Hier sur ARTE il y a eu 1h30 de reportage sur le mission de TARA (programme d' étude DAMOCLES) qui s' est laissé dérivé pendant 507 jours sur la banquise Arctique. La dérive à été beaucoup plus forte qu' anticipé.
Nombreuses mesures de T° de la colonne d'eau dessous (et échantillons), de l' air en surface et en altitude (ballons).
La colonne d' eau est trés stratifiée. Avec de la surfusion dans les premiers 40 métres sous la banquise (eau liquide à -1.8 °C ! ).
Phénoméne impressionnant de la glace de Frazil qui génere de la glace par dessous la banquise, en vidéo.
http://www.worldlingo.com/ma/enwiki/fr/Frazil_ice (traduction pas terrible)
la goelette Tara et le programme Damoclés :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tara_(go%C3%A9lette)
et : Tara Arctic, la mission scientifique - Damocles
Citer:
Projet pilote de l’Union Européenne pour l’Année Polaire Internationale, le programme Damocles (Developping Arctic Modelling and Observing Capabillities for Long-term Environmental Studies) vise à observer, comprendre et quantifier les changements climatiques en Arctique afin d’aider à la prise de décisions face au réchauffement de la planète.
Damocles regroupe 45 laboratoires, issus de 10 pays européens, des Etats-Unis et de Russie. Depuis 2004 l’appareillage, les sondes, les radiomètres qui doivent prélever données et éléments sont testés au Spitzberg à partir du navire polaire Vagabond en hivernage. Sur Tara, les mesures scientifiques concernent :
La basse atmosphère, étudiée grâce à un ballon : enregistrement des températures, de la vitesse du vent et de la pression atmosphérique sur six niveaux
entre la surface et 2 000 m d’altitude.
Les données océanographiques : température, salinité, pression de l’eau jusqu’à 4000 m de fond.
Les radiomètres indispensables pour rendre compte des modifications de l’albédo. La banquise recouverte de neige réfléchit 80 % du rayonnement solaire : c’est ce qu’on appelle l’albédo, le pouvoir réfléchissant. Avec la disparition de la glace, ce rayonnement sera absorbé par l’océan à 80 %, renforçant davantage encore son réchauffement.
La composition de la glace et les caractéristiques de la neige, lesquelles influent sur les échanges marins.
L’épaisseur des glaces autour de Tara.
Le “trou d’ozone de surface” de l’Arctique. Au printemps, les concentrations d’ozone chutent en effet dramatiquement à la surface de l’océan Arctique et non dans la haute atmosphère comme c’est le cas en Antarctique. Un phénomène encore mal expliqué.
L’origine des eaux douces de surface par analyse chimique de l’eau.
La nature des aérosols, des particules atmosphériques, et des polluants en suspension dans l’air.
L’analyse biologique des bactéries spécifiques de la glace.
La faune : les populations d’ours, de phoques, de renards polaires, de baleines, ou de morses ainsi que l’enregistrement sonore des mammifères marins.
L’étude du stress humain en milieu hostile.