La concentration en gaz a effet de serre toujours en hausse

Discussions concernant les conséquences sur l'environnement de la course aux ressources.

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Re: La concentration en gaz a effet de serre toujours en hau

Message par mahiahi » 31 mai 2011, 16:26

Oui, car tout simplement on nous bourre parallèlement le crâne avec la consommation : "faites-vous plaisir (en dépensant)", "saurez-vous résister (la réponse est non, il ne faut pas)?", "vous allez craquer (pour un article éphémère)", etc.
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Re: La concentration en gaz a effet de serre toujours en hau

Message par Raminagrobis » 31 mai 2011, 16:35

Pour moi le pic de émissions de CO2 coincidera tt simplement avec le pic de la production de charbon chinois.
Toujours moins.

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mahiahi
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Re: La concentration en gaz a effet de serre toujours en hau

Message par mahiahi » 31 mai 2011, 19:59

A moins que le gaz de schiste ne soit aussi abondant qu'espéré (par les économistes)
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Re: La concentration en gaz a effet de serre toujours en hau

Message par GillesH38 » 01 juin 2011, 08:23

dans tous les modèles même les plus modérés, le pic n'arrivera pas avant 2020. Pas la peine donc de se flageller tous les ans d'ici là.... vous allez vous faire mal inutilement. Sachant que la consommation ne varie quand même que de quelques % par an, et que ça représente la dérivée de la courbe du CO2 en fonction du temps - il est donc improbable que vous voyez une variation significative de la pente de 2 ppm/an pendant l'essentiel de votre vie, quoi qu'il arrive.
- Je suis Charlie - "I do not see any harm in people making money if it leads to a lower carbon society " R.K. Pachauri, président du GIEC, interview du 6 mai 2008 à Emirates Business.

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Re: La concentration en gaz a effet de serre toujours en hau

Message par pascal47 » 02 juin 2011, 14:32

MOURIR DE RADIATION OU DE CHALEUR

Faire le choix de la sobriété énergétique


L’EXPRESSION DZ.com (http://www.lexpressiondz.com/article/8/ ... 90007.html) - 2 Juin 2011

«Le monde change, rester coincé dans des certitudes nucléaires, c’est prendre le risque d’être de plus en plus en décalage avec l’évolution du monde.» Nicolas Hulot

Deux informations, en apparence contradictoires, sont venues nous rappeler la centralité du problème de l’énergie. D’abord, l’AIE qui nous apprend, lundi 30 mai, que nous sommes en faute et que le seuil d’augmentation des 2°C ne sera pas tenu! La deuxième information est que le leader européen, l’Allemagne, a décidé de sortir du nucléaire d’ici 2022.

Le réchauffement est inéluctable

Les émissions de CO2 ont atteint leur plus haut niveau en 2010. Après une réduction en 2009, en raison de la crise financière mondiale, les émissions de CO2 ont de nouveau grimpé à 30,6 Gigatonnes (Gt), soit 5% de plus par rapport au précédent record de 29,3 Gt, en 2008. «De surcroit, 80% des émissions du secteur de l’énergie prévues pour 2020 sont d’ores et déjà programmées puisqu’elles sont censées provenir d’usines en activité ou en construction», indique l’AIE. Selon le chef économiste de l’Agence Fatih Birol, ces données constituent un «sérieux revers», dans l’espoir de limiter le réchauffement climatique à 2°C par rapport à l’ère préindustrielle. L’agence estime à 44% les émissions provenant du charbon, 36% pour le pétrole et 20% pour le gaz naturel.(1)
Alors qu’une partie du globe, de la France à la Chine, subit un exceptionnel épisode de sécheresse, un phénomène qui pourrait devenir de plus en plus fréquent selon les experts, le climat semble n’avoir jamais été aussi absent des préoccupations du G8. Tout plaide, pourtant, pour que le climat reste au centre des priorités de la communauté internationale. Pour commencer, la multiplication des événements météorologiques extrêmes. Les dérèglements annoncés par les climatologues se vérifient chaque jour un peu plus, infligeant à l’économie mondiale des pertes considérables.(2)
Pour Fatih Birol, économiste en chef à l’AIE, interrogé par le quotidien, il s’agit de «la pire nouvelle en ce qui concerne l’émission» de CO2. «Ça devient un défi extrêmement difficile à tenir de rester sous les deux degrés (...) Les perspectives sont lugubres. C’est ce que disent les chiffres», ajoute-t-il morose. Pour Nicholas Stern, de la London School of Economics, auteur d’un rapport sur le réchauffement climatique, interrogé également par The Guardian, «les projections supposent qu’il y a 50% de possibilité que l’augmentation de la température dépasse 4°C vers 2100. Une telle chaleur perturberait les vies et les moyens d’existence de centaines de millions de personnes à travers la planète, menant à un large mouvement de migration et au conflit».(3)

Le choix responsable de l’Allemagne: sortir du nucléaire

On peut penser que la solution serait de réduire les énergies fossiles, en se reportant sur les énergies renouvelables et l’inévitable nucléaire. Les interrogations sur le nucléaire après la catastrophe de Fukushima obligent, ensuite, à repenser l’avenir énergétique. Le remplacement du nucléaire, faible émetteur de CO2, se fera-t-il par des énergies renouvelables ou bien du gaz et du charbon, au risque, dans cette dernière hypothèse, de troquer le risque nucléaire par le péril climatique? Enfin, la flambée du cours du pétrole, qui rend un peu plus compétitives les énergies renouvelables, devrait inciter les Etats à subventionner davantage les technologies «vertes», et non les énergies fossiles. Pour avoir une chance de maintenir le réchauffement sous la limite de 2oC d’ici à la fin du siècle, les émissions de CO2 doivent non seulement cesser d’augmenter, mais commencer à baisser dès 2015.
Norbert Röttgen (CDU), le ministre allemand de l’Environnement le confirme: le dernier réacteur allemand sera débranché au plus tard fin 2022. Exit le prolongement jusqu’en 2036. (...) Ce revirement dans la politique énergétique devrait être lourd de conséquences. Même si le solaire dépasse déjà les 1% de l’électricité produite en Allemagne et atteint ainsi un record mondial, si les éoliennes égayent massivement les paysages de la République et que la biomasse est une source déjà importante d’énergie, le virage énergétique risque malgré tout de se faire au forceps. Le gaz étant généralement décrit par les experts allemands comme l’énergie de transition à même de réussir le «pont» vers le 100% renouvelable. Dès lors, il sera difficile de faire des progrès sur les émissions de CO2, déjà plombées par le charbon.(4)
Le miracle allemand est que l’industrie du renouvelable s’est considérablement développée. Pour Rue 89, les énergies renouvelables se sont considérablement développées au court des quinze dernières années grâce à un soutien volontariste de l’Etat. Fortement pourvoyeur d’emplois, on estime à 330.000 le nombre de personnes qui travaillent dans ce seul secteur. Au point qu’il est devenu une véritable fierté nationale...et une véritable force de frappe industrielle, notamment à l’exportation. Par comparaison, 150.000 personnes environ travaillent pour EDF. Les renouvelables produisent aujourd’hui 16% de l’électricité allemande. Trois fois plus qu’en 1997. Les éoliennes, chauffe-eau solaires ou autres panneaux photovoltaïques font partie du paysage. En Allemagne, la transition vers un modèle énergétique écologiquement responsable n’est pas un fantasme futuriste ou une promesse fumeuse à la Grenelle. Il s’agit d’une réalité quotidienne, visible et tangible - notamment en espèces sonnantes et trébuchantes. La loi allemande permet en effet à de nombreux petits épargnants d’investir leurs économies dans des projets éoliens par exemple. Très récemment, l’Agence fédérale pour l’environnement a affirmé qu’il était possible et réaliste qu’à technologie équivalente, le pays soit approvisionné à 100% en renouvelable d’ici 2050. Même si ce chiffre a été discuté, il participe d’une petite musique quotidienne qu’entendent beaucoup d’Allemands: un autre concept d’approvisionnement énergétique, celui-ci durable, est possible.(5)
La fermeture des 17 réacteurs allemands va se faire de manière progressive, déclare au Monde, le physicien Bernard Laponche. D’ici 2022, l’Allemagne va devoir remplacer une énergie d’où provient 22% de son électricité et dès aujourd’hui, il lui faut compenser les 6,8% correspondant aux huit réacteurs déjà arrêtés. «Dans l’immédiat, les Allemands vont peut-être utiliser un peu plus de charbon [43% de l’électricité allemande] et importer un peu plus d’électricité», estime Bernard Laponche, «mais de façon transitoire».
L’Allemagne, va «réduire la consommation d’électricité et parallèlement, augmenter la part des énergies renouvelables», explique le physicien. De fait, un document rédigé par le gouvernement et que Reuters a pu se procurer lundi 30 mai, indique que l’Allemagne prévoit de réduire sa consommation d’électricité de 10% à l’horizon 2020. Concrètement, «il y a toute une batterie de mesures déjà prévues par le plan d’efficacité énergétique et qu’ils vont probablement accélérer». «Il peut y avoir une augmentation, du prix de l’électricité mais pas dans des proportions extravagantes», prédit Bernard Laponche. «Pour le moment, la France importe plus d’électricité d’Allemagne que l’inverse», tempère Bernard Laponche. De fait, en 2010, d’après les chiffres de Réseau de transport d’électricité (RTE), le gestionnaire du réseau électrique français, la France exporte 9,4 térawattheures (TWh) en Allemagne, tandis que l’Allemagne en exporte 16,1 vers la France.(6)
Aux coûts de démantèlement qui ont été provisionnés par les exploitants (12,2 milliards d’euros pour E.ON, 9,5 milliards d’euros pour RWE et 4,7 milliards d’euros pour EnBW), s’ajoutent les investissements nécessaires pour construire de nouvelles capacités. Dans un rapport présenté il y a quelques semaines, le cabinet IHS Cera a évalué à 39 milliards d’euros d’ici à 2025. En Allemagne, le nucléaire: les 17 réacteurs théoriquement encore en activité en Allemagne représentent 22% de la production d’électricité brute, qui est d’environ 620 terrawatt-heures (TWh), soit 6,8% du total. À eux seuls, les États-Unis, la France, le Japon et la Russie disposent de 248 réacteurs, soit 56% du total. 64 réacteurs sont actuellement en construction, dont 27 en Chine, 10 en Russie, 6 en Inde et 5 en Corée du Sud.

Où en sommes-nous maintenant?

La boulimie énergétique de la Chine est connue. Elle est due au retard accumulé. La consommation est de 1, 5 tep/hab/an contre 4 pour l’Européen et 8 tep/hab pour l’Américain. La Chine a lancé un audit de sûreté de ses installations nucléaires. La Chine concentre la grande majorité des projets de centrales nucléaires dans le monde. Elle entend ainsi résoudre une partie de ses problèmes de capacité énergétique et de pollution. Avant la catastrophe japonaise, la Chine avait planifié une puissance de 90 gigawatts (GW) en 2020 (90 réacteurs de 1000 mégawatts), 200 GW en 2030, 400 GW en 2040. Dans un rapport présenté il y a quelques semaines, le cabinet IHS Cera a évalué à 39 milliards d’euros d’ici à 2025 le montant des investissements nécessaires,
On sait que l’empreinte écologique de l’homme a dépassé les limites permises par la Terre. Nous avons consommé en 2010, en moins de 8 mois ce que la Nature nous a prodigué pour l’année. Les Amériains font comme s’ils avaient 4 planètes à leur disposition. L’Homme est un prédateur qui ne connaît pas les limites. Le prix Nobel de chimie Paul Crutzen, en 2000 avait forgé un terme: Anthropocène. «Cette ère géologique ouverte, écrit Hervé Kempf voici deux cents ans et durant laquelle l’homme - anthropos - est devenu une force géologique. (...) Pourquoi ce concept est-il important? Parce qu’il clôt la période philosophique ouverte par le cartésianisme, et qui a inspiré la grande aventure occidentale de la révolution industrielle: voilà que l’homme s’est fondu dans la nature au point d’en être devenu l’une des forces les plus puissantes. (...) le destin de la biosphère ne peut plus être dissocié de celui de l’Homo sapiens. Cela peut conduire à plusieurs conclusions. L’une est de reconnaître que cette puissance nouvelle de l’action humaine a conduit à une dégradation telle de son terrain d’application qu’elle menace sinon son existence, du moins la possibilité de sa poursuite dans des conditions pacifiques et prospères. Une autre, à l’inverse, serait qu’il faut poursuivre et élargir la logique de domination, par exemple en comptant sur la géo-ingénierie pour répondre au changement climatique. Il est, cependant, poursuit Hervé Kempf une manière moins convenue de réfléchir à ce que signifie l’entrée dans l’ère de l’anthropocène: c’est d’interroger le sens de l’aventure humaine. D’analyser non seulement le système qui a accompagné cette expansion de la puissance d’Homo sapiens, le capitalisme, mais aussi l’attitude philosophique qui l’a inspiré, le matérialisme. Et donc, de rechercher dans la métaphysique une réponse aux questions de l’époque.»(7)

Conclusion

On peut se demander si les pays occidentaux et même la Chine et l’Inde sont conscients de ce qui nous attend. Pour Henry Moreigne l’insouciance est plus forte que la conscience. Enfermée dans une course folle au profit, l’humanité se prépare un destin à court terme des plus agités. Il est désormais quasiment acquis que le réchauffement climatique dépassera les +2°C, ouvrant ainsi la porte à des «perspectives lugubres» selon les propres mots de l’AIE. De la même façon que pour le nucléaire, le diktat des bénéfices et du confort présent l’emporte largement sur la sagesse. Le jour où la prise de conscience s’effectuera, il sera trop tard pour revenir en arrière. (... Pourtant, les signaux d’alarme se multiplient. En 2008 et 2010, le département de la Défense américain publiait deux rapports (Joint operating environment) aux conclusions identiques. Une crise énergétique est imminente, faute d’extractions pétrolières suffisantes pour faire face à la demande mondiale. De façon très pragmatique, les auteurs voient dans cette situation un risque majeur d’embrasement de la planète. Les analystes considèrent les conséquence du réchauffement climatique comme la première menace pour la sécurité des Etats-Unis, loin devant le risque terroriste.(8)
Peut-on ou doit-on choisir entre la peste du nucléaire et le choléra des énergies fossiles? Il est curieux de remarquer que le communiqué de l’AIE a été retardé pour ne pas troubler la quiétude des grands de ce monde à Deauville où ce problème des changements climatiques a été superbement ignoré. Quelle est la solution quand, d’un façon hypocrite, ont dit que l’Ocde ne consomme que 11 tonnes par habitant alors que la Chine en est à 5, 5 tonnes, il y a double mensonge, d’une part on oublie que ceux à qui il est demandé de faire un effort représentent 80% de la consommation regroupés autour de 10 pays (sur les 32 que compte l’Ocde) commencer par les Etats-Unis, à 20 tonnes de CO2 et toute l’Europe qui en est justement à 12 tonnes de CO2. Les 20 autres pays comptent à peine pour 20% des 12,5 milliards de tonnes de CO2 émises par l’Ocde. Où est la solution? Si on sait que le nucléaire fait peur qu’avec les énergies fossiles le règne de l’anthropocène a fait que les changements climatiques sont de plus en plus récurrents. La solution est avant toute une chose, une sobriété énergétique et le recours massif aux énergies renouvelables avec un mix qui favorisera de plus en plus ces énergies en sachant bien qu’une étude récente» le Résumé pour décideurs du giec affirme qu’en 2050, il n y a pas d’obstacle technique pour passer à 80% de renouvelables dans le mix énergétique mondial à horizon 2050, et que cela coûtera moins d’1% du PIB mondial pour peu qu’il y ait une volonté politique(9)
C’est cette même volonté politique qui manque à la directrice d’Areva qui ne veut pas croire que l’Allemagne a décidé de tourner le dos au nucléaire.
Daniel Pennac (La fée Carabine)
"Le bonheur individuel se doit de produire des retombées collectives, faute de quoi la société n'est qu'un rêve de prédateur."

http://www.le-message.org/

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Re: La concentration en gaz a effet de serre toujours en hau

Message par krolik » 15 juin 2011, 19:04

Si quelqu'un peut me dire pourquoi l'ozone est constituée de méthane.. Je suis preneur.
A part cela il y a certainement des choses sensées dans ce papier, mais 24 millions de morts annuellement par la pollution chornique et les émissions de particules, ça laisse à réfléchir dans un comparatif types d'énergies et nombre de morts annuellement.
Mais il y a les "bons morts" et les "mauvais morts"..!!!
@+
Climat: il faut également lutter contre la suie et le smog, selon l'ONU
De Arthur Max, The Associated Press (http://www.google.com/hostednews/canadi ... Id=7146627) - 14/6/2011

AMSTERDAM, Pays-Bas — La lutte contre le changement climatique se focalise généralement sur la réduction des émissions de CO2. Mais le noir de carbone et l'ozone, principaux ingrédients de la suie et du smog, contribuent également au réchauffement de la planète et leur réduction aiderait à ralentir la hausse des températures, selon un rapport diffusé mardi par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).

Le noir de carbone est constitué de petites particules rejetées par les véhicules, les feux de forêt ou encore les cuisinières à bois et fours en brique que l'on trouve souvent dans les pays pauvres. Il absorbe la lumière du soleil et, une fois déposé sur la neige arctique ou les glaciers de montagne, accélère leur fonte.

L'ozone, principalement constitué de méthane, agit comme un puissant gaz à effet de serre à une altitude comprise entre 10 et 15 kilomètres, et contribue au smog urbain.

Une étude présentée par le PNUE et l'Organisation météorologique mondiale (OMM) à la conférence de l'ONU sur le climat organisée à Bonn, en Allemagne, souligne que des réductions importantes du noir de carbone et du méthane, constituant-clé de l'ozone, permettrait non seulement de ralentir le réchauffement mais aussi de réduire les maladies respiratoires et les dommages subis par les récoltes.

Le dioxyde de carbone (CO2), issu essentiellement de la combustion des énergies fossiles dans les transports et l'industrie lourde, s'accumule au fil des siècles dans l'atmosphère, contribuant au réchauffement sur le long terme. Le noir de carbone, le méthane et l'ozone ont un impact de courte durée sur le climat et leur réduction produirait des effets plus immédiats, souligne le rapport. Joseph Alcamo, le responsable scientifique du PNUE, évoque «un complément très important à la réduction nécessaire du C02».

Principal auteur de l'étude, Johan Kuylenstierna, de l'Institut pour l'environnement de Stockholm, explique que réduire le noir de carbone et l'ozone dans les 20 prochaines années ralentirait «de manière importante» le réchauffement climatique prévisible, avec une différence de 0,5 degré Celsius d'ici 2050.

Cela permettrait également d'éviter 2,5 millions de décès prématurés dus à la pollution de l'air et d'augmenter le rendement des récoltes de 50 millions de tonnes chaque année, ajoute-t-il.

Le rapport dresse une liste de recommandations. Les rejets de noir de carbone peuvent être réduits en équipant les moteurs diesels de filtres, en retirant les véhicules âgés de la circulation et en remplaçant les cuisinières à bois et les fours en brique par la biomasse.

Les émissions de méthane peuvent de leur côté être réduites en récupérant les rejets involontaires dans les puits d'aération des mines de charbon, les installations gazières et les pipelines, en séparant et traitant les déchets biodégradables du reste des ordures ménagères, et en modifiant l'alimentation des animaux d'élevage qui émettent du méthane.

De telles mesures contribueraient aux efforts pour limiter le réchauffement de la planète à 2 degrés Celsius, seuil au-delà duquel il pourrait avoir des conséquences potentiellement catastrophiques, selon les scientifiques. Elles permettraient également de réduire d'environ deux tiers la hausse des températures attendue dans l'Arctique au cours des 30 prochaines années, selon le rapport.

«Ce ne sont pas des mesures que nous devons inventer. Elles existent déjà», a souligné M. Kuylenstierna devant la presse à Bonn. Mais il faudrait qu'elles soient mises en oeuvre à grande échelle dans le monde. La réponse à long terme au changement climatique reste toutefois la lutte contre les émissions de CO2, le gaz à effet de serre le plus répandu, précise le chercheur.

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Re: La concentration en gaz a effet de serre toujours en hau

Message par energy_isere » 15 juin 2011, 19:12

krolik a écrit :Si quelqu'un peut me dire pourquoi l'ozone est constituée de méthane.. Je suis preneur.
A part cela il y a certainement des choses sensées dans ce papier, ....
Encore un journaleux épinglé au palmarés. :-P

l' Ozone c'est O3 et le methane c' est CH4.

donc la phrase "L'ozone, principalement constitué de méthane" ne veut rien dire évidemment.

Je ne sais pas ce qu' il a confondu ou mélangé dans ce qu'il a entendu, mais ca décredibilise pas mal.

Je vais finir par me faire une rubrique "les perles des journaleux".

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Re: La concentration en gaz a effet de serre toujours en hau

Message par energy_isere » 17 juin 2011, 22:10

energy_isere a écrit :et pendant ce temps le taux de ppm CO2 à Mona Loa atteint son record historique à 393 ppm (pic saisonier, qui dépasse celui de l' an dernier et des années antérieures). Data de Avril 2011.

Le record saisonier devrait étre visible sur les data du mois prochain.

http://www.esrl.noaa.gov/gmd/ccgg/trends/
Effectivement, la data pour Mai est maintenant à environ 394 ppm CO2. Record historique.

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Re: La concentration en gaz a effet de serre toujours en hau

Message par Clarkie » 18 juin 2011, 13:46

krolik a écrit :Si quelqu'un peut me dire pourquoi l'ozone est constituée de méthane.. Je suis preneur.
L'ozone, principalement constitué de méthane
Erreur de langage ou ignorance ?
En tout cas, voici probablement ce que ça voulait dire :
Le méthane détruit-il l'ozone ?
http://planet-terre.ens-lyon.fr/planett ... ethane.xml

Il est admis que le méthane (CH4) va plutôt produire de l'ozone (O3) dans la troposphère. C'est pour cette raison qu'il est appelé « gaz précurseur de l'ozone ». Pour qu'il produise de l'ozone, il faut que plusieurs conditions soient réunies. En particulier, il faut que les oxydes d'azote soient présents en concentration suffisamment élevée (supérieure à quelques dizaines de millièmes de milliardièmes (10-12) - conditions généralement rencontrées) et que l'insolation soit suffisante. Il s'en suit alors un cycle de production :

RO2• + NO• → NO2 + RO•

NO2 + hν → NO + O•

O• + O2 → O3

où RO2• est un radical issu de l'oxydation du méthane (ou d'autres hydrocarbures) (CH3O2 dans le cas du méthane).

Le problème est différent dans la stratosphère. Dans la stratosphère, deux processus aboutissent à la destruction de l'ozone :

Le premier processus fait intervenir le rayonnement lumineux de longueur d'onde inférieur à 320 nm :

O3 + hν (<320 nm) → O• + O2

O• + O3 → 2O2

Le second processus fait intervenir les cycles X +O3 où X• est un catalyseur pouvant être un radical libre •OH, Cl•, Br• ou NO•.

X• + O3 ↔ XO• + O2

XO• + O• ↔ X• + O2

soit O• + O3 ↔ 2O2

Dans le second processus, on remarque en particulier que le radical OH• participe à ce cycle catalytique de destruction de l'ozone. Or le méthane en s'oxydant produit de la vapeur d'eau (H2O). Cette source est négligeable dans la troposphère. Mais dans la stratosphère, région sèche, elle est importante. La vapeur d'eau produit des radicaux OH (H20 + O•(1D) → 2OH). Donc, plus de méthane, plus de H2O, plus de OH et plus de destruction de l'ozone. Cet effet n'est cependant pas dominant : diminution de O3 de 5-10% au dessus de 50 km pour un doublement du méthane.

Le rôle du méthane dans la troposphère est par contre une composante majeure de la chimie à prendre en compte.
Les deux meilleurs sites francophones sur le climat :
http://www.les-crises.fr/le-rechauffement-climatique/ par Olivier Berruyer
http://www.manicore.com/documentation/serre/index.html par Jean-Marc Jancovici

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Re: La concentration en gaz a effet de serre toujours en hau

Message par krolik » 21 juin 2011, 09:19

La Cour Suprême se déclare incompétente sur la réglementation de rejet de CO2 aux USA..
Les grands brûleurs de carbone étaient dans le collimateur.
@+
Romandie News (http://www.romandie.com/news/n/_USA_la_ ... 111806.asp)

USA: la Cour suprême refuse d'intervenir sur le réchauffement climatique


WASHINGTON - La Cour suprême des Etats-Unis a rejeté lundi la plainte de six Etats américains contre cinq grands producteurs d'électricité qu'ils accusent de participer au réchauffement climatique et a laissé le soin à l'exécutif de réguler les émissions de gaz à effet de serre.

Dans une décision unanime à huit voix - une juge s'est récusée -, la plus haute juridiction des Etats-Unis a annulé la décision de la cour d'appel fédérale de New York qui avait autorisé les six Etats, la ville de New York et trois fondations environnementales à poursuivre les cinq sociétés de production électrique afin de les obliger à limiter leurs émissions.

Les plaignants avaient déposé plainte en vertu d'une loi fédérale régissant les nuisances publiques. Pour eux en effet, ces émissions ont un impact irréversible sur leur environnement et la santé de leur population.

Mais, dans sa décision, la Cour suprême estime que l'Agence américaine de l'environnement (EPA), voire le Congrès, sont mieux placés pour imposer des limites aux pollutions qu'un juge fédéral.

La loi américaine sur la pureté de l'Air (Clean Air Act) et les décisions de l'EPA supplantent toute loi de droit commun fédérale cherchant à limiter les émissions de gaz carbonique des centrales électriques utilisant des combustibles fossiles, estime la Cour.

La loi sur la pureté de l'air elle-même prévoit des outils pour exiger des réductions d'émission de gaz à effet de serre auprès des centrales électriques locales (...), nous ne voyons pas d'espace juridique pour deux voies parallèles menant au même résultat, affirme-t-elle.

Et si les Etats ne sont pas satisfaits du travail de l'EPA, ils peuvent déposer une plainte auprès d'elle, ajoute la Cour. La réponse apportée par l'agence fédérale peut, elle, faire l'objet d'un examen par un tribunal fédéral, rappelle la plus haute juridiction des Etats-Unis.

Depuis 2004, les six Etats tentaient de poursuivre les cinq producteurs d'électricité, dont American Electric Power Company et Tennessee Valley Authority, qu'ils accusent de rejeter à eux seuls 10% du total des émissions américaines.


(©AFP / 20 juin 2011)

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Re: La concentration en gaz a effet de serre toujours en hau

Message par energy_isere » 06 juil. 2011, 14:28

Le maximum annuel a bien été atteint au mois de Juin. à 393.69 ppm CO2.

Image

http://www.esrl.noaa.gov/gmd/ccgg/trends/

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Re: La concentration en gaz a effet de serre toujours en hau

Message par energy_isere » 12 oct. 2011, 14:22

Les émissions mondiales de carbone à la fête en 2010

Les émissions mondiales de carbone ont subi de fortes fluctuations après la récession de 2009, augmentant d'environ 5,8 % en 2010, selon un récent rapport publié par l'Agence néerlandaise de la protection de l'environnement.
Malgré les efforts des pays industrialisés pour tenter de réduire les émissions de carbone, ces dernières ont connu un plus haut historique de l'ordre de 33 milliards de tonnes métriques en 2010. La plupart des émissions de dioxyde de carbone provenait de la Chine, des Etats-Unis, de l'Inde et de l'Union Européenne (27 états membres), enregistrant respectivement une hausse de 10%, 4%, 9% et 3% (Src : EnergyMarketPrice).

Bien que les émissions de carbone par habitant en Inde demeurent relativement faibles, la Chine a enregistré quant à elle 6,8 tonnes d'émissions de CO2 par habitant et par an, une quantité qui dépasse les pays comme la France, l'Italie ou encore l'Espagne. Cela s'explique en partie par la migration des industries manufacturières occidentales dans les pays en développement et par l'augmentation dans ces pays émergents de la consommation des combustibles fossiles.

Les émissions de carbone des Etats-Unis représentent 16,9 tonnes par habitant par an, soit deux fois plus que les émissions de carbone dans les pays de l'UE 27, évaluées à 8,1 tonnes.
http://www.enerzine.com/12/12766+les-em ... 2010+.html

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energy_isere
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Re: La concentration en gaz a effet de serre toujours en hau

Message par energy_isere » 21 oct. 2011, 22:12


Clarkie
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Re: La concentration en gaz a effet de serre toujours en hau

Message par Clarkie » 06 nov. 2011, 22:13

energy_isere a écrit :Les émissions mondiales de carbone à la fête en 2010
Confirmation du ministère US de l'énergie :
500 millions de tonnes de CO2 supplémentaires émises en 2010
Les émissions de gaz à effet de serre ont connu une augmentation record en 2010 dans le monde, selon les derniers chiffres du ministère américain de l'Energie, qui compilent les émissions mondiales de dioxyde de carbone.
et article sur Oil Man : http://petrole.blog.lemonde.fr/2011/11/ ... on-nature/
Trop tard pour limiter le réchauffement à 2°C, d’après ‘Nature’
Les émissions de CO2 ont connu en 2010 leur plus forte croissance jamais enregistrée : + 6 %, d'après Washington. Une telle tendance annuelle, si elle persiste, nous place au-delà du pire des scénarios du Giec, celui d'une hausse des températures moyennes d'au moins 5°C d'ici à 2100,
Chez nous, le climatoscepticisme est un peu has been : à moins d'être lecteur du Point, on ne se fade plus la trombine de claude allègre. L'heure est désormais au climatofoutisme, ou, si jamais vous préférez, à l'après-moi-l'délugisme.

2010 est encore une année de record absolu de température, selon la Nasa ? Bof, c'est quand même cool de pouvoir se balader en tee-shirt en novembre. La mousson qui dévaste Bangkok est une conséquence du réchauffement ? Bin faut pas aller en vacances là-bas avant la saison sèche. La banquise devrait disparaître totalement pendant l'été d'ici 20 ans ? Cocorico, grâce à ça, Total exploite déjà le pétrole russe du pôle Nord !
Songeant à me conduire en bon ancêtre, cherchant à éviter la guerre et le déshonneur, j'ai songé à titrer cet article ainsi : "Climat : le syndrome de Munich." Et puis je me suis dit qu'une polémique ne manquerait pas de détourner l'attention de l'essentiel. N'empêche, je crois cet amalgame approprié, certainement à plus d'un titre.
Les deux meilleurs sites francophones sur le climat :
http://www.les-crises.fr/le-rechauffement-climatique/ par Olivier Berruyer
http://www.manicore.com/documentation/serre/index.html par Jean-Marc Jancovici

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GillesH38
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Re: La concentration en gaz a effet de serre toujours en hau

Message par GillesH38 » 06 nov. 2011, 22:53

Les émissions de CO2 ont connu en 2010 leur plus forte croissance jamais enregistrée : + 6 %, d'après Washington. Une telle tendance annuelle, si elle persiste, nous place au-delà du pire des scénarios du Giec, celui d'une hausse des températures moyennes d'au moins 5°C d'ici à 2100,
c'est juste totalement stupide d'extrapoler une croissance constatée sur un an sur 100 ans, et c'est également stupide de penser qu'un taux de croissance détermine une intégrale. :smt013
Songeant à me conduire en bon ancêtre, cherchant à éviter la guerre et le déshonneur, j'ai songé à titrer cet article ainsi : "Climat : le syndrome de Munich." Et puis je me suis dit qu'une polémique ne manquerait pas de détourner l'attention de l'essentiel. N'empêche, je crois cet amalgame approprié, certainement à plus d'un titre.
on peut aussi demander aux Grecs si ils souffrent plus de la chaleur ou de la crise économique ...
- Je suis Charlie - "I do not see any harm in people making money if it leads to a lower carbon society " R.K. Pachauri, président du GIEC, interview du 6 mai 2008 à Emirates Business.

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