Bonjour,
Le problème ne semble pas résider dans la communication.
En France, nous avons un député qui dénonce régulièrement devant l’assemblée la non prise en compte de la déplétion à venir dans les politiques mises en œuvre. Nous avons un ingénieur très communiquant, bon pédagogue et orateur, bon vulgarisateur, qui publie régulièrement sur le problème et ses conséquences probables.
Tout un chacun pourrait choisir de les entendre … Mais ne le fait pas.
Car tout un chacun est loin d’être aussi libre qu’il le croit, tout un chacun est en fait immergé dans un système, dont il est de plus en plus dépendant, de sorte que tout écart de route risque davantage de le mettre hors jeu que de le préparer à l’avenir. (Aliénation kercozienne ?)
L’économie mondiale n’est pas un monde bisounours, c’est un jeu où chacun essaie de se placer, d’exporter ses produits et son chômage avec, et où tout écart de conduite peut se payer très cher.
Mon propos n’est pas de critiquer ce système, je ne sache pas qu’il en existe un nous permettant un meilleur niveau de vie, en particulier à nous français, mon propos est de dire qu’il fonctionne comme il fonctionne.
Et que dans ce monde, la liberté d’action, si ce n’est de penser, de chacun, est étroite.
Il est parfaitement vain d’attendre une réaction à caractère adaptatif volontaire de ce système.
Au moins tant que la première condition à une telle réaction n’est pas remplie : l’existence d’un pouvoir central fort (mondial !), en capacité à mettre en œuvre une politique adaptée, et la faire adopter et mettre en œuvre à l’humanité. Il faudrait donc qu’un tel pouvoir existe, en premier lieu, et qu’il veuille mettre en œuvre une telle politique, adaptée à la situation, en second lieu.
On y est pas. On est à l’heure de la
tragédie des communs.
Et pour longtemps, je le crains.
Alors préparons-nous, et perdons l’habitude d'attendre que ce soit la société qui le fasse pour nous !