A propos de kokopelli...
L'association est à nouveau attaquée... et vient d'être condamnée à l'instigation des groupes de semences indutrielles :
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NIMES, 3 jan 2007 (AFP) - L'association Kokopelli, basée à Alès (Gard), et qui défend et conserve les semences de variétés anciennes, a protesté mercredi contre sa condamnation récente par la cour d'appel de Nîmes pour la "mise sur le marché de variétés non conformes" et s'est pourvue en cassation.
"En condamnant Kokopelli, l'Etat français exprime le dédain et le mépris
avec lesquels il traite la diversité génétique transmissible", a réagi dans un communiqué l'association qui collecte, conserve et cultive, par le biais d'une douzaine de producteurs et de ses 5.500 membres, plus de 2.000 variétés de fleurs, céréales et légumes anciens.
Le 22 décembre, la cour d'appel a condamné le président de l'association, Dominique Guillet, à payer 3.426 amendes de 5 euros chacune, soit un total de 17.130 euros, et à faire publier le jugement dans quatre revues, a-t-on confirmé mercredi de source judiciaire.
Le Groupement national interprofessionnel des semences (GNIS), ainsi que la Fédération nationale des industriels de la semence et plants (FNPSP), qui s'étaient portées parties civiles, se sont vu attribuer 300 euros chacun au titre de dédommagement.
L'association Kokopelli a en revanche été relaxée du chef d'absence
d'étiquetage conforme.
En mars, Dominique Guillet, poursuivi pour vente de semences non inscrites, avait été relaxé par le tribunal d'Alès. Le parquet, le GNIS et la FNPSP avaient fait appel.
"La maison brûle, le grenier est plein des semences des années futures et le gouvernement (...) alimente le brasier, pour le plus grand profit des
multinationales de la semence et l'intérêt financier d'une infime minorité", a affirmé mercredi l'association, qui se veut "le plus important réservoir
génétique français accessible à tous".
"Nous sommes dépossédés de nos racines, de notre culture, par le lobby des groupes semenciers", a-t-elle ajouté.
"L'Etat français soutient des structures privées d'annexion du patrimoine et la justice française cautionne l'Etat dans ses dérives", a-t-elle regretté,
alors que selon elle "les fruits des semences anciennes sont plébiscités par nos concitoyens et les professionnels: plus de goût, formes attrayantes, résistance aux maladies, etc."
"A l'heure où nos +responsables+ politiciens s'enflamment pour la
biodiversité en danger, érigeant en écosalvateurs Al Gore et Hulot, le plus
sacré de nos biens est pillé, spolié, séquestré", a-t-elle poursuivi.
Depuis ils ont fait appel....
Mais est-ce que quelqu'un ici en saurait plus et détailler ce que représente cet "enregistrement" obligatoire des variétés auquel Kokopelli ne s'était pas soumi, faute d'argent ?
