 3.7 million tons of LNG in March, per tanker-tracking data by Kpler cited by Bloomberg. That would be the lowest monthly import level in the world’s top LNG importer since the spring of 2018, as well as a 25% slump compared to March 2025, according to Bloomberg data and analysis.

With a somewhat adequate buffer to withstand the current LNG market turmoil, China is unlikely to touch the expensive spot supply, analysts say.

“China will not enter the market and fight for cargoes with other countries at all,” ICIS analyst Wang Yuanda told Reuters.
https://oilprice.com/Latest-Energy-News ... Bites.html

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Re: Le GNL dans le monde

Message par energy_isere » 06 avr. 2026, 11:13

Nearly 50 Qatar LNG Tankers Sit Idle Across Asia

By Irina Slav - Apr 06, 2026

Almost 50 liquefied natural gas carriers used by Qatar to export the superchilled fuel are idled in Asia, Bloomberg has reported, citing data from Kpler. All the vessels are empty, the data shows.

The LNG carriers are accumulated in a handful of locations, including West India, Sri Lanka, close to the Strait of Malacca between Indonesia and Malaysia, and offshore Singapore.

LNG carriers typically have a capacity of 170,000 cu m of natural gas, which translates into 72,000 tons of liquefied gas. The Bloomberg report references “more than four dozen” vessels being idled across Asia, meaning a loss of at least 3.456 million tons of LNG in carrier capacity.

Bloomberg notes that globally, there are about 800 LNG carriers in operation. This number is considered insufficient for projected LNG demand, analysts warned before the latest Middle Eastern war. With Qatar’s LNG production suspended as a result of the war, tanker supply should be a less major issue.

Amid the disruption in global LNG trade, China has been reselling record amounts of liquefied gas to other Asian countries, taking advantage of its solid stockpiles and lukewarm demand. In March alone, China resold up to 10 cargoes of LNG—a record-high for any month ever, according to data from energy analytics firms Vortexa, Kpler, and ICIS, as cited by Reuters last week.

Yet the events in the Middle East have started to sap demand for liquefied gas across Asia, as supply tightness pushes prices higher, helped by competition from Europe. Imports of liquefied natural gas into Asian countries fell last month by the sharpest rate since 2020, when pandemic lockdowns decimated energy demand. The total for the month stood at 20.6 million tons, according to Bloomberg, which represented an annual drop of 8.6%. It was the sharpest demand drop since December 2020.
https://oilprice.com/Latest-Energy-News ... -Asia.html

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